Livres conseillés par les membres du forum

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Re: Livres conseillés par les membres du forum

#901 Message par pangloss » 17 sept. 2020, 13:34

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Auteur du Texte : Rutger Bregman
Traduit par : Caroline Sordia
Traduit par : Pieter Boeykens
« L’ouvrage de Rutger Bregman m’a fait voir l’humanité sous un nouveau jour », Yuval Noah Harari, auteur de Sapiens.

Ce livre expose une idée radicale.

C’est une idée qui angoisse les puissants depuis des siècles. Une idée que les religions et les idéologies ont combattue. Une idée dont les médias parlent rarement et que l’histoire semble sans cesse réfuter.

En même temps, c’est une idée qui trouve ses fondements dans quasiment tous les domaines de la science. Une idée démontrée par l’évolution et confirmée par la vie quotidienne. Une idée si intimement liée à la nature humaine qu’on n’y fait souvent même plus attention.

Si nous avions le courage de la prendre au sérieux, cela nous sauterait aux yeux : cette idée peut déclencher une révolution. Elle peut mettre la société sens dessus dessous. Si elle s’inscrit véritablement dans notre cerveau, elle peut même devenir un remède qui change la vie, qui fait qu’on ne regardera plus jamais le monde de la même façon.

L’idée en question ?

La plupart des gens sont bons.

Captivant et inspirant, formidable succès partout dans le monde, Humanité ouvre avec humour, sérieux et pédagogie de nouveaux horizons. Et si nous étions plutôt bons ? Et si un livre pouvait changer le monde ?

Historien, journaliste pour le magazine en ligne De Correspondent, Rutger Bregman est l’auteur du génial Utopies réalistes, best-seller traduit dans plus de trente pays.

Traduit du néerlandais par Caroline Sordia et Pieter Boyekens
Suis en train de le lire. fantastique. En publierai des extraits.

Son intervention à Davos


Modifié en dernier par pangloss le 07 oct. 2020, 11:40, modifié 2 fois.
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Re: Livres conseillés par les membres du forum

#902 Message par optimus maximus » 17 sept. 2020, 13:51

EmileZola a écrit :
16 sept. 2020, 19:06
confettis1 a écrit :
16 sept. 2020, 18:29
EmileZola a écrit :
16 sept. 2020, 17:14
Je suis en train de lire "Robinson Crusoé".
C'est pas mal, mais assez long (900 pages). Et pas facile à lire vu le vieux langage (publié en 1719).

Bien teinté du racisme de l'époque aussi. Robinson a fait naufrage en voulant aller chercher des nègres en Afrique. Et il fait de vendredi son esclave en fait.

Pas lu mais la version de Michel Tournier ( "Vendredi ou les limbes du Pacifique " ) est dans mon top 10" romans" . ( avec d'autres de ses romans d'ailleurs... ).
Je ne connaissais pas cette version. C'est quoi ? Une réécriture du roman d'origine ? Si oui, je ne comprends pas trop l'intérêt.
Le Robinson de Defoe est le fruit de son époque. Dès qu'il se retrouve naufragé sur une île déserte, il s'attelle à créer ex nihilo une civilisation. C'est presque typique du roman de formation.
Le Robinson de Tournier, isolé du monde, est un sujet confronté à un monde sans autre sujet, un sujet avec un monde objet... son rapport au monde est donc perverti (Vendredi est un esclave, c'est un objet). En particulier, Tournier détaille particulièrement ses frustrations sexuelles.

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Re: Livres conseillés par les membres du forum

#903 Message par pangloss » 06 oct. 2020, 22:04

pangloss a écrit :
17 sept. 2020, 13:34
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Auteur du Texte : Rutger Bregman

Suis en train de le lire. fantastique. En publierai des extraits...
Prologue

A la veille de la Seconde Guerre mondiale, l'état-major de l'armée britannique se faisait du souci. Londres était en grand danger. La ville était, selon Winston Churchill, « la plus grande cible au monde, une sorte d'énorme vache, une vache grasse et précieuse, attachée pour attirer les prédateurs! Le nom du prédateur en question ? Adolf Hitler. Si le peuple succombait à la terreur causée par ses bombardiers, c'en était fini de la Grande-Bretagne. "La circulation cessera, les sans-abri hurleront à l'aide et la ville sombrera dans le désordre", craignait un général britannique. Des millions de citoyennes et citoyens craqueraient. L'armée ne pourrait pas même commencer le combat, tant elle serait occupée à contenir les foules hystériques. Churchill prévoyait qu'au moins 3 à 4 millions de Londoniens fuiraient la ville. Pour savoir quel danger menaçait, il suffisait d'ouvrir un livre : Psychologie des foules. Son auteur, le Français Gustave Le Bon, était l'un des intellectuels les plus influents de son époque. Hitler avait lu l'ouvrage de bout en bout, tout comme Mussolini, Staline, Churchill et le président Roosevelt.

