UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

Discussions et articles de presse relatif à l'économie et à la finance personnelle comme générale.
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achillemo
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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#101 Message par achillemo » 13 nov. 2020, 23:01

Ici c'est la file de Saturne et de son Derby. Merci de ne pas le déranger.

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crispus
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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#102 Message par crispus » 14 nov. 2020, 00:09

Les eurocrates devraient également se charger d'urgence des questions de genre concernant les anges ! Leurs illustres prédécesseurs n'ayant hélas pu obtenir une réponse satisfaisante pour cause d'imprévu dans le plan quinquennal de l'Empire. :mrgreen:
https://www.magcentre.fr/86162-le-sexe-des-anges/

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saturne
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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#103 Message par saturne » 14 nov. 2020, 12:50

achillemo a écrit :
13 nov. 2020, 23:01
Ici c'est la file de Saturne et de son Derby. Merci de ne pas le déranger.
Pas du tout et bien content de voir que d-autres apportent des sources interessantes. 8)

Avant, sur le forum, ce fil sur l-UE brillait par son absence, et sur les autres fils, plein de discussions sur l-UE :mrgreen:
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Goldorak2
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#104 Message par Goldorak2 » 18 nov. 2020, 08:21

https://www.lepoint.fr/debats/l-europe- ... 1643_2.php
L'Europe de la recherche et le financement des Frères musulmans
TRIBUNE. L'anthropologue Florence Bergeaud-Blackler dénonce des processus de sélection de la recherche européenne qui font le lit de l'islamisme.
[...]
L'Europe de la recherche continue de se montrer aveugle, voire complaisante, à l'égard de l'islam politique. [...]
L'un des principaux problèmes de la recherche made in EU est d'ordre linguistique et conceptuel. Pour décrocher un projet, le chercheur devra communiquer dans cet anglais international abstrait, ponctué d'adjectifs nébuleux : innovative, inclusive, interconnected. Des termes incontournables sans la présence desquels un projet n'a aucune chance d'être sélectionné. Il faut répondre à des appels à projets carefully worded par des fonctionnaires obsédés par le politiquement correct, qui ne veulent stigmatiser personne. Par exemple, le djihadisme ne peut être abordé que si l'on promet d'étudier également un autre radicalisme, même s'il ne lui est pas lié. [...]

Des instances infiltrées par la nébuleuse des Frères musulmans

La Commission semble aveugle et sourde à cette présence, car elle est incapable de penser l'islamisme.
Donnons un exemple. En 2015, une députée belge a attiré l'attention de la Commission sur le fait que des associations proches des Frères musulmans, comme le European Muslim Network (créé par Tariq Ramadan), le Forum de l'organisation européenne des jeunes et des étudiants musulmans (Femyso), le Réseau européen contre le racisme (Enar) et l'Empowering Belgian Muslims (EmBem), avaient été financées par la Commission. Au lieu de lancer une enquête, la Commission s'est insurgée de la question. Elle s'est dite « préoccupée par les allégations, fondées sur certains rapports de presse, qui discréditent les organisations de la société civile qui ont pour mission statutaire de contribuer à l'objectif commun de la lutte contre le racisme, la xénophobie, la discrimination et l'intolérance qui y est associée ».

La Commission a répondu à la députée que le Femyso avait reçu près d'une centaine de milliers d'euros et que l'Enar recevait depuis 2012, chaque année, environ 1 million d'euros par an.

L'UE sous-traite à des activistes proches des Frères musulmans et leurs alliés la lutte contre l'islamophobie, l'exclusion, le racisme et la xénophobie, et la définition des critères et des informations sur ce qui est islamophobe, raciste et xénophobe, etc.
[...]
Donc, la radicalisation s'expliquerait par le discours sur la radicalisation. Ainsi vont la novlangue et ses novthéories, qui semblent surtout aptes à nous détourner des vrais problèmes et des vraies solutions.
L'UE...
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#105 Message par SuperCarotte » 19 nov. 2020, 08:40

Plan de relance européen : Bruxelles appelle les 27 à débloquer le budget européen
Budapest et Varsovie ont bloqué lundi le budget de l'UE et le plan de relance massif laborieusement approuvés par les Vingt-Sept en juillet. Ils ont ainsi ouvert une crise au sein de l'Union européenne au moment où l'économie est sévèrement touchée par la deuxième vague de la pandémie de Covid-19. La Hongrie et la Pologne ont mis leur veto pour s'opposer à la mise en place d'un mécanisme permettant de priver de fonds européens les pays accusés de violer l'État de droit (indépendance de la justice, respect des droits fondamentaux). Ces deux pays ont en outre obtenu mercredi le soutien de la Slovénie.

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saturne
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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#106 Message par saturne » 19 nov. 2020, 20:10


https://www.thetimes.co.uk/article/hung ... 21129d5aa9



Hungary and Poland are accusing “woke” western Europe of using EU funds to impose a liberal agenda on socially conservative governments as a new schism emerges within the bloc.

A video summit of EU leaders today will be dominated by a confrontation over the Brussels budget, underlining a deep cultural split between nationalist governments in central and eastern Europe and western member states.

The row follows Hungary and Poland’s vetoing of the EU’s €1.1 trillion 2021-2027 budget and a €750 billion pandemic recovery fund, over a clause that makes access to funding conditional on respecting the rule of law.

Mark Rutte, the Dutch prime minister, even raised the previously taboo possibility of restarting the bloc without Hungary and Poland. In a recent parliamentary debate he asked Dutch MPs: “Can you found an EU without Hungary and Poland?” It stoked fears among eastern European countries that an inner core of nations would try to force them out.

Viktor Orban, the Hungarian prime minister, has accused some countries, including France, Germany and the Netherlands, of turning longstanding “rule of law” debates into a political and ideological weapon.

“In our view, tying economic and financial questions to political debates would be a grave mistake, one that would undermine Europe’s unity,” he said yesterday, warning that the EU would “use financial means to blackmail countries which oppose migration”.

Both Mr Orban and Poland’s ruling Law and Justice party are ready for a battle with the EU — described by the Hungarian leader as “a cultural counter-revolution” — to shore up their flagging domestic political support. The stakes are high because Poland is due to receive more than €130 billion, worth some 4 per cent of GDP annually, under the budget. Hungary is earmarked for €41 billion, representing a boost of up to 10 per cent of GDP.

The Polish and Hungarian governments, with the support of Slovenia’s nationalist prime minister, fear that access to funds will be used to target their conservative policies on LGBT rights and abortion, or their resistance to migration quotas.

“Hungary has been a primary target of the proposed measure,” Judit Varga, its justice minister, said. “I think today ‘rule of law’ is everything and anything that you don’t like about Hungary.”

Poland is concerned that a clause on “potential risk” of breaches of the rule of law will push sanctions beyond its disputes over judicial reforms. “‘Potential risk’ is something that could be triggered by literally anything,” Pawel Jablonski, Poland’s deputy foreign minister, told the Financial Times. “We’ve already had suggestions that issues as far from judicial reform as alleged LGBT discrimination or abortion regulation could trigger these sanctions.”

Removing the rule of law clause is not an option for Angela Merkel, the German chancellor, who is trying to broker a deal, because a group led by the Netherlands, France and the European parliament will refuse to approve the EU budget without it.

EU leaders are unlikely to paper over the cracks today but a solution in time for a December summit is likely if the sanctions are watered down.

