Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
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m.enfin
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Trois semaines dans un collège marseillais "dans la moyenne" : carnet de bord d’un observateur
Poursuivant mon exploration de l'Éducation nationale, j’ai effectué ces derniers jours un remplacement à temps partiel dans un collège public de Marseille, chargé de l’enseignement des mathématiques. Une aventure que je qualifierais volontiers de pédagogique et sociologique.
J’avais déjà exercé, à mi-temps, deux années durant, dans deux lycées professionnels de la région : l’un en filière « bac pro commerce » (traduisez : futurs vendeurs souvent plus intéressés par TikTok que par la TVA), l’autre en CAP mécanique et conduite. Ces expériences m'avaient convaincu que l'inculture littéraire et mathématique ne surgissait pas au lycée comme par magie, mais était un mal enraciné de puis bien plus longtemps. Curieux de voir à quoi ressemblait la situation plus en amont, je suis donc allé au collège. Et je me suis instruit.
Le collège en question est "moyen" : ni ZEP hardcore ni perle rare, mais tout de même situé en périphérie. Classé en milieu de tableau dans les statistiques officielles du ministère de l’Éducation nationale pour 2024 (résultats du brevet), il offrait un terrain d’observation exemplaire. Voici quelques instantanés du terrain :
1. Bases fondamentales aux abonnés absents
Les tables de multiplication ? Inconnues au bataillon. Les divisions ? Posées au petit bonheur la chance. Le calcul mental ? Un cauchemar éveillé. Quant à la compréhension écrite, elle tient parfois plus du décryptage archéologique que de la lecture.
2. Bazar quotidien garanti
Chaque classe compte au moins un élève relevant de la psychiatrie – je n’exagère pas. Résultat : exclusions fracassantes (chaises lancées, livres jetés, etc.) mais temporaires, retours rapides, et rebelote. L’institution, impuissante, laisse se dérouler le même scénario indéfiniment.
3. Un tiers d’élèves mal élevés
Un tiers des élèves affichent un comportement oscillant entre la grossièreté et le je-m’en-foutisme. Les résultats scolaires s’en ressentent, les sanctions glissent sans avoir aucun effet. Impossible de sonder les familles sur trois semaines, mais le désintérêt parental transpire au travers de leurs rejetons.
4. Un tiers de suiveurs
Un tiers d’élèves, à potentiel, se laisse entraîner par les trublions. Pas foncièrement mauvais, mais faibles en caractère – ce qui, au collège, est une dangereuse vulnérabilité.
5. Un tiers de naufragés de la salle de classe
Un dernier tiers d’élèves sages, presque hébétés par l’agitation ambiante. Gentils, attentifs... mais freinés par le comportement désordonné de leurs camarades.
6. Entre enseignants, un même diagnostic
Les collègues décrivent la même situation : des classes plus ou moins difficiles, mais partout des éléments perturbateurs qui ralentissent la progression. Le métier relève autant du pédagogue que de l’arbitre de match de catch.
7. Littérature + mathématiques = bug système
La transposition d’un problème exprimé de façon « littéraire » en équation mathématique ressemble pour beaucoup à une expérience de physique quantique : on comprend vaguement les mots pris séparément, mais pas leur signification une fois mis dans le bon ordre.
8. Désintérêt pour la réalité tangible
Parler d’exemples concrets ? Peine perdue, alors que c’est le fondement de ma pédagogie. Ce qui compte, c’est : « Combien de points pour cet exercice ? » et « Est-ce que c’est noté ? » Le savoir pour le savoir, aucun intérêt.
9. Chacun pour soi
Projet pédagogique global ? Connaît pas. Chacun enseigne dans son coin, sans concertation, ni stratégie commune.
10. Bienvenue au survival teaching
Le remplaçant est largué sans boussole : pas de programme clair, débrouille-toi. Heureusement, j’ai pu joindre l’enseignant titulaire. À noter : les élèves "à problème" ne sont pas toujours ceux qu'on signale – les vrais champions du chaos savent rester discrets... quelques minutes. Après, bonne chance.
11. Harcèlement ? On vous rappellera
Un cas de harcèlement repéré et signalé. Réponse : « On s’en occupe et on vous dira ce qu’il en est. » J’attends encore.
12. Vies cabossées
Certains visages trahissent des enfances cabossées, marquées très probablement par la violence familiale. Ces élèves sont parmi les plus instables. Comment leur en vouloir ? Comment le système ne les a pas repérés et s’en est occupé : une honte.
13. "Quart d’heure lecture" ou "quart d’heure bazar" ?
Instauré quotidiennement, le quart d’heure lecture vire dans mes classes à une cacophonie où deux tiers des élèves oublient leur livre. J’ai dû jeter l’éponge, avec regret, pour reprendre un cours normal.
Quelques conclusions (provisoires):
A. Mélanger élèves sérieux et perturbateurs est une absurdité pédagogique
Il est totalement contre-productif de vouloir faire coexister dans une même classe des élèves motivés, des élèves fragiles et des élèves franchement ingérables.
Le résultat est prévisible : le niveau général baisse et l’énergie des enseignants est absorbée par la gestion des troubles au lieu d’être consacrée à l’enseignement.
La solution ne passe pas par l’exclusion pure et simple, mais par la création de structures spécifiques adaptées pour les cas difficiles :
Petites classes encadrées par des enseignants formés à la pédagogie spécialisée,
Internats éducatifs pour les jeunes issus d’environnements violents ou toxiques,
Programmes spécifiques de remise à niveau pour réintégration éventuelle.
Oui, cela demande des moyens. Mais continuer à mélanger tout le monde par peur de stigmatiser revient à sacrifier les élèves sérieux (à plus forte raison quand ils rencontrent des difficultés) sur l'autel d’une illusion d’égalité.
B. Discipline et implication des parents : un duo inséparable
La discipline ne peut être efficace sans l’implication des familles, sans que cela se traduise par une violence contre les gamins une fois rentrés à la maison. Les parents doivent donc être associés, et ne plus être vus comme des empêcheurs de tourner en rond, mais sans tomber dans le travers socialiste du parent qui a forcément raison. Il est grand temps que les parents écoutent les enseignants et les respectent.
Il faut simplifier drastiquement les procédures de sanction pour les familles défaillantes :
Suspension automatique d’aides en cas de violence grave répétée, sans labyrinthes administratifs comme c’est actuellement le cas,
Obligation d’assister à des réunions de suivi sous peine de sanctions pécuniaires,
Responsabilisation claire : l’école n’est pas un substitut à l'éducation familiale.
L’éducation commence à la maison. L’école ne peut réparer seule ce qui a été cassé à la source.
C. Des classes de niveau... intelligemment pensées
Créer des classes de niveau ne signifie pas reléguer les élèves plus faibles dans des ghettos éducatifs.
Au contraire : il s'agit d'adapter l'enseignement au profil des élèves :
• Petits effectifs pour les élèves en difficulté : plus de soutien, de pédagogie différenciée, moins d'effet de masse. J'aide par ailleurs des gamins de l'ASE, et je vois bien que les groupes plus restreints sont efficaces pour des profils en difficulté.
• Classes plus denses mais dynamiques pour les élèves à l’aise et souvent plus disciplinés, capables de progresser plus vite.
C'est la seule manière d’éviter de tirer tout le monde vers le bas.
