Consommation de pétrole à travers le monde

Discussions et revue de presse sur des thèmes ne relevant ni de la politique ni de l'économie et des finances: technologies, emploi, écologie, transport, sport...
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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#651 Message par Hippopotameuuu » 25 sept. 2018, 11:50

Khaled al-Falih s'exprimait lors de la réunion à Alger d'une vingtaine de pays membres et non membres de l'Opep.

Al Jazeera - Comment se porte le marché du pétrole ?
Khaled al-Falih - Ben, ça pue !

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#652 Message par moinsdewatt » 27 sept. 2018, 21:04

Pétrole: peut-on produire plus pour calmer les prix?


Par Claire Fages RFI 27 septembre 2018

Les prix du pétrole ont atteint cette semaine leur plus haut niveau depuis quatre ans, et ils restent perchés à plus de 81 dollars. L'Opep n'a pas accepté dimanche dernier d'augmenter sa production, pour compenser la baisse annoncée des exportations iraniennes. Le président Donald Trump, qui voit le prix de l'essence augmenter, en fait le reproche au cartel. Mais peut-on vraiment produire plus ?

Ouvrir grand les vannes pour calmer les prix du pétrole ? C'est théoriquement possible. Mais aujourd'hui que l'Opep est privé d'une grande partie de la production vénézuélienne, libyenne, nigériane, angolaise, et bientôt iranienne, pour des raisons différentes.

Il n'y a guère que l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, l'Irak et, hors de l'Opep, la Russie pour fournir des barils supplémentaires. En attendant que le Kazakhstan, le Brésil ou le Canada mettent de nouveaux gisements en production dans les mois qui viennent, et que les Etats-Unis règlent leurs problèmes de logistique pour exporter davantage leur propre pétrole.

2 à 3% de capacités additionnelles

Chacun des grands producteurs a ce qu'on appelle des capacités additionnelles de production, des capacités non utilisées. Sur le papier on aurait selon l'expert Pierre Terzian environ 2,5 à 3 millions de barils jours, c'est à dire 2 à 3% de la demande mondiale de pétrole, c'est très très peu. Le spécialiste rappelle également que beaucoup de pays n'ont pas testé cette capacité maximale et qu'ils ont peur d'avoir des problèmes techniques. « En décembre 1976, raconte-t-il, l'Arabie saoudite avait poussé sa capacité de production au maximum et les infrastructures n'avaient pas résisté. Depuis les Saoudiens n'ont jamais testé les 12,5 millions de barils par jour qu'ils affichent en théorie. »

Ils sont montés à 10,7 millions de barils par jour en novembre 2016, leur record. En ce moment ils en exportent 10,4 millions. Ils ont donc une petite marge. Mais pas forcément la volonté de la mettre sur le marché, l'Arabie saoudite l'a dit, le baril à 80 dollars lui convient.

Recours aux réserves stratégiques ?

Quant aux réserves stratégiques, dans lesquels Donald Trump dit vouloir pomper, c'est normalement le dernier recours, en cas d'urgence. La France a utilisé ses réserves stratégiques pendant les grandes grèves dans les raffineries. Avant cela, l'Europe et le Japon avaient envoyé une partie de leurs réserves stratégiques de carburants aux Etats-Unis après l'ouragan Katrina.

C'est forcément limité dans le temps. On peut davantage voir cette proposition du président américain comme un signal aux électeurs : « Je ferai tout pour faire baisser le prix de l'essence ». Même si il a lui-même provoqué l'envolée des prix du baril en réinstaurant des sanctions contre le pétrole iranien.
http://www.rfi.fr/emission/20180927-pet ... almer-prix

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#653 Message par Hippopotameuuu » 01 oct. 2018, 14:14

Pétrole Brent
83.13 us$

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#654 Message par Toine » 01 oct. 2018, 14:17

Hippopotameuuu a écrit :
01 oct. 2018, 14:14
Pétrole Brent
83.13 us$
Quels sont vos sources ?

Car j'ai 82,81$ içi : https://www.boursier.com/matieres-premi ... 09,GB.html

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#655 Message par Hippopotameuuu » 01 oct. 2018, 14:37

Tout le monde a les mêmes sources, mais avec des actualisations différentes.

A l'instant T : Pétrole Brent : 83.12 us$

https://www.boursorama.com/bourse/matie ... urs/8xBRN/

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#656 Message par Hippopotameuuu » 01 oct. 2018, 14:59

Oups : 83.37 us$


EDIT : 83.52 us$

EDIT : 83.65 us$

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#657 Message par Hippopotameuuu » 01 oct. 2018, 16:42

Pétrole Brent
84.20 us$


EDIT 84.73 us$ le baril se prend plus de 2 Dollars en moins de 8 heures.

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#658 Message par Hippopotameuuu » 01 oct. 2018, 20:03

Pétrole Brent
85.36 us$

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#659 Message par moinsdewatt » 02 oct. 2018, 07:14

Pétrole Brent : Opep-Hausse de la production limitée par l'Iran-enquête

LONDRES, 1er octobre (Reuters)

La production de l'Opep n'a que légèrement augmenté en septembre, la baisse des livraisons iraniennes, conséquence de nouvelles sanctions américaines, ayant compensé la hausse des extractions libyennes, saoudiennes et angolaises, suivant une enquête Reuters publiée lundi.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a extrait 32,85 millions de barils par jour (bpj) le mois dernier, 90.000 de plus qu'en août pour atteindre le plus haut niveau de l'année.

Les 12 pays membres de l'organisation liés par un accord d'encadrement de la production ont réduit la leur de 70.000 bpj, en raison de la baisse des extractions iraniennes et vénézuéliennes, portant à 128% le taux de conformité à cet accord contre 122% en août.

L'Arabie saoudite est pratiquement revenue en totalité sur son engagement de réduire la production de 486.000 bpj mais cela n'a pas suffi à compenser la réduction des productions iranienne (-100.000 bpj), vénézuélienne et angolaise.


Elle a produit 10,53 millions de bpj en septembre, soit une hausse de 50.000 bpj.

La hausse de la production la plus marquée provient de Libye, qui n'est pas liée à l'accord d'encadrement et dont la production a dépassé le million de bpj en moyenne.

L'Angola, dont la réduction naturelle des extractions des gisements existants a pesé sur sa production, l'a également augmentée en septembre grâce au nouveau gisement Gindungo, encore qu'elle reste largement en deçà de son quota.

Le rapport repose sur des données des armateurs fournies par des sources externes, des données de flux de Thomson Reuters et des informations fournies par des sources des compagnies pétrolières, de l'Opep et des consultants.
https://m.investir.lesechos.fr/actualit ... 95329.html?

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#660 Message par Toine » 02 oct. 2018, 07:14

J'ai l'impression de revoir la montée sans discontinuer du prix du pétrole de 2008...

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#661 Message par Hippopotameuuu » 03 oct. 2018, 18:31

Pétrole Brent
85.89 us$

EDIT :
Pétrole Brent
86.37 us$

EDIT :
Pétrole Brent
86.68 us$

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#662 Message par moinsdewatt » 04 oct. 2018, 07:12

Effondrement des ventes de pétrole US à la Chine à cause de la guerre commerciale.
Les Chinois compensent par plus d'achat en Afrique de l'ouest.

Trade War ‘Totally Stopped’ U.S. Crude Oil Shipments To China

By Tsvetana Paraskova - Oct 03, 2018

The U.S.-China trade war is battering what was a fast-growing business for U.S. oil producers until a few months ago—U.S. crude oil shipments to China have “totally stopped” in recent weeks, the president of China Merchants Energy Shipping Co (CMES) told Reuters on Wednesday.

Since the middle of this year, the U.S. and China have been imposing tariffs on each other’s goods, escalating the row with tit-for-tat tariffs on billions of U.S. dollars worth of goods.

The latest escalation included China slapping a 10-percent tariff on U.S. liquefied natural gas (LNG) last month.

China has so far spared crude oil from tariffs. Chinese refiners may have been relieved by Beijing’s decision to remove U.S. crude oil from the list of goods in the tariff tit-for-tat, but they are staying away from purchases of U.S. crude as refiners and traders fear that the removal is only temporary, and China may slap tariffs on U.S. crude if the trade war further escalates.

“We are one of the major carriers for crude oil from the U.S. to China. Before (the trade war) we had a nice business, but now it’s totally stopped,” CMES president Xie Chunlin told Reuters on the sidelines of a global maritime forum in Hong Kong on Wednesday.

U.S. crude oil exports to China, which only started in 2016 after the U.S. removed restrictions on crude exports, have been rising over the past year to hit a record 510,000 bpd in June 2018, before easing to 384,000 bpd in July, according to the latest available EIA data.

According to Refinitiv Eikon ship tracking data, U.S. crude oil shipments to China plunged in September to just 600,000 barrels in the month, compared to 9.7 million barrels for the month of August.

Meanwhile, China is looking to replace U.S. crude oil because of the trade war, and is buying crude from West Africa at the highest level in seven years, according to Bloomberg data. Chinese refiners have purchased 1.71 million bpd of crude oil from West Africa for October loadings, the highest since at least August 2011 when Bloomberg started to compile the data.
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... China.html

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#663 Message par moinsdewatt » 28 oct. 2018, 14:16

LE PLASTIQUE SERA BIENTÔT LE PREMIER DÉBOUCHÉ DE L’INDUSTRIE PÉTROLIÈRE DEVANT LE TRANSPORT

16 oct 2018 Novethic

La demande de plastique va encore exploser dans les décennies à venir après avoir déjà doublé depuis 2000. L’Agence internationale de l’Énergie (AIE) prévoit que la production pétrochimique augmentera de 60 % d’ici 2050. À cet horizon, on utilisera plus de pétrole pour fabriquer du plastique que pour faire rouler des voitures, des avions ou des camions.

