Vincent92 a écrit : ↑21 janv. 2025, 13:07
Arrêtez de me prendre pour un idiot.
Arrêtez de dire des conneries alors
Vous justifiez en partie le comportement de la locataire, en disant qu'elle n'aurait pas eu d'autre choix selon vous.
Dans le cas de perte de revenus soudaine, je dis que c'est l'attitude la plus rationnelle, à part si on a de la famille à proximité.
Mais vous êtes beaucoup plus intransigeant envers le bailleur.
Ce qu'a fait le bailleur est bien plus grave. Et où avez vous vu que j'excuse ce qu'a fait le locataire ? Je dis que c'est la décision rationnelle de SON point de vue (dans le cas dont il était question à savoir une perte de revenus et pas le cas après lecture de l'article de midi libre), pas que de MON point de vue, ou DU point de vue du bailleur c'est la bonne. C'est la subjectivité des points de vue. Ensuite il y a le point de vue légal, et là c'est encadré et ce qu'a fait la bâilleuse est bien plus grave.
On pourrait pourtant utiliser le même type d'argumentation si on voulait susciter de la compassion. Peut-être que pour elle, c'était soit ça, soit la faillite, en raison du prêt qu'elle avait contracté. Qui sait...
Vous êtes totalement à géométrie variable, tout en prétendant que non.
Nous on ne peut pas, car il s'agit de deux choses différentes. Le logement est un besoin fondamental, alors que l'enrichissement patrimonial via l'immobilier locatif avec la prise de risque individuelle sans l'avoir mesurée et adopté de stratégie de couverture autrement qu'en enfreignant la loi, non. D'un côté un jeu à participation obligatoire, de l'autre le casino où tu viens pleurer parce que tu as emprunté pour jouer et que tu n'as pas eu de chance et donc faut changer les règles en ta faveur.
Évidemment que si. Soit les gens sont solvables, soit ils ne le sont pas. Et les gens solvables ne s'amusent pas à ne pas payer leur loyer, il y a des procédures pour leur faire payer, ils n'ont rien à gagner à le faire.
Votre histoire de solvabilité ou pas à ses limites. Je connais personnellement une personne qui louait à un locataire qui ne payait pas, mais qui avait accepté de leur faire rentrer chez lui pour des travaux, et qui était très content de lui montrer son tout nouvel écran de télévision acheté pour 2000€.
peut être un cadeau, un vol, du recel... Ca ne montre rien.
Je rajoute, à propos de votre histoire de trêve hivernale, si l'on se réfère à l'article, cette "résolution" aurait eu lieu en gros entre juin et août. Quant à l'idée de mettre des gens dehors par des températures inférieures à -5 degrés (vraiment, tout y est passé pour émouvoir et accabler la propriétaire sur ce fil), on repassera.
J'ai exhibé les dates dans un des posts précédents après les détails de midi libre. La peur de la trêve hivernale est ce qui a motivé la cambrioleuse. Mais effectivement la plupart des loyers impayés n'étaient pas durant la trêve.
Enfin, avec davantage d'éléments, il semble plus que probable que les locataires n’auraient rien payé en attendant novembre, soit presque un an d’impayés avant même un premier jugement, si la propriétaire avait suivi la procédure légale. Même si elle avait gagné, un recours probable aurait prolongé le processus, et voilà le début de la trêve hivernale.
Non, vu les informations complémentaires que j'ai apporté, et ce que l'on trouve par ailleurs sur l'affaire, les loyers n'ont plus été payé à partir de fév 2022 et ont été consignés (dixit les locataires et leur avocat), et l'auraient été jusqu'à l'audience d'octobre 2023 et potentiellement la trêve hivernale 2023-2024 en bonus, soit deux ans. La propriétaire aurait reçu ses deux ans de loyers, les mois de février 2022 à mai 2022 comme prévu, et ensuite les mois suivant par reconduction tacite du bail que la bâilleuse ne souhaitait pas reconduire. D'ailleurs ce que dit la bâilleuse n'a pas de sens, car elle souhaitait un arrêt du bail en mai, mais compte quand même les mois de juin et juillet comme loyers non payés.