Égalité ne signifie pas uniformité. Et croire que tous les élèves doivent avancer au même rythme est une cruauté pédagogique déguisée en bonne conscience. J’ai connu plus jeune des camarades de classe un peu lents mais qui se sont révélés plus tard. Chacun doit conserver ses chances tout au long du cursus général.
D. La catastrophe commence dès la maternelle
On ne rattrape pas dix ans d’échec éducatif en quatre ans de collège.
La racine du problème est dans les écoles maternelles et primaires, où :
• La maîtrise de la lecture,
• Les bases du calcul,
• L’acquisition du vocabulaire,
sont tout simplement insuffisantes.
Un enfant qui entre en 6e sans savoir lire couramment et compter rapidement dans sa tête est perdu dans le secondaire.
Les réformes du lycée, les milliards d’euros pour de nouveaux équipements, les chartes de bonne conduite... ne servent à rien si l’on ne reconstruit pas des fondamentaux solides dès le départ.
E. Un chef d’établissement doit être un véritable chef... pas un gardien de prison
Aujourd'hui, les chefs d’établissement sont souvent réduits au rôle ingrat de gestionnaires administratifs et de gardes chiourme, sans pouvoir réel sur la pédagogie (et avec un pouvoir limité sur la discipline). Cela doit changer.
Un chef d’établissement doit être :
Un leader pédagogique, capable de fixer des objectifs aux équipes enseignantes,
Un manager d’équipe, sachant fédérer ses enseignants autour d’un projet commun,
Un responsable, avec des objectifs clairs et des leviers d’action réels.
Confier la cohérence pédagogique uniquement aux inspecteurs est un anachronisme : c’est comme vouloir diriger une armée par pigeons voyageurs.
F. Programmes clairs + évaluation sérieuse = socle commun solide
Le contenu des programmes doit être précis, net et contrôlable.
Pas de « compétences vagues » ou de « projets transversaux » où l’on perd élèves et enseignants dans un nuage de mots creux.
Chaque année :
Des savoirs fondamentaux doivent être acquis,
Des évaluations nationales régulières, chaque année doivent permettre d’identifier les lacunes,
Des mesures correctives immédiates doivent être prises.
Et cela sans que les enseignants deviennent des scribes obsédés par la paperasse. Liberté pédagogique sur les méthodes, exigence sur les résultats : voilà l’équilibre juste.
G. Rémunérer dignement ceux qui portent l'avenir
Je foutais de la rémunération que je devais recevoir car ce n’était pas mon objectif. Mais que penser d'un pays où l'on confie l’éducation des futures générations à des professionnels payés à peine plus qu’un smicard ? C’est indigne, irresponsable, et mortifère pour l’avenir national.
On ne construit pas une nation forte avec des enseignants démotivés et précarisés.
Réévaluer significativement leur rémunération est un impératif stratégique, non une faveur corporatiste.
Et pour conclure...
Le collège où j’ai exercé n’est pas un enfer sur Terre.
Mais sur 91 collèges marseillais, les 20 premiers au classement de l'EN sont tous privés.
Et dans les 30 premiers, un seul est public.
Faut-il vraiment en dire plus ?
Il est urgent, vital même, de refonder entièrement notre système d’instruction publique, en cessant de répéter les mêmes erreurs sous couvert d’idéalisme mal placé.
Poursuivant mon exploration de l'Éducation nationale, j’ai effectué ces derniers jours un remplacement à temps partiel dans un collège public de Marseille, chargé de l’enseignement des mathématiques. Une aventure que je qualifierais volontiers de pédagogique et sociologique.
J’avais déjà exercé, à mi-temps, deux années durant, dans deux lycées professionnels de la région : l’un en filière « bac pro commerce » (traduisez : futurs vendeurs souvent plus intéressés par TikTok que par la TVA), l’autre en CAP mécanique et conduite. Ces expériences m'avaient convaincu que l'inculture littéraire et mathématique ne surgissait pas au lycée comme par magie, mais était un mal enraciné de puis bien plus longtemps. Curieux de voir à quoi ressemblait la situation plus en amont, je suis donc allé au collège. Et je me suis instruit.
Le collège en question est "moyen" : ni ZEP hardcore ni perle rare, mais tout de même situé en périphérie. Classé en milieu de tableau dans les statistiques officielles du ministère de l’Éducation nationale pour 2024 (résultats du brevet), il offrait un terrain d’observation exemplaire. Voici quelques instantanés du terrain :
1. Bases fondamentales aux abonnés absents
Les tables de multiplication ? Inconnues au bataillon. Les divisions ? Posées au petit bonheur la chance. Le calcul mental ? Un cauchemar éveillé. Quant à la compréhension écrite, elle tient parfois plus du décryptage archéologique que de la lecture.
2. Bazar quotidien garanti
Chaque classe compte au moins un élève relevant de la psychiatrie – je n’exagère pas. Résultat : exclusions fracassantes (chaises lancées, livres jetés, etc.) mais temporaires, retours rapides, et rebelote. L’institution, impuissante, laisse se dérouler le même scénario indéfiniment.
3. Un tiers d’élèves mal élevés
Un tiers des élèves affichent un comportement oscillant entre la grossièreté et le je-m’en-foutisme. Les résultats scolaires s’en ressentent, les sanctions glissent sans avoir aucun effet. Impossible de sonder les familles sur trois semaines, mais le désintérêt parental transpire au travers de leurs rejetons.
4. Un tiers de suiveurs
Un tiers d’élèves, à potentiel, se laisse entraîner par les trublions. Pas foncièrement mauvais, mais faibles en caractère – ce qui, au collège, est une dangereuse vulnérabilité.
5. Un tiers de naufragés de la salle de classe
Un dernier tiers d’élèves sages, presque hébétés par l’agitation ambiante. Gentils, attentifs... mais freinés par le comportement désordonné de leurs camarades.
6. Entre enseignants, un même diagnostic
Les collègues décrivent la même situation : des classes plus ou moins difficiles, mais partout des éléments perturbateurs qui ralentissent la progression. Le métier relève autant du pédagogue que de l’arbitre de match de catch.
7. Littérature + mathématiques = bug système
La transposition d’un problème exprimé de façon « littéraire » en équation mathématique ressemble pour beaucoup à une expérience de physique quantique : on comprend vaguement les mots pris séparément, mais pas leur signification une fois mis dans le bon ordre.
8. Désintérêt pour la réalité tangible
Parler d’exemples concrets ? Peine perdue, alors que c’est le fondement de ma pédagogie. Ce qui compte, c’est : « Combien de points pour cet exercice ? » et « Est-ce que c’est noté ? » Le savoir pour le savoir, aucun intérêt.
9. Chacun pour soi
Projet pédagogique global ? Connaît pas. Chacun enseigne dans son coin, sans concertation, ni stratégie commune.
10. Bienvenue au survival teaching
Le remplaçant est largué sans boussole : pas de programme clair, débrouille-toi. Heureusement, j’ai pu joindre l’enseignant titulaire. À noter : les élèves "à problème" ne sont pas toujours ceux qu'on signale – les vrais champions du chaos savent rester discrets... quelques minutes. Après, bonne chance.
11. Harcèlement ? On vous rappellera
Un cas de harcèlement repéré et signalé. Réponse : « On s’en occupe et on vous dira ce qu’il en est. » J’attends encore.
12. Vies cabossées
Certains visages trahissent des enfances cabossées, marquées très probablement par la violence familiale. Ces élèves sont parmi les plus instables. Comment leur en vouloir ? Comment le système ne les a pas repérés et s’en est occupé : une honte.
