Gironde : les dessous suspects du "village des marques"

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Gironde : les dessous suspects du "village des marques"

#1 Message par Suricate » 02 mai 2013, 08:04

Gironde : les dessous suspects du "village des marques"
En Haute Gironde, le projet pharaonique du « village des marques » sonnait parfois comme une promesse de revanche de la ruralité sur l’agglomération bordelaise. Et dans le Cubzaguais, on accuse d’ailleurs à l’envi la capitale girondine d’avoir voulu torpiller ces 23 400 mètres carrés réservés à l’activité commerciale qui devaient porter haut les couleurs de ce territoire enclavé, situé à une vingtaine de kilomètres de la rocade bordelaise. Las, dix ans plus tard, le pari de la Communauté de communes de Saint-André-de-Cubzac et de son président a pris une vilaine tournure.
Lorsque la collectivité avait choisi la société CFA Atlantique pour être l’un des deux promoteurs du projet, celle-ci n’était pas du tout inconnue de son président. Christian Mabille avait en effet quelques années auparavant voulu vendre un terrain privé à cette entreprise. Situé à Peujard, une petite commune dont il est également maire (ndr : PS), ce terrain, opportunément devenu constructible quelques mois plus tôt, devait accueillir une résidence pour personnes âgées. À ce titre, le maire avait perçu une avance de la part de CFA Atlantique pour un montant de 140 000 euros. Sauf que le projet immobilier ne se fera jamais. Et la vente ne sera jamais concrétisée. Les 140 000 euros sont, eux, restés presque en totalité dans les poches de l’élu.
« Je n’ai pas participé aux délibérations qui rendaient mon terrain constructible. J’ai sans doute fait des boulettes, mais il n’y a aucun enrichissement personnel de ma part dans le village des marques, et je rembourserai évidemment l’acompte dont j’ai bénéficié », répondait l’élu à « Sud Ouest » il y a quelques semaines.
En attendant, retoqué par la Cnac (un recours a été formé devant le conseil d’État), et désormais entaché du soupçon, le rêve de Christian Mabille de voir s’élever 120 boutiques, 20 moyennes surfaces et six restaurants aux portes de la Haute Gironde semble de plus en plus incertain. « Le problème, c’est que nous avons acquis 100 hectares de foncier et que nous avons dû pour cela nous endetter de plusieurs millions. Et on s’interroge sur ce que tout cela va devenir », siffle un élu local.