Mythe : Le désir du français d'être proprétaire ?

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Mythe : Le désir du français d'être proprétaire ?

#1 Message par slash33 » 10 déc. 2005, 11:23

Je m'étais mis en tête de chercher les taux de propriété de l'année 2000 et le comparer avec celui de 2005 quand je suis tombé sur un lien qui résume exactement ma pensée : http://question25.canalblog.com/
Ainsi, en France entre 2000 et 2005, la proportion de propriétaires n’est passée que de 54% à 57% alors que les prix doublaient sur cette même période. Ainsi en fait, les propriétaires ne surenchérissent-ils qu’entre eux en vase clos : les vendeurs pensent réaliser une plus-value et pour leur part, les acheteurs pensent réaliser une bonne affaire (« car demain ça vaudra forcément encore plus cher, je suis un gros malin, hihi ! »).
(voir aux deux-tiers de la page)

Etonnant quand même non qu'il y ait seulement 3% de propriétaires en plus ! Au fait les investisseurs sont ils assimilés à des propriétaires (ben oui, ils sont propriétaires d'un bien après tout - enfin leur banque mais pas la peine de renchérir)

Jean Dupont

#2 Message par Jean Dupont » 10 déc. 2005, 15:21

Excellent ! C'est une des données économique majeure de notre bulle.

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#3 Message par slash33 » 10 déc. 2005, 15:36

Ce raisonnement nous amène à une conclusion qui est moins joyeuse : les non propriétaires étaient déja exclus du marché. Ils ont donc subit de plein fouet la hausse des loyers.

Autre problème soulevé : combien y a t-il de bailleurs ?? En effet, si effectivement il existe peu d'investisseurs sur le marché (l'achat est destiné à se loger et uniquement à cela), quels sont les bailleurs qui louent aux 43% restant ??
Aidez moi car j'ai beaucoup de mal à résoudre cette équation... :roll:

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#4 Message par fabinoo » 10 déc. 2005, 17:30

slash33 a écrit : Autre problème soulevé : combien y a t-il de bailleurs ?? En effet, si effectivement il existe peu d'investisseurs sur le marché (l'achat est destiné à se loger et uniquement à cela), quels sont les bailleurs qui louent aux 43% restant ??
Aidez moi car j'ai beaucoup de mal à résoudre cette équation... :roll:
Il suffit qu'une petite part des propriétaires possèdent et louent plusieurs biens, et puis c'est bouclé.
Mon proprio et son beau-frère possèdent les 24 appartements de mon immeuble et de l'entrée voisine. Ce ne sont pourtant que deux gentils retraités (qui louent d'ailleurs des biens impeccables un peu en-dessous du prix du marché).

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#5 Message par slash33 » 10 déc. 2005, 17:44

fabinoo a écrit :Il suffit qu'une petite part des propriétaires possèdent et louent plusieurs biens, et puis c'est bouclé.
Oui mais les informations qu'on a recueilli sur le forum disent le contraire alors ?

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Re: Mythe : Le désir du français d'être proprétaire ?

#6 Message par Gandalf_barbones » 10 déc. 2005, 17:52

slash33 a écrit :Je m'étais mis en tête de chercher les taux de propriété de l'année 2000 et le comparer avec celui de 2005 quand je suis tombé sur un lien qui résume exactement ma pensée : http://question25.canalblog.com/
Ainsi, en France entre 2000 et 2005, la proportion de propriétaires n’est passée que de 54% à 57% alors que les prix doublaient sur cette même période. Ainsi en fait, les propriétaires ne surenchérissent-ils qu’entre eux en vase clos : les vendeurs pensent réaliser une plus-value et pour leur part, les acheteurs pensent réaliser une bonne affaire (« car demain ça vaudra forcément encore plus cher, je suis un gros malin, hihi ! »).
(voir aux deux-tiers de la page)

Etonnant quand même non qu'il y ait seulement 3% de propriétaires en plus ! Au fait les investisseurs sont ils assimilés à des propriétaires (ben oui, ils sont propriétaires d'un bien après tout - enfin leur banque mais pas la peine de renchérir)
3% de 26 millions et des bananes de foyers, ca fait pres de 800000 logements.
800000 logements plus de disponible dans la parc locatif (en plus de ce qui est construit chaque année)
800000 demandeurs de plus sur la marché de l'acquisition qui font augmenter es enchères.