13. "Quart d’heure lecture" ou "quart d’heure bazar" ?
Instauré quotidiennement, le quart d’heure lecture vire dans mes classes à une cacophonie où deux tiers des élèves oublient leur livre. J’ai dû jeter l’éponge, avec regret, pour reprendre un cours normal.
Quelques conclusions (provisoires):
A. Mélanger élèves sérieux et perturbateurs est une absurdité pédagogique
Il est totalement contre-productif de vouloir faire coexister dans une même classe des élèves motivés, des élèves fragiles et des élèves franchement ingérables.
Le résultat est prévisible : le niveau général baisse et l’énergie des enseignants est absorbée par la gestion des troubles au lieu d’être consacrée à l’enseignement.
La solution ne passe pas par l’exclusion pure et simple, mais par la création de structures spécifiques adaptées pour les cas difficiles :
Petites classes encadrées par des enseignants formés à la pédagogie spécialisée,
Internats éducatifs pour les jeunes issus d’environnements violents ou toxiques,
Programmes spécifiques de remise à niveau pour réintégration éventuelle.
Oui, cela demande des moyens. Mais continuer à mélanger tout le monde par peur de stigmatiser revient à sacrifier les élèves sérieux (à plus forte raison quand ils rencontrent des difficultés) sur l'autel d’une illusion d’égalité.
B. Discipline et implication des parents : un duo inséparable
La discipline ne peut être efficace sans l’implication des familles, sans que cela se traduise par une violence contre les gamins une fois rentrés à la maison. Les parents doivent donc être associés, et ne plus être vus comme des empêcheurs de tourner en rond, mais sans tomber dans le travers socialiste du parent qui a forcément raison. Il est grand temps que les parents écoutent les enseignants et les respectent.
Il faut simplifier drastiquement les procédures de sanction pour les familles défaillantes :
Suspension automatique d’aides en cas de violence grave répétée, sans labyrinthes administratifs comme c’est actuellement le cas,
Obligation d’assister à des réunions de suivi sous peine de sanctions pécuniaires,
Responsabilisation claire : l’école n’est pas un substitut à l'éducation familiale.
L’éducation commence à la maison. L’école ne peut réparer seule ce qui a été cassé à la source.
C. Des classes de niveau... intelligemment pensées
Créer des classes de niveau ne signifie pas reléguer les élèves plus faibles dans des ghettos éducatifs.
Au contraire : il s'agit d'adapter l'enseignement au profil des élèves :
• Petits effectifs pour les élèves en difficulté : plus de soutien, de pédagogie différenciée, moins d'effet de masse. J'aide par ailleurs des gamins de l'ASE, et je vois bien que les groupes plus restreints sont efficaces pour des profils en difficulté.
• Classes plus denses mais dynamiques pour les élèves à l’aise et souvent plus disciplinés, capables de progresser plus vite.
C'est la seule manière d’éviter de tirer tout le monde vers le bas.
Égalité ne signifie pas uniformité. Et croire que tous les élèves doivent avancer au même rythme est une cruauté pédagogique déguisée en bonne conscience. J’ai connu plus jeune des camarades de classe un peu lents mais qui se sont révélés plus tard. Chacun doit conserver ses chances tout au long du cursus général.
D. La catastrophe commence dès la maternelle
On ne rattrape pas dix ans d’échec éducatif en quatre ans de collège.
La racine du problème est dans les écoles maternelles et primaires, où :
• La maîtrise de la lecture,
• Les bases du calcul,
• L’acquisition du vocabulaire,
sont tout simplement insuffisantes.
Un enfant qui entre en 6e sans savoir lire couramment et compter rapidement dans sa tête est perdu dans le secondaire.
Les réformes du lycée, les milliards d’euros pour de nouveaux équipements, les chartes de bonne conduite... ne servent à rien si l’on ne reconstruit pas des fondamentaux solides dès le départ.
E. Un chef d’établissement doit être un véritable chef... pas un gardien de prison
Aujourd'hui, les chefs d’établissement sont souvent réduits au rôle ingrat de gestionnaires administratifs et de gardes chiourme, sans pouvoir réel sur la pédagogie (et avec un pouvoir limité sur la discipline). Cela doit changer.
Un chef d’établissement doit être :
Un leader pédagogique, capable de fixer des objectifs aux équipes enseignantes,
Un manager d’équipe, sachant fédérer ses enseignants autour d’un projet commun,
Un responsable, avec des objectifs clairs et des leviers d’action réels.
Confier la cohérence pédagogique uniquement aux inspecteurs est un anachronisme : c’est comme vouloir diriger une armée par pigeons voyageurs.
F. Programmes clairs + évaluation sérieuse = socle commun solide
Le contenu des programmes doit être précis, net et contrôlable.
Pas de « compétences vagues » ou de « projets transversaux » où l’on perd élèves et enseignants dans un nuage de mots creux.
Chaque année :
Des savoirs fondamentaux doivent être acquis,
Des évaluations nationales régulières, chaque année doivent permettre d’identifier les lacunes,
Des mesures correctives immédiates doivent être prises.
Et cela sans que les enseignants deviennent des scribes obsédés par la paperasse. Liberté pédagogique sur les méthodes, exigence sur les résultats : voilà l’équilibre juste.
G. Rémunérer dignement ceux qui portent l'avenir
Je foutais de la rémunération que je devais recevoir car ce n’était pas mon objectif. Mais que penser d'un pays où l'on confie l’éducation des futures générations à des professionnels payés à peine plus qu’un smicard ? C’est indigne, irresponsable, et mortifère pour l’avenir national.
On ne construit pas une nation forte avec des enseignants démotivés et précarisés.
Réévaluer significativement leur rémunération est un impératif stratégique, non une faveur corporatiste.
Et pour conclure...
Le collège où j’ai exercé n’est pas un enfer sur Terre.
Mais sur 91 collèges marseillais, les 20 premiers au classement de l'EN sont tous privés.
Et dans les 30 premiers, un seul est public.
Faut-il vraiment en dire plus ?
Il est urgent, vital même, de refonder entièrement notre système d’instruction publique, en cessant de répéter les mêmes erreurs sous couvert d’idéalisme mal placé.
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Bidibulle
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- Enregistré le : 06 sept. 2007, 13:38
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Propositions a la limite du fascisme pour les syndicats enseignants
Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité. (Gandhi)
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achillemo
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- Enregistré le : 20 août 2007, 21:05
- Localisation : 93
Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Ce qu'il dit coule de source, c'est de la logique élémentaire même sans être enseignant.
A tel point que pour penser le contraire il faut être soit fanatique de l'egalitarisme au dernier degré soit vouloir sciemment détruire une grande partie de la population. Je ne vois pas qui en profite.
A tel point que pour penser le contraire il faut être soit fanatique de l'egalitarisme au dernier degré soit vouloir sciemment détruire une grande partie de la population. Je ne vois pas qui en profite.
Pazuzu: "On s'en fiche un peu du nombre d'habitants, on va pouvoir coller une base à moins de 100km de St Petersbourg, la ville de Poutine."
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nanne02
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Je ne trouve plus la vidéo des bobos qui étaient emmerdés au moment du choix de scolarisation de leurs enfants et... Qui pour une fois cédant à la raison w les mettaient dans le privé...
