«Les propriétaires se retrouvent dans des situations kafkaïennes» : les squats de locations Airbnb se multiplient
Des squatteurs se font passer pour des locataires qui réservent un logement sur des plateformes touristiques. Et s’approprient les lieux qu’ils refusent de quitter.
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Guillaume Errard
Mis à jour le 02/08/25 17:33
Publié le 02/08/25 17:21
Les locations Airbnb peuvent virer au cauchemar. Crédit Photo : Liubomyr Vorona / Liubomir - stock.adobe.com
Les aoûtiens ont pris le relais des juillettistes. Certains d’entre eux ont sans doute opté pour une location Airbnb. Une opération juteuse pour les propriétaires mais qui peut aussi virer au cauchemar. «Depuis deux ans, j’ai 5 à 6 dossiers où les propriétaires se retrouvent dans des situations kafkaïennes», raconte Me Xavier Demeuzoy, avocat en droit immobilier. Lesquelles ? Les squats de locations Airbnb. Une pratique qui se répand de plus en plus. Les squatteurs qui se font passer pour des locataires réservent un logement pour un ou deux jours. Une fois sur place, ils se comportent comme des occupants illégaux.
Les «faux» locataires prennent leurs quartiers, installent leurs affaires et surtout changent la serrure de la porte. Et refusent de partir. Une fois averti, le propriétaire est impuissant. Les forces de l’ordre le sont souvent tout autant. Car, contrairement aux apparences, les occupants ne peuvent pas être considérés comme des squatteurs. Certes, ils se maintiennent illégalement dans le logement. Mais pour être considérés comme des squatteurs, il aurait fallu qu’ils y entrent illégalement. Or, ce n’est pas le cas car ils ont réservé leur logement sur une plateforme d’hébergement. Dans ce cas, il n’est pas possible, comme pour les squatteurs, d’expulser rapidement (comme le prévoit la loi «anti-squats) les occupants illégaux. Les propriétaires doivent lancer, comme dans le cas de locataires mauvais payeurs, une procédure judiciaire, longue (au moins 6 mois et jusqu’à plusieurs années) et coûteuse (plusieurs milliers d’euros).
La création d’un contrat de location ?
À moins d’avoir de la chance comme cette propriétaire de Perpignan (voir la vidéo ci-dessous). Alors qu’elle pensait avoir loué son logement à de simples touristes pour quelques jours, la propriétaire apprend par SMS que les occupants ne quitteront pas son appartement. «J’ai un bébé d’un mois et demi, je suis à la rue depuis sa naissance. Je n’en peux plus. Pour le bien de mon bébé, je reste dans le logement. J’ai changé les serrures et le mis le compteur d’électricité à mon nom.» Un discours bien rodé qui montre que ces squatteurs connaissent les subtilités pour rester dans le logement. Alertées, les forces de police ont réussi, malgré les propos virulents des occupants, à les convaincre de quitter les lieux. Un fait rarissime car, en temps normal, les propriétaires doivent attendre plusieurs mois ou années avant de récupérer leur logement.
Pour mettre fin à ce phénomène grandissant mais qui, heureusement, reste encore très minoritaire, Me Demeuzoy suggère la création d’un contrat entre le propriétaire et le locataire mis en relation par une plateforme de type Airbnb. «L’avantage du contrat, c’est qu’il permet d’obtenir rapidement une décision en référé. Les conciergeries sont à même de rédiger des contrats», souligne l’expert en locations touristiques. L’avocat, qui estime que ces cas frauduleux «représentent 1 location sur 100.000», recommande aux propriétaires de vérifier le profil du locataire et notamment les raisons de son séjour. Vérifier les avis laissés par d’autres propriétaires sur le locataire peut aussi s’avérer utile. En revanche, évitez de vous faire justice vous-même. Vous risquez trois ans de prison et 30.000 euros d’amende si le «squatteur» dépose plainte pour... violation de domicile.
https://immobilier.lefigaro.fr/article/ ... t-20250802
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Delambre
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«Les propriétaires se retrouvent dans des situations kafkaïennes» : les squats de locations Airbnb se multiplient
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titano
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Re: «Les propriétaires se retrouvent dans des situations kafkaïennes» : les squats de locations Airbnb se multiplient
L'immobilier c'est booming.
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Bidibulle
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Re: «Les propriétaires se retrouvent dans des situations kafkaïennes» : les squats de locations Airbnb se multiplient
Je me suis toujours demandé comment il n'y avait pas plus d'affaires de squat avec ces logements.
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wasabi
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Re: «Les propriétaires se retrouvent dans des situations kafkaïennes» : les squats de locations Airbnb se multiplient
Encore un article pas du tout de qualité. Qui fait reposer le problème sur le fait qu'ils ont un contrat.
La loi elle est pourtant claire, soit on est dans une RP, soit c'est une RS / logement vacant.