“It is easy for Orban and Co to portray this as woke westerners with double standards versus authentic popular leaders,” an EU source said. “But this is emerging as a new but permanent east-west division in European politics.”
[/quote]
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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#107 Message par henda » 21 nov. 2020, 08:09

Santé : quand l’UE reproche à la France de mieux payer les soignants
https://frontpopulaire.fr/o/Content/co3 ... -soignants
Bruxelles tance la France et pointe du doigt sa politique budgétaire. Son tort ? Avoir massivement investi dans la santé, en augmentant notamment les salaires des soignants.
Sur la santé, après avoir délaissé l’appareil hospitalier pendant des décennies, tant et si bien que même après le premier confinement, les suppressions de lits sont toujours effectives dans certains centres hospitaliers, l’Etat a changé son fusil d’épaule en 2020 : un plan d'investissement de 19 milliards d’euros (dont 13 de reprise de dettes) sur plusieurs années. De plus, il a également conclu un accord prévoyant une enveloppe de 7,5 milliards d’euros d’augmentations de salaires pour un personnel soignant durement affecté par la crise et négligé pendant de nombreuses années.
Bruxelles y pointe du doigt les hausses de salaires du personnel de santé prévues dans le cadre du Ségur de la santé, ainsi que certaines exonérations fiscales visant à soulager l'économie française. Des mesures ni temporaires, ni compensées, pour les analystes de la politique budgétaire de la France.
Dans leur conclusion, les deux cosignataires du rapport appellent la France et les trois autres « mauvais élèves » qui l'accompagnent à “ se tenir prêts à «réorienter ces politiques fiscales (...) quand les conditions épidémiologiques et économiques le permettront”. En France, un porte-parole du ministère français des Finances, interrogé par l'AFP, a répondu à ces inquiétudes européennes que la dette publique générée serait compensée entre autres par “une meilleure maîtrise des dépenses publiques et d'autres réformes structurelles”.

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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#108 Message par saturne » 21 nov. 2020, 23:43

Derby a écrit : https://www.bruegel.org/2020/11/the-imp ... ean-union/
The Impact of the New Asian Trade Mega-Deal on the European Union

Although the economic implications of the Regional Comprehensive Economic Partnership (RCEP) for the EU are modest, the geopolitical and strategic implications are not. With the arrival of a new US administration and the central role of China in the bloc, the EU needs to outline an Asian commercial strategy that reconciles the importance of China and the transatlantic relationship.

The 15 November agreement to form the Regional Comprehensive Economic Partnership (RCEP) between the 10 members of ASEAN and Australia, China, Japan, Korea and New Zealand has only modest immediate economic effects for the European Union. However, with China playing a central role in the new arrangement, the long-term strategic and geopolitical implications are major. Europeans tend to look inwards and when they look outwards tend to look mainly west, riveted, for example, by the recent US elections. But, increasingly, most economic activity, most economic growth and some of the more significant geopolitical shifts are occurring in the east.

Economics

Viewed from the standpoint of European firms, RCEP is best understood as a free trade agreement between three manufacturing powerhouses – China, Japan and the Republic of Korea– and their joint outreach towards a vast periphery in Asia. For example under RCEP, China commits to eliminate tariffs on 86% of Japan’s exports, including auto parts. The three nations together generated $5.3 trillion of value added in manufacturing in 2019, over $1 trillion more than the United States and the EU combined. In addition to the China/Japan/Korea population of 1.6 billion, RCEP enables outreach to 675 million more people in ASEAN, Australia and New Zealand, a population larger than that of the European Union. In this region, the Asia Pacific, GDP is projected by the World Bank to grow at two to three times the rate in Europe and the United States over the next ten years. India, which was until recently the world’s fastest growing large economy, dropped out of RCEP last year, mainly out of concern about Chinese competition in manufacturing and Australian and South-East Asian competition in agriculture, but it is not impossible that it will rejoin at some future date.

Harmonisation of rules of origin across the many preceding trade agreements among the 15 signatories of RCEP is a crucial aspect of the new arrangement. Common and simplified rules of origin are designed to facilitate the integration of regional value chains. Given the differences in resource endowments across the group and large gaps in wages and incomes – differences which are far larger than those in the EU and the US-Mexico-Canada agreement (USMCA) – there will be considerable opportunity to enhance efficiency and specialise along lines of comparative advantage. As my colleague Alicia Garcia Herrero has argued, though China and Japan will play a central role as the biggest manufacturing centres by far, the large population and low wage nations in South East Asia will likely see an enhanced role in global value chains.

The direct economic effects of RCEP on the European economy are likely to be small – though they are certainly not negligible – and will be felt only gradually. With the China/Japan/Korea group a major exception, the agreement entails only limited trade liberalisation since numerous trade agreements exist already among the signatories. Agriculture is only modestly affected by the deal and the tariff reductions in manufacturing are subject to many exceptions, with detailed country schedules that carve out sensitive sectors. Moreover, the implementation period is unusually long for an agreement of this kind, extending to 20 years. Customs and other types of trade-enhancing regulatory reform provisions will help accelerate the region’s integration, but the deal will do little to free trade in services, where only selected sectors will benefit. There are no provisions for environmental and labour standards, which are always demanded in negotiations involving the EU and US. The agreement is subject to a ratification process, which – if experience is a guide – will turn out to be arduous and drawn out in several instances, especially given the diffidence of many of the RCEP members to China. It must be noted, however, that ASEAN members, which were the originators of the RCEP idea about a decade ago, have a long history of gradually extending and deepening their trade agreement in an evolutionary process, and RCEP may prove to be a dynamic process, not only a one-time deal.

The greatest worry for the EU is displacement of its exports to RCEP members due to the preference margins accorded to the other signatories, known in economic jargon as trade diversion. The table below shows that the EU has important trade agreements in force in Japan, South Korea and Vietnam, indicating that exports to those countries are unlikely to be displaced. However, of the EU’s total exports to RCEP in 2019, most are not covered by trade agreements, including to China, the EU’s second largest export destination, where the applied trade-weighted tariff was 9.15% in 2017 (since reduced by about 2%). Other significant markets include Indonesia, Malaysia and Thailand, where the EU faces high tariffs, and Australia, where the EU faces lower tariffs. Considering that the EU’s exports to China are composed mainly of machinery and other manufactures, some displacement of exports by Japan and South Korea on the Chinese markets can be expected.


Other effects on the European economy should not be overlooked. They come in three forms:

-Consumers and the many firms dependent on imports of intermediate inputs from RCEP are likely to benefit from lower prices, reflecting the boost to efficiency in value chains based in the region;

-Exporters to RCEP will benefit at the margin from the region’s higher income and – most likely – faster sustained growth;

-Firms competing with RCEP, whether in Europe or on third markets, will be put at some disadvantage, especially if they are not drawing benefits from the region’s integrated value chains.

Analysts have tried to evaluate the net impact of these various effects using sophisticated models, but their conclusions are based on many assumptions and must be taken with a grain of salt. The conclusion of the most widely cited study (Petri and Plummer, 2020), for example, indicates that the EU could be a small net gainer from RCEP, about 0.1% of GDP. While detailed calculations are not reported, it is likely that the net gain is due mainly to lower prices of imports from RCEP, which more than offset the effect of trade diversion. One should bear in mind that this is an aggregate effect, and that individual firms may see significant losses if they are displaced in important markets such as China, and that this may well happen.

Geopolitics

The more important implications of the RCEP deal are geopolitical. Many observers have noted that, despite American opposition, China’s trade and inward foreign direct investment have continued to thrive in recent years. The RCEP deals shows quite conclusively that the Trump Administration’s strategy to isolate China and to cut it off from global value chains has failed. Australia, New Zealand, South Korea and Japan are US allies who harbour deep concerns about China’s rising influence in the region. However, by joining RCEP, they signal that they do not want to, and cannot, sever their economic ties with China, and, indeed, that they see these ties growing stronger. China’s neighbours can hardly ignore the fact that China’s manufacturing sector is today almost twice as big as that of the US and growing about twice as fast.

Following the Trump Administration’s abandonment of the Trans-Pacific Partnership (TPP), Japan is now placed at the centre of the Comprehensive and Progressive Agreement for Trans-Pacific Partnership (CPTPP), whose membership overlaps with RCEP but also includes Canada, Mexico and several economies in Latin America. Among the countries that have expressed an interest in joining CPTPP is China, although that is a long shot, since the reforms required in China in relation to the CPTPP as currently structured would be far-reaching compared to RCEP (1). It is worth noting that Japan has played its trade cards well. Japan joined RCEP not long after it concluded a trade mini-deal with the United States, and even as it sided with the EU and the US in calling for World Trade Organisation reforms that address issues including industrial subsidies and state-owned enterprise trade, targeting China.