Gustave Le Bon expliquait jusque dans les moindres détails ce qui se produisait dans les situations d'urgence. Presque immédiatement, écrivait-il, " l'homme descend de plusieurs degrés sur l'échelle de la civilisation". C'est alors que la panique et la violence prennent le relais, et que se révèle notre vraie nature. Le 19 octobre 1939, Hitler dicta son plan d'attaque à ses généraux. " Le déploiement impitoyable de la Luftwaffe afin de briser la volonté de résistance des Britanniques poum et devra s'ensuivre le moment venu”.

Les Britanniques craignait qu'il ne fût déjà trop tard. Ils envisagèrent encore un temps de creuser un réseau de cachettes souterraines dans les sous-sols de Londres, mais en fin de compte, ce projet fut abandonné. Bientôt, paralysés par la peur, les gens n'oseraient même plus remonter à la surface. Au dernier moment, on installa tout de même quelques hôpitaux psychiatriques d'urgence en dehors de la ville, afin d'y accueillir les premières victimes,

Puis cela commença.

Le 7 septembre 1940, trois cent quarante-huit bombardiers allemands traversèrent la Manche. Il faisait beau. De nombreux habitants de Londres étaient dehors et levèrent les yeux vers le ciel lorsqu'à 16 h 43, les sirènes commencent à mugir. Ce jour de septembre resterait dans l'Histoire sous le nom de “samedi noir”, et la période qui s'ensuivrait sous le nom de Blitz. Plus de quatre-vingt mille bombes s'abattirent sur la seule ville de Londres. Des quartiers entiers furent rayés de la carte. Un million de bâtiments se trouvèrent détruits ou complètement anéantis, et plus de quarante mille personnes périrent.

Comment réagirent les Britanniques ? Que se passa-t-il lorsqu'ils furent, par millions, étourdis de bombes des mois durant ? À quel point devinrent-ils hystériques, bestiaux ou pire encore?

Commençons par le récit d'un psychiatre canadien.
En octobre 1940, le docteur John McCurdy traversa en voiture le sud-est de Londres. Il se rendait dans un quartier pauvre qui avait été gravement touché par les bombardements (on y trouvait un cratère ou une bâtisse en ruine tous les 100 mètres). S'il y avait bien un endroit
où les gens auraient dû paniquer, c'était ici. Voici ce que constata le psychiatre peu après que l'alarme eut été déclenchée :
“De petits garçons continuaient partout de jouer sur la chaussée, les badauds continuaient de marchander, un policier dirigeait la circulation avec une lassitude superbe et les cyclistes défiaient la mort et les lois de la circulation. Personne de ce que je pouvais voir, ne lançait ne fût-ce qu'un coup d'œil vers le ciel.”

Si on lit des récits sur les quelques mois qu'a duré le Blitz, on tombe sans cesse sur des descriptions de ce calme extraordinaire qui s'était emparé de Londres. Une journaliste américaine interviewa ainsi son concierge et sa femme dans leur cuisine. Ils étaient en train de souper tranquillement tandis que les fenêtres tremblaient. Avaient-ils peur, leur demanda-t-elle ? Oh, non, ça nous servirait à quoi, d'avoir peur ?»

Selon toute apparence, Hitler n'avait pas tenu compte de la mentalité britannique. Le flegme. L'humour pince-sans-rire. Les commerçants installèrent des pancartes devant les ruines qui avaient autrefois été leurs boutiques : “Plus ouvert que jamais ». Le propriétaire d'un pub tourna le ravage en plaisanterie : « Nous n'avons plus de fenêtres, mais nos spiritueux sont excellents. Venez les essayer”. Les Britanniques supportèrent les bombardements de la Luftwaffe comme ils supportaient les retards de train : c'était irritant, mais on pouvait vivre avec. D'ailleurs, les trains roulèrent normalement pendant le Blitz et les dommages économiques furent limités. En avril 1941, la production de guerre britannique fut davantage affectée par le lundi de Pâques, qui était pour tout le monde un jour férié, que par le Blitz. En quelques semaines, la population en vint à parler des bombes allemandes comme de la météo : « Il faisait très blitzy aujourd'hui, n'est-ce pas ?”. Un témoin écrivit : Les Anglais sont gagnés par l'ennui beaucoup plus vite que par toute autre chose, et personne ne cherche plus vraiment à se mettre à l'abri.”

