Le retour en grâce des immeubles des années 1970

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Ave
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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#51 Message par Ave » 06 juil. 2020, 15:10

Vincent92 a écrit :
05 juil. 2020, 23:50
Ave a écrit :
05 juil. 2020, 23:43
Vincent92 a écrit :
05 juil. 2020, 23:27
Ave a écrit :
05 juil. 2020, 23:02

Ce n'est peut être pas des classes supérieures au seins économique du terme mais des clases moyennes tout court. Par exemple : couple juriste en entreprise+prof avec 2 enfants, couple restaurateurs avec 1 enfant, couple prof + infirmière, couple cadre moyen + employé....etc. C'est peut être ce que tu appelles de pauvres. En tout cas, ce sont des populations logées en HLM à Paris.
Infermière + prof ou cadre moyen + employé avec des revenus de couple à 4000€ par exemple et avec des enfants, ce n'est pas des pauvres mais de la classe moyenne inférieure à Paris. Je confirme que cela fait partie des gens qui peuvent avoir accès aux HLM, même s'ils ne sont probablement pas prioritaire. Les "vrais" pauvres (plein d'enfants + employés de base) sont prioritaires sur eux.
Cela est peut être "bobo compatible" de se dire que c'est normal que ces populations aient accès à Paris mais cela se fait au détriment des autres. Moins riche que toi pour être dans le parc privé et trop riche pour être dans le parc social (trop haut revenu ou pas prioritaire). C'est un jeu à somme nulle donc inutile de se le cacher en faisant des bons sentiments.
Si tu es contente car une infirmière a pu accéder à Paris grâce à un logement social, cela veut dire que tu trouves normal qu'un couple de cadres moyens ne puisse plus accéder à Paris décemment. La situation d'ensemble est ainsi.
Et, on ne va pas se le cacher non plus. Comme le dit Ben92, pour ton couple d'inférieure + prof, il y a plusieurs couples d'africains et x enfants jugés prioritaires (c'est un système de points). C'est une réalité.
Et le constat est aussi que les zones à forte concertation de HLM à Paris sont malfamés. On peut donc probablement faire une corrélation et probablement (c'est en tout cas mon avis) une causalité.
Oui, ça me paraît nécessaire que des emplois essentiels à la ville puissent habiter Paris (infirmiers, profs, éboueurs, restaurateurs, artisans, employés de magasins, ....) par rapport à des cadres lambda qui peuvent télétravailler 3 jours par semaine et ont de bullshit jobs.
Les critères d'attribution diffèrent selon le type de HLM (PLAI, PLUS, PLS...)
Là où ça craint à Paris, ce n'est pas forcémment là où il y a le plus de HLM (cf la Goutte d'or par exemple), même si la concentration de HLM de type PLAI à un même endroit est forcément problématique et devrait être évitée.
Pour le moment, c'est très rare les cadres qui travaillent à distance 3 jours par semaine. C'est un argument d'anticipation qui n'aura peut être jamais de réalité alors que cette politique est menée depuis 20 ans.
La réalité est que ces cadres viennent travailler tous les jours à Paris et certains aimeraient bien habiter Paris. Tu estimes qu'ils sont moins utiles que d'autres, c'est ton droit (*). Le tout est de bien comprendre qu'ils sont exclus par vases communicants. Et que c'est donc un gain pour certains et une perte pour d'autres.
Pour ma part, je pense qu'ils devraient être payer à leur juste valeur que tu estimes supérieure par la ville de Paris et leurs habitants plutôt que de compenser par des avantages en nature. Mais je ne suis pas sûr que concrètement tu seras prête à payer tout le monde à la valeur que tu estimes juste car ton pouvoir d'achat et tes impôts ne seraient plus du tout les mêmes. Et tu n'accepterais plus de payer certains services (donc que le juste prix de certaines professions est peut être plus bas que tu le penses).
La goûte d'or n'est certes pas le quartier qui a le plus de logements sociaux (un peu plus de 20%) mais c'est historique (il y a toujours eu des trafics en tout genre) et ce n'est pas l'endroit qui craint le plus de Paris. Même si cela craint, en particulier pour une femme.
Les endroits où il y a 35-40% de HLM ou plus sont largement plus malfamés. Avec un objectif à 30% de HLM, on se doute bien que ces zones vont être plus nombreuses.

(*) : Si je prends par exemple le cas d'un éboueur payé en gros entre 1400 et 2000€ nets/mois pour faire 30h mérite de vivre à Paris, il faut bien comprendre qu'un cadre lamba (qui a fait bac +5 et non bac -10) qui travaille dans l'informatique et qui est payé entre 2000 et 3500€ pour 35-40h de travail, va par exemple participer à l'élaboration d'une application qui va permettre de gérer la collecte. Un autre va permettre la logistique. Tes fameux inutiles qui font des "bullshit job".
Mouais, je reste persuadée que le confinement à mis chacun à sa place et on a vu ce qui était essentiel de ce qui ne l'était pas.
Je ne dis pas que tous les cadres lambda ont un bullshit job (quoique...) mais en tout cas, il me paraît cohérent que les HLM soient réservés aux travailleurs essentiels à la ville, d'autant qu'il se trouve que ce sont eux souvent les moins bien payés.
Le cadre lambda à 2000-4000€ a le choix entre se serrer la ceinture et habiter dans petit à Paris s'il y tient vraiment ou aller en banlieue (ce n'est pas la mort non plus hein?). J'ai fait partie de ces cadres lambda et j'ai fait le choix de rester à Paris au lieu d'avoir une grande maison. Je n'ai jamais considéré qu'on devait me loger en HLM et j'ai toujours compris que Paris étant tout petit les prix sont forcément très élevés et donc non accessibles à une majorité. Chacun ses arbitrages.
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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#52 Message par Vincent92 » 06 juil. 2020, 15:44

Personnellement, je ne souhaite pas habiter à Paris. Mais c'est autant "pas la mort" pour un cadre qu'un employé qui veut y habiter que de passer le périphérique. Dans les deux cas, ils n'en mourront pas et pourront quand même venir travailler à Paris, si toutefois il y travaille, mais c'était leurs souhaits.
Je t'assure que même quand on est éboueur, professeur ou infirmière on peut faire des transports en commun pour exercer correctement son travail parisien. Ce n'est pas plus pénible que pour un cadre. Ils ne sont pas obligés de vivre comme dans une caserne avec une disponibilité 24/24 au cas où on les appelle.
Il y a chez toi une inversement de valeur qui (me fait) parfois un peu peur.

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#53 Message par Ave » 06 juil. 2020, 15:52

Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 15:44
Personnellement, je ne souhaite pas habiter à Paris. Mais c'est autant "pas la mort" pour un cadre qu'un employé qui veut y habiter que de passer le périphérique. Dans les deux cas, ils n'en mourront pas et pourront quand même venir travailler à Paris, si toutefois il y travaille, mais c'était leurs souhaits.
Je t'assure que même quand on est éboueur, professeur ou infirmière on peut faire des transports en commun pour prendre son travail parisien. Ce n'est pas plus pénible que pour un cadre.
Non, ce n'est pas la mort, mais c'est beaucoup plus compliqué pour ceux qui ont des horaires décalés de nuit par exemple, et encore une fois, puisque les places sont limitées et qu'il faut prioriser, je pense que la priorisation la plus logique serait celle des travailleurs essentiels. Cela valoriserait en plus ces postes qui sont souvent pas très valorisants ni valorisés.
Les cadres lambda ont souvent beaucoup plus de souplesse dans leurs horaires et de plus en plus la possibilité de travailler à distance.
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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#54 Message par Vincent92 » 06 juil. 2020, 15:54

Ave a écrit :
06 juil. 2020, 15:52
Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 15:44
Personnellement, je ne souhaite pas habiter à Paris. Mais c'est autant "pas la mort" pour un cadre qu'un employé qui veut y habiter que de passer le périphérique. Dans les deux cas, ils n'en mourront pas et pourront quand même venir travailler à Paris, si toutefois il y travaille, mais c'était leurs souhaits.
Je t'assure que même quand on est éboueur, professeur ou infirmière on peut faire des transports en commun pour prendre son travail parisien. Ce n'est pas plus pénible que pour un cadre.
Non, ce n'est pas la mort, mais c'est beaucoup plus compliqué pour ceux qui ont des horaires décalés de nuit par exemple, et encore une fois, puisque les places sont limitées et qu'il faut prioriser, je pense que la priorisation la plus logique serait celle des travailleurs essentiels.
On est toujours en train de parler des professeurs et des éboueurs là? :shock:
Comme dit dans mon message précédent, ils ne sont pas obligés de vivre comme dans une caserne avec une disponibilité 24/24 au cas où on les appelle.