President-elect Biden has promised to be tough on China, but it is unclear at this stage what that means and what shape his Asian strategy will take. Surely, the arrival of RCEP will increase the likelihood of the United States resurrecting the TPP in the shape of a modified CPTPP. Either way, Biden is unlikely to continue Trump’s approach of outright confrontation with China on all fronts (trade, technology, people movement, diplomatic, military). That approach does not work, as the recent trade and investment data and the RCEP deal show. Nor is breaking with China consistent with Biden’s intention to deal with the climate emergency and to restore the US position in multilateral institutions.

More important still, as Henry Kissinger and others have argued recently, hostility between the great powers has reached dangerous levels. Competition between China and the US is one thing, enmity is another. Enmity may, sooner or later, lead to war in Asia – however unintended that outcome might be.

Policy options

At the technical level of trade negotiations, the RCEP deal and the arrival of a new US Administration should prompt the EU to define a new Asian commercial strategy. Such a course should aim to preserve its transatlantic alliance but also reflect China’s rising importance in the region and the integration of value chains centred on China, Japan and South Korea.

Such a strategy should consider one of three broad non-exclusive options or a combination of them:

-Closer ties with China, the most challenging but also potentially the most beneficial course;

-Joining CPTPP and

-Acceleration of bilateral agreements elsewhere in Asia.

Taken in reverse order, acceleration of bilateral agreements would require reviving those on hold with Malaysia and Thailand (see Table 1) and making progress in negotiations with Indonesia and the Philippines, and dealing with highly sensitive agriculture issues in those with Australia and New Zealand. This is the business as usual course, but one pursued with greater alacrity.

Joining CPTPP is potentially a promising option for the EU given the deal’s comprehensive and ambitious provisions. CPTPP already spans Asia and the Americas, and could cover Europe as well. The fact that the EU already has trade agreements with the largest members, including Canada, Japan, Mexico, South Korea and Vietnam, could make negotiations easier, but also yield relatively limited new trade liberalisation. The UK has already expressed an interest in joining CPTPP.

The hole in the EU’s trade policy doughnut is China, where the risk of trade diversion due to RCEP is also greatest. The EU is China’s largest trading partner, while China is the EU’s second largest export market and the fastest growing. Progress on trade with China would require accelerating negotiations on the Investment Agreement with China that has been under negotiation since 2014 and has proven highly problematic due to a combination of stringent demands from the EU and China’s unwillingness to budge on important market-access issues. But if a way were found to break the impasse, an agreement on investment could pave the way towards a trade agreement. After all, if Japan, South Korea and Switzerland – high-income industrial economies – can strike limited free trade deals with China, imagining one between China and the EU is not impossible.

If the EU decides to pursue the China option, it should learn from Japan’s adept economic diplomacy, which has so far navigated successfully between China and the United States, striking trade deals with both (and with the EU) while retaining its close security alliance and trade ties with the United States. In the EU’s case, that course is unlikely to take the form of a major deal with the US along the lines of the defunct Transatlantic Trade and Investment Partnership, but rather of a series of limited agreements such as on digital trade.

As Biden takes office, the dangerously strained relations between China and the United States need urgent attention, and the EU is not powerless to influence the outcome with its words and actions. The EU has no interest in a generations-long conflict between the two superpowers, which could lead to the outbreak of war in the Pacific, and nor does the EU see China as an enemy. Closer economic ties between the EU and China will be conditional on China’s efforts to limit the trade distortions caused by its state-dependent competitive model. As Japan has showed in Asia, such a stance is not inconsistent with resisting China’s human-rights infractions and countering its growing economic influence in the near abroad.

A clear European position that it intends to maintain and strengthen its economic relationship with China under stringent conditions would deliver an important message to China. It would also strengthen the resolve of the many internationalists likely to hold key positions in the Biden team and of those in the US Congress who want to adopt a more constructive approach towards China. This is a stance that – judging by his long involvement in foreign relations and with China – the President-elect would be inclined towards anyway, despite the election rhetoric.

The signing of the RCEP mega-trade deal does not point unequivocally to any one of the EU’s three strategic options outlined here. But, together with the arrival of a new US Administration, it does call on the EU to clarify its Asian commercial strategy soon.
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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#109 Message par saturne » 21 nov. 2020, 23:57

XMerci Derby

https://www.express.co.uk/news/politics ... st-news-vn
EU chaos: Defiant Brussels could REMOVE Hungary and Poland from bloc in budget stand-off

HUNGARY AND POLAND could be forced out of the European Union in a bold bombshell move from Brussels, amid growing outrage at the member-states' veto of the EU budget package.

(...) German Chancellor Angela Merkel refused to say whether one of the options being considered would be to threaten the two countries with taking away their voting rights.

The German Chancellor responded: “For me the word ‘threaten’ is not the right word in this context.

"We are obliged to try to find a way out. It’s a serious problem that we have to solve and we will work hard and earnestly on it."


However, Financial Times' Paris bureau chief Victor Mallet suggested that Brussels may go even further and force the two countries out of the bloc entirely.

He told France 24: "If Hungary and Poland go against the rule of law, they won't be welcome for much longer. Nobody wants them to leave, they want them to change their ways."

The European Union has been in frequent clashes with both Poland and Hungary because of national policies the bloc has denounced as undermining the core values of the bloc.

Mr Mallet suggested that there could be a climbdown from Hungary and Poland by the next EU summit on December 10th.

He also suggested that the Poland and Hungary gameplan was to "block up the EU budget for a year, because they can wait that long, and that would put pressure on southern European countries, who can't wait that long".

The France 24 host questioned whether this was "an existential moment for the EU, not unlike Brexit".

France 24's Philip Turle responded by saying: "The behaviour of Poland and Hungary is unacceptable to Brussels.

"The EU does not want to lose those two countries but it's also not willing to put up with two countries laying down the law and demanding equal treatment as other countries, who are respecting EU law.


He added: "Poland and Hungary receive 5 percent of their GDP from Brussels, so they need the money.

"But, they don't want to feel like they are being blackmailed by Brussels into changing their ways."

Hungary’s Prime Minister Viktor Orban has said a dispute over the EU’s coronavirus recovery fund and budget can be solved.

He told state radio on Friday that there will be an agreement “in the end".
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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#110 Message par saturne » 22 nov. 2020, 15:02

L’Europe doit tenir tête à la Hongrie et à la Pologne
Nov 18, 2020
George Soros

https://www.project-syndicate.org/comme ... -11/french

NEW YORK – La Hongrie et la Pologne ont opposé leur veto à la proposition de budget de l’Union européenne pour un montant de 1 150 milliards € sur sept ans, ainsi qu’au fonds de relance européen de 750 milliards €. Bien que ces deux pays soient les plus grands bénéficiaires de ce budget, leurs gouvernements refusent catégoriquement que l’accès aux fonds soit conditionné au respect de l’État de droit, une exigence imposée par l’UE à la demande du Parlement européen. Ils sont en effet conscients de violer l’État de droit à plusieurs égards scandaleux, et refusent d’en payer les conséquences.

Ce n’est pas tant au concept abstrait de l’État de droit que s’opposent le Premier ministre hongrois Viktor Orbán et, dans une moindre mesure, le dirigeant de facto de la Pologne, Jarosław Kaczyński. Ce qu’ils voient d’un mauvais œil, c’est plutôt le fait que l’État de droit représente une limite pratique à leurs manœuvres de corruption personnelle et politique. Leur veto constitue la tentative désespérée de deux transgresseurs en série.


L’UE est la seule qui puisse aider le pays. Les fonds de l’UE pourraient par exemple être versés aux autorités locales, où la démocratie fonctionne encore en Hongrie, contrairement à ce qu’il se passe au niveau national.

L’UE ne peut se permettre de céder du terrain concernant les règles de l’État de droit. La manière dont elle répondra à la défiance Orbán-Kaczyński sera déterminante quant à sa capacité à survivre en tant que société ouverte fidèle à ses valeurs fondatrices.
Ouah. La solution serait que l'UE finance directement les autorités locales, et plus les Etats ?