Quand un squatteur est dans une RS / logement vacant / logement qu'il louait dont il ne paye plus le bail, les procédures d'expulsions sont longues. La justice n'est pas pressée de mettre une famille à la rue pour le bénéfice financier d'une autre. Quand le squatteur est dans une RP, la procédure est rapide car la famille de la RP légitime est à la rue.
Les problèmes sont donc concentrés sur les non RP, il n'y a donc jamais de proprio "à la rue avec son bébé'' longtemps parce que le squatteur occupe l'appartement.
Donc là la réelle question à laquelle l'article ne répond pas, c'est est ce qu'une location airBNB de sa RP lui fait perdre ce statut protecteur aux yeux de la loi ? Le fait d'être rentré sans effraction n'a rien à voir avec l'affaire, car sans constat d'huissier pendant l'effraction on ne peut pas le prouver, et le squatteur aura de toutes manières toujours un "bail" à présenter et sera donc aux yeux de la justice considéré comme un locataire en bonne et due forme.
La loi elle est pourtant claire, soit on est dans une RP, soit c'est une RS / logement vacant.
Quand un squatteur est dans une RS / logement vacant / logement qu'il louait dont il ne paye plus le bail, les procédures d'expulsions sont longues. La justice n'est pas pressée de mettre une famille à la rue pour le bénéfice financier d'une autre. Quand le squatteur est dans une RP, la procédure est rapide car la famille de la RP légitime est à la rue.
Les problèmes sont donc concentrés sur les non RP, il n'y a donc jamais de proprio "à la rue avec son bébé'' longtemps parce que le squatteur occupe l'appartement.
Donc là la réelle question à laquelle l'article ne répond pas, c'est est ce qu'une location airBNB de sa RP lui fait perdre ce statut protecteur aux yeux de la loi ? Le fait d'être rentré sans effraction n'a rien à voir avec l'affaire, car sans constat d'huissier pendant l'effraction on ne peut pas le prouver, et le squatteur aura de toutes manières toujours un "bail" à présenter et sera donc aux yeux de la justice considéré comme un locataire en bonne et due forme.
"Le marché peut rester irrationnel plus longtemps que vous ne pouvez rester solvable" - J.M. Keynes, 1936
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Tristana
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Re: «Les propriétaires se retrouvent dans des situations kafkaïennes» : les squats de locations Airbnb se multiplient
On peut plus se loger donc bon...
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Vincent92
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Re: «Les propriétaires se retrouvent dans des situations kafkaïennes» : les squats de locations Airbnb se multiplient
Et moi je dis qu’à chaque fois c’est soi disant la bonne avec la 5492e nouvelle loi qui va tout changer : https://www.cat29.fr/cest-definitif-fin ... illet-2025wasabi a écrit : ↑02 août 2025, 19:59Encore un article pas du tout de qualité. Qui fait reposer le problème sur le fait qu'ils ont un contrat.
La loi elle est pourtant claire, soit on est dans une RP, soit c'est une RS / logement vacant.
Quand un squatteur est dans une RS / logement vacant / logement qu'il louait dont il ne paye plus le bail, les procédures d'expulsions sont longues. La justice n'est pas pressée de mettre une famille à la rue pour le bénéfice financier d'une autre. Quand le squatteur est dans une RP, la procédure est rapide car la famille de la RP légitime est à la rue.
Les problèmes sont donc concentrés sur les non RP, il n'y a donc jamais de proprio "à la rue avec son bébé'' longtemps parce que le squatteur occupe l'appartement.
Donc là la réelle question à laquelle l'article ne répond pas, c'est est ce qu'une location airBNB de sa RP lui fait perdre ce statut protecteur aux yeux de la loi ? Le fait d'être rentré sans effraction n'a rien à voir avec l'affaire, car sans constat d'huissier pendant l'effraction on ne peut pas le prouver, et le squatteur aura de toutes manières toujours un "bail" à présenter et sera donc aux yeux de la justice considéré comme un locataire en bonne et due forme.
Mais, la réalité est que la France, et en particulier les fonctionnaires qui la représentent, a un problème avec la propriété privée.
Et toi aussi d’ailleurs (« on ne va tout de même chasser une famille qui s’est mis quelque part en toute illégalité. Prenons notre temps »).
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wasabi
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Re: «Les propriétaires se retrouvent dans des situations kafkaïennes» : les squats de locations Airbnb se multiplient
j'explique la raison du pourquoi, je ne dis pas que c'est ça qu'il faut faire. Mais que les juges fassent passer les familles à la rue, en particulier avec des enfants, avant des aspects financiers, je peux le comprendre ça me semble moral. Là où ça ne l'est pas c'est qu'on ne fait rien contre les abus.
Moi j'estime que dans un état de droit correct, il devrait y avoir deux principes, qui soient renforcés par la justice et la police :
-avant de publier au JO une loi, il devrait y avoir une phase d'analyse des dérives potentielles dans l'état du droit. Bref on a une équipe pour pondre la loi, une autre pour l'appliquer, et bien faudrait en avoir une troisième chargée d'en abuser.