Peu à peu, les grandes métropoles s’engagent à interdire les voitures les plus polluantes, roulant au diesel ou à l’essence pour lutter contre le changement climatique. Mais, cet effort masque l'essor d'un autre secteur qui pèse lourd sur l'environnement : la pétrochimie. Pour répondre à la demande de plastique, l’industrie pétrolière a encore de beaux jours devant elle.

Selon une étude de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) publiée le 5 octobre (1), la production pétrochimique mondiale va ainsi augmenter de 30 % d’ici à 2030 et de 60 % d’ici à 2050 pour atteindre 1 milliard de tonnes, soit l’équivalent de la production actuelle d’acier ou de ciment.

La croissance se trouve du côté des pays en développement qui vont accroître leur consommation en biens d’équipement, mais aussi en engrais ou en vêtements. L’Inde ou l’Afrique consomment aujourd’hui 20 fois moins de plastique et 10 fois moins d’engrais que les pays développés.

Angle mort

"C’est l’un des angles morts du débat sur l’énergie, souligne Fatih Birol, directeur général de l'AIE. Nos économies dépendent fortement des produits pétrochimiques, mais le secteur fait l’objet de beaucoup moins d’attention que ce qu’il mérite. Pourtant, notre analyse montre qu’ils auront une plus grande influence sur l’avenir de la demande de pétrole que les voitures, les camions et l’aviation."

Depuis 2000, la demande de plastique a déjà doublé et d’ici la moitié du siècle, la pétrochimie absorbera près de la moitié de la croissance de la demande de pétrole. À ce rythme, la planète consommera plus de pétrole pour fabriquer du plastique que pour faire rouler des voitures. Et les industriels l’ont bien compris. Le groupe français Total et le saoudien Saudi Aramco ont annoncé au printemps dernier la construction d’un site pétrochimique en Arabie saoudite, pour cinq milliards de dollars.

Déchets plastique

Même si la pétrochimie émet moins de CO2 que les transports, son développement sera tel qu’il contribuera au réchauffement de la planète de manière significative. Les experts estiment que les émissions du secteur vont augmenter de 30 % d’ici 2050. Outre l’impact sur le climat, la pétrochimie contribue aussi à la pollution de l’air et de l’eau. Et pose surtout un incroyable défi : celui des milliers de déchets qui vont se retrouver pour la plupart dans les océans. Seul 9 % du plastique produit depuis 1950 a pu être recyclé et 12 % incinéré.

Or l'océan semble déjà attendre sa limite pour absorber ces matériaux dont la durée de vie s'étale sur des siècles. Cet été 60 tonnes de déchets plastiques ont été retirées des plages de Saint-Domingue souillées. Au même moment, des grandes marées rejetaient 12 000 tonnes de déchets sur Mumbai. Des sacs plastique ont même été retrouvés au fond de la fosses des Mariannes, le point le plus profond de nos océans.
https://www.novethic.fr/actualite/envir ... 46438.html

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#664 Message par clairette2 » 28 oct. 2018, 14:23

Ne nous détourne pas du grand projet de N. Hulot, multipropriétaire de véhicules a moteur : nous faire marcher a pied, ou acheter des piles degueu a nos amis chinois. C'est CA la priorité numéro 1... :evil:
La fabrication de plastique, c'est secondaire.
« La moitié des hommes politiques sont des bons à rien. Les autres sont prêts à tout » Coluche

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#665 Message par moinsdewatt » 02 nov. 2018, 18:27

Acheteurs de pétrole iranien : les Etats-Unis font du cas par cas


Par Claire Fages RFI le 2 novembre 2018

Les sanctions américaines contre l'Iran entrent en vigueur lundi 5 novembre prochain. Les exportations iraniennes de pétrole ont déjà fortement chuté au cours des dernières semaines. Alors Washington fait preuve de souplesse vis-à-vis des pays alliés très dépendants du brut iranien, comme l'Inde et la Corée du Sud.

« Faire pression au maximum » sur l'Iran « mais ne pas nuire aux amis et aux alliés » des Etats-Unis... John Bolton, le conseiller à la sécurité nationale du président Trump a résumé la nouvelle posture de Washington dans son application de l'embargo pétrolier contre l'Iran, qui entre en vigueur ce lundi. Les exportations iraniennes auraient déjà chuté à moins de 2 millions de barils par jour si l'on inclut les huiles, à moins de 1,7 millions de barils par jour si l'on ne considère que le pétrole brut (contre 2,5 millions de barils par jour au mois de mai). Dans ce contexte, et pour ne pas enflammer à nouveau le marché pétrolier qui s'est calmé grâce aux barils supplémentaires fournis par l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis, l'administration américaine lâche du lest. Elle aurait d'après Reuters accordé ce 1er novembre le droit d'importer du brut iranien à l'Inde et à la Corée du Sud, sous certaines conditions.

Dérogations pour l'Inde et la Corée du Sud

Des dérogations qui ouvrent la voie à un accord du même type avec le Japon. Tokyo et Pyongyang, soutiens de Washington face à la Corée du Nord et la Chine sont de bons élèves, ils ont réduit à zéro leurs importations iraniennes le mois dernier. Mais ils ne pourront pas tenir sur la longueur, ils sont encore très dépendants du pétrole iranien.

L'Inde est dans une situation encore plus délicate. Cet allié stratégique des Américains face à la Chine et à la Russie a des besoins tels en énergie qu'elle ne peut pas se priver du brut iranien, dont elle est le deuxième acheteur au monde (elle pèse 30 % des exportations iraniennes en septembre et octobre 2018), même si deux compagnies indiennes ont annoncé qu'elles n'en importeraient plus. L'arrangement pourrait consister en un compte séquestre qui évitera de payer directement l'Iran, mais permettra le troc avec la République islamique.

L'Irak alimentera de nouveau la Turquie

Allié plus instable depuis quelques années, et en difficultés économiques, la Turquie n'en tient pas moins la dragée haute à Washington depuis l'affaire Khashoggi. Les Etats-Unis auraient obtenu qu'elle soit à nouveau livrée en pétrole par l'Iraq, via le Kurdistan irakien, ce qui lui permettra d'importer moins de brut iranien.

Hors du cercle d'amis, l'Europe s'est soumise à l'embargo dicté par la Maison Blanche : les compagnies européennes ont soit stoppé, comme le Français Total, soit fortement réduit, c'est le cas des sociétés italiennes, leurs achats de pétrole iranien.

Stocks record de pétrole iranien en Chine

La Chine est plus difficile à gérer. Première cliente de l'Iran, elle a aussi beaucoup à perdre dans la guerre commerciale que lui mènent les Etats-Unis. Les compagnies pétrolières d'Etat chinoises font bonne figure : elles ne commanderont pas de pétrole iranien en novembre. En septembre, les importations chinoises de brut iranien ont déjà chuté d'un tiers par rapport à l'an dernier. Mais en octobre, la Chine en a importé des quantités record (800 000 barils par jour), stockées sous douane au port de Dalian, là où la compagnie nationale iranienne a déménagé ses réservoirs depuis Rotterdam.
http://www.rfi.fr/emission/20181102-ach ... nt-cas-cas

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#666 Message par moinsdewatt » 09 nov. 2018, 08:46

Record d'importation de pétrole de la Chine, 9.6 millions de b/j en octobre !
China’s Oil Imports Surge To Record High

By Irina Slav - Nov 08, 2018,

China’s crude oil imports averaged 9.61 million barrels a day last month, customs data cited by Reuters has revealed, with the agency noting the amount is the highest on record. Once again, it was the independent refiners, or teapots, that drove the increase as they seek to fulfill their import quotas before they expire.

The total October volume of imports hit 40.80 million tons, of which teapots imported 8.22 million tons. Yet this was lower than the teapots’ intake as forecast by S&P Platts last month, which was 9 million tons. It was, however, substantially higher than the 7.26 million tons independent Chinese refiners imported in September.
..........
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... -High.html

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#667 Message par moinsdewatt » 11 nov. 2018, 20:07

Le royaume saoudien va réduire ses exportations de 500.000 barils/jour

AFP le 11 nov. 2018

Le ministre saoudien de l'Energie Khaled al-Faleh a annoncé dimanche que son pays allait réduire ses exportations de pétrole, au moment où la dégringolade des prix de l'or noir fait craindre un effondrement des cours comme en 2014.

"Les exportations de brut du royaume (saoudien) pour décembre seront de 500.000 barils par jour (bpj) moins élevées qu'en novembre", a indiqué à la presse M. Faleh qui s'exprimait lors d'une réunion à Abou Dhabi de pays membres de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de pétrole) et non membres du cartel.

Il a en revanche précisé qu'il n'y avait "pas encore de consensus" entre grands pays producteurs de pétrole pour réduire la production de brut d'un commun accord.

Ryad avait précédemment augmenté sa production, passant de 9,9 millions de bpj en mai à 10,7 millions bpj en octobre. Environ deux tiers du brut saoudien sont destinés à l'exportation.