Que pensez-vous de sa solution?
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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#111 Message par Goldorak2 » 22 nov. 2020, 20:23

saturne a écrit :
22 nov. 2020, 15:02
L’Europe doit tenir tête à la Hongrie et à la Pologne
Nov 18, 2020
George Soros
L’UE est la seule qui puisse aider le pays. Les fonds de l’UE pourraient par exemple être versés aux autorités locales, où la démocratie fonctionne encore en Hongrie, contrairement à ce qu’il se passe au niveau national.

L’UE ne peut se permettre de céder du terrain concernant les règles de l’État de droit. La manière dont elle répondra à la défiance Orbán-Kaczyński sera déterminante quant à sa capacité à survivre en tant que société ouverte fidèle à ses valeurs fondatrices.
Ouah. La solution serait que l'UE finance directement les autorités locales, et plus les Etats ?

Que pensez-vous de sa solution?
Quand Soros dit quelque chose, il faut penser que l'opposé est préférable. C'est un peu comme BHL ou Baverez. Il(s) pourrai(en)t mentir ou arguer des évidences pour noyer le poisson, mais là c'est pas le cas. La solution soros est un caca. Il faut s'appuyer sur les états là où se joue la démocratie (plus important que le plan de relance ou la dictature des juges).

La solution serait que l'UE ne fasse rien. Qu'elle comprenne que son coup de force anti démocratique a échoué pour cette fois. Le mieux serait qu'elle disparaisse corps et bien comme l'URSS au début des 90's. Et que les états et les peuples européens reprennent en main leur destin. L'UE a bien assez sévi.
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#112 Message par saturne » 22 nov. 2020, 21:16

Et la solution c'est...
éliminer les traités ? La Cour de justice inter-États ? Surtout ne pas regarder et se croiser les bras ?

Ouah... Evidemment, on se demande pourquoi ces deux-là ont voulu adhérer,


Ce serait pas mal, si le blocage est impossible à lever, d'assister à l'expulsion des 2. C'est évoqué dans les articles,
Enfin, je pense qu'avant on aura eu une minirevolution (en Pologne...)
Mais on pourrait toujours essayer, aussi, Peut être que les "peuples" réagiront ?

Et l'UE commence à savoir comment s'y prendre maintenant, soit par les sous (Grèce), soit par les grands titres (Brexit). Elle apprend vite et pas trop mal, faut bien avouer,
Dommage seulement que le Parlement UE n'ai pas plus pouvoirs. mais bon, allez savoir si on est prêt pour une révolution,

Je trouve que plus ça va, et plus ça va être dur de se débarrasser de l'UE... Mais attendez ; on veut se débarrasser de quoi, exactement ; de l'UE ou de notre classe politique ?
La classe politique de la PO et HU a répondu ; "Nous" ce qu'on veut c'est la classe politique à "môa" !
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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#113 Message par Goldorak2 » 23 nov. 2020, 08:33

saturne a écrit :
22 nov. 2020, 21:16
Et la solution c'est...
éliminer les traités ? La Cour de justice inter-États ?
C'est exactement ça.
Ouah... Evidemment, on se demande pourquoi ces deux-là ont voulu adhérer,
J'ai voté maastricht dans les 90's. Je n'ai pas cru à la fable : "c'est grace à l'europe que nous sommes en paix et plus de guerre grace à l'Europe Institutionnelle", je savais qu'on avait la paix grace 1 : au parapluie militaire américain, 2 : à notre bombe nucléaire française et 3 -sans doute le plus important- au changement de mentalité des allemands (qui ont bien compris, cette fois, qu'ils avaient perdus la 2GM et ils n'ont plus envie de remettre ça).
Mais je voulais la monnaie européenne (qui était censé nous apporter richesses et croissance) et partager le destin des européens.

J'ai changé d'avis sur l'Euro avec la crise de la dette. L'Euro n'est pas un surcroit de croissance, c'est la désindustrialisation, l'appauvrissement, l'endettement, et in fine, la ruine pour les sudistes dont la France. Je n'ai jamais voulu mettre au sommet de la hiérarchie des normes les juges européens. Je suis de la vieille école démocratique qui met le peuple et le référendum au sommet de la hiérarchie des normes. Les juges empêchent l'expulsion des djihadistes, des clandestins, des immigrés indésirables, ils veulent imposer des répartitions de migrants arrivés en Grèce ou en Italie (ou même de Libye, des gens ont parlé de couloir humanitaire migratoire en provenance de ce pays et des juges européens acquis à cette idéologie mortifère pourraient leur donner raison).
Je suis déjà fou de rage quand ce sont des juges français qui font de telles avanies (Toubon mérite d'être pendu à un croc de boucher). Alors si c'est un juge finlandais formé par Soros qui ordonne à la France de garder ses terroristes...

Les traités européens sont manifestement sur-interprétés. En tout cas, je n'ai jamais voulu que des juges sorosiens obligent la France à rapatrier ou garder des djihadistes "français".

A noter que j'ai pu voter Sarkozy en 2007 et contre Sarkozy en 2012. La démocratie suppose des choix révocables.
Les traités européens même non surinterprétés, peuvent devenir cadusc. Le bon sens lui même suppose des choix révocables. Par exemple, le (honteux) traité de Troyes de 1420 n'a plus cours. https://fr.wikipedia.org/wiki/Trait%C3%A9_de_Troyes
Ce serait pas mal, si le blocage est impossible à lever, d'assister à l'expulsion des 2. C'est évoqué dans les articles,
Enfin, je pense qu'avant on aura eu une minirevolution (en Pologne...)
Mais on pourrait toujours essayer, aussi, Peut être que les "peuples" réagiront ?

Et l'UE commence à savoir comment s'y prendre maintenant, soit par les sous (Grèce), soit par les grands titres (Brexit).
Tu trouves que la gestion du Brexit est admirable ? Faite excuse je trouve cette gestion déplorable et il y avait surement moyen de divorcer en bon terme. L'UE est détestable et de plus en plus. Elle voulait faire un exemple du RU et c'est réussi. Je gage que le RU va survivre plus longtemps que l'UE.
Elle apprend vite et pas trop mal, faut bien avouer,
Ridicule. Les eurocrates sont bien plus autistes hors sol et à la rue que les socialistes ou les macronistes. L'UE n'apprend rien. Ou trop peu trop tard. Il est vrai que la tâche est difficile...
Dommage seulement que le Parlement UE n'ai pas plus pouvoirs. mais bon, allez savoir si on est prêt pour une révolution,

Je trouve que plus ça va, et plus ça va être dur de se débarrasser de l'UE... Mais attendez ; on veut se débarrasser de quoi, exactement ; de l'UE ou de notre classe politique ?
Se débarrasser de l'UE de ses juges de sa jurisprudence de ses blocages et inefficacités. Je veux le retour au pouvoir de notre classe politique, avec tous les pouvoirs. Des élus politiques qui agissent et règlent -ou tentent vraiment de régler- les problèmes migratoire, djihadiste, sécuritaire, économiques... Charge au peuple via les élections, de les reconduire s'ils font du bon boulot ou de les éconduire s'ils en font du mauvais (comme Sarkozy et Hollande). On peut même demander au peuple de se prononcer (recours au référendum).
La classe politique de la PO et HU a répondu ; "Nous" ce qu'on veut c'est la classe politique à "môa" !
Tu confonds classe politique et politiques élus. Le privilège du politique l'élu est de représenter ce que demande la majorité du peuple et de mettre en oeuvre les politiques demandées par le peuple. La classe politique non élu attend d'être majoritaire. Parfois, la classe politique non élue attend longtemps, très longtemps. Et voit ses alertes et ses craintes se concrétiser faute d'appliquer la politique qu'elle préconise, sans avoir convaincu une majorité du peuple.
Modifié en dernier par Goldorak2 le 24 nov. 2020, 00:38, modifié 5 fois.
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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#114 Message par ProfGrincheux » 23 nov. 2020, 12:45

Je ne vois pas comment l’UE peut expulser Pologne et Hongrie. Ou pour être plus exact, j’ai toujours entendu dire que les traités stipulaient que la seule façon qu’un État quitte l’UE c’est de son propre chef. Je ne vois pas non plus comment contourner leur veto dans le cadre des traités. La règle de l’unanimité suppose qu’il y a possibilité d’un consensus et il suffit de ne faire aucune concession pour tout bloquer. C’est presque trop facile.