Tout ca à rapporter à une augmentation du nombre de ménages que l'on peut estimer à 2 millions en 5 ans, et un nombre de logements construits de 1,5 Million (300 000 par an)

si on considere que 50% des logements construits sont destinés à la location, et 50% comme habitation principale, on se retrouve avec un déficit de 250 000 logements pour la location et 250000 logements pour l'accession à la propriété (juste en se rapportant au nombre de ménages)

mais comme en 5 ans, petit à petit, on a eu ce transfert de la location vers la propriété (800000 'migrations'), ca nous fait pour 2005 :

un exédent de 550000 logements sur le marché de la location.... attention à la chute
un déficit de 1050000 de logements sur le marché de l'acquisition... il va falloir un certain temps avant que tout ca se rééquilibre: que des logements destinés avant à la location soient mis en vente par leur propriétaire, faute de rendemlent et rachetés par des habitants. enfin, je suppose que tout ca se fait petit à petit.. plus ca va, plus je me rend compte que mon calcul ne mene pas bien loin :P

mais une fois les choses ré-équilibrées, ben retour des prix à la normale (le niveau de 2000) assuré.

dans mon calcul, j'ai constaté quand meme un déficit de 500000 logements... va falloir construire un chtouille, mais c'est en bonne voie
Modifié en dernier par Gandalf_barbones le 10 déc. 2005, 17:59, modifié 1 fois.

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Re: Mythe : Le désir du français d'être proprétaire ?

#7 Message par slash33 » 10 déc. 2005, 17:56

Gandalf_barbones a écrit :plus ca va, plus je me rend compte que mon calcul ne mene pas bien loin :P
Exact ! J'ai beaucoup de mal à voir où tu veux en venir.

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#8 Message par slash33 » 10 déc. 2005, 18:21

Aidez moi à trouver le nombre de bailleurs en 2005 ou 2004, SVP 8)

Au cours de ma recherche, j'ai trouvé :
Circulaire du 25 mai 2005 relative à la mise en oeuvre du plan de cohésion sociale et aux contrats d’objectifs avec les bailleurs sociaux

Humm intéressant : Sénat : SÉANCE DU 23 novembre 2005
M. le président. Quel est l'avis de la commission ?

M. Dominique Braye, rapporteur. Je formulerai un avis global sur ces deux amendements, dont l'objet est similaire.

Dois-je le rappeler à mes collègues, la commission des affaires économiques a adopté un amendement tendant à avancer la date d'entrée en vigueur du nouvel indice de référence des loyers afin de permettre, suivant les simulations qui ont été faites, une augmentation des loyers de 1,8 % pour l'année 2006.

Chers collègues, un gel des loyers, que ce soit pendant un an ou pendant deux ans, ne résoudrait absolument rien ! En effet, les propriétaires seraient dans l'obligation de procéder à des rattrapages les années suivantes ! (Exclamations amusées sur les travées du groupe socialiste et du groupe CRC.)

Qui plus est, actuellement, un très grand nombre de bailleurs privés se désengagent du locatif. L'adoption de mesures de ce type risque de décourager plus rapidement encore la totalité des bailleurs privés et se traduirait, sinon par une stérilisation du parc privé, du moins par une diminution radicale du nombre des logements offerts à la location.

Pesez bien les conséquences des dispositions que vous proposez, chers collègues : actuellement, le manque de logements est ce dont nous souffrons le plus cruellement ! C'est pourquoi toute orientation qui pourrait nuire à l'engagement des bailleurs privés...

Bertr@nd

Re: Mythe : Le désir du français d'être proprétaire ?

#9 Message par Bertr@nd » 10 déc. 2005, 18:44

slash33 a écrit : Etonnant quand même non qu'il y ait seulement 3% de propriétaires en plus ! Au fait les investisseurs sont ils assimilés à des propriétaires (ben oui, ils sont propriétaires d'un bien après tout - enfin leur banque mais pas la peine de renchérir)

Ca fait plus 5, 55% de proprios en plus (mais 3 points de parts de propriétaires en plus)

mais dans tous les cas ca me donne l'impression que seule 60% de la population aurait un profil economique de l'acheteur, je pense que le profil psychologique ("j'aimerais bien (pouvoir) acheter") contient une part beaucoup plus importante de la population.