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#55 Message par sanglier78 » 06 juil. 2020, 15:58

Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 15:54
Ave a écrit :
06 juil. 2020, 15:52
Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 15:44
Personnellement, je ne souhaite pas habiter à Paris. Mais c'est autant "pas la mort" pour un cadre qu'un employé qui veut y habiter que de passer le périphérique. Dans les deux cas, ils n'en mourront pas et pourront quand même venir travailler à Paris, si toutefois il y travaille, mais c'était leurs souhaits.
Je t'assure que même quand on est éboueur, professeur ou infirmière on peut faire des transports en commun pour prendre son travail parisien. Ce n'est pas plus pénible que pour un cadre.
Non, ce n'est pas la mort, mais c'est beaucoup plus compliqué pour ceux qui ont des horaires décalés de nuit par exemple, et encore une fois, puisque les places sont limitées et qu'il faut prioriser, je pense que la priorisation la plus logique serait celle des travailleurs essentiels.
On est toujours en train de parler des professeurs et des éboueurs là? :shock:
Par contre, comme dit dans mon message précédent, ils ne sont pas obligés de vivre comme dans une caserne avec une disponibilité 24/24 au cas où on les appelle.
Les éboueurs oui, sur ma résidence, ils passent à 19h30, et la tournée est loi d'être finie, sachant qu'en //, aujourd'hui, après 21h, les TCs, c'est folklorique en banlieue gestion SNCF

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#56 Message par Vincent92 » 06 juil. 2020, 16:04

sanglier78 a écrit :
06 juil. 2020, 15:58
Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 15:54
Ave a écrit :
06 juil. 2020, 15:52
Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 15:44
Personnellement, je ne souhaite pas habiter à Paris. Mais c'est autant "pas la mort" pour un cadre qu'un employé qui veut y habiter que de passer le périphérique. Dans les deux cas, ils n'en mourront pas et pourront quand même venir travailler à Paris, si toutefois il y travaille, mais c'était leurs souhaits.
Je t'assure que même quand on est éboueur, professeur ou infirmière on peut faire des transports en commun pour prendre son travail parisien. Ce n'est pas plus pénible que pour un cadre.
Non, ce n'est pas la mort, mais c'est beaucoup plus compliqué pour ceux qui ont des horaires décalés de nuit par exemple, et encore une fois, puisque les places sont limitées et qu'il faut prioriser, je pense que la priorisation la plus logique serait celle des travailleurs essentiels.
On est toujours en train de parler des professeurs et des éboueurs là? :shock:
Par contre, comme dit dans mon message précédent, ils ne sont pas obligés de vivre comme dans une caserne avec une disponibilité 24/24 au cas où on les appelle.
Les éboueurs oui, sur ma résidence, ils passent à 19h30, et la tournée est loi d'être finie, sachant qu'en //, aujourd'hui, après 21h, les TCs, c'est folklorique en banlieue gestion SNCF
Ils viennent ramasser des poubelles. Il n'y a pas de raison particulière à ce qu'ils viennent à une heure précise. Même s'il doit y avoir différentes équipes et tranches horaires donc il y en a qui passe très tôt, d'autres dans des horaires de bureau et d'autres très tard. Mais passer le matin, le midi ou le soir ne change rien. C'est une question d'organisation. On dirait que la poubelle est un patient qu'il faut opérer d'urgence dans l'instant quand on vous lit. C'est dingue.
C'est en effet un métier important et c'est bien que certains s'en soient rendu compte pendant le confinement. Mais c'est un peu "too much" là.
Modifié en dernier par Vincent92 le 06 juil. 2020, 16:07, modifié 1 fois.

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#57 Message par Ave » 06 juil. 2020, 16:06

Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 16:04
sanglier78 a écrit :
06 juil. 2020, 15:58
Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 15:54
Ave a écrit :
06 juil. 2020, 15:52


Non, ce n'est pas la mort, mais c'est beaucoup plus compliqué pour ceux qui ont des horaires décalés de nuit par exemple, et encore une fois, puisque les places sont limitées et qu'il faut prioriser, je pense que la priorisation la plus logique serait celle des travailleurs essentiels.
On est toujours en train de parler des professeurs et des éboueurs là? :shock:
Par contre, comme dit dans mon message précédent, ils ne sont pas obligés de vivre comme dans une caserne avec une disponibilité 24/24 au cas où on les appelle.
Les éboueurs oui, sur ma résidence, ils passent à 19h30, et la tournée est loi d'être finie, sachant qu'en //, aujourd'hui, après 21h, les TCs, c'est folklorique en banlieue gestion SNCF
Ils viennent ramasser des poubelles. Il n'y a pas de raison particulière à ce qu'ils viennent à une heure précise. Même s'il doit y avoir différentes équipes et tranches horaires donc il y en a qui passe très tôt, d'autres dans des horaires de bureau et d'autres très tard. Mais passer le matin, le midi ou le soir ne change rien. C'est une question d'organisation. On dirait que la poubelle est un patient qu'il faut opérer d'urgence dans l'instant quand on vous lit. C'est dingue.
C'est un poil plus compliqué que ça mais puisque tu n'aimes pas les éboueurs, on peut parler de personnel des resturants (cuisiniers, serveurs...) de policiers, des cheminots et agents RATP, infirmiers et personnel soignant divers et variés..... il y a pleins de gens qui travaillent en décalé, la nuit 7j/7 samedis et dimanches. Je trouverais normal qu'ils soient prioritaires.
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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#58 Message par Vincent92 » 06 juil. 2020, 16:10

Ave a écrit :
06 juil. 2020, 16:06
Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 16:04
sanglier78 a écrit :
06 juil. 2020, 15:58
Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 15:54
On est toujours en train de parler des professeurs et des éboueurs là? :shock:
Par contre, comme dit dans mon message précédent, ils ne sont pas obligés de vivre comme dans une caserne avec une disponibilité 24/24 au cas où on les appelle.
Les éboueurs oui, sur ma résidence, ils passent à 19h30, et la tournée est loi d'être finie, sachant qu'en //, aujourd'hui, après 21h, les TCs, c'est folklorique en banlieue gestion SNCF
Ils viennent ramasser des poubelles. Il n'y a pas de raison particulière à ce qu'ils viennent à une heure précise. Même s'il doit y avoir différentes équipes et tranches horaires donc il y en a qui passe très tôt, d'autres dans des horaires de bureau et d'autres très tard. Mais passer le matin, le midi ou le soir ne change rien. C'est une question d'organisation. On dirait que la poubelle est un patient qu'il faut opérer d'urgence dans l'instant quand on vous lit. C'est dingue.
C'est un poil plus compliqué que ça mais puisque tu n'aimes pas les éboueurs, on peut parler de personnel des resturants (cuisiniers, serveurs...) de policiers, des cheminots et agents RATP, infirmiers et personnel soignant divers et variés..... il y a pleins de gens qui travaillent en décalé, la nuit 7j/7 samedis et dimanches. Je trouverais normal qu'ils soient prioritaires.
Je n'ai rien contre les éboueurs, je dis que les réactions sont "too much". Il y a en effet des professions qui travaillent en décalé et qui demande une grande disponibilité. Mais je ne suis pas convaincu que cela représente la majorité voir une partie significative des gens en HLM. Ce n'est en tout cas absolument pas le critère principale du système par point. Il ne me semble même pas que ce critère en fasse partie. Cet argument fait un peu petit lapin blanc du magicien.
Modifié en dernier par Vincent92 le 06 juil. 2020, 16:32, modifié 1 fois.

