wasabi a écrit : ↑10 déc. 2025, 10:29
Jeffrey a écrit : ↑08 déc. 2025, 22:54
Ce que je sais, c’est qu’il y a encore trois ans, une amie qui passait son doctorat pour avoir la double qualification docteur en médecine et docteur des universités m’a demandé de vérifier ses courbes Roc relatives à ses travaux de recherche. Elle savait ce qu’elle faisait et c’était mathématiquement au point.
Peut être que vous ignorez que depuis une vingtaine d’années, il existe justement un double cursus qui donne le doctorat de médecine et le phD universitaire en sciences, justement pour permettre les recherches en médecine de manière plus compétente.
Vous réalisez que c'est ce que je dis ?
non, ce n'est pas ce que vous dites.
Il faut que les médecins passent des doctorats (par opposition au diplôme d'état de docteur en médecine) pour s'occuper de ça.
Avez vous déjà fait de la recherche ? Est-ce que vous avez la moindre idée de la manière dont les tâches et les fonctions se répartissent au sein d'un organisme de recherche ? Je parle de recherche sur des sujets techniques et pas strictement éthérés ou sociaux, pas de la "recherche en sciences humaines" ou à l'inverse de la recherche sur des théories mathématiques. Je parle de recherche dans le nucléaire, dans la physique des particules, dans l'optique, en fabrication de machines informatiques, et en médecine. Dans cette recherche, il y a des docteurs, des techniciens de haute volée, des ingénieurs de recherche, des personnels de très haute compétence qui participent au travail de recherche. IL n'y a pas d'un côté les chercheurs surdiplômés et de l'autre les besogneux qui lavent les éprouvettes. De même, quand vous êtes opéré dans un centre de chirurgie neurologique ou cardiaque, l'équipe est composée d'un ou de plusieurs docteurs en médecine, et d'un ingénieur, chargé de l'assistance technique opératoire, pour s'assurer que le matériel est opérationnel, que les résultats sont cohérents. De même que lorsqu'on prend un avion, le pilote ne sait pas nécessairement démonter, réparer, fabriquer tous les outils d'assistance de navigation, mais d'autres opérateurs ont participé à cette mission globale. Et si des tests sont menés pour voir l'efficacité d''un gyroscope ou d'un compas, le tout contribue au fonctionnement de l'appareil.
Les médecins que l'on rencontre en consultation n'ont pas ce diplôme supplémentaire la plupart du temps,
deux remarques :
- un vous balancez une affirmation statistique sans avoir la moindre idée de sa véracité, ce qui caractérise votre mode de jugement présent.
- deux, même si c'est vrai, je ne m'attends pas à ce que le technicien edf qui vient me poser un compter linky sache nécessairement comment le cosinus phi d'une installation individuelle ait une conséquence sur le fonctionnement de la centrale de raccordement. La recherche, c'est un truc de spécialistes, il n'est ni nécessaire ni souhaitable que chaque médecin généraliste fasse de la recherche. Déjà, l'objectif en général est qu'ils fréquentent des centres hospitaliers de manière suffisante pour élargir leur connaissance de cas moins fréquents que ceux de leur patientèle.
ils ne raisonnent pas en termes de statistiques mais en terme de critères administratifs de prise en charge définis par d'autres qu'eux.
vous affirmez bêtement que vous savez comment raisonnent tous les membres d' une corporation sans même en faire partie, sans même avoir autre chose comme base de jugement que votre opinion d'usager.
Ceux qui travaillent dans / pour les labos ne s'occupent pas de statistiques, ils ont des biostatisticiens pour ça, et ceux là sont aux ordres de leur employeur.
Un scoop pour vous : les labos emploient des biostatisticiens. Il n'y a pas d'un côté des biostatisticiens et d'un autre les "ceux" qui quand on remonte votre phrase seraient des chercheurs. Car voyez vous, dans les équipes de chercheurs en médecine, il y a justement des biostatisticiens et des chercheurs en statistiques. J'en suis sûr parce que j'en connais parmi des collègues
Quant à savoir si on ne peut travailler pour un employeur et en même temps avoir des impératifs de fonctionnement autres que ceux du profit, il y a voyez vous, des principes simples opérationnels, des cadres juridiques, des contraintes de résultat de santé, qui ne sont pas en opposition comme vous semblez le voir à travers une sorte de pseudo prisme déformé du "tous pourri à tout moment vu qu'il y a du fric".
Et les recommendations françaises de traitement sont les déclinaisons locales des recommendations de l'OMS (souvent issues des USA), et des européennes qui ont désormais les informations avant voir en ont le monopole (voir vaccins COVID où les autorités françaises se sont plaintes de ne pas avoir eu les documents avant). Il reste qui à la fin ? les profs de médecine et ceux de la sécu qui déterminent les critères de remboursement ? Sachant que les derniers sont influencés par les politiques et le lobbying des groupes pharma.
mouais, ça vaut rien comme jugement d'ensemble. Qu'il y ait des dérives, qu'il y ait des erreurs, c'est incontestable. Qu'il y ait des scandales même, c'est certain. Qu'une épidémie comme le covid soit gérée par des politiques qui dans leur ensemble font que le ministre de la santé démissionne à une semaine d'un confinement, que le ministre de la communication montre sa bite sur instagram, que le chef d'équipe décide de nous confiner avec des autorisations de sortie autosignée, qu'on vaccine les mômes pour une maladie de vieux, cela montre effectivement qu'il peut y avoir des erreurs et des abus. Après, quand on jette le bébé avec l'eau du bain, ben c'est nul et sans intérêt.