Ce sont les prodromes d’une crise politique au niveau de l’UE. Il me semble très probable qu’il y en ait une sur la période 2020-2023. Bien malin qui peut prédire ce qu’il adviendra. Un compromis plutôt favorable à Pologne et Hongrie me paraît probable mais je ne pense pas que la crise se limitera à ça. L’UE pourrait notamment avoir la très mauvaise surprise que, suite aux élections, Allemagne ou France jouent à leur tour une stratégie non coopérative. Toutes les tactiques de passager clandestin reposent sur l’hypothèse que le conducteur du train ne cherche pas à le faire dérailler.
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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#115 Message par saturne » 24 nov. 2020, 20:32

Derby a écrit : https://www.politico.eu/article/german- ... ming-days/
Heiko Maas optimistic on EU breaking budget deadlock

German foreign minister expects blockade by Hungary and Poland to be overcome by December summit.

German Foreign Minister Heiko Maas said Tuesday he is "confident" that the deadlock over the EU's €1.8 trillion budget and recovery fund package due to a dispute over the rule of law can be solved soon.

“I am sure that due to the great pressure that exists now, it will also be possible to find a solution by the December Council,” Maas said, referring to a planned European Council summit of EU leaders on December 10-11.

Negotiators from the German presidency of the Council of the EU and the European Parliament earlier this month reached agreements on the bloc's next seven-year budget and a related scheme that could lead to a withdrawal of EU budget payments if a country violates certain rule-of-law criteria. But Hungary and Poland last week blocked the approval of the budget deal and the related coronavirus recovery fund as they oppose the rule-of-law scheme.

“We need a solution and we need it now, and we need it fast. And I am confident that everyone is aware of their responsibility and will do their part to help us solve this in the coming days,” Maas said in a panel discussion at the Berlin Policy Forum, an event organized by the Körber Stiftung foundation.

Alongside Maas on the panel were the foreign ministers of Portugal, Augusto Santos Silva, and Slovenia, Anže Logar — the two countries that will next year hold the rotating Council presidency.

Santos Silva raised the possibility of issuing a "guarantee" to Hungary and Poland to assure them "that there is legal certainty in the [rule-of-law] mechanism that we created" and that countries accused of breaching rule-of-law criteria will have "the opportunity to defend themselves and to appeal to the Council and so on."

Logar, whose Prime Minister Janez Janša last week rushed to the defense of Hungary and Poland, said the EU must "find an agreement that is acceptable to all citizens" and respects "the balance between [EU] institutions and member states."

"It's important to have the rule of law, but we do not have to over-politicize because those are topics that can be used as weapons by some," he said.
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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#116 Message par saturne » 25 nov. 2020, 20:57

XMerci from Derby

https://www.reuters.com/article/us-clim ... 2S?rpc=401&
EU drafts deal to upgrade 2030 climate change target next month

The European Union has drafted a deal to curb greenhouse gas emissions by at least 55% by 2030, against 1990 levels, a target it hopes its 27 members will endorse at a summit next month, the document showed.

If the Dec 10-11 EU leaders’ meeting approves the draft conclusions seen by Reuters, it could make the EU the first major economy to submit a new climate pledge under the 2015 U.N. Paris climate agreement, before a year-end deadline to do so.

The current 2030 target for EU members, who together make up the European Council, is a 40% cut in emissions from 1990 levels, already higher than the amount pledged by other big emitters such as China and the United States.

“The European Council endorses a binding EU target of a net reduction of at least 55% in domestic greenhouse gas emissions by 2030 compared to 1990,” the draft said.

The bloc’s executive, the European Commission, proposed the target in September, saying anything less would fail to put the EU on track to reach net zero emissions by 2050 - a target it has already signed up to.

The U.N. climate science panel has said the world needs net zero carbon dioxide emissions by 2050 to keep global temperature rises this century to below 1.5 degrees above pre-industrial times - the level required to avoid catastrophic climate change.

The document says the new 2030 target would be delivered “collectively” by EU countries - an assurance to countries concerned by the economic transformation that deeper emissions cuts will require.

That could soothe the Czech Republic, which has said it could support a 55% emissions cut if it is EU-wide, but not a national requirement.

The draft also says the target will reflect countries’ different national circumstances, and that upcoming reforms to the EU carbon market will make funds available to help poorer states invest in cleaner energy.

Coal dependent Poland has said it needs more analysis of the economic fallout before signing up to a tougher climate target, and last month called for EU carbon market reforms to redirect revenues to poorer countries.

EU ambassadors will discuss the draft later on Wednesday. They or their leaders can alter it up to and during the summit in a bid to bring all the countries on board.
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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#117 Message par saturne » 02 déc. 2020, 00:00

Bon article. Je l'amène ici, car ça parle bien de l'UE, pas du Brexit
Xmerci Maloserá


The Telegraph, Tuesday December 1 2020
Economic Intelligence

Brexit will be nothing compared to Europe’s culture and debts wars
By Ambrose Evans-Pritchard, World Economy Editor

1 December 2020 •
Version intégrale pour abonnés
https://www.telegraph.co.uk/business/20 ... ebts-wars/

Titre d'appel
Brexit pales beside Europe’s culture and debt wars
If the EU continues to force its headstrong ideology on members, it will destroy itself from within


Brexit will be nothing compared to Europe’s culture and debts wars
By Ambrose Evans-Pritchard, World Economy Editor

1 December 2020 •



It was Europe’s handling of the fiscal compact in 2012 that set the course for Brexit. The EU swatted away modest UK demands for City safeguard clauses. It then circumvented a British veto.

Europe’s leaders rammed through the compact outside the EU treaties by “intergovernmental” means. They subjected the British Prime Minister to a torrent of invective for good measure. David Cameron’s referendum pledge was the consequence. Brussels claimed the compact was vitally needed to bolster monetary union. What it really meant was that Germany and the northern creditor bloc wanted intrusive budgetary surveillance powers to bring southern Europe to heel.

Events have since shown – as critics warned – that the compact is a deflationary doomsday mechanism. It has proved unworkable and has in effect been shelved. So the EU lost the UK for nothing in the end.

Hungary and Poland are now being threatened with a variant of the same treatment, though they have at least done something to deserve it. Fidesz and the Law and Justice Party are accused of high-stakes economic blackmail, having vetoed the EU budget and the Recovery Fund over “law and order” tutelage. Brussels is sifting ways to circumvent that veto, and to throw these countries off the gravy train as added punishment. This too will have consequences.

When you look at this unfolding showdown, Brexit takes on a new complexion. The British people took the honourable decision – impetuous perhaps, but not cynical – to leave an EU project that was moving ever-further in an unwelcome direction. Hungary, Poland, Slovenia and others want to go their own sovereign way but remain within the EU and continue to enjoy net financial transfers. This subversion of the EU from within – as Brussels sees it – is a reminder that the British are not Europe’s real problem or indeed a problem at all.

It ought to be easy enough for the EU to rub along with a liberal, free-market, net-zero Britain, a country that also happens to be a close military and security ally, unless it choses to make this impossible by overdoing demands for a permanent droit de regard and by refusing to reciprocate basic neighbourly courtesies that should have followed de soi from the Withdrawal Agreement.

The Barnier team is sailing close to the wind by making so much hostage to an unrelated trade deal and by pushing large claims while offering so little beyond WTO terms. The British people are psychologically prepared for the worst on Jan 1, should it come to that. They have been carpet-bombed with scare stories for four years. The European public is not prepared and this creates a negotiating asymmetry. Should Brexit trade talks fail, the EU will have to activate its no-deal contingency plans and that will come as a rude shock for those benefiting most from the EU’s £95bn structural trade surplus with the UK, quite apart from the ensuing crisis in EU-Irish relations over what happens next. It would be dangerous statecraft to let this happen in the middle of a double-dip recession and during a parallel political war with the Polish-Hungarian sphere.

I do not wish to dwell on allegations made against Hungary and Poland other than to note that several non-EU bodies – the OSCE, the Council of Europe, et al – have issued warnings over the authoritarian drift of these regimes. But I am absolutely certain that this intra-EU dispute would be handled differently if the Hungarian and Polish leaders were not also eurosceptics. Who exactly is making the judgment on what constitutes an infringement of press freedom or judicial independence?