Quid des dégâts psychologiques ? Quid des millions de victimes traumatisées prédites par les experts ? Introuvables. Bien sûr, il y avait beaucoup de chagrin et de colère. Bien sûr, on pleurait les êtres chers qui avaient perdu la vie.

Mais les hôpitaux psychiatriques construits à la hâte restèrent vides. La santé mentale de nombreux Britanniques connut même une amélioration. L'alcoolisme déclina. Il y eut moins de suicides qu'en temps de paix. Après la guerre, beaucoup de Britanniques en vinrent même à se languir du Blitz, de ce temps où tout le monde s'entraidait et où cela n'avait pas d'importance que l'on soit riche ou pauvre, de droite ou de gauche. La société britannique sortit à maints égards renforcée du Blitz, écrirait plus tard un historien anglais. Hitler dut déchanter.”

En fin de compte, Gustave Le Bon, le fameux psychologue des masses, n'aurait pas pu être plus éloigné de la vérité. La situation d'urgence ne convoquait pas le pire chez les êtres humains. Le peuple britannique s'était précisément élevé de quelques degrés sur l'échelle de la civilisation. “Le courage, L'humour et la gentillesse des gens ordinaires, écrivit dans ses carnets une journaliste venue des États-Unis, sont stupéfiants au regard du cauchemar que nous vivons.» Les effets - contre toute attente - positifs des bombardements allemands menèrent à un nouveau débat au sein de l'armée. La Grande-Bretagne possédait elle aussi une flotte de bombardiers, et la question était la suivante : comment pouvait-elle les mobiliser au mieux contre l'ennemi ? Étrangement, les experts de la Royal Air Force continuèrent à croire que l'on pouvait briser la volonté d'un peuple. Et ce, en le bombardant. Certes, cela n'avait peut-être pas porté ses fruits contre leur propre peuple, mais il s'agissait d'un cas exceptionnel. Aucun autre peuple au monde n'était aussi flegmatique et courageux. Les Allemands, au contraire, ne supporteraient pas le quart d'un tel bombardement, selon les experts. L'ennemi manifestait en tout cas “un manque de force morale”.

Ces experts reçurent le soutien d'un ami intime de Churchill : Frederick Lindemann, aussi connu sous le nom de Lord Cherwell. Sur l'un des rares portraits que nous ayons de lui, on aperçoit un homme de haute stature coiffé d'un chapeau melon, arborant une canne et un regard glacial. Dans les discussions enflammées au sujet des forces aériennes, Lindemann campa sur son point de vue. Les bombardements, cela fonctionne. Tout comme Gustave Le Bon, il ne tenait pas en grande estime le peuple ordinaire, qu'il jugeait lâche et enclin à la panique. Pour renforcer son argument, Lindemann envoya une équipe de psychiatres à Birmingham et à Hull, deux villes qui avaient été bombardées sans merci. En un temps record, les scientifiques interviewèrent des centaines de personnes ayant perdu leur maison au cours du Blitz. Ils les interrogèrent sur les plus infimes détails - du nombre de pintes qu'elles avaient bu jusqu'au nombre de comprimés d'aspirine qu'elles avaient achetés”.

Quelques mois plus tard, Lindemann reçut le rapport final. La conclusion s'étalait en toutes lettres sur la page de titre : « Aucune preuve d'abattement du moral.”

Et que fit Frederick Lindemann ? Il balaya cette conclusion. Il avait déjà décidé que bombarder un pays fonctionnait à la perfection et ne voulait pas en démordre. Par conséquent, il rédigea une note d'une tout autre teneur, qui atterrit ensuite sur le bureau de Churchill:

“Les recherches semblent indiquer que de voir sa maison détruite extrêmement néfaste pour le moral. Les gens semblent en être plus affectés qu'ils ne le sont de la mort de leurs amis ou même de leur famille, [...] Nous devrions pouvoir causer dix fois plus de dégâts aux cinquante-huit plus grandes villes d'Allemagne. Cela permettrait, à n'en pas douter.de briser le moral de la population.”

C'est ainsi que la discussion sur l'efficacité des bombardements fut pliée. « Cela avait un parfum de chasse aux sorcières », écrirait plus tard un historien. Les scientifiques prudents qui plaidaient contre le bombardement de la population allemande furent considérés comme des lâches - des traîtres à la patrie. Les fanatiques étaient d'accord entre eux : les Allemands devaient être traités bien plus durement encore. Churchill donna son feu vert, et l'enfer s'abattit sur l'Allemagne. En fin de compte, ces bombardements firent dix fois plus de victimes que le Blitz. À Dresde, davantage d'hommes, de femmes et d'enfants périrent en une nuit qu'à Londres sur toute la durée de la guerre. Plus de la moitié des villes allemandes furent annihilées. Le pays se métamorphosa en un gigantesque tas de gravats et de cendres.