Aucune décision commune de réduction de production ne devrait être prise à Abou Dhabi, ont affirmé plusieurs ministres, selon qui des recommandations devraient être émises avant une réunion plénière de l'Opep prévue en décembre à Vienne.

Depuis décembre 2016, les pays de l'Opep, menés par l'Arabie saoudite, et d'autres producteurs non membres du cartel, dont la Russie, appliquaient un accord de réduction de la production d'or noir.

"Il est prématuré de parler d'action spécifique", a dit lui-même Khaled al-Faleh, en réponse à une question sur la possibilité d'une réduction de la production pour enrayer la baisse des prix. "Nous devons étudier tous les facteurs."

- Le "bon" équilibre -

De son côté, son homologue russe Alexandre Novak a déclaré qu'il fallait "désormais analyser la situation sur le marché en profondeur, analyser la mise en oeuvre de l'accord (en vigueur). Il a exhorté à la prudence avant de "décider ce qu'il faudra faire ensuite afin de poursuivre la coopération en faveur de la stabilisation du marché".

Pris en étau entre un bond de la production chez quelques grands pays producteurs et la crainte d'une baisse de la demande, les cours du pétrole ont chuté de près de 20% en un mois, après avoir pourtant culminé début octobre à leur plus haut niveau depuis quatre ans.

Le prix du baril de Brent est passé vendredi sous la barre des 70 dollars pour la première fois depuis avril, et celui du baril new-yorkais WTI sous les 60 dollars, en baisse pour le neuvième mois consécutif.

M. Faleh a reconnu lui-même dimanche que la chute des cours "nous a surpris", ajoutant que le marché avait évolué, la crainte initiale d'une pénurie ayant cédé la place à une inquiétude sur une surabondance de l'offre.

Son homologue émirati Suheil al-Mazrouei a souligné que l'objectif du groupement des pays Opep/non-Opep était de trouver le bon équilibre pour le marché.

Malgré des signes de ralentissement de la demande, l'Arabie saoudite, la Russie, le Koweït et l'Irak ont récemment augmenté leur production de brut, et les Etats-Unis celle de pétrole de schiste.
.........
https://www.connaissancedesenergies.org ... r-181111-1

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#668 Message par moinsdewatt » 04 déc. 2018, 13:30

Le Qatar premier pays du Golfe à quitter l'Opep


Par Claire Fages RFI 4 décembre 2018

Le Qatar l'a annoncé ce lundi : il quitte l'Organisation des pays exportateurs de pétrole en janvier. L'émirat, géant gazier, n'est qu'un petit producteur de pétrole au sein de l'Opep. Mais son départ n'en est pas moins un coup dur porté au cartel et à son leader, l'Arabie saoudite.

Le Qatar claque la porte de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, pour, explique son ministre de l’Energie, se concentrer sur sa production gazière. Il est vrai que l’émirat ne produit que 600 000 barils par jour, 1 million de barils si l’on ajoute les condensats pétroliers issus de son gaz. C’est moins d’un dixième de la production saoudienne, et moins de 2 % de celle de toute l’Opep.

Membre depuis 1961

Mais le Qatar était l’un des plus anciens membres du cartel. Il avait rejoint l’Opep il y a cinquante-sept ans, en 1961, quelques mois après sa fondation en 1960 par l’Arabie saoudite, l’Iran, l’Irak, le Koweït et le Venezuela. Le Qatar était dans les murs avant même les Emirats Arabes Unis, l’Algérie et le Nigeria.

C’est surtout la première fois qu’un pays du Moyen-Orient quitte l’Opep. Avant lui, un pays latino-américain, l’Equateur, puis un pays africain, le Gabon, avaient quitté l’organisation respectivement en 1992 et 1995, au moment du creux des cours - la cotisation est chère. Mais ils sont revenus ensuite : Quito a réintégré l’Opep en 2007 et Libreville en juillet 2016. Plus récemment, un pays d’Asie a suspendu son appartenance à l’Opep en novembre 2016. L’Indonésie devenue, au fil des années, plus gros importateur qu’exportateur de brut, ne pouvait pas signer l’accord de réduction de la production du cartel.

Camouflet pour l’Opep et l’Arabie saoudite

Avec le départ du Qatar, ce sont les discordes politiques du Moyen-Orient, et en l’occurrence la mésentente de l’émirat avec le royaume saoudien, qui fracturent l’Opep. Cela n’était jamais arrivé. Au plus sanglant de la guerre Iran-Irak, les ministres du Pétrole continuaient à se parler dans l’enceinte de l’Opep à Vienne. L’Irak n’a jamais quitté l’Organisation malgré les pressions des Etats-Unis, après leur invasion du pays. L’Iran et l’Arabie saoudite pourtant ennemis se côtoient toujours au sein du cartel. Le départ du Qatar n’en est que plus marquant. C’est un camouflet pour l’Opep à quelques jours d’une réunion cruciale, puisque l’Organisation doit décider ou non de réduire sa production. Et en premier lieu un camouflet pour son leader l’Arabie saoudite, déjà affaiblie par l’affaire Khashoggi.
http://www.rfi.fr/emission/20181204-le- ... itter-opep

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#669 Message par moinsdewatt » 06 déc. 2018, 20:26

Opep: un accord de principe pour réduire la production sans chiffres concrets

Par RFI Publié le 06-12-2018

L'Opep, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole, a tenu une réunion ce jeudi à Vienne, en Autriche. L'enjeu de cette réunion était de trouver un accord pour baisser la production de pétrole et ainsi tenter d'enrayer la chute des cours de l'or noir. L'ampleur de cette baisse reste toutefois inconnue.

Avec notre correspondante à Vienne, Isaure Hiace

Les cours du pétrole ont chuté de 30% depuis octobre, une situation intenable pour les pays exportateurs de l'Opep et leurs alliés, qui souhaitaient donc s'entendre aujourd'hui sur une baisse de la production, afin d'équilibrer l'offre et la demande et donc faire remonter le prix du baril.

Selon des sources internes à l'Opep, citées par plusieurs agences, un accord de principe aurait été trouvé pour une baisse, mais une question d'importance demeure : quelle ampleur aura-t-elle ?

L'Arabie saoudite a évoqué ce jeudi une baisse de production d'un million de barils par jour, mais rien n'aurait été acté aujourd'hui. Le sujet devrait donc de nouveau être sur la table demain lors d'une réunion entre l'Opep et ses partenaires, au premier rang desquels la Russie, appelée à jouer un rôle clé.

En tout cas, même en l'absence de chiffres concrets, cet accord provisoire ne devrait pas réjouir Donald Trump. Le président américain qui a, plusieurs fois, exhorté l'Opep à renoncer à une baisse de production de pétrole, afin de maintenir des prix bas.
En tout cas, même en l'absence de chiffres concrets, cet accord provisoire ne devrait pas réjouir Donald Trump. Le président américain qui a, plusieurs fois, exhorté l'Opep à renoncer à une baisse de production de pétrole, afin de maintenir des prix bas.

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#670 Message par moinsdewatt » 08 déc. 2018, 10:52

L'Opep et Moscou réduisent leur production, le pétrole se reprend

AFP le 08 déc. 2018

L'Opep et ses alliés menés par la Russie vont abaisser leur production d'1,2 million de barils par jour pour les six prochains mois, selon les termes d'un accord scellé vendredi qui a redonné des couleurs au cours du pétrole, au risque d'irriter le président américain Donald Trump.

Cet objectif, attendu fébrilement par les marchés, sera réparti à hauteur de 800.000 barils quotidiens pour les quatorze pays de l'Opep et de 400.000 pour ses dix partenaires dont la Russie, a précisé l'organisation lors d'une conférence de presse qui s'est tenue à son siège de Vienne.

La réduction, correspondant à un peu plus de 1% de la production mondiale, est destinée à rééquilibrer le marché et à enrayer la chute des cours, qui ont dévissé de 30% en deux mois dans un contexte de surproduction chronique.

Après une semaine difficile, au rythme des négociations délicates entre les producteurs, le prix du baril de Brent pour livraison en février s'est redressé, prenant 1,61 dollar, ou 2,68%, pour clôturer à 61,67 dollars. Le WTI américain pour livraison en janvier s'est apprécié pour sa part de 1,12 dollar, ou 2,18%, pour finir à 52,61 dollars.

........
https://www.connaissancedesenergies.org ... end-181208

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#671 Message par moinsdewatt » 20 déc. 2018, 22:25

Suite au signalement dans un post de Pangloss il y a 3 jours, j' ai enfin trouvé le temps de le regarder en entier.

Coup de Poker sur l' essence, vidéo ARTE 58 minutes
le 4 déc. 2018


[Documentaire complet disponible jusqu'au 02 Février 2019]

Comment et pourquoi le cours du baril de brut s'est effondré entre 2014 et 2016, contre (presque) toute attente. Entre économie et géopolitique, une vertigineuse enquête dans le monde très fermé des rois du pétrole pour comprendre les fluctuations des cours de l'or noir.