Bertr@nd

annonces en baisse

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Re: Mythe : Le désir du français d'être proprétaire ?

#10 Message par slash33 » 10 déc. 2005, 18:51

Bertr@nd a écrit :mais 3 points de parts de propriétaires en plus
Oui il fallait comprendre ma phrase comme ça.

Mes sources commencent à se préciser : Circulaire no C-2004-01 du 9 décembre 2004 relative à la programmation de l’action et des crédits de l’ANAH en 2005
4. Mise en oeuvre budgétaire

L’ANAH dispose en 2005 pour mettre en oeuvre sa politique d’un montant de 487 millions d’euros de droits à engagement. Le conseil d’administration réuni le 30 septembre 2004 a émis un avis favorable sur la répartition régionale établie par l’Agence. Celle-ci a été effectuée en respectant une répartition entre les propriétaires bailleurs et les propriétaires occupants, respectivement de 65 % et de 35 %.
Je ne sais pas s'il s'agit d'une stat générale ou seulement concernant les aides accordées par l'ANAH. Je continue mes recherches...

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#11 Message par slash33 » 10 déc. 2005, 19:19

http://www.anah.fr/pdf/Lettre-ANAH-2-2005%20.pdf
page 4/4 a écrit :En 2004, 143 400 logements ont été réhabilité avec les aides de l'ANAH,
84 800 logements par les propriétaires bailleurs,
58 600 par les propriétaires occupants.
Si quelqu'un a un document similaire à celui-ci http://www.habitation.gouv.qc.ca/public ... M06470.pdf (mais pour la France bien entendu), qu'il se manifeste merci.

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#12 Message par slash33 » 10 déc. 2005, 19:34

Ben pas facile de trouver l'info.

J'ai quand même trouvé ceci concernant Paris (année 2003) : http://www.paris.pref.gouv.fr/arretesPr ... 10_mai.pdf
page 11/37 a écrit :L’évolution de ce parc est ainsi marqué par une certaine
croissance du nombre de résidences principales, la poursuite de la
croissance du nombre de logements vacants qui représente un peu
plus de 10 % des logements parisiens, et une baisse des
logements occasionnels et résidences secondaires.

En matière de propriété des immeubles, la copropriété s'affirme
désormais comme le statut dominant des logements situés en
immeubles collectifs, alors que la mono-propriété connaît une
légère baisse, tant du côté des propriétés des personnes physiques
que du côté de celles des investisseurs institutionnels.

La majorité des propriétaires sont des particuliers, personnes
physiques qui détiennent 73,5 % des résidences principales dont
30,8 % en propriété occupante et 47,7 % destinés à la location.
26,5 % du parc de logements de la capitale est détenu par des
personnes morales
Remarquez certains en font leur beurre : un guide de formation de l'agent immobilier
Modifié en dernier par slash33 le 11 déc. 2005, 10:43, modifié 1 fois.

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#13 Message par slash33 » 10 déc. 2005, 19:50

Ah c'est pas encore très précis mais ça permet de se faire une assez bonne idée : http://www.senat.fr/rap/r04-442/r04-44224.html
1. Créer un mécanisme de garantie contre les risques locatifs

Dans la majorité des cas, les propriétaires immobiliers français ne disposent pas d'un patrimoine important puisque selon l'Union nationale de la propriété immobilière (UNPI), environ un propriétaire sur deux possède un ou deux logements locatifs. Pour ces personnes, la mise en location constitue souvent un complément de recettes indispensable ou un capital en vue de la retraite. Ainsi selon les résultats d'une enquête réalisée par l'UNPI en 2000, 76,6 % des propriétaires bailleurs déclarent que leurs revenus locatifs représentaient environ 50 % de leurs revenus globaux.
:arrow: En extrapolant on peut dire qu'il y a à peu près autant de bailleurs que d'occupants.

Jean Dupont

#14 Message par Jean Dupont » 10 déc. 2005, 19:52

slash33 a écrit :Ce raisonnement nous amène à une conclusion qui est moins joyeuse : les non propriétaires étaient déja exclus du marché. Ils ont donc subit de plein fouet la hausse des loyers.