LouiseGuimard
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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#59 Message par LouiseGuimard » 06 juil. 2020, 16:27

Ave a écrit :
06 juil. 2020, 16:06
Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 16:04
sanglier78 a écrit :
06 juil. 2020, 15:58
Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 15:54
On est toujours en train de parler des professeurs et des éboueurs là? :shock:
Par contre, comme dit dans mon message précédent, ils ne sont pas obligés de vivre comme dans une caserne avec une disponibilité 24/24 au cas où on les appelle.
Les éboueurs oui, sur ma résidence, ils passent à 19h30, et la tournée est loi d'être finie, sachant qu'en //, aujourd'hui, après 21h, les TCs, c'est folklorique en banlieue gestion SNCF
Ils viennent ramasser des poubelles. Il n'y a pas de raison particulière à ce qu'ils viennent à une heure précise. Même s'il doit y avoir différentes équipes et tranches horaires donc il y en a qui passe très tôt, d'autres dans des horaires de bureau et d'autres très tard. Mais passer le matin, le midi ou le soir ne change rien. C'est une question d'organisation. On dirait que la poubelle est un patient qu'il faut opérer d'urgence dans l'instant quand on vous lit. C'est dingue.
C'est un poil plus compliqué que ça mais puisque tu n'aimes pas les éboueurs, on peut parler de personnel des resturants (cuisiniers, serveurs...) de policiers, des cheminots et agents RATP, infirmiers et personnel soignant divers et variés..... il y a pleins de gens qui travaillent en décalé, la nuit 7j/7 samedis et dimanches. Je trouverais normal qu'ils soient prioritaires.
C'est le cas de mon mari, qui est cuisinier sur Paris, et travaille très souvent le soir. Avec le longue périodes de travaux et les suppressions de trains dès 22h, et le doublement du temps de transport pour rentrer en Noctilien.

Nous vivons en banlieue. Nous n'aurions jamais eu droit à un HLM car trop riches pour... et avons eu des galères de logement car pas assez riches pour... Car j'étais avocate, maintenant juriste, donc nous sommes un couple "mixte" d'un point de vue social.

Au final, ces politiques HLM encouragent aussi l'endogamie. Pour moi, il aurait été plus facile de vivre avec quelqu'un ayant les mêmes revenus, car nous aurions pu nous loger dans le privé plus facilement. Pour lui, il aurait été plus facile d'être avec quelqu'un qui avait les mêmes revenus que lui car il aurait pu avoir un HLM comme beaucoup de ses collègues.

Quand voit des couples de classe moyenne choisissant que l'un d'eux (souvent la femme) s'arrête de travailler pour rentrer dans les critères du HLM et vivre mieux, on sait que quelque chose ne tourne pas rond!

Gpzzzz
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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#60 Message par Gpzzzz » 06 juil. 2020, 16:32

J avais évoqué la transaction ici même il y a deux ou trois un ami avait vendu son 2p de 35m2 1930 et racheter un 45m2 avec balcon des années 1970 a Dugommier a peine plus cher...
Il regrette pas.. dans son appartement il devait mettre un casque pour écouter la télé le soir tellement c était mal insonorisé !
L insonorisation dans sa "tour" de 10 étages est clairement meilleur.. les charges ? identiques.. vu qu'avant il devait payer un gardien et l entretien d un ascenseur avec 2 fois moins de proprios dans l immeuble..

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#61 Message par mrtj » 06 juil. 2020, 16:35

Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 15:44
Personnellement, je ne souhaite pas habiter à Paris. Mais c'est autant "pas la mort" pour un cadre qu'un employé qui veut y habiter que de passer le périphérique. Dans les deux cas, ils n'en mourront pas et pourront quand même venir travailler à Paris, si toutefois il y travaille, mais c'était leurs souhaits.
Je t'assure que même quand on est éboueur, professeur ou infirmière on peut faire des transports en commun pour exercer correctement son travail parisien. Ce n'est pas plus pénible que pour un cadre. Ils ne sont pas obligés de vivre comme dans une caserne avec une disponibilité 24/24 au cas où on les appelle.
Il y a chez toi une inversement de valeur qui (me fait) parfois un peu peur.
Bonjour Vincent 92,
Je peux t'assurer que pour une infirmière ou Aide soignante qui doit commencer a 6h30/6h45. Ou finissant a 21h30/45
Être a 1h de transport ça a une incidence sur son sommeil et sa vie. Car a ces horaire là les transports vers la banlieue est assez hasardeux et parfois périlleux lorsque tu es une femme. Le week-end c'est pire.

Mon ressentie pour en discuter avec des gens de cette activite, est que les jeunes viennent se former et partent quand ils veulent avoir une vie plus agréable sur Paris on est soigné par des gens de moins en moins expérimentés. Les anciens qui ont bénéficiés des HLM restent et ne les quitterons pas la retraite venu.
Je n'ai pas vu d'études chiffrés sur le sujet.

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#62 Message par Ave » 06 juil. 2020, 16:42

Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 16:10
Ave a écrit :
06 juil. 2020, 16:06
Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 16:04
sanglier78 a écrit :
06 juil. 2020, 15:58

Les éboueurs oui, sur ma résidence, ils passent à 19h30, et la tournée est loi d'être finie, sachant qu'en //, aujourd'hui, après 21h, les TCs, c'est folklorique en banlieue gestion SNCF
Ils viennent ramasser des poubelles. Il n'y a pas de raison particulière à ce qu'ils viennent à une heure précise. Même s'il doit y avoir différentes équipes et tranches horaires donc il y en a qui passe très tôt, d'autres dans des horaires de bureau et d'autres très tard. Mais passer le matin, le midi ou le soir ne change rien. C'est une question d'organisation. On dirait que la poubelle est un patient qu'il faut opérer d'urgence dans l'instant quand on vous lit. C'est dingue.
C'est un poil plus compliqué que ça mais puisque tu n'aimes pas les éboueurs, on peut parler de personnel des resturants (cuisiniers, serveurs...) de policiers, des cheminots et agents RATP, infirmiers et personnel soignant divers et variés..... il y a pleins de gens qui travaillent en décalé, la nuit 7j/7 samedis et dimanches. Je trouverais normal qu'ils soient prioritaires.
Je n'ai rien contre les éboueurs, je dis que les réactions sont "too much". Il y a en effet des professions qui travaillent en décalé et qui demande une grande disponibilité. Mais je ne suis pas convaincu que cela représente la majorité voir une partie significative des gens en HLM. Ce n'est en tout cas absolument pas le critère principale du système par point. Il ne me semble même pas que ce critère en fasse partie. Cet argument fait un peu petit lapin blanc du magicien.
Moi non plus, je n'en sais rien mais je trouve cela dommage si ce n'est pas le cas. Mais la discussion a dérivé par là car je ne suis pas d'accord sur le fait que le critère d'attribution principale ce soit d'être un cassos. Il y a bcp de travailleurs, professions intermédiaires d'après ce que j'ai pu voir dans les anciens camarades de primaire de mes enfants et que je ne trouve pas si scandaleux ni bizarre que ça que des cadres lambda ne puissent pas se loger dans l'hypercentre de la région parisienne. Le contraire serait étonnant. Et s'il fallait choisir entre le cadre lambda versus l'employé essentiel je me décanterais par ce dernier.
Ce que je trouve dommage est de concentrer les HLM le plus sociales les PLAI dans la même zone car forcément cela devient une zone sensible à terme.
Modifié en dernier par Ave le 06 juil. 2020, 16:45, modifié 1 fois.
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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#63 Message par Vincent92 » 06 juil. 2020, 16:43

mrtj a écrit :
06 juil. 2020, 16:35
Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 15:44
Personnellement, je ne souhaite pas habiter à Paris. Mais c'est autant "pas la mort" pour un cadre qu'un employé qui veut y habiter que de passer le périphérique. Dans les deux cas, ils n'en mourront pas et pourront quand même venir travailler à Paris, si toutefois il y travaille, mais c'était leurs souhaits.
Je t'assure que même quand on est éboueur, professeur ou infirmière on peut faire des transports en commun pour exercer correctement son travail parisien. Ce n'est pas plus pénible que pour un cadre. Ils ne sont pas obligés de vivre comme dans une caserne avec une disponibilité 24/24 au cas où on les appelle.
Il y a chez toi une inversement de valeur qui (me fait) parfois un peu peur.
Bonjour Vincent 92,
Je peux t'assurer que pour une infirmière ou Aide soignante qui doit commencer a 6h30/6h45. Ou finissant a 21h30/45
Être a 1h de transport ça a une incidence sur son sommeil et sa vie. Car a ces horaire là les transports vers la banlieue est assez hasardeux et parfois périlleux lorsque tu es une femme. Le week-end c'est pire.