En septembre 2012, un jeune analyste français des marchés pétroliers, Alexandre Andlauer, publie une étude choc, annonçant la chute prochaine des cours du pétrole. Une analyse à contre-courant alors qu'après le troisième choc pétrolier, en 2008, qui a vu le cours du baril flamber à près de 150 dollars, on agite plus que jamais la menace du "peak oil": l’épuisement des ressources, redoutée depuis les années 1970. Pourtant, dès la fin 2013, le monde regorge de pétrole, confirmant le scénario du franc-tireur. En deux ans, le baril de brut va perdre 70 % de sa valeur. Différents facteurs ont contribué à ce "contre-choc" pétrolier, mais Jean Crépu révèle ici le plus décisif : un bras de fer joué en sous-main, et perdu, par l'Arabie saoudite, suivie à contrecoeur par ses partenaires de l'Opep, contre leur rival américain et ses producteurs de pétrole de schiste. La flambée des cours après 2008 a en effet permis aux États-Unis d'exploiter leurs immenses réserves en la matière, la technologie très coûteuse d'extraction étant devenue accessible…

Un monde de brut
De la nouvelle ruée vers l'or du Texas, qui voit pousser les villas des oil workers du schiste, aux bureaux feutrés des grands marchands de la planète, entre Bourse de New York et les cercles très fermés du pouvoir russe ou saoudien, Jean Crépu retrace comme un thriller cette formidable partie de poker économique et géopolitique en nous ouvrant ses coulisses. La troisième manche a vu en 2018 la production américaine égaler pour la première fois celle de Riyad, tandis que la Russie, jusque-là observatrice, s'est rapprochée de l'Opep. Mais alors que le robinet du brut semble ainsi pouvoir couler longtemps encore, le revirement amorcé par la Norvège, qui a choisi d'utiliser sa manne pétrolière pour miser sur les énergies renouvelables, préfigure peut-être l'avenir. Car n'en déplaise à Donald Trump, le monde de l’énergie, sous la menace du changement climatique, a commencé lui aussi à évoluer, et la demande en pétrole pourrait diminuer plus vite que prévu.

Coup de poker sur l'essence | Documentaire de Jean Crépu (France, 2018, 59mn)
Image

https://www.youtube.com/watch?v=w3I5M0jVC6c

Pas mal d'info interessantes sur le développement du gaz de schiste aux USA. (la ville de MIDLAND en particulier, dont j' avais jamais encore entendu parler)

sur l' alliance entre l' Arabie Saoudite et Poutine
.......

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A voir !

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#672 Message par moinsdewatt » 21 déc. 2018, 21:29

Pétrole : la glissade des barils continue

Cercle Finance 21/12/2018

A mi-séance en Europe, le prochain contrat à terme sur le baril de Brent de mer du Nord cédait encore 2,4% à 53,1 dollars, le WTI américain lâchant 1% à 45,4 dollars.

Que les 86 dollars, dépassés au début du mois d'octobre, semblent loin pour le Brent ! En moins de trois mois, le cours du baril de pétrole de référence dans le monde entier a ainsi dérapé de près de 40%.

En cause : une offre finalement plus abondante que prévu, en raison de la mollesse relative de l'application des sanctions américaines contre l'Iran, du moins dans un premier temps. Et de la hausse récente des extractions des grands pays producteurs, dont les Etats-Unis, mais aussi deux membres éminents de l''Opep +', la Russie et l'Arabie saoudite.

Parallèlement, la croissance mondiale, dont on savait déjà qu'elle ralentissait, suscite de plus en plus de doutes à mesure qu'approche l'année 2019. Or la consommation d'or noir est étroitement dépendante du dynamisme de la conjoncture.
https://www.boursorama.com/bourse/actua ... 73bdb4ec9c

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#673 Message par pangloss » 22 déc. 2018, 04:29




Progrès !

La question de l'intermittence des renouvelables est résolue.
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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#674 Message par moinsdewatt » 22 déc. 2018, 10:55

pangloss a écrit :
22 déc. 2018, 04:29

???
Cette vidéo est nulle.
Quelle innovation technique ?
De quel type de batterie parles t'on ?

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#675 Message par saturne » 22 déc. 2018, 13:01

Celle-ci est plus claire (avec soustitres) mais plus ancienne, je pense. Celles de pangloss donnent les prototypes et les premieres installations. En tout cas, le bonhomme répète tjrs le meme speech.
Billets philophynanciers crédit-consuméristes : http://ppcc-fr.blogspot.fr/?view=mosaic

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#676 Message par moinsdewatt » 05 janv. 2019, 10:31

La réduction de l'offre de l'Opep commence à se concrétiser.
530 000 b/j retirés, dont 420 000 par l'Arabie Saoudite.

Encore 660 000 b/j à retirer si ils veulent respecter leurs accords.
OPEC output drastically reduced as Saudi cuts begin
By GRANT SMITH on 1/3/2019
LONDON (Bloomberg)

Before its agreement to cut oil supplies even started, OPEC’s production plunged by the most in almost two years last month.

In a sign of the urgency felt by the cartel amid tumbling crude prices, leading member Saudi Arabia throttled back production, according to a Bloomberg survey of officials, analysts and ship-tracking data. The group’s pact to curb output only formally started this week.

The kingdom’s deliberate cutbacks were compounded by unplanned losses in Iran, which is being targeted by U.S. sanctions, and in Libya, where protests halted the biggest oil field.

As a result, oil output from OPEC fell 530,000 bpd to 32.6 MMbpd last month. It’s the sharpest pullback since January 2017, when the group first embarked on its strategy to clear the glut created by rising supplies of U.S. shale oil.

A global coalition of oil producers known as OPEC+, which comprises both members of the group and other exporters including Russia, agreed on Dec. 7 to reduce output during the first six months of 2019. Crude prices failed to rally however, and instead slumped to the lowest in more than a year.

Brent crude futures climbed as much as 5.1% on Wednesday as shipping data showed Saudi Arabia was delivering its announced cutbacks. It traded at$55.74/bbl in London. That’s about 35% below the four-year peak reached in early October.

Investors remain concerned that OPEC+ isn’t cutting enough to make way for another surge of supply anticipated from shale oil drillers in America. They’re also increasingly worried that a slowing global economy, coupled with the U.S.-China trade dispute, will hit fuel demand and swell the pile-up of unwanted crude.

“Slowdown fears” are “putting more pressure on OPEC to stabilize the petroleum markets,” said Phil Flynn, a markets analyst at Price Futures Group “So let the cuts begin.”

The Saudis curtailed production by 420,000 bpd to 10.65 MMbpd last month, from a record of just above 11 MMbpd reached in November, the survey showed. Energy Minister Khalid Al-Falih has promised to cut even deeper this month, going beyond the reductions the kingdom signed up to.

Unintentional Cutbacks

As is often the case with OPEC, not all the supply restraint seen last month was deliberate. Libya’s production fell by 110,000 bpd to 1 MMbpd. Sharara, the country’s biggest oil field, has been offline since it was stormed in mid-December by an armed group and demonstrators demanding better government services.

The situation in the North African nation, plagued by clashes and unrest since the fall of former leader Moammar Qaddafi in 2011, worsened on Wednesday when bad weather at the Es Sider port forced a separate output reduction of 100,000 bpd.

Iran’s crude production fell by 120,000 bpd last month to 2.92 million a day, the survey showed. The country’s output has slumped 23% since U.S. President Trump announced in May, he would re-impose sanctions after abandoning a nuclear accord with the Islamic Republic.

The penalties resumed in November, though the U.S. surprised importers by awarding many of them temporary waivers, which could cause shipments to rebound this month.

Even with the pre-emptive Saudi cutbacks, OPEC has plenty of work still to do to fulfill its promises. The 11 members bound by the deal committed to an overall cut of 800,000 bpd, mostly from their October levels, while their non-OPEC partners pledged a decrease of 400,000 bpd.

Production from those 11 countries is now 140,000 bpd below their October level, so they would need to cut about another 660,000 bpd to implement the agreement.

Countries which last month rushed to maximize oil exports before the agreement took effect will now need to reverse those increases.

Iraq, which bridled at the requirement to cut shipments last year, bolstered output by 130,000 bpd in December to 4.7 MMbpd, according to the survey. The United Arab Emirates, which has been expanding production capacity, also increased output.
https://www.worldoil.com/news/2019/1/3/ ... cuts-begin

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#677 Message par Pi-r2 » 05 janv. 2019, 21:34

c'est quand même chiant d'avoir trop de pétrole :lol:
Les bonnes idées triomphent toujours. D'ailleurs c'est à cela qu'on reconnait qu'elles étaient bonnes.
mon statut de modérateur ne m'interdit pas de participer aux discussions. Je ne modère pas les discussions auxquelles je participe.

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#678 Message par moinsdewatt » 09 janv. 2019, 23:14


L'Arabie saoudite va réduire en janvier ses exportations de pétrole de 10% par rapport à novembre afin de stabiliser les prix, a indiqué mercredi le ministre de l'Énergie de ce géant pétrolier.

AFP le 09 janv. 2019

Le royaume, premier exportateur mondial de pétrole, réduira ses exportations de 800 000 barils par jour à 7,2 millions de barils par jour (Mb/j) en janvier, contre 8 millions Mb/j en novembre, a précisé Khalid al-Falih. Une réduction supplémentaire de 100 000 b/j est prévue en février.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), dont fait partie Riyad, et ses alliés se sont engagés en décembre à réduire collectivement leur production de 1,2 million de Mb/j à partir du 1er janvier pour résorber l'excédent d'or noir sur le marché et soutenir les prix.