Entre-temps, seule une petite fraction des forces aériennes alliées fut mobilisée pour bombarder des cibles stratégiques, comme des usines ou des ponts. Jusqu'aux derniers mois de la guerre, Churchill demeura en effet convaincu qu'il valait mieux lancer les bombes sur les civils afin de briser le moral de la population allemande. En janvier 1944, une nouvelle note de la Royal Air Force atterrit sur son bureau : “Plus nous bombardons, plus les conséquences en sont satisfaisantes, » Le Premier ministre souligna cette phrase de son célèbre stylo rouge.

Que se passait-il en réalité en Allemagne ? Commençons à nouveau par le récit d'un psychiatre de renom. De mai à juillet 1945, le docteur Friedrich Panse enquêta auprès de cent citoyennes et citoyens allemands qui avaient perdu leur maison. Après, j'étais vraiment de bonne humeur, j'allumai avec plaisir un cigare », raconta l'un d'eux. L'ambiance après un raid était « comme celle qui suit une guerre gagnée», remarqua un autre. Nulle part, il n'était question de panique de masse. Les habitants qui subissaient des bombardements pour la première fois manifestaient au contraire une forme de soulagement. La solidarité du voisinage était formidable, nota Panse. Étant donné la gravité et la durée de la pression psychologique, l'attitude de la population était remarquablement équilibrée et disciplinée. La même image émane des rapports du Sicherheitsdienst (SD, le service de renseignements de la SS), qui surveillait attentivement sa propre population. Après les bombardements, semblait-il, tout le monde s'entraide. On extrayait les victimes des décombres, on
éteignait les incendies. Les enfants des Jeunesses hitlériennes allaient et venaient pour aider les blessés et les sans-abri. Un épicier accrocha pour plaisanter une pancarte vantant le "beurre de la catastrophe": Hier wird Katastrophen Butter verkauft! (Ici, on vend le beurre
de la catastrophe. ) (Bon, d'accord, L'humour britannique avait une longueur d'avance.)
Peu après la capitulation de l'Allemagne, en mai 1945, une équipe d'économistes des forces alliées parcourut le pays défait. Le ministère de la Défense des États-Unis leur avait donné pour mission d'enquêter sur l'effet des bombardements. La question centrale était la suivante: l'armée devait-elle utiliser cette arme plus souvent ?
Les scientifiques n'y allèrent pas par quatre chemins : les bombardements avaient été un fiasco. L'économie de guerre allemande en était même vraisemblablement sortie renforcée, rallongeant ainsi la durée de la guerre. Entre 1940 et 1944, la production de chars allemands avait été multipliée par neuf, et celle des avions de chasse par quatorze.

Une équipe d'économistes britanniques en arriva à la même conclusion. Dans les vingt et une villes sinistrées sur lesquelles portait leur enquête, la production avait augmenté plus vite que dans un groupe contrôle de quatorze villes qui n'avaient pas été bombardées. Nous commencions à comprendre, écrivit un économiste américain, que nous allions mettre au jour l'une des plus graves, peut-être la plus
grave erreur de toute la guerre. Ce qui est encore le plus fascinant, à mon sens, c'est qu'ils aient tous fait la même erreur.

Hitler et Churchill, Roosevelt et Lindemann - les uns comme les autres partageaient la vision du psychologue Gustave Le Bon qui prétendait que la civilisation humaine ne constitue qu'une couche superficielle. L'emploi de la force aérienne, ils en étaient persuadés, ferait voler en éclats cette fine couche. Mais plus les bombes pleuvaient, plus la couche s'épaississait. Ce n'était pas une membrane mais une peau calleuse, endurcie.

Et pourtant, les experts militaires n'intégrèrent quasiment pas cette conclusion. Vingt et un ans plus tard. durant la guerre du Vietnam. les États-Unis larguèrent trois fois plus de bombes qu'ils n'en avaient employé contre l'Allemagne au cours de la Seconde Guerre mondiale.
Là aussi, ce fut un échec - plus cuisant encore. Même lorsque nous avons des preuves sous le nez, nous préférons nous mettre le doigt dans l'oeil. Jusqu'à ce jour, nombre de Britanniques croient que leur capacité de résilience pendant le Blitz était typiquement britannique, Mais elle ne l'était pas. Elle était typiquement humaine.
Excellente video (téléchargeable) de Hans Rosling sur l'évolution démographique au XXIème siècle: https://vimeo.com/79878808
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Re: Livres conseillés par les membres du forum

#904 Message par Goldorak2 » 15 oct. 2020, 13:35

Quoi qu'il en coûte ! de François Lenglet.