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nanne02
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Et pendant ce temps au Maroc : https://www.h24info.ma/maroc/education/ ... -au-maroc/
Wow. Ça craint partout...Face à la recrudescence des actes de violence en milieu scolaire, dont le récent meurtre d’une enseignante à Erfoud, le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Saad Berrada, a annoncé l’expérimentation de caméras de surveillance dotées d’intelligence artificielle dans plusieurs établissements
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titano
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- Localisation : Stilwater
Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Éducation : Emmanuel Macron va lancer une convention citoyenne sur les « temps de l’enfance »
Alors les profs, vous la sentez venir ?
Ne vous crispez pas, ça fait moins mal.
Alors les profs, vous la sentez venir ?
Ne vous crispez pas, ça fait moins mal.
ΜΟΛΩΝ ΛΑΒΕ
Pimono, neron, saturne, Guynemer, pangloss => /dev/null
Pooteen président !Shermann a écrit :It's a jungle out there : 978-2412019689
Pimono, neron, saturne, Guynemer, pangloss => /dev/null
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nanne02
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Cette concertation concerne surtout les parents et les collectivités locales.
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titano
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- Messages : 10807
- Enregistré le : 27 oct. 2013, 19:36
- Localisation : Stilwater
Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Et qui en fera les frais ?
Les profs ne sont pas les principaux concernés ?
Les profs ne sont pas les principaux concernés ?
ΜΟΛΩΝ ΛΑΒΕ
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m.enfin
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
comme la convention climat,
ca va occuper ceux qui y croient encore
la durée des vacances et les horaires scolaires ? au final, rien ne va bouger, on macrone comme on peut
(on en est au du passage à l'heure d'été, ca perturbe les chtites nenfants, il veut pas faire un truc aussi ?)
ca va occuper ceux qui y croient encore
la durée des vacances et les horaires scolaires ? au final, rien ne va bouger, on macrone comme on peut
(on en est au du passage à l'heure d'été, ca perturbe les chtites nenfants, il veut pas faire un truc aussi ?)
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Indécis
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- Enregistré le : 19 mars 2009, 19:43
Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Ecole primaire : moins d’élèves, plus de moyens… mais des résultats en chute libre selon la Cour des comptes
https://www.capital.fr/economie-politiq ... 1040852e48
https://www.capital.fr/economie-politiq ... 1040852e48
Malgré une hausse des moyens et une baisse du nombre d’élèves, les résultats des élèves du primaire continuent de chuter. La Cour des comptes alerte sur un système éducatif inefficace, creusant les inégalités et incapable de répondre aux défis actuels.
Les calculs ne sont pas bons. Ce mardi 20 mai, la Cour des comptes a endossé le rôle de professeur de mathématiques pour présenter une équation inquiétante : malgré un investissement public jugé «conséquent», le niveau des élèves du primaire continue de baisser, notamment en mathématiques, où la France se classe dernière de l’Union européenne. Et cela, alors même que le nombre d’élèves diminue sensiblement. Comme l’a souligné ce matin le Premier président de la Cour, Pierre Moscovici, «la baisse du nombre et du niveau des élèves s’accompagne d’une augmentation continue de la dépense, publique comme privée, consacrée à l’enseignement du premier degré».
Un paradoxe budgétaire qui s’illustre dans les chiffres. La dépense totale consacrée à l’école primaire a atteint 55 milliards d’euros en 2023, soit 2% du PIB. Cela représente près de 29% de la dépense nationale d’éducation, évaluée à 180 milliards d’euros, un budget qui englobe également l’enseignement secondaire, le supérieur et la formation continue. Malgré cette hausse du budget alloué, principalement par l’Etat et les collectivités territoriales, corrélée à une baisse du nombre d'élèves, les résultats sont mauvais.
A la rentrée 2024, 6,3 millions d’élèves étaient inscrits, soit 800 000 de moins qu’en 1972. La tendance se poursuit, avec une diminution de près de 67 000 élèves par rapport à 2023. Une chute du nombre d’élèves qui devrait accélérer dans les années à venir : «En 2028, l’effectif prévisionnel est de 5 993 100 élèves, soit environ 350 000 élèves de moins qu’à la rentrée 2023», précise Pierre Moscovici. Selon les autorités publiques, cette baisse s’explique principalement par le fort recul de la natalité que connaît actuellement la France.
L’organisme chargé de «s’assurer du bon emploi de l’argent public» pointe également une montée des inégalités sociales, territoriales et de genre. «Toutes s’aggravent», rapporte la Cour des comptes. «La sortie de l’école primaire est marquée par une corrélation très nette entre la performance scolaire des élèves et la position sociale de leurs parents», constate l’ancien ministre.
Même constat pour l’écart entre les filles et les garçons, qui continue de se creuser. «Dès l’entrée à l’école élémentaire, et comme partout en Europe, les filles ont des résultats légèrement meilleurs que les garçons. Cet écart se creuse pendant la scolarité puisqu’en sixième, un garçon sur deux est en difficulté, contre deux filles sur cinq», mentionne le rapport. Enfin, les inégalités territoriales sont aussi très marquées. Malgré les intentions affichées et les efforts engagés par les collectivités pour les réduire, l’école peine à remplir cette mission. Pire encore, elle semble parfois contribuer à creuser les écarts qu’elle est censée corriger. Tous ces facteurs conduisent à un constat sans appel : celui d’un « système éducatif en situation d’échec».
Pour la juridiction financière, l’école primaire doit relever trois grands défis : placer le bien-être des élèves au cœur du projet éducatif en assurant une meilleure articulation entre les temps scolaires, périscolaires et extrascolaires ; intégrer le numérique comme un levier pédagogique, tout en encadrant son usage ; et enfin, engager pleinement la transition écologique, notamment à travers l’adaptation des infrastructures scolaires.
Les pouvoirs publics, notamment les ministères concernés, sont donc fortement invités à repenser le recrutement des enseignants notamment en adaptant les modalités de recrutement dans les académies en tension par une affectation au niveau départemental, plutôt qu’académique. Le rôle de directeur doit aussi être mis au centre de l’échiquier selon la Cour des comptes, notamment «en généralisant progressivement la fonction de directeur à temps complet.» Dans les territoires confrontés à une baisse des effectifs, il est par exemple recommandé de regrouper les écoles sévèrement touchées.
L'ignorant affirme, le savant doute, le sage réfléchit...
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krachboom
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- Enregistré le : 18 sept. 2008, 10:22
Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Il faut plus de moyens !!!! 
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nanne02
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- Messages : 7474
- Enregistré le : 27 oct. 2010, 15:39
Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Voilà.La sortie de l’école primaire est marquée par une corrélation très nette entre la performance scolaire des élèves et la position sociale de leurs parents», constate l’ancien ministre.
De là à y voir un lien avec l'arrivée en masse d une population aux codes sociaux et culturels un tantinet éloignés de ceux du pays d arrivée, houlala attention faudrait pas franchir le pas !
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Goldorak2
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- Enregistré le : 25 sept. 2008, 22:51
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
La solution est évidente : il faut plus d'enrichissement culturel. Non seulement partout en France pour éviter les inégalités territoriales de genre et bien étaler partout la m... richesse, mais aussi dans tous les pays d'UE pour qu'on ne soit plus dernier de l'UE mais dans le peloton, et même dans l'OCDE.nanne02 a écrit : ↑23 mai 2025, 10:14Voilà.La sortie de l’école primaire est marquée par une corrélation très nette entre la performance scolaire des élèves et la position sociale de leurs parents», constate l’ancien ministre.