France’s Emmanuel Macron has been trying to push through an astonishing law restricting media coverage of police action, though mass street protests and global criticism forced him to retreat this week. He does not tolerate criticism and has a habit of intervening to have commentary pulled, even in the Anglo-Saxon press. A number of EU states are either riddled with corruption, or half-captured by organised crime, or fall short of authentic democracy. The Charter of Fundamental Rights is selectively enforced by the European Court. Amnesty International says the nine-year sedition sentences for two Catalan activists engaged in peaceful disobedience is a first-order abuse of judicial power. It said the Spanish supreme court rubber stamped political repression and has “criminalized legitimate acts of protest.” The EU has looked the other way – as has Scotland’s Nicola Sturgeon – because Madrid makes the right noises on the European Project. The gentlemen who turned Malta into their personal fiefdom have yet to do much about the murder of the journalist who exposed their abuses. Reporters Without Borders ranks several EU countries below Poland in its global survey of press freedom, including Greece (65), and Bulgaria (111). In short, violations of the EU’s Copenhagen Criteria of democratic governance and human rights are a stick to beat only those who resist the centralising ambitions of Brussels.

The EU is now split on two lines of deep cleavage: the East-West culture war; and the North-South debt war. The latter has gone into seeming remission. We no longer talk much about the conflict of interest between the creditor bloc and the debtor bloc. But nothing has been resolved.

The North-South gap is now worse than ever. Brussels says public debt in Germany has jumped 11 points to 71pc of GDP over the last year, but by twice as much or more in the South, reaching 116pc in France, 120pc in Spain, 135pc in Portugal, 160pc in Italy, and 201pc in Greece. These figures will almost certainly be worse after Covid’s second wave. The International Monetary Fund warned this week that the EU might have to step up “solvency support” to avert a cascade of defaults. It strongly implied that the Recovery Fund is too small and slow to shore up the system and that high-debt countries may face “adverse market reactions” unless there is a bigger fiscal bazooka.

Bond purchases by the European Central Bank explain the current illusory calm. Frankfurt is soaking up Covid deficits and keeping the bond vigilantes at bay. “Ultimately, the entire edifice hinges on the ECB itself, on its willingness to backstop the sovereign-debt market,” says economic historian Adam Tooze. At some point the ECB will have to stop buying Italian, Portuguese, and Spanish bonds because otherwise there will be further hostile rulings from the Verfassungsgericht, and German political consent for monetary union will ebb away. Any flicker of inflation will bring this to a head rapidly. The point is that the eurozone is nothing like Japan, or the UK, or the US, where monetary rescues will always backstop the system. EMU states are legally and constitutionally on the hook for their own separate debt. Once markets begin to anticipate an end to the ECB ‘Put’, Italy’s implicit insolvency becomes explicit. Bondholders will discount future debt-restructuring, and we will be back to the contagion scenarios of 2012.

However you slice it, you cannot bridge the economic chasm between North and South, just as you cannot bridge the cultural chasm between a secular post-Christian West and a post-Communist East eagerly refinding its Christian identity. They cannot all coexist in a single Union unless it is a loose confederacy that leaves each country with its own sovereign economic and political machinery.

By vaulting ahead with headstrong ideology and a disregard for Europe’s national polities, the EU has ended up with a twin-headed hydra that is part federal and part confederal, and inherently unstable. The showdown with Poland and Hungary is not a one-off event. It is the tremor of ever-grinding tectonic plates. Historians will take a very different view of Brexit after Europe’s cultural anthropology has imposed its irresistible force.
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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#118 Message par saturne » 16 déc. 2020, 15:07

La doctrine Macron : une conversation avec le Président français
16-nov-2020

https://legrandcontinent.eu/fr/2020/11/16/macron/
le Président français, dans l'un de ses plus longs entretiens, est revenu avec le Grand Continent sur les principaux éléments de sa nouvelle doctrine en matière internationale.
Résumé des 10 points
https://legrandcontinent.eu/fr/2020/11/ ... ts-macron/
1 – Le consensus de Paris
2 – Refonder le capitalisme
3 – Penser les grandes ruptures historiques avec: universalisme 1945, minorités 1968, totalitarismes post-89
4 – Quelle Europe géopolitique ?
5 – Défense, technologie et droit : l’autonomie stratégique européenne
6 – Défendre les valeurs européennes
7 – Un nouveau partenariat Europe-Afrique
8 – La conversion du regard sur l’Afrique
9 – Une écologie réaliste
10 – La diplomatie du vaccin
Video sur vimeo (sous-titres espagnols)
https://player.vimeo.com/video/479598486?texttrack=es
Modifié en dernier par saturne le 16 déc. 2020, 21:33, modifié 1 fois.
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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#119 Message par henda » 03 janv. 2021, 09:58

EU Signs €145bn Declaration to Develop Next Gen Processors and 2nm Technology
https://www.eetimes.eu/eu-signs-e145bn- ... echnology/
In a major push to give Europe pride of place in the global semiconductor design and fabrication ecosystem, 17 EU member states this week signed a joint declaration to commit to work together in developing next generation, trusted low-power embedded processors and advanced process technologies down to 2nm. It will allocate up to €145bn funding for this European initiative over the next 2-3 years.
Commenting on the new initiative announced this week among the 17 member states, Thierry Breton, commissioner for the internal market, said, “Europe has all it takes to diversify and reduce critical dependencies, while remaining open. We will therefore need to set ambitious plans, from design of chips to advanced manufacturing progressing towards 2nm nodes, with the aim of differentiating and leading on our most important value chains. Today’s highly welcomed joint effort is an important leap forward – it will pave the way to the launch of an industrial alliance. A collective approach can help us leverage our existing strengths and embrace new opportunities as advanced processor chips play an ever more important role for Europe’s industrial strategy and digital sovereignty.”
Among the itemized points in the declaration, the states agreed to focus on the design ecosystem, supply chain capabilities and first industrial deployment of advanced semiconductor technologies, including scaling towards leading-edge process technologies for processor chips. It also plans to work towards common standards and, where appropriate, certification for trusted electronics, as well as common requirements for procurement of secure chips and embedded systems in applications that rely on or make extensive use of chip technology.

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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#120 Message par slash33 » 03 janv. 2021, 10:19

Ratata, on nous raconte encore des couneries. C'est un nouveau FPx en comité ultra restreint (y a dans l'ordre d'importance: l'Allemagne, la France, l'Italie et... l'UK???) qui fait essentiellement la part belle aux sociétés allemandes payés par les deniers européens. Bon OK on a réussi à y placer STM et un bout du CEA. La France a l'air honorablement représentée. Mais y a même pas les fleurons que sont Nokia et Ericsson dans ce groupement. Les autres pays européens doivent l'avoir mauvaise à l'annonce de ce plan! Ah et pour cause, ils ne sont pas signataires (puisque concurrents :lol: )

https://www.ipcei-me.eu/what-is/project-structure/

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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#121 Message par Nounou » 03 janv. 2021, 11:54

Slash,

Il semble que le projet consiste a renforcer les acteurs europeens dans les technologies de fabrication de puces. Pas dans la conception. Nokia et Ericsson n'ont pas d'usines de semi-conducteurs, leurs puces partent en fonderies, européennes ou asiatiques.
Les quelques participants britanniques sont anecdotiques, et vont se faire éjecter- Brexit.

Ma premiere perplexitude concerne l'absence de l'IMEC a Louvain en Belgique. Ils developpent des technos avancees, ils sont aux avant-postes des technos développées par TSMC. Organisation européenne pourtant
Ma deuxieme perplexitude concerne l'absence de ASML aux pays-bas. Les plus avancés au monde en fourniture de machines de production, scanners pour la lithographie. Leurs plus gros clients pour les machines avancées sont les fondeurs asiatiques et Intel.
Si ils y sont liés par des contrats de recherche, peut-etre que cela justifie leur exclusion de l'initiative européenne.