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Encore un très bon livre de François Lenglet, décidément un grand vulgarisateur avec une très grande culture historique.

Je ne l'ai pas encore terminé, mais je trouve déjà que ce livre est une très bonne synthèse économique et historique du covid, du confinement et de leurs conséquences à long terme.

Ampleur de la crise, qui va payer la dette, que peut t'il se passer, qu'est ce qui est exclu et ne va pas se passer, les gagnants et les perdants déjà mesurés.

Avec des pistes sur les éventuels gagnants et perdants même si ce n'est pas encore mesuré.

J'en ferais probablement un résumé.

Le dos de la couverture :
"Quoi qu'il en coûte", ces mots du président Macron, répétés à l'envi, confirment bel et bien notre entrée dans le monde de l'Hyperdette. La « Coronadette » met en évidence le piège de la croissance mondiale qui tire des traites sur l'avenir.
La question n'est plus de savoir comment nous pouvons-nous en sortir, mais qui va vraiment payer ? Les classes moyennes, comme toujours ? Les jeunes, première cible ? Les classes supérieures, au nom de la « chasse aux riches » ? Et si aucun de nous ne pouvait y échapper ? Car pour rembourser, il faudra peut-être vendre la France...
Telles sont les questions cruciales que pose ce livre. François Lenglet nous donne également les clés pour comprendre ce que les gains de productivité et les changements d'organisation dans le travail vont changer. Un monde plus juste peut-il sortir de ce désordre ? À nous de le construire.
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Re: Livres conseillés par les membres du forum

#905 Message par Goldorak2 » 15 oct. 2020, 13:52

Goldorak2 a écrit :
16 sept. 2020, 14:18
Je suis en train de lire un livre absolument fabuleux : le cheval rouge d'Eugenio Corti
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La 2nd guerre mondiale, le fascisme, le communisme, le catholicisme, le nazisme (moindrement) à vue d'homme.
Meilleur et plus "vrai" que le -déjà excellent- siècle de Ken Follet. Une superbe plongée dans l'Italie des années 1940. (j'en suis aux 2/3 de la trilogie).

http://www.leseditionsnoirsurblanc.fr/l ... 2882505996

Depuis sa publication discrète en 1983, Le Cheval rouge est devenu en Italie un véritable phénomène littéraire avec trente et une rééditions à ce jour.

Inspirée par l’expérience personnelle de l’auteur, cette épopée couvre près de quatre décennies de l’histoire européenne. De la campagne de Russie à la barbarie nazie, de la découverte du Goulag aux épisodes de la résistance en Italie du Nord, Le Cheval rouge a souvent été comparé à des œuvres aussi universelles que Guerre et Paix.

Ce monde fourmillant de personnages, de drames et de récits d’amour, de grandioses scènes collectives, est avant tout le roman des petites gens appelées à bâtir l’Histoire. Ambrogio, Manno, Michele, davantage que les protagonistes de ce chef-d’œuvre inspiré, sont des figures vivantes qui rayonneront à jamais dans l’âme des lecteurs.
ils en parlent…

« On peut s’interroger sur les raisons de l’étonnant succès de librairie d’un livre qui ne s’accorde aucune facilité et qui a su créer, entre son auteur et ses lecteurs, un formidable courant de sympathie. Cela tient d’abord au caractère de témoignage que revêt ce roman : non seulement les personnages historiques qui le traversent, mais tous les événements historiques sont absolument et rigoureusement vrais. Mais Eugenio Corti a écrit aussi un très grand roman. Son souffle épique, la variété des registres stylistiques, la vérité et la puissance des passions emportent le lecteur dès les premières pages. Sans doute destiné à résister à l’épreuve du temps, Le Cheval rouge fait songer à Manzoni, ainsi qu’aux grands romanciers russes, à Tolstoï en particulier. »

François Livi, extrait de la postface
J'ai terminé ce livre bouleversant. La fin est aussi bonne que le début... et presque plus triste car nos héros vieillissent, perdent leurs combats et meurent.
Les années italiennes des années 1950 et 60 décrites dans ce livre bégayent étrangement avec la France de 2020.
La propagande et le magistère moral des communistes d'un part et la mauvaise conscience des catholiques italiens dans ces années d'autre part, font écho aux propagandes en vogue du moment (migration, climat, européisme) d'une part et la mauvaise conscience des occidentaux d'autre part.
Le magistère moral communiste était pourtant totalement infondé au vu de la réalité communiste témoignée dans ce livre et largement connue depuis.
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Re: Livres conseillés par les membres du forum