De là à y voir un lien avec l'arrivée en masse d une population aux codes sociaux et culturels un tantinet éloignés de ceux du pays d arrivée, houlala attention faudrait pas franchir le pas !
Ce n'est pas une blague, c'est la solution que Macron a défendu lors de son dernier macronnage à la tv. Et, si Macron peut être ignoré sur les questions internationales (heureux pays...), il a les moyens de livrer la France a ses expériences originale (malheureux pays).
Joyeux enrichissement !
Et merci aux castors. J'espère que vous prenez bien votre part, vous la méritez.
Posts préférés : Dossier immobilier et Mais où sont les économistes pour les solutions ?
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nanne02
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Les castors sont soit vieux, soit mettent leurs enfants dans le privé. Ils laissent volontiers leur part aux gueux, pour une fois.
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lisa

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Dans l'article précédent:
Que les élèves sortent de l'école primaire en sachant lire, écrire et compter correctement me semble l'objectif numéro 1 à atteindre.
Pour cela il faut que les enseignants puissent exercer leur métier dans de bonnes conditions, on en est loin dans beaucoup d'écoles.
Bla bla blaLes trois grands défis de l’école primaire
Pour la juridiction financière, l’école primaire doit relever trois grands défis : placer le bien-être des élèves au cœur du projet éducatif en assurant une meilleure articulation entre les temps scolaires, périscolaires et extrascolaires ; intégrer le numérique comme un levier pédagogique, tout en encadrant son usage ; et enfin, engager pleinement la transition écologique, notamment à travers l’adaptation des infrastructures scolaires.
Que les élèves sortent de l'école primaire en sachant lire, écrire et compter correctement me semble l'objectif numéro 1 à atteindre.
Pour cela il faut que les enseignants puissent exercer leur métier dans de bonnes conditions, on en est loin dans beaucoup d'écoles.
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Hickson49
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Mdr, les études de médecines/dentaire sont trop sélectives en France, pas grave, on va autoriser le tout venant formé par des universités sans numerus closus en Roumanie, au Portugal ou en Belgique: https://www.20minutes.fr/sante/4153622- ... _more_link
C'est le genre d'inégalité qui me rends malade... Comment ne pas détester l'UE et la France dans ce contexte...
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Auto quote mais c est pour la bonne cause si l on peut dire.nanne02 a écrit : ↑23 mai 2025, 10:14Voilà.La sortie de l’école primaire est marquée par une corrélation très nette entre la performance scolaire des élèves et la position sociale de leurs parents», constate l’ancien ministre.
De là à y voir un lien avec l'arrivée en masse d une population aux codes sociaux et culturels un tantinet éloignés de ceux du pays d arrivée, houlala attention faudrait pas franchir le pas !
Un rapport parlementaire récemment publié met en évidence la complète saturation du système de prise en charge de la pauvreté infantile par des enfants issus de l'immigration illégale. Par conséquent il n y a plus de moyens pour prendre en charge correctement les autres populations dans cette situation (français, migrants légaux).
https://lcp.fr/actualites/pauvrete-infa ... t-beatrice
Autre exemple : un proche, AESH, intervient auprès de 4 enfants scolarisés en maternelle. 3 sont en situation illégale et en attente d examen de leur demande d asile (ils viennent d Albanie, de Géorgie et le 3 ie j ai oublié mais c est un petit Rom). Ils sont à priori autistes.
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achillemo
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
C'est en Europe tout ça.
Pazuzu: "On s'en fiche un peu du nombre d'habitants, on va pouvoir coller une base à moins de 100km de St Petersbourg, la ville de Poutine."
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nanne02
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
D un point de vue géographique oui.
Mais ces pays ne font pas partie de l espace Schengen. D où leur demande de statut de réfugié.
Mais ces pays ne font pas partie de l espace Schengen. D où leur demande de statut de réfugié.
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krachboom
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Et ils quittent un pays en guerre ?
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
https://x.com/7559pr/status/1934664264968454494
Selon l’Observatoire des inégalités, apprendre à #lire tôt accentue les écarts sociaux. Leur solution ? Retarder la lecture à 7 ans ! Une idée absurde qui pénalise les #enfants initiés à la lecture dès le plus jeune âge, au nom de prétendues inégalités.
https://inegalites.fr/apprentissage-pre ... inegalites
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nanne02
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Faut arrêter avec ça. Ou alors réserver l'éducation nationale aux enfants de 500 mots, les autres irons dans le privé (officieusement c est déjà le cas dans certains endroits d ailleurs).
Les gamins de 500 mots, ils sont repérés dès la première année de maternelle. Pour eux c est quasiment déjà joué et ça ne se joue pas a l'école mais dans la famille.
On fait quoi alors ?
Les gamins de 500 mots, ils sont repérés dès la première année de maternelle. Pour eux c est quasiment déjà joué et ça ne se joue pas a l'école mais dans la famille.
On fait quoi alors ?
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Nounou
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Quelqu'un a regardé les sujets du bac de math ?
Ca me parait pas trop difficile, moyennant un peu de rafraichissement technique.
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Au USA ils commencent un an plus tôt que nous même si les enfants sont un peu plus âgés (cohorte suivant l'année scolaire et non l'année légale).henda a écrit : ↑18 juin 2025, 17:40https://x.com/7559pr/status/1934664264968454494Selon l’Observatoire des inégalités, apprendre à #lire tôt accentue les écarts sociaux. Leur solution ? Retarder la lecture à 7 ans ! Une idée absurde qui pénalise les #enfants initiés à la lecture dès le plus jeune âge, au nom de prétendues inégalités.
https://inegalites.fr/apprentissage-pre ... inegalites
L'islamophobie n'est pas plus du racisme que l'antisionisme n'est de l'antisémitisme.
Que les racistes soient islamophobes n'implique pas que les islamophobes soient racistes.
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Effet des écrans, rythmes scolaires, métier peu attractif... L’inexorable déclin du niveau des élèves et des professeurs français
https://www.lefigaro.fr/actualite-franc ... s-20250617
https://www.lefigaro.fr/actualite-franc ... s-20250617
« Niveau scolaire : faut-il s’inquiéter ? »
C’est une note de 16 pages ainsi intitulée que le haut-commissaire à la Stratégie et au Plan, Clément Beaune, remet ce 18 juin à la ministre de l’Éducation, Élisabeth Borne. Synthèse des études déjà parfaitement documentées sur la question, qui concluent inexorablement à une chute du niveau, ce rapport que dévoile Le Figaro s’interroge sur la spécificité française, à commencer par les piètres performances en mathématiques, et avance des hypothèses qui devraient se traduire en propositions en janvier 2026.
En complément, l’institution chargée de la prospective et de la planification livre à la Rue de Grenelle une seconde étude sur la crise d’attractivité du métier. De là à faire un lien entre les deux… Les postes d’enseignants restés vacants et les « classes sans professeurs » font tout autant l’actualité que les nombreuses études sur le niveau.
…
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Bah sans surprise.
Prenez un quidam lambda pas trop mauvais en maths. Il va avoir des centaines de possibilités mieux rémunérées et mieux considérées socialement que prof de maths.