Mais sans ces deux-la, je ne comprends pas comment on va produire du 2nm en Europe, même en se sortant les doigts.
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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#122 Message par pimono » 03 janv. 2021, 12:39

Nounou a écrit :
03 janv. 2021, 11:54

Mais sans ces deux-la, je ne comprends pas comment on va produire du 2nm en Europe, même en se sortant les doigts.
c'est pourtant écrit dans l'article :
"Le cadre IPCEI européen vise à permettre aux États membres de remédier aux défaillances du marché lorsque les initiatives privées soutenant l'innovation ne se concrétisent pas en raison des risques importants que ces projets comportent."


et avec 145 milliards de budget, je pense qu'on est capable d'enfiler autre chose que des perles !

Le plus rigolo là dedans, c'est qu'il s'agit de monnaie de singe.
"Ils feront le travail pour nous et nous prospérerons grâce à leurs dettes et leur dur labeur, ...nous continuerons à les faire vivre dans la peur et la colère par l’image et le son."

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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#123 Message par Nounou » 03 janv. 2021, 13:03

pimono a écrit :
03 janv. 2021, 12:39
Nounou a écrit :
03 janv. 2021, 11:54

Mais sans ces deux-la, je ne comprends pas comment on va produire du 2nm en Europe, même en se sortant les doigts.
c'est pourtant écrit dans l'article :
"Le cadre IPCEI européen vise à permettre aux États membres de remédier aux défaillances du marché lorsque les initiatives privées soutenant l'innovation ne se concrétisent pas en raison des risques importants que ces projets comportent."


et avec 145 milliards de budget, je pense qu'on est capable d'enfiler autre chose que des perles !

Le plus rigolo là dedans, c'est qu'il s'agit de monnaie de singe.
La chine s'est fixe 250milliards de $ en depenses en micro-electronique depuis 10 ans, et n'a pas rattrapé son retard sur les taiwanais. Meme en debauchant des centaines de specialistes de taiwan. Ils ne savent pas mettre en oeuvre et encore moins fabriquer les machines de production (200 M$ piece pour un scanner), un autre point concerne la maitrise des resines pour la photolithographie en Extreme UV.
En Europe, si les deux champions que j'ai cités ne font pas partie de l'eco-systeme, on commence mal tres fort. A minima, le POGNON européen devra ruisseler tres fort vers eux, douchés par les contractants du programme.
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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#124 Message par slash33 » 03 janv. 2021, 18:41

J'ai trempé dans les projets Européens dans le passé. Très sincèrement je demande à voir ce que ça va donner. Et non la Suède n'est pas signataire, Ericsson ou pas. Et non ce n'est pas qu'une question de gravure 2 nm. Il y a 4 volets à ce plan d'investissement.

L'Euro-fighter c'était une initiative franco-allemande. Ça a bien marché.

Et, oui, pimono soulève une question intéressante: comment est assuré le financement de ce plan hors norme?

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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#125 Message par Nounou » 03 janv. 2021, 19:03

A Zut, j,avais manqué un bon client au sujet des processeurs a basse consommation - dès avant le Brexit: ARM a Cambridge, totalement absent :oops:
aRM est aussi present aux USA et en Chine, ce qui a pu les exclure du programme.
Apres les vapeurs de foie gras, de sauternes et au milieu des cartes de vœux, je vais tacher d'en savoir plus sur ce programme EU.
Avec un peu de chance, au troisieme rang des bénéficiaires, je vais être subventionné facon décriée par Pimono jusqu'à la retraite 8)
Modifié en dernier par Nounou le 03 janv. 2021, 19:08, modifié 1 fois.
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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#126 Message par achillemo » 03 janv. 2021, 19:07

L eurofighter est une daube qui a explosé son budget.

Les français se sont retirés de ce projet en 1985 pour faire le Rafale. Les allemands, italiens, espagnols et anglais ont continué tous seuls.

Cet avion n'est pas fini et par manque de compréhension entre les pays il ne le sera jamais.

C'est l exemple même de la coopération qui mène nulle part. La France seule est allée plus vite et plus loin.

Parlais tu vraiment de l eurofighter?

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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#127 Message par slash33 » 03 janv. 2021, 19:08

C'était de l'ironie.

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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#128 Message par saturne » 08 janv. 2021, 21:43

La bénédiction du Brexit pour l'Europe et les US


https://www.project-syndicate.org/comme ... ss-2021-01
The Brexit Boon to Europe and the US

More than four years after the Brexit referendum, the United Kingdom has finally left the European Union, and the timing could not be better. With Britain gone, Europe has nothing preventing it from adopting a new economic-policy model that is better equipped for contemporary conditions, not least a strengthening euro.

STANFORD – Most Europeans are happy that Joe Biden will be the next president of the United States. Whether they realize that Biden’s economic policies will put the euro and Europe in a bind is another matter. The new US administration will want the euro to remain strong against the dollar in order to keep the US economy humming.

With the goal of boosting spending on the pandemic response, the environment, and infrastructure, the Biden White House will undoubtedly pressure the US Federal Reserve to keep the value of the dollar low, regardless of how much more fiscal stimulus it can coax out of Congress. And having done so many favors for Donald Trump, the Fed chair, Jay Powell, will be in no position to refuse Biden. In this context, it was a stroke of genius for Biden to appoint Janet Yellen to serve as Secretary of the Treasury. As Powell’s predecessor at the Fed, she still has significant influence there. For good reason, Wall Street is betting heavily against the US dollar for the next year or two.

The expected Biden policy approach will have a dramatic effect on the European economy, which remains heavily reliant on exports. In 2019, exports accounted for 46.9% of Germany’s GDP, 31.8% of France’s, and 31.5% of Italy’s. Europeans cannot afford to sit idly by and watch the euro strengthen to the point that it strangles their exports.

The best solution would be for Germany to deploy a fiscal stimulus, as this would “internalize” a good amount of EU trade, rendering the euro’s appreciation against other currencies irrelevant. Instead of exporting to the US, Italians could export more to Germany and other northern eurozone countries, since the additional stimulus will have provided the means for increased purchases from the south. Europeans have a huge internal market; it is time to use it, even if only to militate against a runaway euro that could otherwise split the European Union.

Just as the US forced quantitative easing on Europe to save its own economy from an overvalued euro in 2014, Biden’s policies are likely to force an expansionary fiscal policy on the Germans for the very same reason. If it happens, the deciding factor this time around will have been Brexit. Had the United Kingdom not left the EU, the chances for German fiscal stimulus and a new model of internalized EU trade would have been close to zero.

As Karl Kaiser, a former director of the German Council on Foreign Relations, tells Roger Cohen of The New York Times, “Brexit made [German Chancellor] Angela Merkel willing to abandon positions that had been sacred.” Merkel was afraid that others would leave the EU if Germany did not change its financial policies. By the same token, the EU’s new €750 billion recovery fund, perhaps Merkel’s greatest achievement, would not have happened had the British stayed in the bloc. As Cohen explains, “The European Union can now borrow as a government does – a step toward sovereign stature and a means to finance the $918 billion pandemic recovery fund that a British presence would probably have blocked.”

It would appear that the British left the EU at just the right moment. The new US president, facing a raft of urgent policy demands at home, will be in a strong position to nudge the Germans in precisely the direction they need to go – toward a new model of greater EU fiscal stimulus and internalized trade.

Since this shift, which could prove a strong antidote to European populism, would help to harmonize US-EU relations and benefit both the US and European economies, no one in Washington, DC, or Brussels should shed any tears for Britain’s departure. The Germans may not be eager to embrace an internalized trade model, but they should recognize that Brexit, in this case, is good for Europe. It has introduced the possibility of a mixed fiscal- and monetary-policy model that would be far more effective than the strictly monetary-based approach that has dominated EU policymaking since the 2008 financial crisis.

Yes, the European Central Bank has performed wonders with its expansionary monetary policy of the past dozen years. ECB President Christine Lagarde and her predecessor, Mario Draghi, deserve great credit for their bold policy decisions. With the sovereign-bond-yield spread between northern and southern eurozone countries having narrowed dramatically, the ECB has managed to integrate the two regions financially for the first time ever. Moreover, the yields on higher-risk periphery assets are now at or close to all-time lows.