#906 Message par Goldorak2 » 15 oct. 2020, 13:55

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Excellent livre sur l'agression allemande en russie. On apprend plein de trucs sur la Russie soviétique d'avant guerre et sur l'Allemagne nazie.
Un livre bien écrit qui se lit facilement malgré le pavé
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Re: Livres conseillés par les membres du forum

#907 Message par Manfred » 15 oct. 2020, 14:06

Goldorak2 a écrit :
15 oct. 2020, 13:55
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Excellent livre sur l'agression allemande en russie. On apprend plein de trucs sur la Russie soviétique d'avant guerre et sur l'Allemagne nazie.
Un livre bien écrit qui se lit facilement malgré le pavé
Lu il y a quelque mois, excellent livre en effet, tant pour l'aspect militaire (description des opérations) que par l'aspect politique et organisationnel de l'Allemagne nazie et de l'URSS, ainsi évidemment que la stratégie (et souvent son absence) et la politique d'avant guerre.

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Re: Livres conseillés par les membres du forum

#908 Message par Goldorak2 » 15 oct. 2020, 14:09

Manfred a écrit :
15 oct. 2020, 14:06
Lu il y a quelque mois, excellent livre en effet, tant pour l'aspect militaire (description des opérations) que par l'aspect politique et organisationnel de l'Allemagne nazie et de l'URSS, ainsi évidemment que la stratégie (et souvent son absence) et la politique d'avant guerre.
La suite "Stalingrad", du même auteur, que je lis dans la foulée de "barbarossa" n'est pas aussi riche, je trouve.
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Re: Livres conseillés par les membres du forum

#909 Message par Manfred » 15 oct. 2020, 14:14

Goldorak2 a écrit :
15 oct. 2020, 14:09
Manfred a écrit :
15 oct. 2020, 14:06
Lu il y a quelque mois, excellent livre en effet, tant pour l'aspect militaire (description des opérations) que par l'aspect politique et organisationnel de l'Allemagne nazie et de l'URSS, ainsi évidemment que la stratégie (et souvent son absence) et la politique d'avant guerre.
La suite "Stalingrad", du même auteur, est moins bien je trouve.
ce n'est pas la "suite", il est sorti il y a plus de dix ans.
Les autres bouquins de J. Lopez sur le front de l'est sont consacrés à des batailles, ça n'est pas aussi globalisateur que Barbarossa et c'est beaucoup axé sur les opérations militaires.
Stalingrad est bien, Koursk est très bien aussi (et c'est là qu'on se rend compte que Koursk n'est pas réellement une défaite allemande, le front finit par craquer car c'est inéluctable, mais la bataille en tant que telle est une boucherie pour les soviétiques bien plus que pour les allemands, mais les premiers ont d'énormes réserves, les seconds doivent les retirer pour les envoyer en Italie...), mais un des meilleurs est probablement celui sur Berlin et les offensives géantes de l'armée rouge (pour qui veut avoir une idée de ce à quoi l'Apocalypse peut ressembler)

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Re: Livres conseillés par les membres du forum

#910 Message par roi.de.trefle » 15 oct. 2020, 14:28

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Mon coup de coeur du moment, introuvable sur liseuse, pas sûr qu'il existe une réédition, j'ai acheté l'édition originale française de 61, petite dédicace à EmileZola qui a conseillé la série "mad men" qui cite ce bouquin...
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#911 Message par Mixge » 16 oct. 2020, 20:48

pangloss a écrit :
06 oct. 2020, 22:04
pangloss a écrit :
17 sept. 2020, 13:34
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Auteur du Texte : Rutger Bregman

Suis en train de le lire. fantastique. En publierai des extraits...
merci pour cette découverte !

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Re: Livres conseillés par les membres du forum

#912 Message par cnem » 18 oct. 2020, 11:20

roi.de.trefle a écrit :
15 mai 2020, 08:43

J'en suis à ma troisième liseuse (je m'en sers au moins 1h par jour et elle me suit partout y compris en voyage) et j'en ai même offert plusieurs avec succès, la seule qui valent c'est Kobo vendue chez fnac (entre autre) car tu peux lire tout format de livres sans drm. Pour trouver des livres gratuits zlibrary (z-lib.org / option français / format epub).
C'est légal de télécharger des bouquins sur ce site, ou bien il faut passer par un VPN ?

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Re: Livres conseillés par les membres du forum

#913 Message par pimono » 18 oct. 2020, 11:25

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(désolé pour la taille, mais plus c'est gros plus c'est bon pour certains :mrgreen: )
"Ils feront le travail pour nous et nous prospérerons grâce à leurs dettes et leur dur labeur, ...nous continuerons à les faire vivre dans la peur et la colère par l’image et le son."