Mon ressentie pour en discuter avec des gens de cette activite, est que les jeunes viennent se former et partent quand ils veulent avoir une vie plus agréable sur Paris on est soigné par des gens de moins en moins expérimentés. Les anciens qui ont bénéficiés des HLM restent et ne les quitterons pas la retraite venu.
Je n'ai pas vu d'études chiffrés sur le sujet.
Bonjour Mrtj,
Je peux t'assurer que certaines personnes dans la finance/l'audit/le conseil/... doivent commencer à 6h30 et finissent très tard. Tu mets en avant les soignants car c'est à la mode (c'était déjà le cas avant le covid et encore plus maintenant). En effet, qui irait taper sur des personnes qui sont là pour aider voir sauver des vies? Alors que les médias nous disent jour après jour que les cadres ne servent à rien.
Pour en revenir aux logements sociaux, j'ai mis un lien vers le système à point qui permet l'attribution. A aucun endroit ces métiers sont bonifiés plus que les autres. Les critères ne sont pas ceux là.
Donc, mettre en avant ces personnes pour justifier ceux qui vivent en HLM au détriment de la classe moyenne qui sponsorise (avec via impôts) et est expulser vers ailleurs, c'est un peu comme l’évêque qui montre la situation du curée qui survie. C'est à dire que cela permet de convaincre les neuneus, qui sont certes nombreux. Pour les autres, il en faudra sûrement davantage.

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#64 Message par Pazuzu » 06 juil. 2020, 16:46

Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 15:54
Ave a écrit :
06 juil. 2020, 15:52
Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 15:44
Personnellement, je ne souhaite pas habiter à Paris. Mais c'est autant "pas la mort" pour un cadre qu'un employé qui veut y habiter que de passer le périphérique. Dans les deux cas, ils n'en mourront pas et pourront quand même venir travailler à Paris, si toutefois il y travaille, mais c'était leurs souhaits.
Je t'assure que même quand on est éboueur, professeur ou infirmière on peut faire des transports en commun pour prendre son travail parisien. Ce n'est pas plus pénible que pour un cadre.
Non, ce n'est pas la mort, mais c'est beaucoup plus compliqué pour ceux qui ont des horaires décalés de nuit par exemple, et encore une fois, puisque les places sont limitées et qu'il faut prioriser, je pense que la priorisation la plus logique serait celle des travailleurs essentiels.
On est toujours en train de parler des professeurs et des éboueurs là? :shock:
Comme dit dans mon message précédent, ils ne sont pas obligés de vivre comme dans une caserne avec une disponibilité 24/24 au cas où on les appelle.
L'éboueur du matin, il embauche à 6h, le facteur à 5h30, donc oui c'est beauoup plus compliqué pour eux.
l'infirmière ca peut être pratique qu'elle soit pas trop loin du boulot quand y'a des gros horaires à faire.
Quand au prof, instit, s'ils ont peur des transports en commun en période d'épidémie, au hasard, ben ils viennent pas. 3 atsem/13, de tête, le jour de la reprise. ben du coup les parents d'élèvers n'ont pas de solutions non plus. Si elles avaient logé à distance à peid, pour sur elles auraient été plus nombreuses.

Alors que nous, on peut télétravailler comme on veut, et si on arrive à 10h30 ou 11h, personne ne va nous le reprocher.

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#65 Message par mrtj » 06 juil. 2020, 16:47

Ben92 a écrit :
05 juil. 2020, 15:47
ab86 a écrit :
04 juil. 2020, 21:47
Oui, je trouve que dans toutes les résidences récentes que j'ai visitées que :
- il y a toujours énormément de place perdue, que ce soit dans les dégagements ou les pièces accessoires. Si je suis conscient qu'il y a des gens en fauteuil roulant, tout le monde n'a pas besoin d'un couloir de 1,2 m de large, ou de toilettes de 4m2.
Le pire c'est pour les appartements de petite surface. Dans mon F1 de 26m², 12m² sont bouffés par le dégagement de l'entrée, la sbd et les WC. A 10000€/m², ça fait cher la possibilité d'accueillir un handicapé.
:shock: :mrgreen:

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#66 Message par Ave » 06 juil. 2020, 16:47

Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 16:43
mrtj a écrit :
06 juil. 2020, 16:35
Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 15:44
Personnellement, je ne souhaite pas habiter à Paris. Mais c'est autant "pas la mort" pour un cadre qu'un employé qui veut y habiter que de passer le périphérique. Dans les deux cas, ils n'en mourront pas et pourront quand même venir travailler à Paris, si toutefois il y travaille, mais c'était leurs souhaits.
Je t'assure que même quand on est éboueur, professeur ou infirmière on peut faire des transports en commun pour exercer correctement son travail parisien. Ce n'est pas plus pénible que pour un cadre. Ils ne sont pas obligés de vivre comme dans une caserne avec une disponibilité 24/24 au cas où on les appelle.
Il y a chez toi une inversement de valeur qui (me fait) parfois un peu peur.
Bonjour Vincent 92,
Je peux t'assurer que pour une infirmière ou Aide soignante qui doit commencer a 6h30/6h45. Ou finissant a 21h30/45
Être a 1h de transport ça a une incidence sur son sommeil et sa vie. Car a ces horaire là les transports vers la banlieue est assez hasardeux et parfois périlleux lorsque tu es une femme. Le week-end c'est pire.

Mon ressentie pour en discuter avec des gens de cette activite, est que les jeunes viennent se former et partent quand ils veulent avoir une vie plus agréable sur Paris on est soigné par des gens de moins en moins expérimentés. Les anciens qui ont bénéficiés des HLM restent et ne les quitterons pas la retraite venu.
Je n'ai pas vu d'études chiffrés sur le sujet.
Bonjour Mrtj,
Je peux t'assurer que certaines personnes dans la finance/l'audit/le conseil/... doivent commencer à 6h30 et finissent très tard. Tu mets en avant les soignants car c'est à la mode (c'était déjà le cas avant le covid et encore plus maintenant). En effet, qui irait taper sur des personnes qui sont là pour aider voir sauver des vies? Alors que les médias nous disent jour après jour que les cadres ne servent à rien.
Pour en revenir aux logements sociaux, j'ai mis un lien vers le système à point qui permet l'attribution. A aucun endroit ces métiers sont bonifiés plus que les autres. Les critères ne sont pas ceux là.
Donc, mettre en avant ces personnes pour justifier ceux qui vivent en HLM au détriment de la classe moyenne qui sponsorise (avec via impôts) et est expulser vers ailleurs, c'est un peu comme l’évêque qui montre la situation du curée qui survie. C'est à dire que cela permet de convaincre les neuneus, qui sont certes nombreux. Pour les autres, il en faudra sûrement davantage.
C'est risible. Le pauvre trader qui doit se lever à l'aube et qui n'a pas accès à un HLM bouuu je vais fondre en larmes.
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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#67 Message par Vincent92 » 06 juil. 2020, 16:49

Ave a écrit :
06 juil. 2020, 16:47
Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 16:43
mrtj a écrit :
06 juil. 2020, 16:35
Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 15:44
Personnellement, je ne souhaite pas habiter à Paris. Mais c'est autant "pas la mort" pour un cadre qu'un employé qui veut y habiter que de passer le périphérique. Dans les deux cas, ils n'en mourront pas et pourront quand même venir travailler à Paris, si toutefois il y travaille, mais c'était leurs souhaits.
Je t'assure que même quand on est éboueur, professeur ou infirmière on peut faire des transports en commun pour exercer correctement son travail parisien. Ce n'est pas plus pénible que pour un cadre. Ils ne sont pas obligés de vivre comme dans une caserne avec une disponibilité 24/24 au cas où on les appelle.
Il y a chez toi une inversement de valeur qui (me fait) parfois un peu peur.
Bonjour Vincent 92,
Je peux t'assurer que pour une infirmière ou Aide soignante qui doit commencer a 6h30/6h45. Ou finissant a 21h30/45
Être a 1h de transport ça a une incidence sur son sommeil et sa vie. Car a ces horaire là les transports vers la banlieue est assez hasardeux et parfois périlleux lorsque tu es une femme. Le week-end c'est pire.