Donc il faudra prendre des gens qui ne peuvent pas vraiment trouver mieux. Le problème c’est que l’attractivité de l’EN (a fortiori en RP) est tellement faible qu’à ce niveau ils sont nuls en maths (et parfois parlent à peine français). Comment voulez vous faire progresser les élèves dans ces conditions ? Les profs sont de plus en plus souvent des nuls précaires (souvent contractuels) qui pensent à comment ils vont boucler la fin de mois plus qu’à comment faire progresser les élèves…
J’ai eu de bons profs, et même certains excellents (je pense à ceux de MPSI et MP), mais à l’époque la profession n’était pas aussi sinistrée que maintenant, je ne suis même pas sûr que les contractuels existaient avant les années 2000, et en tout cas ils ne prenaient pas autant n’importe qui. Il reste encore un peu de profs valables dans le stock (essentiellement les anciens) mais le niveau chute à vitesse grand V à chaque nouveau recrutement.
Prenez un quidam lambda pas trop mauvais en maths. Il va avoir des centaines de possibilités mieux rémunérées et mieux considérées socialement que prof de maths.
Donc il faudra prendre des gens qui ne peuvent pas vraiment trouver mieux. Le problème c’est que l’attractivité de l’EN (a fortiori en RP) est tellement faible qu’à ce niveau ils sont nuls en maths (et parfois parlent à peine français). Comment voulez vous faire progresser les élèves dans ces conditions ? Les profs sont de plus en plus souvent des nuls précaires (souvent contractuels) qui pensent à comment ils vont boucler la fin de mois plus qu’à comment faire progresser les élèves…
J’ai eu de bons profs, et même certains excellents (je pense à ceux de MPSI et MP), mais à l’époque la profession n’était pas aussi sinistrée que maintenant, je ne suis même pas sûr que les contractuels existaient avant les années 2000, et en tout cas ils ne prenaient pas autant n’importe qui. Il reste encore un peu de profs valables dans le stock (essentiellement les anciens) mais le niveau chute à vitesse grand V à chaque nouveau recrutement.
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Ben92
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
La femme d'un de meilleurs potes est prof de maths à Paris et elle est tout sauf nulle, mais mon pote gagne très bien sa vie. De son propre aveu, son salaire de prof c'est de "l'argent de poche" mais ils s'y retrouvent car elle peut garder les enfants pendant les vacances scolaires, elle ne finit pas trop tard etc.Boeuf1804 a écrit : ↑19 juin 2025, 19:12Bah sans surprise.
Prenez un quidam lambda pas trop mauvais en maths. Il va avoir des centaines de possibilités mieux rémunérées et mieux considérées socialement que prof de maths.
Donc il faudra prendre des gens qui ne peuvent pas vraiment trouver mieux. Le problème c’est que l’attractivité de l’EN (a fortiori en RP) est tellement faible qu’à ce niveau ils sont nuls en maths (et parfois parlent à peine français).
Il y a donc un "marché" pour les profs malgré le salaire dégueulasse : les femmes de cadre sup qui veulent equilibrer leur vie de famille. et l'EN le sait très bien.
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Hickson49
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
C'est devenu un job d'appoint pour quasi femme au foyer, comme nounou ou concierge.
wef a écrit :You'll own nothing. And you'll be happy
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Jeffrey
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Trois interventions successives de contributeurs qui se prennent pour des cadres supérieurs catégorie csp+++ bien payés quand l’un vit à 40 piges dans un T1, l’autre s’est exilé à 6000 kms dans un pays où il se pèle le jonc six mois par an et un dernier qui a développé une névrose basée sur un sentiment d’injustice parce qu’il n’arrive pas à se loger mieux que des bouseux qu’il considère comme inférieurs.
Esclaves de leur travail, sans aucun recul sur leur vie, obsédés par une hiérarchie sociale qu’ils vivent mal parce qu’ils ont un melon pas possible.
Esclaves de leur travail, sans aucun recul sur leur vie, obsédés par une hiérarchie sociale qu’ils vivent mal parce qu’ils ont un melon pas possible.
Quis custodiet ipsos custodes?
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
J’avoue c’est un portrait assez fidèle de nos réalités respectives (hors le fait que je n’ai jamais eu la prétention d’être « csp+++ », monseigneur, les autres je ne sais pas)
Mais enfin il n’est pas inexact que les conditions de travail, de reconnaissance et de rémunération des enseignants (hors l’élite Jeffrey) ne sont pas à leur apogée.
Dès lors le recrutement est plus difficile, parfois même hasardeux.
C’est tout ce qu’on dit.
Rien de répréhensible il me semble.
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alexlyon
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Les frais de fonctionnement de l'Etat ont baissé (en % du Pib) depuis 1980.
L'EN en pâtit, comme les autres missions régaliennes (hélicoptères cadavérisés dans l'armée de l'air par manque de pièces détachées).
Ce qui a explosé en 45 ans, ce sont les dépenses sociales.
Et Nicolas ne les paye que très partiellement par son impôt : le train de vie de nanard et momo sont financés par dette française additionnelle.
Le futur trésor public européen refinancera tout.
Les fonctionnaires deviendront alors tous des contractuels européens (comme à Interpol, ici à Lyon, fonctionnaires internationnaux mieux payés et tous sous contrat de 5 ans renouvelable).
Tout le monde y gagne.
L'EN en pâtit, comme les autres missions régaliennes (hélicoptères cadavérisés dans l'armée de l'air par manque de pièces détachées).
Ce qui a explosé en 45 ans, ce sont les dépenses sociales.
Et Nicolas ne les paye que très partiellement par son impôt : le train de vie de nanard et momo sont financés par dette française additionnelle.
Le futur trésor public européen refinancera tout.
Les fonctionnaires deviendront alors tous des contractuels européens (comme à Interpol, ici à Lyon, fonctionnaires internationnaux mieux payés et tous sous contrat de 5 ans renouvelable).
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Quel métier de tranche intermédiaire (revenu, qualification ) n’a pas vu ses conditions de travail et de rémunération dévalorisées en 40 ans ?Boeuf1804 a écrit : ↑20 juin 2025, 01:35
J’avoue c’est un portrait assez fidèle de nos réalités respectives (hors le fait que je n’ai jamais eu la prétention d’être « csp+++ », monseigneur, les autres je ne sais pas)
Mais enfin il n’est pas inexact que les conditions de travail, de reconnaissance et de rémunération des enseignants (hors l’élite Jeffrey) ne sont pas à leur apogée.
Dès lors le recrutement est plus difficile, parfois même hasardeux.
C’est tout ce qu’on dit.
Rien de répréhensible il me semble.
C’est bien le problème de ce qu’on appelle les classes moyennes il me semble.
Pour ce qui est de la qualification, que sait faire exactement en professeur d’histoire géo de collège en dehors d’enseigner plus ou moins à des gamins adolescents ?
Quand je pose cette question, elle vient naturellement dans le cadre de l’interopérabilité-inter-remplacement des postes et des fonctions sur le « ouvrez les guillemets « marché du travail » » . Les double guillemets ont un sens dans mon propos.
Et si l’observation se porte uniquement sur les profs de maths pour faire simple, que sait faire un professeur certifié de maths qui le placerait spécifiquement avec une compétence très valorisée sur un marché du travail plus général ?
Et il faut bien se dire qu’il y a des chances que cela prenne exactement le même chemin avec les compétences informatiques dans un avenir très proche.
Reste la question de la reconnaissance.