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Re: Livres conseillés par les membres du forum

#914 Message par roi.de.trefle » 18 oct. 2020, 12:24

cnem a écrit :
18 oct. 2020, 11:20
roi.de.trefle a écrit :
15 mai 2020, 08:43

J'en suis à ma troisième liseuse (je m'en sers au moins 1h par jour et elle me suit partout y compris en voyage) et j'en ai même offert plusieurs avec succès, la seule qui valent c'est Kobo vendue chez fnac (entre autre) car tu peux lire tout format de livres sans drm. Pour trouver des livres gratuits zlibrary (z-lib.org / option français / format epub).
C'est légal de télécharger des bouquins sur ce site, ou bien il faut passer par un VPN ?
Pas légal évidemment, le serveur est aux usa + téléchargement direct donc tu es très très loin du niveau technique d'Hadopi. Pour ma part je surfe tout de même en VPN (tu as des abonnements à quelques euros par an).
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henda
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Re: Livres conseillés par les membres du forum

#915 Message par henda » 18 oct. 2020, 13:37

Trois essais de philosophie et sociologie politique de Mathieu Bock-Côté qui portent sur l'idéologie progressiste de notre temps : le multiculturalisme.
  • Le multiculturalisme comme religion politique (2016)
  • Le nouveau régime (2017)
  • L'empire du politiquement correct (2019)
Le premier livre porte principalement sur la genèse de cette idéologie, apparue dans les années 60, et qui à gauche, prendra le relai sur le marxisme à la fin de la guerre froide. Le passage de la lutte des classes à la lutte des races.

Le second traite de l'idéologie multiculturaliste en elle-même, son côté utopiste qui veut déconstruire la civilisation occidentale pour créer un Homme nouveau, totalement libéré de son environnement et de son histoire (donc sans histoire ni culture), qui pourrait ainsi choisir ce qu'il est.

Le troisième également, mais se concentre sur l'aspect totalitariste de cette idéologie, avec la censure et le rejet de tous ceux qui ne pensent pas « bien » (c'est-à-dire tous ceux qui n'épousent pas cette idéologie) parmi les infréquentables, et les conséquences sur le paysage politique. On comprends alors l'expression « l'UMPS » : la droite, de peur d'être reléguée à l'extrême droite par la gauche radicale, s'est couchée sur ses valeurs sociétales, et ne se distingue plus de la gauche que par son programme économique.

Sur les trois livres, ma préférence va au troisième, peut-être parce que c'est par lui que j'ai découvert l'auteur, mais aussi je pense pour sa description du clivage droite-gauche, son côté asymétrique et notamment le fait que c'est la gauche qui définit la droite, définition qui est variable dans le temps (c'est pourquoi quelqu'un de gauche des années 70 va aujourd'hui être catégorisé de droite, voire d'extrême droite). Et aussi parce ses propos sont illustrés toutes les semaines dans l'espace médiatique...

Image Image Image

Le sommaire de chacun des livres :
Le multiculturalisme comme religion politique a écrit : L'OCCIDENT DIVERSITAIRE
. Une nouvelle gauche : de la crise du marxisme au renouveau multiculturaliste
. Le projet de la gauche post-marxiste et la démocratie diversitaire
. Que reste-t-il du conservatisme ?
. Une nouvelle légitimité politique

1. Le malaise conservateur occidental
. Le mai 1968 des conservateurs (1968-1980)
. La démocratie contre elle-même ou l'histoire naturelle de l'égalité : le retour à Tocqueville
. Fin de l'histoire, fin des idéologies, fin du politique : vers la guerre culturelle
. La nouvelle question du régime politique

2. La mutation de la gauche ou le moment 68
. La faillite de la sociologie ouvriériste
. L'utopie redécouverte ou le ferment de la nouvelle gauche
. La contre-culture : de la critique du capitalisme à celle de la civilisation occidentale
. Le moment Foucault
. Les nouvelles luttes et la recomposition du sujet révolutionnaire
. La démocratie radicale et la sacralisation de la diversité (1980-1990)
. La third way, la normalisation gestionnaire du radicalisme et la stratégie des valeurs

3. La grande noirceur occidentale ou l'histoire comme expiation
. De l'inexistence à l'existence : l'avènement des « dominés » sur la scène de l'histoire
. L'histoire sociale ou la désétatisation du politique
. L'apprentissage de la culpabilité ou la culpabilisation rétrospective du passé national : la mémoire à la lumière de la Shoah
. L'ère des excuses ou la commémoration pénitentielle (ou l'enseignement de la pénitence)
. La mémoire du multiculturalisme