Mon ressentie pour en discuter avec des gens de cette activite, est que les jeunes viennent se former et partent quand ils veulent avoir une vie plus agréable sur Paris on est soigné par des gens de moins en moins expérimentés. Les anciens qui ont bénéficiés des HLM restent et ne les quitterons pas la retraite venu.
Je n'ai pas vu d'études chiffrés sur le sujet.
Bonjour Mrtj,
Je peux t'assurer que certaines personnes dans la finance/l'audit/le conseil/... doivent commencer à 6h30 et finissent très tard. Tu mets en avant les soignants car c'est à la mode (c'était déjà le cas avant le covid et encore plus maintenant). En effet, qui irait taper sur des personnes qui sont là pour aider voir sauver des vies? Alors que les médias nous disent jour après jour que les cadres ne servent à rien.
Pour en revenir aux logements sociaux, j'ai mis un lien vers le système à point qui permet l'attribution. A aucun endroit ces métiers sont bonifiés plus que les autres. Les critères ne sont pas ceux là.
Donc, mettre en avant ces personnes pour justifier ceux qui vivent en HLM au détriment de la classe moyenne qui sponsorise (avec via impôts) et est expulser vers ailleurs, c'est un peu comme l’évêque qui montre la situation du curée qui survie. C'est à dire que cela permet de convaincre les neuneus, qui sont certes nombreux. Pour les autres, il en faudra sûrement davantage.
C'est risible. Le pauvre trader qui doit se lever à l'aube et qui n'a pas accès à un HLM bouuu je vais fondre en larmes.
Il n'y a pas que des traders qui font de gros horaires. Il y a plein de professions de cadres qui font aussi de gros horaires et qui doivent aussi être concentrés.
Mais les professions choisis étaient volontairement provoc'. J'ai pris des professions mal aimés pour montrer que le sujet n'était pas tellement ceux qui font de gros horaires mais certains métiers en particulier. Histoire de recentrer un peu. Je pensais que c'était évident.
Modifié en dernier par Vincent92 le 06 juil. 2020, 16:51, modifié 1 fois.

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#68 Message par Pazuzu » 06 juil. 2020, 16:51

mrtj a écrit :
06 juil. 2020, 16:35
Je n'ai pas vu d'études chiffrés sur le sujet.
Une amie très proche était à l'APHP il y a une quinzaine d'année. Du coup j'ai cotoyé un certain nombre d'infirmières. Elles sont TOUTES parties en moins de 10 ans après le diplome.

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#69 Message par Ave » 06 juil. 2020, 16:51

D'ailleurs , puisque c'est un sujet d'actualité la révalorisation de ces métiers essentiels, je préfererais qu'au lieu d'augmenter nos impôts pour mieux les payer, pqu'on leur propose des HLM près de leur lieu de travail. Cela reviendra moins cher tout en augmentant leur niveau de vie.
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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#70 Message par Vincent92 » 06 juil. 2020, 16:52

Ave a écrit :
06 juil. 2020, 16:51
D'ailleurs , puisque c'est un sujet d'actualité la révalorisation de ces métiers essentiels, je préfererais qu'au lieu d'augmenter nos impôts pour mieux payer les payer, pqu'on leur propose des HLM près de leur lieu de travail. Cela reviendra moins cher tout en augmentant leur niveau de vie.
C'est moins cher pour toi et plus cher pour d'autres. Cela revient à demander à la collectivité de financer ton niveau de vie.
Remarque, tu n'es pas la seule.
Modifié en dernier par Vincent92 le 06 juil. 2020, 16:54, modifié 2 fois.

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#71 Message par Pazuzu » 06 juil. 2020, 16:52

Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 16:43
Je peux t'assurer que certaines personnes dans la finance/l'audit/le conseil/... doivent commencer à 6h30 et finissent très tard.
:lol: :lol: :roll:
fais tourner, garde pas tout pour toi, égoïste !

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#72 Message par Ave » 06 juil. 2020, 16:53

Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 16:52
Ave a écrit :
06 juil. 2020, 16:51
D'ailleurs , puisque c'est un sujet d'actualité la révalorisation de ces métiers essentiels, je préfererais qu'au lieu d'augmenter nos impôts pour mieux payer les payer, pqu'on leur propose des HLM près de leur lieu de travail. Cela reviendra moins cher tout en augmentant leur niveau de vie.
C'est moins cher pour toi et plus cher pour d'autres.
Plus optimum à l'échelle du pays.
Donner un HLM à quelqu'un qui n'est pas essentiel à la ville et à côté devoir augmenter le salaire de ceux qui le sont car ils n'arrivent pas à se loyer décemment c'est un non sens économique.
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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#73 Message par Vincent92 » 06 juil. 2020, 16:55

Ave a écrit :
06 juil. 2020, 16:53
Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 16:52
Ave a écrit :
06 juil. 2020, 16:51
D'ailleurs , puisque c'est un sujet d'actualité la révalorisation de ces métiers essentiels, je préfererais qu'au lieu d'augmenter nos impôts pour mieux payer les payer, pqu'on leur propose des HLM près de leur lieu de travail. Cela reviendra moins cher tout en augmentant leur niveau de vie.
C'est moins cher pour toi et plus cher pour d'autres.
Plus optimum à l'échelle du pays.
Donner un HLM à quelqu'un qui n'est pas essentiel à la ville et à côté devoir augmenter le salaire de ceux qui le sont car ils n'arrivent pas à se loyer décemment c'est un non sens économique.
Ce n'est pas optimum. C'est des choix. Tu demandes à la collectivité (et en particulier à la classe moyenne) de sponsoriser tes besoins.
Exactement comme un employeur qui peut embaucher une personne au SMIC pour un boulot qui en demanderait plus mais qui peut se le permettre parce qu'une partie du coût réel est supportée par d'autres.
Bref, tu es mûre pour faire partie des 1% (c'est d'ailleurs sûrement le cas) car tu penses comme eux. Si en plus tu es vraiment convaincue que c'est optimum pour tout le monde de faire comme cela et qu'il n'y a pas de perdant, c'est jackpot.

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#74 Message par Ben92 » 06 juil. 2020, 17:03

Ave a écrit :
06 juil. 2020, 16:06
C'est un poil plus compliqué que ça mais puisque tu n'aimes pas les éboueurs, on peut parler de personnel des resturants (cuisiniers, serveurs...) de policiers, des cheminots et agents RATP, infirmiers et personnel soignant divers et variés..... il y a pleins de gens qui travaillent en décalé, la nuit 7j/7 samedis et dimanches. Je trouverais normal qu'ils soient prioritaires.
@Vincent
En fait Ave est l'archétype de la bobo parisienne qui estime que les seuls qui ont droit de cité à Paris sont les bourgeois comme elle et les petites mains qui participent à leur confort quotidien. Pas du tout par altruisme d'ailleurs mais par utilitarisme.
C'est un raisonnement classique du bobo parisianus, mon chef dans mon ancienne boite propriétaire d'un 100m² trouvait génial que sa nounou malienne et analphabète ait eu un grand logement social tout neuf près de chez lui (dans le 12e come Ave) pour déposer son gosse le matin.
Ceux que ces gens-là "oublient" de prendre en compte, c'est que ce sont les cadres moyens (et autres professions) vivant en banlieue ou dans petit et cher à Paris qui financent le confort de leur domesticité avec leurs impôts... Mais ça leur convient très bien. Qu'ils prennent leur RER et continuent de payer, surtout.

