C'est presque totakement dénué de sens parce que ce n'est pas tant les diplômes qui sont valorisés sur le marché du travail que les capacités cognitives que les diplômes sont sensés signaler. Que quelqu'un ait les connaissances testées au Bac ou non, presque tout le monde s'en fout et les employeurs augmentent leurs exigences en matières du diplômes au fur et à mesure où l'on abaisse les exigences cognitives pour obtenir ces diplômes.optimus maximus a écrit : ↑31 août 2025, 21:35Ce n'est pas totalement dénué de sens.WolfgangK a écrit : ↑31 août 2025, 09:55Oui. Je me souviens des documents parlant de l'économie de la connaissance (knowledge economy) qui constatant que les salariés avec les meilleurs taux d'emploi et salaires étaient les plus diplômés, en déduisaient qu'il fallait donner des diplômes à tout le monde pour lutter contre le chômage !optimus maximus a écrit : ↑31 août 2025, 08:58Ils ont plus ou moins fait la même chose dans les autres pays européens.crispus a écrit : ↑30 août 2025, 12:08
La bascule s'est faite avec Mitterrand. Les 30 glorieuses étaient terminées, le chômage augmentait en flèche. Il fallait sauver les apparences !
D'où le plan "bac pour tous". Sous la pression des syndicats, les profs de collège ont dissuadé leurs élèves de choisir des études courtes. Car un élève médiocre qui s'oriente vers le bac - avec 2 redoublements prévisibles ! - c'est 4 ans de gagnés avant d'en faire un demandeur d'emploi.
Avec l'inflation des bacheliers est venue celle des études supérieures : les étudiants ont dû se loger dans un parc insuffisant, ce qui a mécaniquement fait flamber les loyers. Les grands apparts, autrefois utilisés par les jeunes couples de salariés avec enfants, sont passés en colocChute drastique de la natalité dans les grandes villes.
Les étudiants ont dû recourir soit aux prêts, soit aux jobs en parallèle. Les premiers ont créé du PIB de suite, les seconds ont augmenté le taux de redoublement : on étudie moins bien quand on manque de temps !
On paie aujourd'hui la conséquence de choix faits dans les années 1980-85.
...Et on confie à de jeunes masters des postes qu'occupaient de bons bacheliers dans les années 1970.
Ce qui leur donne un sentiment de progression sociale par rapport à leurs parents et grands-parents. Ou pas.![]()
Des instances comme l'OCDE servent de lieux de discussion pour définir des objectifs avec une trajectoire pour y parvenir.![]()
Un certain nombre d'élèves de 14 ans seraient capables d'obtenir le bac si on les y préparait. Les autres echoueraient, n'étant pas en mesure d'acquérir rapidement les savoirs qu'il faut.
Si on étale davantage l'acquisition des savoirs, il y a forcément beaucoup plus d'élèves qui réussiront à être bacheliers.
Il y a donc un équilibre à trouver. D'autant plus qu'il y a une part incompressible d'élèves qui n'y arriveront pas même en leur donnant 10 ans de plus. L'équilibre était aussi obtenu par le biais du redoublement.
Dès lors qu'on a étalé l'acquisition des, savoirs et supprimé le redoublement, il faut en quelque sorte écouler le stock d'élèves en peu de temps. Et de plus en plus au moment du bac, non par le biais de l'examen, mais par la mise en place d'une procédure d'admission dans le supérieur qui présuppose de faire les bons choix d'orientation 18 mois auparavant.
Une autre objection à la knowledge economy, c’est qu'il y a de plus en plus de pays à revenus intermédiaires qui forment bien leurs jeunesses. Et le poids démographique compte énormément. La Chine arrive à former près de 2 millions d'ingénieurs par an. C'est bien plus que ce que l'Europe peut faire.
Si l'on voulait éviter de recruter des gens dans le top 20% des capacités cognitives, dans les années 60 ou 70 il suffisait d'exiger le Bac ! Maintenant il faut au moins un master









Soutien public ≈ 16 000 €.