M. Falih a affirmé que la production de brut saoudien était descendue à 10,2 Mb/j, contre les 11 Mb/j extraits jusqu'en mai dernier, date à laquelle les producteurs de pétrole avaient décidé de mettre fin à un accord de limitation.

"Nous voulons sérieusement retrouver un équilibre des marchés", a dit M. Falih lors d'une conférence de presse à Ryad, durant laquelle il a aussi annoncé des estimations plus importantes des réserves saoudiennes de pétrole et de gaz. "Nous sommes inquiets quant à la volatilité des cours du pétrole. Nous avons observé des pics et des retombées des prix qui ne sont absolument pas justifiées" au regard des données fondamentales du secteur, a ajouté le ministre.

Les cours de l'or noir avaient dégringolé fin 2018 pour atteindre leur plus bas niveau en un an et demi, à 49,93 dollars pour le Brent, après avoir culminé début octobre à plus de 85 dollars. Cette chute des cours s'explique notamment par une surproduction et par la crainte d'une éventuelle guerre commerciale entre le plus grand importateur mondial, la Chine, et le premier producteur, les Etats-Unis.

Les cours ont toutefois repris à la hausse ces derniers jours notamment après l'entrée en vigueur en janvier de la limitation de la production décidée en décembre par les pays de l'OPEP. Cela est "plus que suffisant pour équilibrer les marchés", a dit M. Falih.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ier-190109

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#679 Message par pangloss » 13 janv. 2019, 21:12

D'autres réponses à la question de l'intermittence des renouvelables...
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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#680 Message par moinsdewatt » 11 févr. 2019, 09:09

L'Opep à son plus niveau depuis Mars 2015, suite aux décisions prises le 6 déc 2018.
Platts Survey: OPEC Production Drops To Lowest Since March 2015

By Tsvetana Paraskova - Feb 06, 2019

OPEC’s crude oil production plummeted by nearly 1 million bpd from December to 30.86 million bpd in January, marking the lowest production for the cartel since March 2015, as Saudi Arabia over-delivered and members exempted from the reduction pact saw their output further drop, according to the S&P Global Platts survey.

OPEC’s production fell by 970,000 bpd from December to January—the month in which the new production cuts took effect, with Libya, Venezuela, and Iran exempted. The monthly drop in the cartel’s crude output was the steepest since December 2016—the month just before the previous round of cuts began, the Platts survey of shipping data, industry officials, and analysts showed.

Saudi Arabia’s oil production in January stood at 10.21 million bpd, or 100,000 bpd below its pledged ceiling of 10.311 million bpd, and the lowest Saudi production since May 2018, according to the Platts survey.

The crude oil exports of OPEC’s largest producer and de facto leader fell by 500,000 bpd to 7.20 million bpd in January, Platts trade flow data showed.

Among the members exempted from the cuts, Libya’s production plunged by 120,000 bpd to 850,000 bpd as its largest oil field Sharara has been shut in since early December due to security risks and concerns. Iran, under U.S. sanctions, saw its production drop by another 80,000 bpd to 2.72 million bpd, while Venezuela’s output fell 10,000 bpd to 1.16 million bpd. Sources at PDVSA have told Platts that as of this month Venezuela’s production is expected to plunge because under the new U.S. sanctions, Venezuela will not be able to import U.S. naphtha to dilute its heavy crude grades.

The Platts survey showed a steeper decline in OPEC’s production than the Reuters survey from last week.

OPEC’s crude oil production in January dropped by a massive 890,000 bpd compared to December—the largest monthly decline in the cartel’s production since January 2017 when the initial production cut deal began, according to the monthly Reuters survey.

According to the survey tracking supply to the market and based on shipping data and information provided by sources at oil companies, OPEC’s crude oil production in January was 30.98 million bpd, down by 890,000 bpd from December 2018.

OPEC’s Monthly Oil Market Report (MOMR) with production data for January is scheduled to be released next Tuesday, February 12.

By Tsvetana Paraskova for Oilprice.com
https://oilprice.com/Energy/Crude-Oil/P ... -2015.html

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#681 Message par moinsdewatt » 14 févr. 2019, 08:56

Le pétrole dopé par la baisse de la production de l'Opep

AFP le 13 févr. 2019

Le pétrole a fini en nette hausse mercredi, alors que l'Agence internationale de l'Energie (AIE) a confirmé que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) respectait ses promesses de baisse de production, reléguant au second plan la hausse des stocks aux Etats-Unis.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril s'est apprécié de 1,19 dollar ou 1,9% pour terminer à 63,61 dollars à Londres.

A New York, le baril américain (WTI) pour le contrat de mars a gagné 80 cents ou 1,5% pour clôturer à 53,90 dollars.

"L'Opep a bien abaissé sa production en janvier, et l'Arabie saoudite a fait du zèle par rapport à ses promesses, donc ceux qui parient sur une offre peu abondante sont contents", a résumé Jasper Lawler, analyste de London Capital Group.

Au lendemain de la publication du rapport mensuel de l'Opep, l'AIE a publié mercredi ses propres données pour le mois de janvier.

Et selon l'organisme, l'offre mondiale a chuté de 1,4 million de barils par jour (mbj) en janvier à 99,7 mbj.

Cette baisse est notamment due à la mise en oeuvre de l'accord de Vienne entre les pays de l'Opep et leurs partenaires, dont la Russie, qui ont décidé début décembre de se fixer des objectifs de production plus bas qu'auparavant.

- Importations au plus bas depuis 1997 -

L'AIE souligne que si l'Arabie saoudite fait du zèle, la Russie ne respecte pas pour l'instant son objectif.

Le ministre russe de l'Energie, Alexandre Novak, a d'ailleurs affirmé aux agences russes que son pays allait encore limiter sa production en février.

"Ajoutez les sanctions américaines contre le Venezuela et tout à coup, l'offre mondiale a moins de marge", a ajouté M. Lawler.

Les analystes de Goldman Sachs préviennent cependant que l'abondante production américaine pourrait faire rebasculer le marché au second semestre.

Certains producteurs de schiste, dont la production peine actuellement à se vendre en raison d'un manque d'infrastructures de transport, vont profiter de l'ouverture de nouveaux oléoducs, ont-ils estimé.

Les cours du brut ont toutefois un peu limité leur progression après la diffusion du rapport hebdomadaire de l'Agence américaine d'informations sur l'Energie (EIA) montrant une hausse des stocks de brut à leur plus haut niveau depuis novembre 2017, d'essence et de produits distillés (fioul et gaz de chauffage).

Alors que la production est restée au niveau record de 11,9 millions de barils par jour, la cadence des raffineries s'est par ailleurs fortement ralentie en raison des travaux de maintenance, en fonctionnant en moyenne à 85,9% de leurs capacités, contre 90,7% la semaine précédente.

Autre élément marquant du rapport: les importations américaines de brut ont chuté à leur plus bas niveau depuis 1997. A un brouillard persistant sur les côtes du Golfe du Mexique freinant l'activité des bateaux, se sont ajoutés divers éléments entravant les importations comme les sanctions contre le Venezuela et la volonté de l'Arabie saoudite de limiter ses exportations.
https://www.connaissancedesenergies.org ... pep-190213

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#682 Message par moinsdewatt » 05 mars 2019, 22:48

Pétrole : la barre des 100 millions de barils consommés par jour a été franchie

par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

15 février 2019,

Présent dans de très nombreux domaines, le pétrole est consommé en masse. La tendance n’est d’ailleurs pas à la baisse, puisque la barre des 100 millions de barils de pétrole par jour a été franchie en fin d’année 2018. Ceci laisse perplexe concernant la sortie du pétrole, souvent évoquée et qui s’annonce comme une entreprise très compliquée.

Une consommation en hausse

Le pétrole est plus que jamais consommé en très grande quantité. Preuve en est le franchissement fin 2018 de la barre des 100 millions de barils par jour. Cela équivaut à 15,9 milliards de litres ou 6 400 piscines olympiques. Des statistiques publiées par Total – qui a gagné 13,8 milliards de dollars en 2018 – donnent les chiffres de la consommation par pays en 2016 et 2017. En 2016, la consommation mondiale était de 96,488 millions de barils par jour, et en 2017 celle-ci est passée à 98,186 (évolution de 1,8%). Pourtant en 2008, la consommation mondiale ne représentait que 87 millions de barils par jour, selon Novethic.

Consommation mondiale de pétrole (en milliers de barils/jour) :

Image
Consommation mondiale de pétrole (en milliers de barils/jour)
Crédits : Planète Énergies

...................
suite : https://sciencepost.fr/2019/02/petrole- ... -franchie/

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#683 Message par moinsdewatt » 28 mars 2019, 20:18

Pétrole: Ryad peine à fidéliser Moscou sur la réduction de l'offre

Publié le 28/03/2019 DUBAI/LONDRES/MOSCOU (Reuters)
par Rania El Gamal, Dmitry Zhdannikov et Olesya Astakhova

L'Arabie saoudite a bien du mal à convaincre la Russie de prolonger l'accord d'encadrement de la production de pétrole à l'oeuvre depuis le début de l'année et il se pourrait que cette dernière n'accepte qu'une extension de trois mois, selon trois sources proches du dossier.

Le ministre de l'Energie russe Alexandre Novak a dit à son homologue saoudien Khalid al-Falih, lors d'une rencontre à Bakou ce mois-ci, qu'il ne pouvait garantir une prolongation jusqu'à la fin de l'année, ont dit les sources.