Donc, votre histoire de "4 mois, ce n'est rien", franchement...
Je ne justifie en rien ce que la propriétaire a fait, mais il est évident que cela ressemblait à un véritable piège, au vue des mécanismes légaux, avec une forte probabilité d'au minimum deux ans d’impayés à la clé, qu'elle ait tord ou raison concernant cette histoire de bail. Et pas 4 mois.
Non
Si le fond de l'affaire était le fait qu'il s'agissait potentiellement d'un bail de 6 ans et non 3 ans, on ne comprend pas pourquoi la locataire a arrêté de payer alors qu'elle était toujours dans cette maison. Il n'y a aucune raison.
il n'y a pas de bail de 6ans.
Comme je l'ai dit dans un post précédent, ce n'est pas un meublé, ce n'est un bail commercial 3/6/9 et c'est donc forcément un bail de location particulier avec reconduction automatique tous les 3ans sauf habitation par la famille (qui ne fonctionne pas ici vu qu'ils ont encapsulé dans une SCI), motif de force majeure (pas le cas ici aucun problème avec les locataires avant), ou vente du bien.
On est donc dans le cas d'une vente de bien (ce que ne précisaient pas la plupart des articles), mais avec un congé notifié à seulement 2.5ans de l'emménagement initial pour un départ aux 3ans. Les proprios ont fait une offre d'achat aux locataires, comme la loi les y oblige (mais on sait que l'offre en général est hors marché car basée sur les souhaits du proprio et pas le marché effectif), que les locataires ont décliné. On comprend tout à fait que la famille de locataire en apprenant en octobre 2021 qu'en mai 2022, avant la fin de l'année scolaire, en période tendue post covid, après juste 2.5ans de l'emménagement n'ait pas été enchantée de la nouvelle. Ils sont allés voir un avocat, l'avocat a prétexté (apparemment) que la durée mini du bail devait être de 6ans (ce qui est normalement valable pour les personnes morales, pas physiques. Le père de famille fait apparament une activité de dépanneur / réparateur auto avec un véhicule, véhicule qui d'ailleurs a été piqué grâce aux méfaits de la bailleuse (les gens ont pris clés et carte grise et se sont tiré avec le véhicule) mais la police a remis la main dessus), ça a suffisamment convaincu les juges en juin 2022 pour avoir une audience en octobre 2023 seulement, donc un an et demi après la date de renouvellement, et la bâilleuse mécontente a frappé.
Il est vraisemblable en cas de départ des locataires au congé que les proprios n'auraient pas vendu au prix désiré, auraient soit remis le bien en location après avoir viré la famille, soit vendu moins cher. Dans le premier cas ça soulève un problème légal, dans le deuxième l'offre au prix final aurait du être faite là aussi aux locataires, sauf que les proprios ne respectent pas en général, et comme les locataires ont été foutu dehors, ils ne vont pas nécessairement vouloir récupérer leur ancien logement en l'achetant. Bref ça ne respecte souvent pas l'esprit de la loi.
Les locataires ont ensuite utilisé un avocat pour prétexter un truc bidon sur les 6ans pour avoir un sursis, qui a marché, tout en prétendant que l'argent des loyers était bloqué (de toutes manières vu que la proprio refusait la reconduction du bail elle ne peut pas accepter d'encaisser le paiement à partir de mai 2022 des loyers avant l'audience d'octobre 2023, elle essaye de jouer sur les deux tableaux à la fois) ce qui est peut être vrai, peut être pas, faudrait des informations plus claires.
Sur internet on trouve la théorie selon laquelle les locataires ont su que les proprios étaient aux abois et ont bloqué leurs loyers pour que les proprios leur fassent une offre pour le rachat de la maison moins chère que celle hors marché présentée.
Bref on n'est pas dans un cas où identifier le gentil et le méchant avant même l'histoire du cambriolage / violation de domicile, est manichéen. Chacun des deux a essayé d'entuber l'autre
"Le marché peut rester irrationnel plus longtemps que vous ne pouvez rester solvable" - J.M. Keynes, 1936