Autre problème soulevé : combien y a t-il de bailleurs ?? En effet, si effectivement il existe peu d'investisseurs sur le marché (l'achat est destiné à se loger et uniquement à cela), quels sont les bailleurs qui louent aux 43% restant ??
Aidez moi car j'ai beaucoup de mal à résoudre cette équation... :roll:
J'avoue que la question m'a taraudé toute l'après midi: Comment interpréter ce chiffre ?
1) Les proprios sont restés entre-eux, et ils ont échangés leurs maisons les uns les autres ? Donc, le gars qui avait un 150 m2 construit un 200, celui qui avait un 100 achète le 150 du premier gars…. Et au bout de la chaîne, on fait entrer un primo-accédant dans le 35 m2. Cette hypothèse semble ne pas tenir debout parce que le taux d’effort pour passer de 100 m2 à 150 m2 est du même ordre que le taux d’effort déjà subi 20 ans avant pour acquérir le 100m2. Tout cela est fort peu probable.

2) La piste démographique ? La démographie est telle que les primos-accédants achètent tout ? On voit immédiatement que ça ne tient pas debout, puisque les primo-accédants représentent au maximum 3% des cas. (C’est ce qu’implique l’article.)

3) On nous aurait menti, à l'insu de notre plein gré ? Les acheteurs n’achèteraient pas pour habiter dans leur bien, mais pour le louer (?) Pourrait-on parler d’investissement ? De spéculation ? De valeur refuge après le krach boursier de 2001 ? (Hypothèse assez probable parce que la sortie du tunnel de Friggit ne date que de mi-2002)

Quelles sont les autres hypothèses ?

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#15 Message par slash33 » 10 déc. 2005, 19:55


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#16 Message par slash33 » 10 déc. 2005, 19:59

Jean Dupont a écrit :...
Une piste 2' dérivé de la 2 : impact des héritages et donnations ?

Jean Dupont

#17 Message par Jean Dupont » 10 déc. 2005, 20:02

slash33 a écrit :
Jean Dupont a écrit :...
Une piste 2' dérivé de la 2 : impact des héritages et donnations ?
Héritage ou pas, ce sont toujours des primo, non ? :roll:

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#18 Message par slash33 » 10 déc. 2005, 20:05

Ben oui. Ce sont des primo aidés. Par contre, je ne les vois pas dans la catégorie proprétaires bailleurs.

Je dois mal m'y prendre mais je ne trouve pas de chiffre assez précis. J'ai fait une recherche sur le mot clé "propriétaires bailleurs" et une date...

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#19 Message par ReG_ » 10 déc. 2005, 20:05

j'ai acheté et revendu, je ne suis plus primoaccèdant, mais je ne suis guère mieux qu'eux...l'apport que j'ai est insuffisant
Ex-moderateur. La pluralité des opinions est le fondement de la démocratie.

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#20 Message par slash33 » 10 déc. 2005, 20:14

Heu mon frangin est plus doué que moi. :oops:

Voici les chiffres 2003, en recherche de ceux de 2004 voir 2005 : http://www.senat.fr/rap/r03-022/r03-0226.html
La très grande majorité des bailleurs sont des petits propriétaires qui ont un logement ou deux logements. En effet, le parc locatif privé est composé d'environ 5,2 millions de logements, dont 500.000 sont possédés par des investisseurs institutionnels et 4,7 millions par des personnes physiques. Le nombre de bailleurs privés personnes physiques est lui de 2,2 millions, ce qui donne une moyenne de 2,13 logements par propriétaire privé.

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#21 Message par ReG_ » 10 déc. 2005, 20:17

recherche en famille ? :)
Ex-moderateur. La pluralité des opinions est le fondement de la démocratie.

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#22 Message par slash33 » 10 déc. 2005, 20:17

Pas exactement mais c'est vrai qu'il est doué avec google :oops:

Tiens il vient encore de m'enfoncer :
le détail des chiffres 2003

TrogloMythe

#23 Message par TrogloMythe » 10 déc. 2005, 20:20

Oui, je SAIS manier Google :twisted: :twisted: :roll:

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#24 Message par slash33 » 10 déc. 2005, 20:21

Ben si on en crois le site du gouvernement : http://www.statistiques.equipement.gouv ... ubrique=71, on trouvera difficilement plus récent que 2003. :(

_MARIE_

#25 Message par _MARIE_ » 10 déc. 2005, 22:22

Géniaux ces chiffres, 3% de primo, ça fait peur ! Mais ça confirme nos pires craintes (les primos sont exclus) et nos + gds espoirs, sans eux, ça va pschhchhc craquer.