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#75 Message par Ave » 06 juil. 2020, 17:24

Ben92 a écrit :
06 juil. 2020, 17:03
Ave a écrit :
06 juil. 2020, 16:06
C'est un poil plus compliqué que ça mais puisque tu n'aimes pas les éboueurs, on peut parler de personnel des resturants (cuisiniers, serveurs...) de policiers, des cheminots et agents RATP, infirmiers et personnel soignant divers et variés..... il y a pleins de gens qui travaillent en décalé, la nuit 7j/7 samedis et dimanches. Je trouverais normal qu'ils soient prioritaires.
@Vincent
En fait Ave est l'archétype de la bobo parisienne qui estime que les seuls qui ont droit de cité à Paris sont les bourgeois comme elle et les petites mains qui participent à leur confort quotidien. Pas du tout par altruisme d'ailleurs mais par utilitarisme.
C'est un raisonnement classique du bobo parisianus, mon chef dans mon ancienne boite propriétaire d'un 100m² trouvait génial que sa nounou malienne et analphabète ait eu un grand logement social tout neuf près de chez lui (dans le 12e come Ave) pour déposer son gosse le matin.
Ceux que ces gens-là "oublient" de prendre en compte, c'est que ce sont les cadres moyens (et autres professions) vivant en banlieue ou dans petit et cher à Paris qui financent le confort de leur domesticité avec leurs impôts... Mais ça leur convient très bien. Qu'ils prennent leur RER et continuent de payer, surtout.
Je n'ai pas parlé de petit personnel mais plutôt des services publiques (éducation, santé, transport, personnel de crèche tiens...) et des services tout court (restauration, artisanat...). Même si j'ai regretté ma femme de ménage pendant le confinement, j'ai bien survécu sans.
Même si les HLM n'éxistaient pas, les prix à Paris seraient trop élevés pour les classes moyennes et d'autant plus que celles qui bénéficient d'un HLM ne le pourraient plus. Il resteraient que les riches et ceux qui acceptent de s'entasser (comme aujourd'hui tiens).
Mais puisque les HLM éxistent, mon avis est qu'ils devraient bénéficier en priorité à ceux qui sont les plus utiles à la ville.
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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#76 Message par Vincent92 » 06 juil. 2020, 17:26

Ave a écrit :
06 juil. 2020, 17:24
Ben92 a écrit :
06 juil. 2020, 17:03
Ave a écrit :
06 juil. 2020, 16:06
C'est un poil plus compliqué que ça mais puisque tu n'aimes pas les éboueurs, on peut parler de personnel des resturants (cuisiniers, serveurs...) de policiers, des cheminots et agents RATP, infirmiers et personnel soignant divers et variés..... il y a pleins de gens qui travaillent en décalé, la nuit 7j/7 samedis et dimanches. Je trouverais normal qu'ils soient prioritaires.
@Vincent
En fait Ave est l'archétype de la bobo parisienne qui estime que les seuls qui ont droit de cité à Paris sont les bourgeois comme elle et les petites mains qui participent à leur confort quotidien. Pas du tout par altruisme d'ailleurs mais par utilitarisme.
C'est un raisonnement classique du bobo parisianus, mon chef dans mon ancienne boite propriétaire d'un 100m² trouvait génial que sa nounou malienne et analphabète ait eu un grand logement social tout neuf près de chez lui (dans le 12e come Ave) pour déposer son gosse le matin.
Ceux que ces gens-là "oublient" de prendre en compte, c'est que ce sont les cadres moyens (et autres professions) vivant en banlieue ou dans petit et cher à Paris qui financent le confort de leur domesticité avec leurs impôts... Mais ça leur convient très bien. Qu'ils prennent leur RER et continuent de payer, surtout.
Je n'ai pas parlé de petit personnel mais plutôt des services publiques (éducation, santé, transport, personnel de crèche tiens...) et des services tout court (restauration, artisanat...). Même si j'ai regretté ma femme de ménage pendant le confinement, j'ai bien survécu sans.
Même si les HLM n'éxistaient pas, les prix à Paris seraient trop élevés pour les classes moyennes et d'autant plus que celles qui bénéficient d'un HLM ne le pourraient plus. Il resteraient que les riches et ceux qui acceptent de s'entasser (comme aujourd'hui tiens).
Mais puisque les HLM éxistent, mon avis est qu'ils devraient bénéficier en priorité à ceux qui sont les plus utiles à la ville.
S'il y avait 20% d'offres supplémentaires, il y aurait plus de classe moyenne. C'est évidement.

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#77 Message par mrtj » 06 juil. 2020, 17:28

Pazuzu a écrit :
06 juil. 2020, 16:51
mrtj a écrit :
06 juil. 2020, 16:35
Je n'ai pas vu d'études chiffrés sur le sujet.
Une amie très proche était à l'APHP il y a une quinzaine d'année. Du coup j'ai cotoyé un certain nombre d'infirmières. Elles sont TOUTES parties en moins de 10 ans après le diplome.
Ce sont un peu les stats que j'ai de mon côté ... :?

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#78 Message par Ave » 06 juil. 2020, 17:31

Vincent92 a écrit :
06 juil. 2020, 17:26
Ave a écrit :
06 juil. 2020, 17:24
Ben92 a écrit :
06 juil. 2020, 17:03
Ave a écrit :
06 juil. 2020, 16:06
C'est un poil plus compliqué que ça mais puisque tu n'aimes pas les éboueurs, on peut parler de personnel des resturants (cuisiniers, serveurs...) de policiers, des cheminots et agents RATP, infirmiers et personnel soignant divers et variés..... il y a pleins de gens qui travaillent en décalé, la nuit 7j/7 samedis et dimanches. Je trouverais normal qu'ils soient prioritaires.
@Vincent
En fait Ave est l'archétype de la bobo parisienne qui estime que les seuls qui ont droit de cité à Paris sont les bourgeois comme elle et les petites mains qui participent à leur confort quotidien. Pas du tout par altruisme d'ailleurs mais par utilitarisme.
C'est un raisonnement classique du bobo parisianus, mon chef dans mon ancienne boite propriétaire d'un 100m² trouvait génial que sa nounou malienne et analphabète ait eu un grand logement social tout neuf près de chez lui (dans le 12e come Ave) pour déposer son gosse le matin.
Ceux que ces gens-là "oublient" de prendre en compte, c'est que ce sont les cadres moyens (et autres professions) vivant en banlieue ou dans petit et cher à Paris qui financent le confort de leur domesticité avec leurs impôts... Mais ça leur convient très bien. Qu'ils prennent leur RER et continuent de payer, surtout.
Je n'ai pas parlé de petit personnel mais plutôt des services publiques (éducation, santé, transport, personnel de crèche tiens...) et des services tout court (restauration, artisanat...). Même si j'ai regretté ma femme de ménage pendant le confinement, j'ai bien survécu sans.
Même si les HLM n'éxistaient pas, les prix à Paris seraient trop élevés pour les classes moyennes et d'autant plus que celles qui bénéficient d'un HLM ne le pourraient plus. Il resteraient que les riches et ceux qui acceptent de s'entasser (comme aujourd'hui tiens).
Mais puisque les HLM éxistent, mon avis est qu'ils devraient bénéficier en priorité à ceux qui sont les plus utiles à la ville.
S'il y avait 20% d'offres supplémentaires, il y aurait plus de classe moyenne. C'est évidement.
Ou 20% de plus d'apparts touristiques va savoir.
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FrenchRigolade
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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#79 Message par FrenchRigolade » 06 juil. 2020, 17:47

Ben92 a écrit :
06 juil. 2020, 17:03
Ceux que ces gens-là "oublient" de prendre en compte, c'est que ce sont les cadres moyens (et autres professions) vivant en banlieue ou dans petit et cher à Paris qui financent le confort de leur domesticité avec leurs impôts... Mais ça leur convient très bien. Qu'ils prennent leur RER et continuent de payer, surtout.
mais laisse, cette situation va finir par exploser de ses contradictions
Peut se prévaloir de la cosignature de l'union française pour la santé bucco-dentaire.

sanglier78
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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#80 Message par sanglier78 » 06 juil. 2020, 20:24

