Hickson49 a écrit : ↑08 févr. 2026, 14:16
Ce gras boomer aurait simplement pu continuer de louer son bien en G sans augmenter le loyer
L'article reprend un cas où un propriétaire ne peut plus louer son logement du tout à partir du moment où le locataire en place part. C'est le cas depuis le 1ᵉʳ janvier 2025.
Donc, ce point ne répond pas à la problématique. Selon la loi, il doit être vendu ou retiré du marché. Ou alors tu estimes qu'il devrait toujours être hors la loi, mais un hors la loi plus sympa qui loue moins cher que le marché.
, ou bien le vendre...
Dans les deux cas, le nombre de place dans le logement ne diminue ni n'augmente pas.
L'idée qu'un bien vendu arrive dans les mains d'un locataire (qui devient propriétaire) et donc "ca change rien" est inexacte, pour plusieurs raisons :
1- La pression locative n'est pas constante si le marché n'est pas à l'équilibre au départ
Sur un exemple pour facilité la compréhension.
Nombre de logements : fixe à 100 000
Demande totale : 150 000 personnes
Cas 1 : 1/3 propriétaires, 2/3 locataires
Logements occupés par propriétaires : 33 000
Logements disponibles pour la location : 100 000 − 33 000 = 67 000
Demande locative : 150 000 − 67 000 = 83 000
Pression locative : 83 000/67 000 = 1,24
Cas 2 : Ventes massives avec l'idée de "on s'en fiche, ca ne change rien" et un rapport qui devient 1/2 propriétaires, 1/2 locataires
Logements occupés par propriétaires : 50 000
Logements disponibles pour la location : 100 000 − 50 000 = 50 000
Demande locative : 150 000 − 50 000 = 100 000
Pression locative : 100 000/50 000 = 2
2- Le raisonnement ignore les externalités
Certains logements vendus ne restent pas nécessairement disponibles pour une résidence principale ou de la location longue durée. Ils peuvent être transformés en résidences secondaires ou en locations courtes type Airbnb, réduisant ainsi encore davantage l’offre locative. D’autres, surtout parmi les petits logements, peuvent tout simplement être retirés du marché locatif pour d’autres usages. Par exemple, un propriétaire peut décider qu’une chambre de bonne à 150 € nets (plutôt que 300€ dans la situation précédente) par mois n’est pas rentable et choisir de l’utiliser pour du rangement, un espace de loisirs, plutôt que de se compliquer la vie pour la louer.
Cf par exemple les conséquences qu'on a pu observé de feu la loi apparu avec l'offre locative parisienne sur les petites surfaces qui avaient fondues comme neige au soleil et qui est réapparue comme par enchantement quand ils ont rétropédalé.
3- Le raisonnement néglige les transformations induites par les opportunités économiques
Les changements dans la législation ou dans le marché peuvent modifier la structure des logements eux-mêmes. Par exemple, beaucoup de logements ont été découpés pour créer de petits appartements, car cela était rentable. Si la location de ces petits espaces devient interdite ou moins rentable, certains propriétaires pourraient regrouper les unités pour les vendre ou les réaffecter à d’autres usages. Ces transformations modifient non seulement le nombre de logements disponibles, mais aussi le nombre de foyers et de personnes pouvant être logés, avec un impact direct sur le marché locatif.
Ton raisonnement est donc extrêmement simpliste, ce qui le rend à mon avis, même si on pourrait qualifier comme du "bon sens" à première vue, complétement faux.
Mais merci en tout cas pour ton point de vue. La solution est donc selon toi de retirer des biens du marché locatif pour les vendre.
Quant aux boomers, à 63 ans, on est vraiment sur les derniers. Tu devrais plutôt dire que tu as un problème avec les vieux qui ont eu le temps d'accumuler du capital.