Il faudrait faire un doc général :

France : XX M d'ab
Proprios : 57% de la pop.

etc... l'enrichir au fur et à mesure et le mettre dans best off. Créé ici :

viewtopic.php?p=51703#51703

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#26 Message par slash33 » 11 déc. 2005, 14:06

chte_marie a écrit :Géniaux ces chiffres, 3% de primo, ça fait peur !
Je ne crois pas qu'il faille faire cette lecture des chiffres. Ce n'était qu'une hypothèse de travail.
chte_marie a écrit :Il faudrait faire un doc général...
J'ai complèté tes références et énoncé un certains nombre de points stratégiques. Je te serais gré d'y jeter un oeil.

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#27 Message par slash33 » 22 déc. 2005, 14:55

Apparement une mise au point s'impose sur ce sujet :

Il n'a jamais été question de 3% de primo dans mes recherches. Le nombre de primos accédants m'est totalement inconnu à l'exception de plusieurs allusions journalistiques (de source financières) qui tablent sur 30% de primo. Mais oui ce ne sont pas des chiffres officiels.

:arrow: Si vous êtes amené à connaitre précisément ces chiffres, merci de les communiquer dans la section Statistiques et notamment dans la file consacrée au recensement des données statistiques françaises.

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A defaut estimations des primo accédants

#28 Message par neron » 23 déc. 2005, 00:46

A défaut,
"La proportion des primo-accédants s'est établie pour la deuxième année consécutives à près de 70 % - dixit 2001-2002, alors qu'elle était respectivement de 62% et de 54% en 1999 et en 2000" http://www.urbanisme.equipement.gouv.fr ... /art04.htm

En ile-de-france stat sur uniquement sur les "accédant à la propriété" (les ménages a qui restent à la date de l'expertise des emprunts à payer) et les "accédents rescent", "nouveaux accédants" (sont ceux qui ont acquis leurs logements dans les 4 années précedentes)". http://www.insee.fr/fr/insee_regions/id ... age230.pdf

L'INSEE indique aussi qu'il faut faire la part entre les vrasi primo- accédants, ceux qui viennent de vendre, ceux qui n'habiteront pas chez eux etc.

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#29 Message par slash33 » 23 déc. 2005, 10:05

C'est malheureusement une information localisée (RP) mais merci quand même.

Le taux de primo a donc évolué en dent de scie sur Paris. Dommage les données datent un peu.

Concernant les remarques lexicales pertinentes, on peut à priori déduire à partir des données de synthèse statistique les chiffres afférant aux différentes catégories.

Catégorisation:
  • propriétaire
    • accédant : emprunt en cours
      • primo-accédant : premier achat immobilier
    • non accédant : emprunt soldé
  • locataire
  • résident à titre gratuit, SDF
Cible de la propriété:
  • résidence
    • principale
    • secondaire, vilégiature
  • investissement locatif
    • privé
    • public

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Serie socologies des accédants

#30 Message par neron » 23 déc. 2005, 21:25

Ci joint une étude sociologique des accédants à la propriété. http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/es381-382c.pdf et une série de chiffre sur la catégorisation des acheteurs entre 1992/2000 ( bas de page) http://www.statistiques.equipement.gouv ... brique=205

Page 9 : Ces nouveaux propriétaires occupants ne sont pas tous des « primo-acquéreurs ». En effet, pour une part non négligeable d’entre eux, près d’un sur cinq, le logement acquis n’est pas le premier dont ils sont propriétaires occupants. Ce constat est révélateur de la complexification des itinéraires résidentiels : il n’est pas rare aujourd’hui qu’un ménage, ou une personne, change plusieurs fois de statut d’occupation à l’occasion de déménagements successifs. La séquence « propriétaire occupant – locataire – propriétaire occupant » n’est pas rare. On constate même que parmi les acquéreurs récents qui n’étaient pas occupants en titre de leur précédent logement, 13 % ne sont pas des primoaccédants, ce qui signifie qu’ils ont été successivement propriétaires occupants, puis hébergés dans un logement dont ils n’étaient pas occupants en titre, par exemple chez des parents, puis de nouveau propriétaires occupants. Ces parcours heurtés sont manifestement liés aux vicissitudes de la vie en couple.