FrenchRigolade a écrit :
06 juil. 2020, 17:47
Ben92 a écrit :
06 juil. 2020, 17:03
Ceux que ces gens-là "oublient" de prendre en compte, c'est que ce sont les cadres moyens (et autres professions) vivant en banlieue ou dans petit et cher à Paris qui financent le confort de leur domesticité avec leurs impôts... Mais ça leur convient très bien. Qu'ils prennent leur RER et continuent de payer, surtout.
mais laisse, cette situation va finir par exploser de ses contradictions
SAUF que pour info, je relevais juste le fait que les professions en horaire atypique, spécialement du à la MEDIOCRITE des meilleurs transports du monde, elles se retrouvent nombreuses en FRance. Je ne parlais pas de la pertinence de la notion d'HLM (et dans la série APL, loyer bloqué et autres joyeuseté qu'adore nos gouvernements socialistes) conduisant à des magnifiques abbérations, l'une des rues pavillonaires de Viroflay tangente à Versailles, parmi les plus agrèables, ce sont des HLMs des magnifiques meulières à loyer modéré.... alors que où je suis, les gens pensent que ce sont des HLMs, car immeubles 1957. En fait cela montre surtout qu'un immeuble privé construit en 1957, en béton, donc sans charme, est toujours debout en bonne état, alors que le même en HLM aurait déjà été détruit, et cela montre que le problème des banlieues ne vient pas du bâti (le mythe Borlo, des milliards pour étaler le problème)

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#81 Message par ProfGrincheux » 06 juil. 2020, 20:34

Hélas, oui.

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#82 Message par Ben92 » 06 juil. 2020, 21:50

sanglier78 a écrit :
06 juil. 2020, 20:24
SAUF que pour info, je relevais juste le fait que les professions en horaire atypique, spécialement du à la MEDIOCRITE des meilleurs transports du monde, elles se retrouvent nombreuses en FRance. Je ne parlais pas de la pertinence de la notion d'HLM (et dans la série APL, loyer bloqué et autres joyeuseté qu'adore nos gouvernements socialistes) conduisant à des magnifiques abbérations, l'une des rues pavillonaires de Viroflay tangente à Versailles, parmi les plus agrèables, ce sont des HLMs des magnifiques meulières à loyer modéré.... alors que où je suis, les gens pensent que ce sont des HLMs, car immeubles 1957. En fait cela montre surtout qu'un immeuble privé construit en 1957, en béton, donc sans charme, est toujours debout en bonne état, alors que le même en HLM aurait déjà été détruit, et cela montre que le problème des banlieues ne vient pas du bâti (le mythe Borlo, des milliards pour étaler le problème)
Dans les grands ensembles HLM le problème n'est pas le contenant, mais le contenu. Mais chut, sinon fachosphère, bruit de bottes toussa.... :mrgreen:

D'ailleurs, pour faire suite à la longue digression du bien-fondé cher à Ave d'attribuer les HLM aux infirmières, enseignants, et autres travailleurs "utiles" selon elle, il faut savoir que pour 1 infirmière et 1 enseignant il y aura 10 attributions à des mères isolées (car "mari" polygame) sans emploi, sans éducation, ne sachant pas éduquer leurs gosses qui en grandissant deviennent délinquants. Car elles font un plus gros score que les infirmières et les enseignants sur les critères d'attribution qui favorisent les cassos.

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#83 Message par Vincent92 » 06 juil. 2020, 22:06

Gpzzzz a écrit :
06 juil. 2020, 16:32
J avais évoqué la transaction ici même il y a deux ou trois un ami avait vendu son 2p de 35m2 1930 et racheter un 45m2 avec balcon des années 1970 a Dugommier a peine plus cher...
Il regrette pas.. dans son appartement il devait mettre un casque pour écouter la télé le soir tellement c était mal insonorisé !
L insonorisation dans sa "tour" de 10 étages est clairement meilleur.. les charges ? identiques.. vu qu'avant il devait payer un gardien et l entretien d un ascenseur avec 2 fois moins de proprios dans l immeuble..
Il paie combien de charges? (fond travaux alur compris)

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#84 Message par franckyfranck » 09 juil. 2020, 18:31

Je confirmes que l'habitat en IGH ne fut pas désagréable en période de confinement :
Balcon, Lumiére, Bonne insonorisation (et donc possibilité de faire venir du monde sans que les voisins se disent que tu va leur ramener le corona par pack de 6) , Parking (et donc possibilité d'éviter les transports en communs quand tu veux te déplacer, même si officiellement c'est pas bien).

Bref, j'ai pas été plutot confortable durant la période même si j'ai continué à fréquenter le bureau certains jours (c'était un souhait accordé).

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#85 Message par Gpzzzz » 09 juil. 2020, 22:48

franckyfranck a écrit :
09 juil. 2020, 18:31
Je confirmes que l'habitat en IGH ne fut pas désagréable en période de confinement :
Balcon, Lumiére, Bonne insonorisation (et donc possibilité de faire venir du monde sans que les voisins se disent que tu va leur ramener le corona par pack de 6) , Parking (et donc possibilité d'éviter les transports en communs quand tu veux te déplacer, même si officiellement c'est pas bien).

Bref, j'ai pas été plutot confortable durant la période même si j'ai continué à fréquenter le bureau certains jours (c'était un souhait accordé).
Une pensée pour les gens logés comme toi avec deux enfants en bas âge pendant ces 5 mois de confinement :mrgreen:

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#86 Message par lisa » 10 juil. 2020, 08:45

Ben92 a écrit :
06 juil. 2020, 21:50
D'ailleurs, pour faire suite à la longue digression du bien-fondé cher à Ave d'attribuer les HLM aux infirmières, enseignants, et autres travailleurs "utiles" selon elle, il faut savoir que pour 1 infirmière et 1 enseignant il y aura 10 attributions à des mères isolées (car "mari" polygame) sans emploi, sans éducation, ne sachant pas éduquer leurs gosses qui en grandissant deviennent délinquants. Car elles font un plus gros score que les infirmières et les enseignants sur les critères d'attribution qui favorisent les cassos.
C'est pour cela qu'il ne faut pas des HLM mais des logements de fonction. Beaucoup l'ont oublié mais les instituteurs pouvaient prétendre à un tel logement . Depuis qu'ils sont devenus professeurs de écoles, ce n'est plus le cas.

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#87 Message par roi.de.trefle » 10 juil. 2020, 10:06

Gpzzzz a écrit :
09 juil. 2020, 22:48
pendant ces 5 mois de confinement :mrgreen:
Ca ne m'a pas paru aussi long :)
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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#88 Message par Ben92 » 10 juil. 2020, 10:48

lisa a écrit :
10 juil. 2020, 08:45
C'est pour cela qu'il ne faut pas des HLM mais des logements de fonction. Beaucoup l'ont oublié mais les instituteurs pouvaient prétendre à un tel logement . Depuis qu'ils sont devenus professeurs de écoles, ce n'est plus le cas.
Oui après de nos jours le positionnement du métier n'est plus du tout le même.
Personne ne prétend, pas même l'éducation nationale, que prof (des écoles ou de collège) est un "vrai" métier duquel on peut vivre. Aujourd'hui c'est un job d'appoint pour conjointe de cadre, qui a le gros avantage de permettre de s'occuper des enfants pendant les vacances scolaires. Enfin à Paris c'est ça en tout cas.

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#89 Message par Korn » 10 juil. 2020, 11:53

Paris n'est pas la France.

J'ai des voisins qui sont tous les 2 instits, 2 gamins et qui approchent de la quarantaine.
Maison, jardin, 4 semaines en corse tous les étés. Un job d'appoint qu'ils n'échangeraient sûrement pas avec celui de Ben :lol: :lol: :lol:

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#90 Message par ParisIDF92 » 10 juil. 2020, 12:48

Je viens de voir sur mon LinkedIn une connexion qui bosse à la Mairie de Paris qui a mis photos de cette projet achevé.

https://www.mairie08.paris.fr/actualite ... sbourg-150

Les photos (je ne sais pas comment les mettre ici) sont vraiment cool. Cela ressemble presque à un logement de luxe. Je suis sûr que Ave va adorer :mrgreen: pour que les nounous maliennes analphabètes peuvent habiter dans un truc que dans le marché privé serait sans doute à 20k EUR/m2 (8ème, neuf, très beau design).

A Paris vaut la peine d'être pauvre.