These financial developments have been great for European unity and solidarity. But history shows that monetary policy alone cannot finish the job of delivering strong economic growth. Though the euro keeps reaching new heights, the European economy is in a slump, and the ECB is still consistently undershooting its inflation target of “below, but close to, 2%.In seven of the last eight years, inflation has been closer to 1% than 2%, and the market expects this to continue for the next decade.

This is unacceptable. Fortunately, by allowing fiscal policy to be brought into the EU policy mix, Brexit is precisely what Europe needs to pursue a more effective macro-economic stabilization policy, and to deal with a “beggar-thy-neighbor” currency policy on the part of the Fed.
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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#129 Message par saturne » 15 janv. 2021, 14:57

Proposition de RÈGLEMENT DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL établissant une facilité pour la reprise et la résilience

COM/2020/408 final/3
Référence:
https://eur-lex.europa.eu/legal-content ... C0408R(02)
Texte:
https://eur-lex.europa.eu/legal-content ... 2)&from=ES
L’instrument établi par ce règlement est soumis aux règles de bonne gouvernance économique instaurées dans le cadre du règlement portant dispositions communes relatives aux fonds structurels et de cohésion (article 9). Il doit être mis en œuvre par la Commission en gestion directe, conformément au règlement financier (article 6). Le soutien financier s’ajoutera à celui apporté au titre d’autres fonds et programmes de l’Union et ne pourra pas couvrir les mêmes coûts (article 8).

Des dispositions relatives aux actions de communication à l’égard du Parlement européen et du Conseil (article 21) et à l’égard du grand public (article 26) sont prévues, de même que des dispositions concernant la complémentarité (article 22), le suivi (article 23), les rapports annuels (article 24) et l’évaluation (article 25).

L’objectif de la facilité est de promouvoir la cohésion économique, sociale et territoriale de l’Union par l’amélioration de la capacité de résilience et d’ajustement des États membres, l’atténuation des conséquences sociales et économiques de la crise et le soutien aux transitions écologique et numérique en vue de parvenir à une Europe neutre pour le climat d’ici à 2050, contribuant ainsi à rétablir le potentiel de croissance des économies des États membres à la suite de la crise de la COVID-19, à encourager la création d’emplois et à favoriser une croissance durable. À cet effet, la facilité apportera aux États membres un soutien financier direct en vue d’atteindre les valeurs intermédiaires et les valeurs cibles des réformes et des investissements (article 4). Des règles d’admissibilité sont également définies en ce qui concerne les réformes et les investissements: les États membres devraient préparer des plans nationaux pour la reprise et la résilience énonçant leur programme de réforme et d’investissement pour les quatre années à venir. Ces plans devraient comprendre des mesures en vue de la mise en œuvre de réformes et de projets d’investissements publics dans le cadre d’un train de mesures cohérent. Les plans devraient concorder avec les défis et priorités recensés dans le cadre du Semestre européen, les programmes nationaux de réforme, les plans nationaux en matière d’énergie et de climat, les plans pour une transition juste et les accords de partenariat et les programmes opérationnels adoptés au titre des fonds de l’Union. Ils devraient comprendre des mesures visant à remédier aux difficultés auxquelles les États membres sont confrontés en ce qui concerne leurs transitions écologique et numérique et contribuer ainsi à les placer sur la voie d’une reprise durable.
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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#130 Message par saturne » 19 janv. 2021, 20:57

PROPOSITION DE RÉSOLUTION DU PARLEMENT EUROPÉEN

https://www.europarl.europa.eu/doceo/do ... 47_EN.html
RAPPORT sur l’accès à un logement décent et abordable pour tous

40. souligne que 25,1 % des locataires européens payant des loyers aux prix du marché consacrent plus de 40 % de leurs revenus à leur loyer, et qu’en moyenne, les loyers sont en augmentation constante[44]; invite les États membres et les autorités régionales et locales à mettre en place des dispositions juridiques, y compris des réglementations claires en matière de location, visant à protéger les droits des locataires et des propriétaires-occupants, et à favoriser la sécurité des propriétaires aussi bien que des locataires et prévenir les expulsions, également après des mesures de rénovation, et également dans le cas de personnes vivant dans un logement dont l’État a été exproprié pendant un processus de restitution; invite les États membres et les autorités régionales et locales à garantir la sécurité d’occupation en favorisant les contrats de location à long terme comme option par défaut, ainsi que la transparence des loyers et les mesures de contrôle des loyers, à corriger le loyer lorsque c’est nécessaire pour faciliter l’accès à un logement abordable pour tous, à soutenir les organisations travaillant à la protection des locataires et des propriétaires-occupants et à mettre en place des procédures de règlement des litiges juridiques à faible seuil;

45. s’inquiète de la financiarisation accrue du marché du logement, en particulier dans les villes, qui fait que les investisseurs considèrent le logement comme un bien négociable plutôt que comme un droit de l’homme; invite la Commission à évaluer la contribution des politiques et des réglementations de l’Union à la financiarisation du marché du logement et la capacité des autorités nationales et locales à garantir le droit au logement et, le cas échéant, à présenter des propositions législatives visant à lutter contre la financiarisation du marché du logement d’ici la mi-2021; invite les États membres et les autorités locales à mettre en place des mesures appropriées pour lutter contre les investissements spéculatifs, à adopter des politiques favorisant les investissements à long terme dans le marché du logement, et à développer des politiques d’aménagement urbain et rural qui favorisent le logement abordable, la mixité sociale et la cohésion sociale;



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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#131 Message par slash33 » 19 janv. 2021, 23:01

s’inquiète de la financiarisation accrue du marché du logement, en particulier dans les villes, qui fait que les investisseurs considèrent le logement comme un bien négociable plutôt que comme un droit de l’homme
Oh, ça, ça va faire très mal si ça abouti à quelque chose de concret.

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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#132 Message par saturne » 20 janv. 2021, 06:17

slash33 a écrit :
19 janv. 2021, 23:01
s’inquiète de la financiarisation accrue du marché du logement, en particulier dans les villes, qui fait que les investisseurs considèrent le logement comme un bien négociable plutôt que comme un droit de l’homme
Oh, ça, ça va faire très mal si ça abouti à quelque chose de concret.
Déjà, c'est dit: que 3 générations ont piétiné les droits de l'homme (pire, les droits de leurs enfants).
Que ça aboutisse a quelque chose de concret, cela dependra du nombre de leurs rejetons aliénés
Mais le dire est important, car il faut changer le discours, que c'est terminé y qu'on passe à autre chose..

Je crois que ça ne va pas faire "mal", on ne peut pas faire pire de ce qu'on a en ce moment.
C'est du bien que je vois, et l'immo comme refuge de valeur, après tout, cela signifie que les sous à rembourser de toutes les crises (liées a l'immo) pourront être récupéré à partir de là.

Mais c'est dit, Et il fallait le dire.
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Re: UE: les grands chantiers 2017-19 puis 2019-25

#133 Message par Goldorak2 » 20 janv. 2021, 09:12

saturne a écrit :
19 janv. 2021, 20:57
45. s’inquiète de la financiarisation accrue du marché du logement, en particulier dans les villes, qui fait que les investisseurs considèrent le logement comme un bien négociable plutôt que comme un droit de l’homme; invite la Commission à évaluer la contribution des politiques et des réglementations de l’Union à la financiarisation du marché du logement et la capacité des autorités nationales et locales à garantir le droit au logement et, le cas échéant, à présenter des propositions législatives visant à lutter contre la financiarisation du marché du logement d’ici la mi-2021; invite les États membres et les autorités locales à mettre en place des mesures appropriées pour lutter contre les investissements spéculatifs,
Quels débiles profonds que ces gens ! Peut on être plus bête ?
à adopter des politiques favorisant les investissements à long terme dans le marché du logement, et à développer des politiques d’aménagement urbain et rural qui favorisent le logement abordable,
A enfin ! une idée positive dans cet océan d'âneries : construire des logements irait dans le bon sens pour des logements plus abordables. Enfin c'est peut être pas ça leur idée.
la mixité sociale et la cohésion sociale;
A ben non, il faut qu'ils continuent dans la destruction et la politique du pire.
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