M'en fois pourquoi je n'arrive pas à suivre cette discussion d'expert et ces buts - c'est trop dur :( Mais si je peux aider :)

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#31 Message par slash33 » 23 déc. 2005, 22:43

Pourquoi s'intéresse t-on aux primo-accédants ? C'est un bon indicateur de la résistance de la solvabilité des ménages. En temps normal, les transactions sont le fait d'une grande majorité de primo-accédants (les 3/4 d'après les sources). Si le nombre de primo-accédants baisse de manière importante cela indique une faille dans la solvabilité et une modification structurelle de la demande. Toutefois ces ménages qui n'accèdent plus à la propriété sont forcés de se tourner vers d'autres supports dont inévitablement la location.

Les sources INSEE que vous fournissez explique juste la différence entre "accédants à la propriété" et "primo-accédants" et insiste sur le fait qu'une modification structurelle de la demande s'opère : il y a moins de primo-accédants. Ce changement s'explique par des rotations de logement plus fréquentes pouvant donner lieu à des situations d'occupation (propriété/location) alternatives.

En fait l'institut annonce les prémices de notre mode de vie davantage axé sur la mobilité et les libertés dans le couple : les ménages adaptent leur mode de logement à la situation (abandonnant leur status de propriétaire au besoin).

Ceci a une conséquence pour notre étude : elle est plus complexe.

trazom
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#32 Message par trazom » 05 juin 2007, 14:26

Oups, erreur.

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Re: Mythe : Le désir du français d'être proprétaire ?

#33 Message par floflo » 03 oct. 2008, 09:14

Pas de chiffres à vous donner, mais une anecdote de mon passé récent de Conseiller plus que jamais, être propriétaire, c'est LE choix à faire..

Je rends visite à une personne pour l'estimation de sa maison 100 m² + terrain, je lui donne 48 heures après, et puis, plus de nouvelles. Je l'appelle régulièrement pour savoir s'il veut mettre en vente chez nous en lui faisant mon baratin commercial. Jamais de réponse. J'apprend 2 mois plus tard qu'il a vendu son bien en pap. Mince, bon tant mieux pour lui il a vendu, et au prix que je lui avait indiqué.
Il veint me rendre visite avec toute sa syphatique petite famille en me disant que l'estimation avait été correcte et qu'il désirait trouver maintenant un appartement à acheter de 80 m². Je fais mon boulot de creuser le pourquoi du comment, et il me dit :
"C'est juste pour deux ans, parcequ'après j'ai un projet de construction qui ne peut pas commencer de suite pour raison x et y."
Et là je lui dit : Monsieur, permettez moi de vous parler franchement,
avez vous fait le calcul d'une telle opération ? Ca n'est pas dans mon intérêt mais je vous dois de vous mettre face à la réalité :
Le marché est actuellement en baisse, si vous achetez un appartement, vous prenez le risque de le vendre 10% de mois dans 2 ans, voire plus, sans compter les frais de notaire perdus, les éventuelles pénalités bancaires, les intérêts, et le risque de ne pas le vendre dans les temps, si vous ne trouvez pas d'acheteur, ça mettra fin à votre projet et vous bloquera dans plus petit.. je vous passe le reste du détail de l'argumentation.. ça a duré 30 minutes. Ils sont restés bouche bée, il ne s'attendait pas à un tel discours..
Je les renvoie donc vers notre service location, en me disant avoir fait une bonne action..
Puis plus de nouvelles..
J'apprend 1 mois après qu'ils sont allés voir nos concurrents pour.. trouver un appartement à acheter, parcequ'apparemment, louer pour eux, c'était inconcevable, ils n'avaient rien compris, enfin n'avaient rien voulu comprendre apparement.. comment pouvaient-ils perdre de l'argent en étant propriétaire.. ? Inconcevable, je m'étais forcément trompée..
Et ces concurrents là, les connaissant, ils n'ont pas du se géner pour leur carrer un appart qu'ils se braqueront pour un moment..
Dans quelques temps ils penseront à moi, paix à leur âme..