La médecine progresse, et c'est une chance pour les gens qui ne sont pas assez stupides pour avoir des réactions de rejet d'ordre psychosociales affectées.
Le médecin prescripteur il comprend le fonctionnement de ce qu'il propose souvent autant qu'un vendeur automobile comprend comment fonctionne les voitures. Il y a une formation pour avoir un vernis et en savoir plus que l'acheteur lamba qui ne se sera pas renseigné.
qu'est ce que vous savez des compétences en mécanique de tous les vendeurs de bagnoles ? Tout le monde dans le même sac, hop, les gens sont tous des crétins mal formés.
Ce qui l'importe c'est son risque bénéfice, le risque est légal ou administratif, le bénéfice financier et temporel.
vous avez une pensée nécrosée, incapable d'imaginer qu'il y a des gens qui ne sont ni noirs ni blancs, mais tout simplement qui conjuguent des connaissances, des centres d'intérêts variés et des compétences parfois surprenantes.
Ca doit pas être drôle chez vous.
Je n’en sais rien, mais en tout cas au moins autant que vous, sauf qu’une approche scientifique rationnelle ne me permet pas de construire des opinions à partir de ma cousine ou des « il me semble »
bah si
Il y a 50ans c'était ainsi, il y a 20ans aussi, et si ça avait changé ma cousine ne ferait pas ce type d'erreurs de math niveau primaire, donc ça n'a pas changé.
vous devriez tenter une règle de trois, celle que vous vantez. Un médecin avec un doctorat en recherche universitaire, il est formé à l'âge de 30 ans. Quand vous parlez de ceux qui exerçaient il y a 50 ans - en moyenne je suppose, alors de nos jours il ont 80 ans. Quant à ceux d'il y a 20 ans, que vous avez associé dans votre envolée lyrique, sans aucune preuve, ils ont déjà a minima une cinquantaine d'années. Vous devriez un peu réfléchir à la mise en cohérence de tout ça par rapport à l'âge moyen des équipes de recherche universitaires en médecine. Et puis, si j'ai bien compris, votre cousine, de la recherche, elle n'en fait pas elle.
Et par "cousine" c'était juste pour exhiber un contre exemple, les erreurs de logique / raisonnement / calcul j'en expérimente souvent.
Vous expérimentez souvent des erreurs de raisonnement/logique/calcul des centres de recherche en médecine hospitalière ? C'est intéressant comme déclaration.
L'autre jour je suis allé voir le généraliste, j'en ai eu un que j'avais pas eu depuis plusieurs années, il a peiné à me calculer l'IMC avec sa calculette d'ordinateur, apparament mieux vaut une fenêtre logicielle ou une feuille de tableur déjà faite pour pas faire d'erreur.
comment on fait pour expérimenter souvent des erreurs d'une corporation professionnelle quand on n'a pas été voir son simple généraliste depuis des années ?
Je me souviens d'une stat, dans les 3/4 des gens qui ont suivi un enseignement de lycée ne savent pas 10ans après leur sortie donner la valeur de x si x vérifie l'équation 1+sqrt(2).x=x. Je pense que la majorité des médecins sont dans les 3/4. Encore plus maintenant d'ailleurs, car les 3/4 des médecins actuellement en formation, il y a 30ans auraient été formés pour être infirmière. On fait croire que ce sont des scientifiques car la médecine a acquis une respectabilité avec les sciences, mais ce sont à la base des littéraires, ils aiment les mots, donner des mots alternatifs pour les concepts pour faire de l'ésotérisme, les effets de manche, et ils parlent de leur métier comme un art et pas d'une science.
le mot clé est " je pense", il définit le périmètre de votre analyse. Non pas par sa prudence ou son humilité, mais la limite de son champ de validité.
ça me rappelle quelqu'un, je ne sais plus trop qui, qui disait que son médecin voulait lui filer des médicaments contre la tension, alors qu'il avait de l'hypertension consécutive à une pratique sportive de haut niveau, que le médecin ne comprenait pas car ça ne s'insérait pas dans ses critères administatifs, et que le patient comprenait mieux que lui.
bah, un propos de bistrot de plus. ca vaut ben qui parle du recrutement des ingés de demain ou Tristana qui nous explique que son proprio est un rat parce qu'il ne veut pas changer le chauffage alors que le chauffagiste a dit que l'appareil est vieux et que finalement son mec a pris un tournevis et un smartphone pour suivre un tuto sur Gemini et régler la question...
C'est pas terrible comme base de raisonnement.