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#91 Message par Ben92 » 10 juil. 2020, 13:02

Korn a écrit :
10 juil. 2020, 11:53
Paris n'est pas la France.
J'ai des voisins qui sont tous les 2 instits, 2 gamins et qui approchent de la quarantaine.
Maison, jardin, 4 semaines en corse tous les étés. Un job d'appoint qu'ils n'échangeraient sûrement pas avec celui de Ben :lol: :lol: :lol:
Mais ça ne me surprend pas. J'ai bien précisé "à Paris". (Paris au sens large avec sa banlieue proche).
Cette stratégie du job d'appoint n'est pas forcément un mauvais calcul d'ailleurs, car si la mère de famille était cadre moyen à 4000€/mois elle devrait payer pour la garde des enfants pendant les vacances, voire pour le soir car les cadres ne finissent pas à 17h en général.
Mais pour vivre en région parisienne, je t'assure que les nouveaux (enfin plutôt nouvelles) profs ont ce profil pour la plupart. Il est vrai que le salaire proposé en rapport au coût de la vie ici en fait un "job d'appoint".

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#92 Message par Korn » 10 juil. 2020, 13:11

Je veux bien le croire, mais il ne doit pas y avoir beaucoup d'instits ou de profs qui ont pour projet de vie de rester en RP. Tu y passes, tu te barres et la belle vie.

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#93 Message par wasabi » 10 juil. 2020, 13:20

ParisIDF92 a écrit :
10 juil. 2020, 12:48
Je viens de voir sur mon LinkedIn une connexion qui bosse à la Mairie de Paris qui a mis photos de cette projet achevé.

https://www.mairie08.paris.fr/actualite ... sbourg-150

Les photos (je ne sais pas comment les mettre ici) sont vraiment cool. Cela ressemble presque à un logement de luxe. Je suis sûr que Ave va adorer :mrgreen: pour que les nounous maliennes analphabètes peuvent habiter dans un truc que dans le marché privé serait sans doute à 20k EUR/m2 (8ème, neuf, très beau design).

A Paris vaut la peine d'être pauvre.
les beaux logements les maliens n'en voient pas la couleur. Ou juste si ils sont proches du pouvoir. Style Sibeth avant d'être au gouvernement il y avait moyen qu'elle touche ce genre de logement -même si sénégalaise et pas malienne mais c'est la même idée-. Les beaux logements ils sont pour les proches du pouvoir, comme Manuel Valls qui toute son enfance était logé en HLM en France, alors qu'étranger vu qu'il n'a été naturalisé qu'avec l'arrivée de François 1er, avec vue sur les colonnes de buren.
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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#94 Message par ParisIDF92 » 10 juil. 2020, 13:28

J'ai un collègue de travail qui fait comme ça.

Sa femme est institutrice d'école et ils ont deux enfants.

Propriétaires au 16ème et fan d'Anne Hidalgo. Même si, sociologiquement, je trouve un peu bizarre qu'ils habitent dans cet arrondissement (16ème + Hidalgo). Mais je suppose que les Maliens c'est cool de les voir dans la télé et à Les Halles quand ils vont en centre ville, mais ils sont mieux loin de leurs enfants au quotidien. :mrgreen:

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#95 Message par Ave » 10 juil. 2020, 16:07

ParisIDF92 a écrit :
10 juil. 2020, 12:48
Je viens de voir sur mon LinkedIn une connexion qui bosse à la Mairie de Paris qui a mis photos de cette projet achevé.

https://www.mairie08.paris.fr/actualite ... sbourg-150

Les photos (je ne sais pas comment les mettre ici) sont vraiment cool. Cela ressemble presque à un logement de luxe. Je suis sûr que Ave va adorer :mrgreen: pour que les nounous maliennes analphabètes peuvent habiter dans un truc que dans le marché privé serait sans doute à 20k EUR/m2 (8ème, neuf, très beau design).

A Paris vaut la peine d'être pauvre.
celui dont la marotte sont les nounous maliennes analphabètes est Ben92, pas moi. Je me suis limitée à dire que toutes les personnes en HLM que je connais à Paris, et j'en connais un certain nombre étaient loin de se profil caricatural.
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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#96 Message par Ave » 10 juil. 2020, 16:09

Korn a écrit :
10 juil. 2020, 13:11
Je veux bien le croire, mais il ne doit pas y avoir beaucoup d'instits ou de profs qui ont pour projet de vie de rester en RP. Tu y passes, tu te barres et la belle vie.
Je sais pas mais dans les écoles/collèges parisiens il n'y a pas que de jeunes, il y a pas mal de profs aussi dans la trentaine, quarantaine.
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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#97 Message par optimus maximus » 10 juil. 2020, 17:09

La rénovation des immeubles années 1960/1970 est un phénomène plutôt intéressant.
Il faut tout d'abord dire qu'il y a à boire et à manger sur ce segment. Il y a les HLM en préfabriqué et les immeubles de standing.
Les premiers ont été détruits ou sont en voie de l'être. Les seconds restent globalement de très bonne qualité même si des rénovations sont parfois nécessaires pour limiter les dépenses énergétiques (ponts thermiques etc.)
Et puis il y a tout ce qui est entre ces deux extrémités, qui nécessitent parfois des rénovations lourdes et coûteuses. Et puis il y a les efforts architecturaux pour adapter l'esthétique de ces immeubles à l'époque. J'en ai vu un récemment, c'était une cage à lapin, pavé typique des HLM 60's : l'astuce pour le rendre plus agréable à la vue a été d'installer des persiennes colorées et fixées aux façades, certaines coulissantes d'autres non amovibles. Une forme de cache-misère redonnant pour quelques années un peu de cachet à des constructions mal-aimées.

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#98 Message par Ben92 » 10 juil. 2020, 17:12

wasabi a écrit :
10 juil. 2020, 13:20
les beaux logements les maliens n'en voient pas la couleur.
Certes, mais même un de ces 100 m² dans un immeuble moderne pas beau "pas beau" du 14e ou du 12e, beaucoup de classes moyennes aimeraient y être à la place des maliens :wink:

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#99 Message par sanglier78 » 10 juil. 2020, 17:20

optimus maximus a écrit :
10 juil. 2020, 17:09
La rénovation des immeubles années 1960/1970 est un phénomène plutôt intéressant.
Il faut tout d'abord dire qu'il y a à boire et à manger sur ce segment. Il y a les HLM en préfabriqué et les immeubles de standing.
Les premiers ont été détruits ou sont en voie de l'être. Les seconds restent globalement de très bonne qualité même si des rénovations sont parfois nécessaires pour limiter les dépenses énergétiques (ponts thermiques etc.)
Et puis il y a tout ce qui est entre ces deux extrémités, qui nécessitent parfois des rénovations lourdes et coûteuses. Et puis il y a les efforts architecturaux pour adapter l'esthétique de ces immeubles à l'époque. J'en ai vu un récemment, c'était une cage à lapin, pavé typique des HLM 60's : l'astuce pour le rendre plus agréable à la vue a été d'installer des persiennes colorées et fixées aux façades, certaines coulissantes d'autres non amovibles. Une forme de cache-misère redonnant pour quelques années un peu de cachet à des constructions mal-aimées.
Il y a aussi l'année de construction, mon immeuble de 1957, c'est du béton armé non vibré, 2 ans pour
être monté. Après il y a les immeubles champignons de la décolonisation de l'Algérie, où c'est la catastrophe, beaucoup sont même déjà détruit.

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Re: Le retour en grâce des immeubles des années 1970

#100 Message par Ben92 » 10 juil. 2020, 17:20

ParisIDF92 a écrit :
10 juil. 2020, 13:28
J'ai un collègue de travail qui fait comme ça.
Sa femme est institutrice d'école et ils ont deux enfants.
On peut plutôt se réjouir que l'EN réussisse à recruter grâce à ces profils, parce que sinon il n'y aurait aucun professeur d'école valable à Paris et dans le 92.
Ça marche beaucoup moins bien dans le 93 où ils sont obligés de recruter des centaines de contractuels chaque année, souvent sans même d'entretien, non formés et parfois avec juste un BAC+2, tant le métier est peu attractif (source : une professeur des écoles)

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