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Re: Mythe : Le désir du français d'être proprétaire ?

#34 Message par Immo-olé ! » 03 oct. 2008, 11:05

Et oui, tous les français qui se retrouveront dans la mouise suite à la baisse accuseront la crise, la banque, l'AI ou la fatalité. Mais pas un ne se dira "j'ai été ***, on m'avait pourtant prévenu".

C'est avec ces gens là que je n'aurai pas de scrupule à négocier dur quand j'achèterai. Fin de prêt relais ou pas. Tant pis pour eux, fallait pas être ***.

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Re: Mythe : Le désir du français d'être proprétaire ?

#35 Message par floflo » 03 oct. 2008, 11:13

Et moi en rentrant chez moi le soir j'étais fière de mon boulot, et d'avoir fait une bonne action..
Comme quoi l'expérience des autres ne sert pas, il faut faire ses propres expériences pour se rendre à l'évidence, le problème c'est que certaines sont lourdes de conséquences et vous laisse sur le carreau pour très longtemps..

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Re: Mythe : Le désir du français d'être proprétaire ?

#36 Message par floflo » 03 oct. 2008, 11:35

Une 2ème anectode, le mythe du français fier d'être propiétaire, et qui l'a donc rendu plus intelligent et meilleur investisseur que les autres :

Un jour je démarche les propriétaires d'une maison de village avec un panneau de pap sur la porte, pour les prendre en agence. Je me fais mettre à la porte mais leur laisse ma carte.
Ils me rappellent timidement 3 mois plus tard, ils ne parviennent pas à vendre leur bien, je me rend chez eux où monsieur seulement est présent. Il m'explique leur projet de déménager pour se rapprocher de leur travail, et le prix auquel ils communiquent leur maison : 235 000 €, mon estimation est de 170 000 € fourchette haute à l'époque. J'explique avec tact à ce monsieur que le marché se retourne, et qu'il ne le vendra certainement pas à ce prix là. L'ayant achété 10 000 € de moins 2 ans avant (un peu cher pour le marché de l'époque), il voulait faire une plus value, je lui explique que c'est impossible dans ce contexte.
Je le met en garde de ne surtout pas faire de crédit relais sur cette base, qu'il courrait à la cata, et lui donnes des cas de plusieurs personnes qui sont dans ce cas et en fin ed prêt relais.
RDV pris à l'agence pour prendre un mandat de vente la semaine suivante. Ils ne viennent pas. Je rappelle, le monsieur tergiverse et finit par me dire qu'il avait bien compris mon discours mais qu'après avoir fait le compte rendu de mon discours à madame, vexée de mon estimation, elle ne voulait pas me voir..

2 mois plus tard, monsieur me rappelle, pour prendre le mandat, je me rends chez eux, ils me disent : "on n'arrive pas à la vendre, il y a très peu d'acheteurs (ils ont compris) nous avons donc baissé le prix à 205 000 €".
Je leur dit que c'est bien, mais que ce n'est pas encore assez, et que la situation s'est encore dégradée. Madame me dit :"de toute façon il va falloir qu'on la vende à ce prix parcequ'on vient d'acheter autre chose avec un prêt relais !"

sans commentaires..

J'ai fermé mon clapet et pris le mandat, qui a été mon dernier, raz la casquette..

blobarion

Re: Mythe : Le désir du français d'être proprétaire ?

#37 Message par blobarion » 09 oct. 2010, 23:50

Les anecdotes de floflo me rappelle les quelques rendez vous avec le conseiller de ma banque (je dis "le" plutôt que "mon" vue qu'ils changent tout le temps), pour me dire que :

- certains viennent à la banque avec une seule et unique question résumant tout leur projet financier : "quel est votre taux"
- certains exige d'avoir un prêt jugée risqué ou inadapté par le conseiller, sinon "je vais voir ailleurs"
- qui ne comprennent rien à rien même en leur expliquant 100 fois
Je suis sûre que les conseillers bancaire pourrait eu aussi créer un sujet sur le forum rempli d'anecdotes sur des clients buté, inconscient ou crétins, intitulé le désir Français d'avoir son prêt ?.

Tout comme les hotliners de fournisseurs d'accès par exemple sur qui on peste facilement mais qui ont leur grand lot de client complètement crétin.