-Ensuite quand la loi ou un dispositifs existent, il faudrait que les abus soient punis avec la plus grande fermeté, et de façon large (par exemple les associations ou les avocats qui font de l'abus de droit en utilisant des failles dans l'esprit de la loi devraient prendre très cher)
A noter que l'abus de droit existe en France. Mais c'est au petit bonheur la chance. Tous les responsables d'associations pros clandos (qui logent sous forme de squat, aident, font venir, font travailler illégalement... bref tout sauf les soins médicaux et la nourriture) devraient avoir à rendre des compte sous ce principe.
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hydronium92
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Re: «Les propriétaires se retrouvent dans des situations kafkaïennes» : les squats de locations Airbnb se multiplient
Les lois et décrets sont écrits volontairement par nos députés à 8000/mois pour être contournée...quand on a intégrer cela....on comprend....et de toute façon...il y a le conseil constitutionnel des copains qui viendra empêcher les expulsions...
"
. Les forces de l’ordre le sont souvent tout autant. Car, contrairement aux apparences, les occupants ne peuvent pas être considérés comme des squatteurs. Certes, ils se maintiennent illégalement dans le logement. Mais pour être considérés comme des squatteurs, il aurait fallu qu’ils y entrent illégalement. Or, ce n’est pas le cas car ils ont réservé leur logement sur une plateforme d’hébergement. Dans ce cas, il n’est pas possible, comme pour les squatteurs, d’expulser rapidement (comme le prévoit la loi «anti-squats) les occupants illégaux. "
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. Les forces de l’ordre le sont souvent tout autant. Car, contrairement aux apparences, les occupants ne peuvent pas être considérés comme des squatteurs. Certes, ils se maintiennent illégalement dans le logement. Mais pour être considérés comme des squatteurs, il aurait fallu qu’ils y entrent illégalement. Or, ce n’est pas le cas car ils ont réservé leur logement sur une plateforme d’hébergement. Dans ce cas, il n’est pas possible, comme pour les squatteurs, d’expulser rapidement (comme le prévoit la loi «anti-squats) les occupants illégaux. "
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Praséodyme
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Re: «Les propriétaires se retrouvent dans des situations kafkaïennes» : les squats de locations Airbnb se multiplient
Bientôt il faudra envoyer une attestation de domicile, une déclaration de revenus et deux garants pour pouvoir louer sur AirBnB, Booking, etc.
Nous savons qu'ils mentent. Ils savent qu'ils mentent. Ils savent que nous savons qu'ils mentent. Nous savons qu'ils savent que nous savons qu'ils mentent. Et, pourtant, ils persistent à mentir.
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Qqun_de_Passage
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Re: «Les propriétaires se retrouvent dans des situations kafkaïennes» : les squats de locations Airbnb se multiplient
Sans doute car il y’a un truc à payer d’origine, avec une CB un compte bancaire et aussi si possible un historique de réservations…

Le jour ou les squatteurs et autres crevards se sophistiqueront un peu ça deviendra vraiment chaud…
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Qqun_de_Passage
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Re: «Les propriétaires se retrouvent dans des situations kafkaïennes» : les squats de locations Airbnb se multiplient
Bah justement dans ces cas ça sent fort la fraude à la fausse RP mise sur AirBnB afin de contourner les contraintes et interdictions pour les logements « pur AirBnB ».wasabi a écrit : ↑02 août 2025, 19:59Encore un article pas du tout de qualité. Qui fait reposer le problème sur le fait qu'ils ont un contrat.
La loi elle est pourtant claire, soit on est dans une RP, soit c'est une RS / logement vacant.
Quand un squatteur est dans une RS / logement vacant / logement qu'il louait dont il ne paye plus le bail, les procédures d'expulsions sont longues. La justice n'est pas pressée de mettre une famille à la rue pour le bénéfice financier d'une autre. Quand le squatteur est dans une RP, la procédure est rapide car la famille de la RP légitime est à la rue.
Les problèmes sont donc concentrés sur les non RP, il n'y a donc jamais de proprio "à la rue avec son bébé'' longtemps parce que le squatteur occupe l'appartement.
Donc là la réelle question à laquelle l'article ne répond pas, c'est est ce qu'une location airBNB de sa RP lui fait perdre ce statut protecteur aux yeux de la loi ? Le fait d'être rentré sans effraction n'a rien à voir avec l'affaire, car sans constat d'huissier pendant l'effraction on ne peut pas le prouver, et le squatteur aura de toutes manières toujours un "bail" à présenter et sera donc aux yeux de la justice considéré comme un locataire en bonne et due forme.
Si comme par hasard le proprio n’établit pas que c’est là qu’il vit travaille etc… avec sa famille il est très probable qu’il l’ait dans le baba (aucun secours de la police et de loi anti-squat) , avec en plus le risque de se faire à l’occasion débusquer pour non respect des règles de déclaration/compensation/interdiction .