4. La sociologie diversitaire et la société inclusive
. Sociologie de la diversité, sociologie des identités : l'identité victimaire
. La sociologie antidiscriminatoire comme critique de la démocratie libérale
. Un nouvel égalitarisme radical : la querelle de la discrimination positive et la logique de la parité
. Un fantasme de contrôle social

5. Fabriquer un nouveau peuple : la question de l'identité nationale
. Quelle identité nationale ?
. De l'héritage à l'utopie : la radicalisation du contractualisme
. La faillite de la démocratie représentative ou la démocratie diversitaire
. L'imperium des droits et la judiciarisation du politique
. La reconnaissance comme gestion thérapeutique de la diversité : fabriquer un nouveau peuple

6. L'idéologie de la mondialisation
. Considérations générales sur l'État universel
. La gouvernance mondiale comme politique intérieure mondiale
. Une société civile mondiale
. La nouvelle question nationale européenne
. La souveraineté nationale corsetée

7. Le conservatisme est-il une pathologie ?
. Le conservatisme est-il un préfascisme ?
. La société ouverte contre la société fermée ?
. Du national-conservatisme au libéralisme moderniste : la désubstantialisation de la droite occidentale
. Les thèmes du populisme
. Censurer le conservatisme
. Les limites du consensualisme démocratique et le retour de la politique tribunitienne

La nouvelle tentation totalitaire
. Retour sur la question anthropologique
. L'homme comme héritier
. Les fondements conservateurs de la démocratie
Le nouveau régime a écrit : Introduction

L’utopie diversitaire
. Le multiculturalisme de droit divin
. Du déni des cultures à l’homme désincarné: comment expliquer l’aveuglement identitaire occidental?
. La démocratie impuissante devant l’islam radical
. Terrorisme et démocratie
. Le catholicisme et la civilisation européenne
. Le parti immigrationniste

La nouvelle question anthropologique : l’humanité indifférenciée
. Le retour de la question anthropologique
. La désincarnation du monde: réflexions sur la théorie du genre qui, apparemment, n’existe pas
. La barbarie humanitaire. Le suicide assisté est-il un droit de l’homme?
. Faut-il étouffer les passions politiques?

La fin des idéologies ?
. La démocratie sauvage – Facebook, Twitter et la radicalisation des pathologies démocratiques
. La psychiatrisation de la culture
. Fin des idéologies, extinction du politique?
. Populisme et conservatisme selon Chantal Delsol

Admirables dissidents
. Raymond Aron, notre contemporain
. La redécouverte de Julien Freund
. Le patriotisme angoissé d’Alain Finkielkraut
. Houellebecq et la psychologie de la décadence
. Éric Zemmour, l’ennemi public

Conclusion

Épilogue
L'empire du politiquement correct a écrit : La censure est de retour

1. La démocratie comme pédagogie progressiste
. La démocratie convertie à l'utopie diversitaire
. La démocratie comme exercice pédagogique
. Psychologie du déni de réel en régime diversitaire

2. 1984, c'est maintenant. La refondation diversitaire de l'espace public
. Démocratie et réseaux sociaux
. La guerre du récit ou le conflit des interprétations
. Le logiciel décrypteur au cœur du système médiatique
. Démonologie, dérapage et étiquetage
. L'appel à la censure étatique

3. Ce que la gauche appelle la droite
. Psychologie de l'homme de gauche
. Situation de la droite « modérée »
. La droite amadouée
. Figure de la droite décomplexée et... la droite décomplexée vue de gauche
. Qui est de droite est de gauche

4. Le progressiste et les lépreux. Le populisme comme dérive réactionnaire de la démocratie
. La démocratie contradictoire
. La question du peuple
. La neutralisation de la souveraineté populaire
. La démocratie « illibérale » ou le pouvoir politique comme contre-pouvoir

5. Les Blancs, les racisés et les autres. La liberté d'expression sous le régime diversitaire
. Réflexions sur la « question blanche »
. La querelle de l'appropriation culturelle
. La liberté d'expression renversée : l'espace public comme safe space
. Le nouvel iconoclasme et la guerre contre les statues

6. Le sentiment de la fin d'un monde ou la criminalisation de la nostalgie
. Le charme des écrivains crépusculaires
. Le recours au grand homme
. La figure du paria
. Le mythe de l'arche

7. Comment peut-on être conservateur ?
. Le conservatisme et la modernité
. Des néoréacs aux conservateurs
. Le moment Zemmour
. Finkielkraut, conservateur
. Émergence de la question anthropologique
. Psychologie d'une renaissance conservatrice

Éloge du conflit civilisé

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