L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés, regroupés sous l'appellation Opep+, ont convenu en décembre de réduire leur production commune de 1,2 million de barils par jour (bpj) pour soutenir les cours. Ce pacte est en vigueur depuis le 1er janvier et jusqu'à la fin du premier semestre.

"Nous pourrons prolonger de trois mois lorsque nous nous verrons en juin et nous verrons aussi s'il y a lieu de prolonger encore", a dit une source de l'Opep. "Pour l'instant nous ne savons pas si les Russes resteront, et ça risque d'être comme ça jusqu'au tout dernier moment avant notre rencontre de juin".

Depuis la création de l'alliance Opep+, en 2017, les cours du brut ont plus que doublé, dépassant les 60 dollars le baril, grâce surtout à une série de coupes dans la production.

On ne sait pas si Moscou adopte là une posture de négociation ou si la menace russe est sérieuse dans la mesure où les pétroliers russes ne veulent plus de ces freins à leur production, ont dit les sources.

Igor Setchine, patron du géant russe Rosneft et proche du président Vladimir Poutine, a dit à ce dernier que l'accord passé avec l'Opep était une menace stratégique qui profitait aux Etats-Unis, avait rapporté Reuters en février.

Quant au président américain Donald Trump, il a une nouvelle fois exhorté l'Opep à augmenter la production pour faire baisser les prix.

Il n'est pas certain que Poutine acquiesce aux opinions de Setchine dans la mesure où il considère le pacte avec l'Opep comme un moyen de dialoguer avec l'Arabie saoudite, leader de facto de l'organisation, sur d'autres sujets de géopolitique.

La Russie sait aussi que l'Arabie saoudite veut un baril à 70 dollars au minimum pour gérer au mieux ses finances publiques, alors que 55 dollars sont suffisants pour Moscou, ont encore dit les sources.

"La Russie et l'Arabie saoudite jouent au chat et à la souris, comme en décembre", a déclaré une source industrielle russe. "Novak menace de mettre un terme à l'accord mais il demandera plus tard à Poutine l'autorisation de le prolonger".

L'Opep et ses alliés ont décidé ce mois-ci d'annuler une réunion prévue en avril et se prononceront sur la prolongation du pacte en juin, une fois évaluées les répercussions des nouvelles sanctions américaines qui doivent frapper l'Iran en mai.
https://www.usinenouvelle.com/article/p ... re.N823940

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#684 Message par moinsdewatt » 23 avr. 2019, 08:03

Les USA veulent réduire à néant les ventes de pétrole iranien

REUTERS | LE 22/04

Donald Trump a décidé de ne pas renouveler les exemptions qui ont permis à huit pays de continuer à importer du brut iranien lorsque celles-ci expireront dans dix jours, les Etats-Unis ayant l'ambition de tarir complètement les exportations de pétrole iranien, a annoncé lundi la Maison blanche.

Téhéran a aussitôt rétorqué que Washington ne parviendrait pas à ses fins et menacé une nouvelle fois de bloquer le détroit d'Ormuz, par lequel transite une grande partie du brut mondial.


Pour éviter une surchauffe du marché pétrolier mondial après le rétablissement par les Etats-Unis des sanctions visant les secteurs pétrolier et bancaire iraniens en novembre dernier, conséquence de leur retrait de l'accord sur le nucléaire de 2015, Washington a accordé des exemptions pour six mois à la Chine, l'Inde, la Corée du Sud, la Turquie, la Grèce, l'Italie, le Japon et Taiwan.

Ces exemptions ne seront pas renouvelées à leur expiration le 1er mai dans le but de "réduire à néant les exportations de pétrole iranien, privant ainsi le régime de sa principale source de revenus", a fait savoir la Maison blanche dans un communiqué.


Aucune période de grâce ne sera accordée aux pays qui en bénéficiaient jusqu'à présent, a ajouté le secrétaire d'Etat Mike Pompeo, en annonçant formellement la décision de Washington.

Selon la Maison blanche, l'Arabie saoudite et les Emirats arabes unis se sont engagés à compenser la diminution des exportations iraniennes pour faire en sorte que la demande mondiale soit satisfaite et éviter une envolée des cours du pétrole.

"L'Arabie saoudite et d'autres pays de l'Opep feront plus que compenser la différence de production de pétrole", a assuré Donald Trump sur son compte Twitter.

Le ministre saoudien de l'Energie, Khalid al Falih, a déclaré dans un communiqué que Ryad se coordonnerait avec les autres producteurs de pétrole pour éviter un déséquilibre du marché mondial.

Les annonces de Washington ont fait grimper les cours du pétrole. Le Brent de mer du Nord, référence du marché mondial, gagnait lundi après-midi 2,75% à 73,95 dollars le baril après avoir auparavant atteint 74,31 dollars, un plus haut depuis le mois de novembre.

A Téhéran, des sources au ministère du Pétrole ont assuré à l'agence Tasnim que les Etats-Unis ne parviendraient pas à leurs fins. "Les exportations de pétrole ne pourront être réduites à zéro que si les autorités iraniennes le décident... et ce n'est pas d'actualité", a déclaré une "source informée".

Le commandant de la marine des Gardiens de la révolution, l'unité d'élite de l'armée iranienne, a menacé de son côté de bloquer le détroit d'Ormuz si l'Iran n'est plus autorisé à y faire transiter son pétrole.

"Selon le droit international, le détroit d'Ormuz est un passage maritime et si nous ne pouvons pas l'utiliser, nous le fermerons", a déclaré le général Alireza Tangsiri à l'agence de presse semi-officielle Fars.

"En cas de menace, nous défendrons sans l'ombre d'une hésitation les eaux iraniennes", a-t-il ajouté.
https://m.investir.lesechos.fr/actualit ... 43100.html

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#685 Message par moinsdewatt » 02 juil. 2019, 18:36

Pétrole: l’Opep prolonge de neuf mois les limitations de production

Par RFI Publié le 02-07-2019

Les pays membres de l’Opep et les pays partenaires sont réunis pour deux jours à Vienne, la capitale autrichienne qui abrite le siège de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole. Ce lundi, les 14 pays membres de l’Opep sont parvenus à un accord sur la prolongation pour 9 mois des limitations de production de pétrole actuellement en vigueur, afin de soutenir le cours du brut. L’accord devrait être officiellement entériné ce mardi. Une prolongation plébiscitée par l’Arabie saoudite et la Russie, qui s’étaient mises d’accord avant même les réunions de Vienne, ce qui irrite l’Iran.

Avec notre correspondante à Vienne, Isaure Hiace

En décembre dernier, les pays membres de l’Opep, emmenés de fait par l’Arabie saoudite et les pays partenaires, menés par la Russie, s’étaient entendus pour abaisser leur offre cumulée de 1,2 million de barils par jour pour enrayer la chute des cours du pétrole.

Sans surprise, l’Opep a annoncé ce lundi un accord pour prolonger de 9 mois les réductions de production. Cela semblait en effet faire consensus, compte tenu de la nécessité de stabiliser les cours dans un contexte international tendu.

Mais l’Iran a semblé passablement irrité de l’entente entre l’Arabie saoudite et la Russie, annoncée avant même les réunions de Vienne. Le président russe Vladimir Poutine avait en effet révélé, le week-end dernier, un accord russo-saoudien pour prolonger les limitations de production.

Le ministre iranien du Pétrole a ainsi expliqué, à son arrivée dans la capitale autrichienne ce lundi, que « le principal danger auquel est confrontée l’Opep maintenant est l'unilatéralisation », ajoutant : « l’Opep va mourir avec un tel processus ». Le tandem Moscou-Riyad semble en effet désormais incontournable, au grand dam de l’Iran.

Les membres de l’Opep se sont également mis d’accord lundi soir sur « une charte de coopération permanente » avec les pays partenaires, dont la Russie, qui devraient entériner ce document ce mardi.
http://www.rfi.fr/economie/20190702-pet ... production

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#686 Message par moinsdewatt » 16 août 2019, 14:47

L'Opep pessimiste pour le restant de l'année

REUTERS•16/08/2019
par Alex Lawler

L'Opep n'est pas très optimiste pour le marché pétrolier pour ce qui reste de l'année à courir, en raison d'un ralentissement de la croissance mondiale, et met en avant, dans son rapport mensuel publié vendredi, les défis qui l'attendent en 2020, semblant ainsi plaider pour le maintien de l'accord d'encadrement de la production.

Ce dernier a été reconduit en juillet jusqu'en mars 2020 pour éviter une accumulation des stocks préjudiciable aux prix.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) réduit en outre sa prévision de croissance de la demande pétrolière de 40.000 barils par jour (bpj) pour cette année et laisse entendre que le marché pourrait être légèrement excédentaire en 2020.

"Tandis que les perspectives des fondamentaux du marché semblent quelque peu baissières pour le restant de l'année, compte tenu d'une croissance économique qui fléchit, des problèmes commerciaux du moment et du ralentissement de la croissance de la demande pétrolière, il demeure primordial de surveiller de près l'équilibre de l'offre et de la demande et d'assurer la stabilité du marché dans les mois qui viennent", écrit l'Opep.

La politique de l'Opep qui consiste à soutenir les cours en réduisant la production stimule par contrecoup la production de schistes par les Etats-Unis et la production de pays concurrents et son rapport laisse penser que le monde aura moins besoin des bruts de l'organisation l'an prochain.