Je dirais à ce sujet que je pense qu’une partie de plus en plus importante de la population n’a strictement aucune forme de reconnaissance ni même de respect à l’égard d’autrui. Évidemment que cette question a à voir avec la mentalité, au delà du fait que ces personnes sont simplement incapables d’appréhender ce qui est un tant soit peu en dehors de leur sphère comportementale.
En tout cas, je ne pense pas que cela soit en rapport ni avec la valeur sociétale des métiers que vous stipendiez tous les trois, ni avec une réelle analyse des compétences relatives à ces métiers.
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
avec quel argent ?
Le résultats objectifs chez nous : 90% de la population éligible vaccinée en un an. Si on était resté à la chloroquine on serait tous mort. Mais ca doit être un détail.
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Bah de la dette rachetée par la BCE
On rentre dans un monde où le moindre problème se résoudra par la création monétaire. Fini les faillites, fini la déflation … un problème —> une subvention financée par la création monétaire,. Ou même, si besoin, de l’argent placé directement sur le compte des gens par la BCE (euro numérique et hélicopter money).
Dans ce contexte, pas si étonnant que l’or ou le BTC (et aussi l’immo premium) s’arrachent… tout ce qui ressemble à une réserve de valeur vaut de l’or

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Ben92
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Pourquoi parler de moi ? Je parlais de la femme de mon pote, qui lui est sans aucune discussion possible CSP+ voire ++ peu importe (il se fait plus de 10k/mois et genre 20k/an défiscalisé en pee). Et le terme "agent de poche" a été utilisé par l'intéressée, je ne fais que rapporter. Ce sont des situations assez courantes à Paris IM, femme prof mariée à un mec blindé. Elles travaillent "pour le plaisir" même si c'est sans doute un peu exagéré et pour elles le salaire est secondaire. En revanche hors de question d'enseigner dans le 93 pour ces profils. Paris IM (et pas n'importe où) ou le bon 92.
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Avec les marchés obligataires.Qqun_de_Passage a écrit : ↑20 juin 2025, 09:37Bah de la dette rachetée par la BCE
On rentre dans un monde où le moindre problème se résoudra par la création monétaire. Fini les faillites, fini la déflation … un problème —> une subvention financée par la création monétaire,. Ou même, si besoin, de l’argent placé directement sur le compte des gens par la BCE (euro numérique et hélicopter money).
Dans ce contexte, pas si étonnant que l’or ou le BTC (et aussi l’immo premium) s’arrachent… tout ce qui ressemble à une réserve de valeur vaut de l’or![]()
Il s'agit d'un refinancement.
Par lequel ils encaissent le remboursement des dettes nationales, et cet encaissement est aussitôt utilisé pour financer une dette européenne.
Pas un sou de dette en plus.
Elle est juste européenne.
On a alors une monnaie européenne unique (depuis 25 ans), et son corollaire, un TP europén unique.
La situtation actuelle n'a aucun sens (fédéralisme partiel).
L'autre solution est suédoise ou danoise (monnaie et TP nationaux).
Les epargnants en francs et en drachmes n'en veulent pas, ni leurs petites gens salariées (coût du petrole importé).
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Jeffrey
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Tu racontes n’importe quoi avec toujours en toile de fond l’idée de te faire mousser.Ben92 a écrit : ↑20 juin 2025, 09:41Pourquoi parler de moi ? Je parlais de la femme de mon pote, qui lui est sans aucune discussion possible CSP+ voire ++ peu importe (il se fait plus de 10k/mois et genre 20k/an défiscalisé en pee). Et le terme "agent de poche" a été utilisé par l'intéressée, je ne fais que rapporter. Ce sont des situations assez courantes à Paris IM, femme prof mariée à un mec blindé. Elles travaillent "pour le plaisir" même si c'est sans doute un peu exagéré et pour elles le salaire est secondaire. En revanche hors de question d'enseigner dans le 93 pour ces profils. Paris IM (et pas n'importe où) ou le bon 92.
- quelqu’un qui gagne plus de 8800€ net par mois est dans le dernier centile. À moins qu’il n’y ait une raison particulière genre les enseignantes sont des toutes des bombasses, ça veut dire qu’en gros une prof sur cent seulement, et qui est mariée, se retrouve avec un type qui gagne ce que tu dis.
Donc même si c’était vrai, ce ne serait pas une situation assez courante.
- même quand on gagne 10000 par mois, un salaire median de 2500€, ce n’est pas de l’argent de poche, sauf quand on ne sait pas compter. Des propos de gestionnaire totalement bidons.
- un enseignant ne choisit pas à la carte son établissement. Il est affecté à un poste et c’est tout, s’il veut changer, il fait une demande de mutation, comme tous les autres.
Que des propos de bistrot quoi.
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
J'ai déjà parlais plusieurs fois de ce couple, y compris il y a des années. Si j'inventais des conneries il me faudrait une bonne mémoire. Pour les 120k bruts / an c'est une certitude. Gros poste dans l'informatique dans une banque d'investissement bien connue. A 40 et quelques années les ingénieurs parisiens qui ont un tant soit peu réussi sont a 100k mini, alors lui ...Les 20k par an de pee j'y vais peut être un peu fort mais je sais que dans cette boîte c'est une mine d'or, et comme c'est proportionnel au salaire bah voilà. Et oui sa femme est prof de maths, et oui elle est plutôt jolie.
Bien sûr que toutes les profs n'ont pas cette chance mais j'ai jamais prétendu cela. Mais celles un minimum jolies sont bien souvent casées avec au minimum un ingénieur random à 70k.
Bien sûr que toutes les profs n'ont pas cette chance mais j'ai jamais prétendu cela. Mais celles un minimum jolies sont bien souvent casées avec au minimum un ingénieur random à 70k.
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Ouais, t’es pas foutu de lire mes trois objections.Ben92 a écrit : ↑20 juin 2025, 19:46J'ai déjà parlais plusieurs fois de ce couple, y compris il y a des années. Si j'inventais des conneries il me faudrait une bonne mémoire. Pour les 120k bruts / an c'est une certitude. Gros poste dans l'informatique dans une banque d'investissement bien connue. A 40 et quelques années les ingénieurs parisiens qui ont un tant soit peu réussi sont a 100k mini, alors lui ...Les 20k par an de pee j'y vais peut être un peu fort mais je sais que dans cette boîte c'est une mine d'or, et comme c'est proportionnel au salaire bah voilà. Et oui sa femme est prof de maths, et oui elle est plutôt jolie.
Bien sûr que toutes les profs n'ont pas cette chance mais j'ai jamais prétendu cela. Mais celles un minimum jolies sont bien souvent casées avec au minimum un ingénieur random à 70k.
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Ben est un manager, un vrai. il n'écoute pas.Jeffrey a écrit : ↑20 juin 2025, 20:00Ouais, t’es pas foutu de lire mes trois objections.Ben92 a écrit : ↑20 juin 2025, 19:46J'ai déjà parlais plusieurs fois de ce couple, y compris il y a des années. Si j'inventais des conneries il me faudrait une bonne mémoire. Pour les 120k bruts / an c'est une certitude. Gros poste dans l'informatique dans une banque d'investissement bien connue. A 40 et quelques années les ingénieurs parisiens qui ont un tant soit peu réussi sont a 100k mini, alors lui ...Les 20k par an de pee j'y vais peut être un peu fort mais je sais que dans cette boîte c'est une mine d'or, et comme c'est proportionnel au salaire bah voilà. Et oui sa femme est prof de maths, et oui elle est plutôt jolie.