La demande de ses bruts sera de 29,41 millions de bpj en moyenne en 2020, soit 1,3 million de bpj de moins qu'en 2019, note l'Opep. Cela étant, la prévision de 2020 a été relevée de 140.000 bpj par rapport à celle donnée le mois dernier.

L'Opep ajoute que sa production a diminué de 246.000 bpj en juillet, à 29,61 millions de bpj, l'Arabie saoudite ayant réduit ses propres extractions au-delà de son quota.

L'année 2020 dégagerait un excédent de l'offre de 200.000 bpj si l'Opep continuait de produire au rythme de juillet, toutes choses égales par ailleurs.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... 5272a73a41

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#687 Message par moinsdewatt » 03 sept. 2019, 06:57

Transport maritime: des carburants moins polluants qui vont faire grimper les prix à la pompe

AFP parue le 03 sept. 2019

Dès janvier prochain, des dizaines de milliers de navires vont devoir se tourner vers de nouveaux carburants moins polluants, une révolution qui risque d'augmenter le coût du transport maritime mais aussi des prix à la pompe pour les automobilistes.

L'organisation maritime internationale (IMO) avait décidé en 2016 que la teneur en soufre du fioul devrait être ramenée à 0,5% à partir du 1er janvier 2020, contre 3,5% actuellement.

Objectif: limiter les émissions hautement toxiques de dioxyde de soufre produites par l'énorme flotte de près de 80.000 navires qui sillonnent les mers pour transporter marchandises ou matières premières.

Le transport maritime est en effet sur la sellette: il est responsable d'environ 400.000 décès prématurés et de 14 millions de cas d'asthme infantile par an, selon un article paru en 2018 dans la revue Nature.

Concrètement, les transporteurs maritimes auront plusieurs options. La première est de continuer à utiliser le fioul lourd actuel mais en s'équipant d'épurateurs de gaz d'échappement ("scubbers").

Ces équipements sont toutefois coûteux et certains d'entre eux rejettent en mer leurs eaux de lavage, ce qui pourrait conduire à leur interdiction à terme. "Il y a une incertitude sur l'avenir de la réglementation", remarque ainsi Nelly Grassin, chez Armateurs de France.

La seconde possibilité est de se tourner vers des carburants alternatifs, notamment le gaz naturel liquéfié (GNL). Mais ce choix reste marginal: il n'est pas adapté à toutes les lignes maritimes car il suppose notamment une infrastructure d'approvisionnement spécifique.

L'option la plus évidente est donc d'adopter des carburants conformes à la nouvelle réglementation: fioul marin à très basse teneur en soufre ou bien diesel marin.

Le transport maritime consomme aujourd'hui 3,6 millions de barils de pétrole par jour. Sur ce total, environ 600.000 devraient rester au fioul lourd actuel pour des navires équipés de scrubbers ou qui ne se plieront pas immédiatement à la réglementation.

"Cela laisse environ 3 millions de barils par jour qui vont devoir s'ajuster à la nouvelle norme de 0,5% de soufre", estime Chris Midley, analyste en chef de S&P Global Platts, interrogé par l'AFP.

- "Le grand public touché" -

C'est donc un chamboulement majeur pour le marché. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) y voit "facilement la plus grosse transformation jamais vue sur le marché des produits pétroliers".

La première conséquence sera une augmentation du coût pour les armateurs, qui pourraient être tentés de repércuter une partie du surcoût sur leurs clients - ce qui, en bout de chaîne, pourrait renchérir le prix des marchandises transportées.

Car les carburants conformes, plus sophistiqués et plus raffinés, sont "deux fois plus cher, mais on peut s'attendre à une augmentation supplémentaire avec la demande qui augmente", remarque Nelly Grassin.

Pour les entreprises pétrolières, c'est une manne, au moins dans l'immédiat, car leurs marges de raffinage vont progresser. Mais elles devront aussi se débarrasser de leur fioul lourd, dont le surplus pourra alimenter par exemple des centrales électriques.

La demande accrue pour des produits pétroliers plus sophistiqués va par ailleurs affecter par ricochet d'autres carburants, automobiles et aériens, dont les prix risquent d'augmenter.

En effet, les raffineries qui vont tourner à plein pour produire du diesel marin auront aussi soif de brut à faible teneur en soufre comme le Brent de la mer du Nord ou le WTI texan.

"Le Brent pourrait grimper et tutoyer les 70 dollars, peut-être passer les 70 dollars à la fin de l'année", contre moins de 60 dollars aujourd'hui, estime Chris Midley. Au final, "la réglementation IMO aura des répercussions sur tous les consommateurs qui achètent de l'essence ou du diesel".

Pour Alan Gelder, expert du cabinet Wood Mackenzie, "le grand public sera touché par la réglementation IMO principalement de deux façons: avec le coût du transport par avion et les prix de vente du diesel routier".

Toutefois, sachant que "de nombreuses compagnies aériennes couvrent leurs coûts en kérosène de nombreux mois à l'avance", "l'impact le plus grand sera sur le diesel routier", estime-t-il.
https://www.connaissancedesenergies.org ... mpe-190903

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#688 Message par domcat74 » 14 sept. 2019, 11:23

La production américaine de pétrole a cessé de croître
La planche de salut censée empêcher un « resserrement de l’offre » de pétrole dans les prochaines années peut-elle rompre ? Le risque pour la sécurité de l’Europe devient un argument clé en faveur d’une transition énergétique cohérente.
https://www.lemonde.fr/blog/petrole/201 ... e-croitre/

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#689 Message par Hippopotameuuu » 20 sept. 2019, 18:57

Moins 6 en Arabie.
Moins 2 au Venezuela.
Libye moins 1.
Moins 3 en Iran.

Et maintenant moins 4 au Texas et en Louisiane.

Un ouragan a frapper le Texas le plus puissant depuis des décennies et a noyé la région de Houston en quelques jours seulement. Une capacité de raffinage de près de 4 millions de barils par jour a été mise hors service, plusieurs semaines, serait nécessaire pour se rétablir.

Moins 16 bbl/j, et les Bourses Mondiales montent toujours, et le baril n'a pris que 4 us $.
Y'a pas a dire, cest bien foutue l'économie mondiale tout de même !...

https://oilprice.com/Energy/Energy-Gene ... ustry.html

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#690 Message par moinsdewatt » 01 oct. 2019, 20:57

Pétrole : La production de l'Opep au plus bas depuis 2011 après les attaques en Arabie

REUTERS | LE 30/09 2019 LONDRES

La production de pétrole de l'Opep est tombée en septembre à un plus bas de huit ans en raison des attaques contre des sites pétroliers en Arabie saoudite, qui ont accentué le double impact de l'accord sur une réduction coordonnée de l'offre mondiale et des sanctions américaines contre l'Iran et le Venezuela, montre une étude de Reuters.



Les 14 membres de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) ont produit au total 28,9 millions de barils par jour (bpj) ce mois-ci, soit 750.000 de moins qu'en août. En excluant les changements dans la composition du cartel depuis cette date, il s'agit du plus faible total mensuel depuis 2011, quand la guerre civil en Libye avait entraîné une chute de la production de ce pays, selon l'étude Reuters.

Le bombardement de deux grandes installations pétrolières saoudiennes le samedi 14 septembre a provisoirement réduit la production du royaume de 5,7 millions de bpj et provoqué une flambée des cours du pétrole de 20% le lundi suivant.

Les cours sont depuis retombés quasiment à leurs niveaux antérieurs à ces attaques avec le redémarrage rapide de la production saoudienne et les inquiétudes liées au ralentissement de la demande.

"A l'évidence, les négociants ne sont pas particulièrement préoccupés par les primes de risque sur le pétrole", dit Craig Erlam, analyste chez les courtier en ligne OANDA. "L'attention semble à nouveau revenir vers la dynamique de la demande et le risque d'abaissements supplémentaires (des prévisions de demande)."

Sur les 14 membres de l'Opep, 11 sont liés par l'accord conclu avec d'autres producteurs, dont la Russie, sur une baisse coordonnée de l'offre mondiale de pétrole. Globalement, ces 11 membres ont respecté leurs obligations à 218% en septembre, contre 131% en août, montre l'étude de Reuters.

La chute de production la plus importante est à mettre au compte de l'Arabie saoudite, qui a fourni 9,05 millions de bpj, soit 700.000 de moins qu'en août.

Le recul aurait été plus fort encore si la compagnie publique Aramco n'avait pas puisé dans ses réserves pour alimenter le marché. Selon des sources utilisées dans cette étude, la production saoudienne s'est établie ce mois-ci entre 8,5 et 8,6 millions de bpj.
https://m.investir.lesechos.fr/actualit ... 74592.html

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#691 Message par moinsdewatt » 05 déc. 2019, 20:07

Plusieurs membres de l'Opep+ pour une baisse de production de 500.000 bpj

Usine Nouvelle 05/12/2019 VIENNE (Reuters)

L'Opep et ses alliés, Russie en tête, ont recommandé jeudi une baisse de 500.000 barils par jour (bjp) de la production mondiale de pétrole afin d'éviter une nouvelle surabondance et l'effondrement des cours.