Bien sûr que toutes les profs n'ont pas cette chance mais j'ai jamais prétendu cela. Mais celles un minimum jolies sont bien souvent casées avec au minimum un ingénieur random à 70k.
Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité. (Gandhi)
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Profs absents : les parents seront-ils indemnisés pour les cours non assurés ?
https://www.capital.fr/economie-politiq ... 1040852e48
https://www.capital.fr/economie-politiq ... 1040852e48
Face à la multiplication des heures de cours non assurées dans les établissements scolaires, le collectif #OnVeutDesProfs poursuit l’Education nationale en justice. Près de 500 dossiers ont été déposés, et à ce jour, une centaine a donné lieu à une indemnisation.
Chaque élève perd en moyenne plus de 70 heures de cours par an. Selon un rapport de la commission des finances, 7,4% des heures de cours prévues ne sont pas assurées. Rapporté à un volume hebdomadaire de 26 heures au collège et de 27,5 heures au lycée sur 36 semaines, cela correspond à plus de 70 heures de cours manquantes chaque année.
Face à ce problème, le collectif #OnVeutDesProfs mène une bataille judiciaire pour faire reconnaître les préjudices subis par les élèves et leurs familles, et obtenir réparation, rapporte le journal 20 Minutes ce lundi 23 juin. Les décisions récentes semblent leur donner raison. «Il y a une véritable jurisprudence qui s’installe. Nous déposons des dossiers depuis trois ans et depuis un an, la justice commence à instaurer ces indemnités de 10 euros par heure non dispensée. C’est un début qui est fort. La justice condamne de plus en plus lourdement», explique auprès de nos confrères Me Joyce Pitcher, avocate du collectif.
Selon cette jurisprudence, une demande d’indemnisation devient recevable à partir de 50 heures de cours non assurées. Les compensations peuvent inclure 10 euros par heure manquée, le remboursement des frais de cours particuliers, ainsi qu’une indemnité de 300 euros pour le préjudice moral des parents. D’après le collectif, ces critères permettraient à la quasi-totalité des élèves du secondaire de réclamer environ 1 000 euros d’indemnisation par an, ce qui représenterait une charge potentielle de 4,465 milliards d’euros pour le ministère.
Depuis le lancement de la démarche, 300 familles ont déposé un dossier sur la plateforme Justice.cool, et plus de 500 dossiers ont été enregistrés au total, dont une centaine déjà indemnisée, indique Me Pitcher. Ces cas font apparaître une moyenne de 148 heures de cours perdues par élève chaque année, soit l’équivalent de 17% d’une année scolaire. Sur une scolarité complète, cela représente près d’une année d’enseignement perdue tous les cinq ans.
Pour Me Pitcher, cette campagne d’indemnisation représente un ultime recours. «L’objectif, c’est d’anticiper. C’est un appel à l’aide pour des parents désespérés et des enfants angoissés alors que le problème s’aggrave», affirme-t-elle. L’avocate dénonce une organisation défaillante du système : «Ils sont juste très mal organisés. Il y a plein de professeurs qui ne sont pas encore titularisés ; des profs qui attendent leur affectation.» «Nous ne sommes pas là pour dénoncer l’absentéisme des profs mais pour dénoncer leurs conditions de travail et le démantèlement du service public», insiste-t-elle.
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titano
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
C'est tellement gros que je me demande si ce n'est pas un fake...
Je suppose que cette école se situe en région parisienne...
C'est inadmissible de ne pas faire relire ou utiliser un correcteur d'orthographe. Je veux dire la personne qui a écrit est au courant qu'elle ne maîtrise pas la langue, normalement.
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henda
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
À minima le traitement de texte souligne en rouge les mots mal orthographiés et propose une correction...
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wasabi
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
à part si tu as indiqué de les rajouter au dictionnaire parce que tu en avais marre que les mots soient en rouge alors que tu les avais bien orthographiés.
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nanne02
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
La flambée des mentions TB pour la cuvée 2026 du bac est très étrange.
Dans la classe d une nièce il y a eu plus de mentions TB que de mentions B.
Bac : « L’explosion des mentions est totalement décorrélée du niveau réel des élèves » | Le Télégramme https://share.google/ImolR5p52RSfmXlJd
Dans la classe d une nièce il y a eu plus de mentions TB que de mentions B.
Bac : « L’explosion des mentions est totalement décorrélée du niveau réel des élèves » | Le Télégramme https://share.google/ImolR5p52RSfmXlJd
Dans pas longtemps les universités étrangères risquent de demander aux jeunes français de passer des tests "internationaux" pour évaluer leur niveau réel. Comme en langues étrangères.C’est le symptôme d’un dérèglement global de la notation, particulièrement visible sur le bac en raison de son caractère symbolique. Cette explosion des mentions est totalement décorrélée du niveau réel des élèves, comme le montrent les évaluations nationales et les enquêtes internationales (PISA, etc.). En réalité, cette inflation reflète surtout des politiques locales d’établissement. Avec 40 % de la note du bac venant du contrôle continu, il y a une pression très importante des familles et de l’institution elle-même pour augmenter les notes. L’enjeu n’est plus d’avoir le bac, dont le taux de réussite dépasse 95 % en filière générale, mais d’obtenir une mention pour se distinguer dans son dossier post-bac.
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Boeuf1804
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Ça c’est normal. J’ai dû passer un examen pour justifier de mon niveau d’anglais pour entrer au Québec (via le Certificat de Sélection du Québec - CSQ).nanne02 a écrit : ↑08 juil. 2025, 15:32La flambée des mentions TB pour la cuvée 2026 du bac est très étrange.
Dans la classe d une nièce il y a eu plus de mentions TB que de mentions B.![]()
Bac : « L’explosion des mentions est totalement décorrélée du niveau réel des élèves » | Le Télégramme https://share.google/ImolR5p52RSfmXlJd
Dans pas longtemps les universités étrangères risquent de demander aux jeunes français de passer des tests "internationaux" pour évaluer leur niveau réel. Comme en langues étrangères.C’est le symptôme d’un dérèglement global de la notation, particulièrement visible sur le bac en raison de son caractère symbolique. Cette explosion des mentions est totalement décorrélée du niveau réel des élèves, comme le montrent les évaluations nationales et les enquêtes internationales (PISA, etc.). En réalité, cette inflation reflète surtout des politiques locales d’établissement. Avec 40 % de la note du bac venant du contrôle continu, il y a une pression très importante des familles et de l’institution elle-même pour augmenter les notes. L’enjeu n’est plus d’avoir le bac, dont le taux de réussite dépasse 95 % en filière générale, mais d’obtenir une mention pour se distinguer dans son dossier post-bac.
Les français sont souvent de grosses quiches en langues étrangères. La faute à un enseignement défaillant car voulu comme tel par nos élites.
Et ma femme a dû passer un examen pour valider sa maîtrise de la langue française. Elle a eu 100/100 à l’épreuve de rédaction.
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nanne02
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Vu le niveau des bacheliers français pas du tout cohérent avec les mentions du bac, je ne serai pas étonnée qu'à l avenir d autres matières soient évaluées par des tests internationaux.
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Bidibulle
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Certaines filières font passer des tests rapides pendant les sélections parcours sup.
Il y a assez de tout dans le monde pour satisfaire aux besoins de l'homme, mais pas assez pour assouvir son avidité. (Gandhi)
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Jeffrey
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?
Lesquelles ?
Quis custodiet ipsos custodes?