Les pays de l'Opep étaient réunis à Vienne, à la veille d'une conférence de l'alliance dite Opep+. Le ministre russe de l'Energie, Alexandre Novak, a déclaré que lui-même et plusieurs de ses homologues dont celui d'Arabie saoudite, avaient recommandé une nouvelle baisse de la production d'un demi million de bjp, ce qui porterait la réduction entamée en 2017 à 1,7 million de bjp, soit 1,7% de l'offre mondiale.

"Nous avons conclu que pour faire face à la période de demande saisonnière en toute sécurité au premier trimestre de 2020, il pourrait être recommandé que les pays suppriment encore jusqu'à 500.000 barils par jour", a-t-il déclaré.

Ces réductions devraient selon lui rester en vigueur jusqu'au premier trimestre 2020. D'autres ministres de l'Opep souhaitent les prolonger jusqu'en juin ou décembre 2020.

Sur les marchés financiers, le Brent de mer du Nord gagnait 0,64% à 63,64 dollars et le brut léger américain (WTI) prenait 0,75% à 58,87 peu avant 17h00 GMT.

Depuis 2017, l'Opep+ limite sa production pour réduire les excédents dus à l'essor de la production aux Etats-Unis, premier producteur mondial, qui ne participent pas aux mesures d'encadrement.
https://www.usinenouvelle.com/article/p ... pj.N910584

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#692 Message par stchong » 05 déc. 2019, 23:18

moinsdewatt a écrit :
05 déc. 2019, 20:07
Plusieurs membres de l'Opep+ pour une baisse de production de 500.000 bpj

Usine Nouvelle 05/12/2019 VIENNE (Reuters)

L'Opep et ses alliés, Russie en tête, ont recommandé jeudi une baisse de 500.000 barils par jour (bjp) de la production mondiale de pétrole afin d'éviter une nouvelle surabondance et l'effondrement des cours.

Les pays de l'Opep étaient réunis à Vienne, à la veille d'une conférence de l'alliance dite Opep+. Le ministre russe de l'Energie, Alexandre Novak, a déclaré que lui-même et plusieurs de ses homologues dont celui d'Arabie saoudite, avaient recommandé une nouvelle baisse de la production d'un demi million de bjp, ce qui porterait la réduction entamée en 2017 à 1,7 million de bjp, soit 1,7% de l'offre mondiale.

"Nous avons conclu que pour faire face à la période de demande saisonnière en toute sécurité au premier trimestre de 2020, il pourrait être recommandé que les pays suppriment encore jusqu'à 500.000 barils par jour", a-t-il déclaré.

Ces réductions devraient selon lui rester en vigueur jusqu'au premier trimestre 2020. D'autres ministres de l'Opep souhaitent les prolonger jusqu'en juin ou décembre 2020.

Sur les marchés financiers, le Brent de mer du Nord gagnait 0,64% à 63,64 dollars et le brut léger américain (WTI) prenait 0,75% à 58,87 peu avant 17h00 GMT.

Depuis 2017, l'Opep+ limite sa production pour réduire les excédents dus à l'essor de la production aux Etats-Unis, premier producteur mondial, qui ne participent pas aux mesures d'encadrement.
https://www.usinenouvelle.com/article/p ... pj.N910584
Donc y'a du pétrol à profusion CQFD

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#693 Message par m.enfin » 06 déc. 2019, 13:24

profusion je sais pas,
le signal est juste que l'offre dépasse la demande

admettons qu'a la fin de ton arrosoir l'eau coule plus abondamment (du fait de la géométrie par ex.),
est ce que cela veut dire qu'il te reste encore beaucoup d'eau dans ton récipient ?

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#694 Message par moinsdewatt » 03 janv. 2020, 08:57

Pétrole: l'Equateur veut augmenter sa production après sa sortie de l'Opep

AFP parue le 03 janv. 2020

L'Equateur, qui a quitté l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), entend désormais investir davantage pour augmenter sa production, a affirmé jeudi le ministère de l'Energie.

Annoncée en octobre, la sortie de l'Equateur du cartel pétrolier est entrée en vigueur mercredi, alors que l'Opep a décidé en décembre de réduire à nouveau sa production pour essayer de soutenir les cours du brut.

Ce départ "permettra de stimuler les nouveaux investissements dans le secteur des hydrocarbures pour l'exploration et l'exploitation, dans l'objectif d'augmenter la production pétrolière", a estimé le ministère équatorien dans un communiqué.

Ces investissements concerneront le gisement pétrolifère d'Ishpingo, dans la province d'Orellana frontalière du Pérou. Ce gisement fait partie du dénommé "bloc ITT", qui comprend également les gisements de Tiputini et de Tambocoha, et qui représente 1,672 milliard de barils de brut sur les 4 milliards que comptent les réserves prouvées du pays.

Le pétrole est le principal produit d'exportation de l'Equateur, pays en proie à d'importantes difficultés économiques et qui a connu l'automne dernier une importante vague de contestation sociale. Selon le ministère, la décision de sortir du cartel répond aux "défis internes que doit affronter le pays" et à la nécessité d'augmenter ses revenus.

L'Equateur, qui a rejoint l'Opep en 1973, avait quitté une première fois l'organisation en 1992 avant d'y réadhérer en 2007. Le pays produit chaque jour 537.000 barils de pétrole, ce qui constitue "une production marginale" par rapport aux autres pays du cartel, selon le ministère.
https://www.connaissancedesenergies.org ... pep-200103

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#695 Message par moinsdewatt » 08 févr. 2020, 20:12

Plongeon de 20% de la demande pétrolière chinoise face à l’épidémie de coronavirus

Agence Ecofin 3 fev 2020

En Chine le Coronavirus comprime l’activité économique. Cela affecte la demande pétrolière qui a diminué d’environ trois millions de barils par jour, soit 20 % de la consommation totale. C’est le plus bas niveau de la demande chinoise depuis la crise financière mondiale de 2008.

D’après Bloomberg, c’est aussi la baisse la plus soudaine depuis les attentats du 11 septembre. « C’est vraiment un cygne noir pour le marché du pétrole. Il y avait un certain espoir pour les perspectives de la demande cette année avant l’épidémie, mais cela a été balayé », a déclaré John Kilduff, un associé de Again Capital, un négociant américain de pétrole.

Et d’ajouter que s’il n’y a pas de nouvelles réductions de la production, il n’y aura que des pertes supplémentaires, faisant ainsi allusion aux producteurs de l’OPEP qui comptent parmi les plus grands fournisseurs de la Chine.

L’effondrement de la consommation chinoise de pétrole commence à se répercuter sur le marché mondial de l’énergie. Le prix du Brent, la référence mondiale en matière de pétrole, a chuté de plus de 10 % depuis le 20 janvier, lorsque les marchés financiers ont pris conscience de l’ampleur de la crise sanitaire en Chine.

La Chine est le plus grand importateur de pétrole du monde. Ainsi, tout changement de consommation a un impact considérable sur le marché mondial de l’énergie.
https://www.agenceecofin.com/trade/0302 ... oronavirus

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#696 Message par clairette2 » 08 févr. 2020, 20:27

Si l'épidémie n'est pas contrôlée d'ici une semaine ( soit 3 semaines après le début du confinement à wuhan), le coût économique sera phénoménal. Et toute la planète sera impactée.
On a eu la crise de 2008, celle de 2020 s'annonce carabinée.... :cry:
« La moitié des hommes politiques sont des bons à rien. Les autres sont prêts à tout » Coluche

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#697 Message par Hippopotameuuu » 08 févr. 2020, 21:57

Oui, et quand toutes les bulles spéculatives exploseront ensemble, ça va faire jolie, et tout ces milliers de milliards qui vont partir en fumée seront du plus bel effet.

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#698 Message par domcat74 » 11 févr. 2020, 20:02

NOUS SOMMES À L’AUBE D’UN EFFONDREMENT ÉCONOMIQUE

https://leseconoclastes.fr/2020/02/nous ... conomique/
Une éventuelle contrainte sur la disponibilité de pétrole qui se répercuterait sur le prix pourrait donner lieu à une crise des Gilets jaunes puissance 10. Il est certain qu’un manque d’anticipation et d’organisation afin d’aider ceux qui ont le plus besoin de pétrole à s’en passer créera des problèmes.»

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#699 Message par moinsdewatt » 11 févr. 2020, 20:37

domcat74 a écrit :
11 févr. 2020, 20:02
NOUS SOMMES À L’AUBE D’UN EFFONDREMENT ÉCONOMIQUE

https://leseconoclastes.fr/2020/02/nous ... conomique/
Une éventuelle contrainte sur la disponibilité de pétrole qui se répercuterait sur le prix pourrait donner lieu à une crise des Gilets jaunes puissance 10. Il est certain qu’un manque d’anticipation et d’organisation afin d’aider ceux qui ont le plus besoin de pétrole à s’en passer créera des problèmes.»
Mais non.
Mais où est passé le pic pétrolier?

Bruno CLAESSENS 23 Jan 2020

En juillet 2008, tous les experts et économistes étaient convaincus que le pic du pétrole était atteint, après la poussée de fièvre qui avait fait grimper le prix du baril jusqu’à 150 dollars. Tous anticipaient désormais un prix du baril à trois chiffres. En 2020, force est de constater que l’envolée du prix du pétrole ne s’est pas produite. A l’analyse, elle apparaît même peu probable.
.............
lire https://www.revolution-energetique.com/ ... petrolier/

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#700 Message par domcat74 » 11 févr. 2020, 21:03

Jancovici ne semble pas faire de parallèle entre rareté et hausse des prix.