Quelqu'un a des nouvelles du système de santé ?

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Re: Quelqu'un a des nouvelles du système de santé ?

#801 Message par Jeffrey » 08 déc. 2025, 20:43

wasabi a écrit :
08 déc. 2025, 19:05
crispus a écrit :
08 déc. 2025, 11:10

A titre individuel, le dépistage et les soins sont naturellement une bonne chose.
C'est même pas sûr. Ca dépend de la probabilité que ce type de détection débouche réellement sur un vrai cancer, vs les effets secondaires des traitements associés.

Exemple :

on a un test de dépistage d'un type de cancer qui n'a pas de faux négatifs. Sur une population de 100 000 personnes, 5 vont réellement développer ce cancer (aka 1/20 000), ils auront une perte d'espérance de vie moyenne de 20ans. Le taux de faux positifs du test est de 1/ 1 000, ça signifie que sur 100 000 personnes sans problèmes il y aura 100 personnes détectées comme ayant ce cancer à tort.

Le traitement du cancer a 50% de chance de réussite chez les malades (ceux qui vont réellement développer la maladie), pour ceux là ils reviennent à leur espérance de vie normale, pour tous les autres à qui on donne le traitement, il y a une perte d'espérance de vie moyenne de 5ans supplémentaires à cause des effets secondaires du traitement (nouveau traitement expérimental agressif)

Les médecins diront aux patients testés positivement, vous allez développer le cancer le test le dit, en moyenne les gens perdent 20ans d'espérance de vie, vous avez 50% de chance que ça marche mais je suis confiant vu votre profil que vous êtes dans les meilleurs cas, et sinon ça marche pas mais au moins vous aurez essayé vous aurez juste quelques désagrements comme les cheveux qui tombent ou autre, vous gagnez 10ans en moyenne et c'est gratuit c'est l'état qui paye. Vous voulez vraiment pas connaître vos petits enfants?

Résultat, si tu fais le test et que tu es positif, il y a environ 5/105=4.8% que tu développes réellement ce cancer.

Si tu ne choisis pas le traitement (ils feront tout pour t'en dissuader)

Tu as une perte d'espérance de vie de 4.8% *20=0.96 ans.


Si tu choisis le taitement,

tu as 2.4% de chance d'être à ton espérance de vie normale
tu as 2.4% de chance de perdre 20+5 années d'espérance de vie
tu as 95.2% de chances de perdre 5 années d'espérance de vie
Tu as une perte d'espérance de vie de 2.4%*25+95.2%*5=5.36ans
Je m’en doutais…
Alors d’un côté pas de faux négatifs mais tout plein de faux positifs. :roll:
Et les toubibs ne s’en rendraient pas compte. :roll:
Pour ceux que ça intéressent, un des outils statistiques les plus couramment utilisés en médecine sont les courbes ROC. Elles permettent d’évaluer la pertinence d’un traitement ou d’une détection en classant la population en 4 catégories, les faux positifs, les vrais positifs, les faux négatifs et les vrais négatifs. https://fr.wikipedia.org/wiki/Courbe_ROC
Ça existe depuis la deuxième guerre mondiale dans le Pacifique.
Et on n’a pas attendu des stats bidonnées par wasabi pour déterminer la pertinence d’un traitement.
De plus, un cancer, une fois qu’il est détecté par un marqueur, on fait un prélèvement et on le passe au microscope… on ne fait pas un traitement anti cancéreux comme ça surtout s’il y a un doute sur les effets secondaires.
Et n’importe quel toubib et même n’importe quel malade devrait savoir qu’il y a toujours des effets secondaires dans un traitement.
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#802 Message par wasabi » 08 déc. 2025, 21:16

Phénomène de Rogers, ou comme on dit maintenant " Effet gagnant de la remigration africaine".
Si tu prends les résidents français africains les plus pauvres, comme par exemple la moitié des maliens les plus pauvres, et que tu les renvois chez eux, la richesse moyenne française ET malienne augmentent.
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#803 Message par Jeffrey » 08 déc. 2025, 21:29

C’est chiant les monomaniaques
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#804 Message par wasabi » 08 déc. 2025, 21:47

Jeffrey a écrit :
08 déc. 2025, 20:43
Et on n’a pas attendu des stats bidonnées par wasabi pour déterminer la pertinence d’un traitement.
En quoi c'est bidonné ? Ce sont des chiffres inventés pour expliquer le concept dont je parle. Et j'ai mis un taux de faux négatifs nul pour simplifier le problème, et un taux de faux positif élevé pour faire ressortir le problème.

Vous croyez vraiment que les médecins s'occupent des stats ? Je me souviens d'un article de la recherche d'il y a 20ans environ qui disait que les médecins n'y comprenaient absolument rien. Et 30 avant encore https://www.bmj.com/content/349/bmj.g5619.full et j'ai une cousine qui est médecin depuis 5ans et qui fait des erreurs de règles de 3 en conversion d'unité (niveau primaire donc) je doute que ça ait évolué.

Si ils peuvent faire une biopsie pour contrôler, aka un deuxième examen avec faible taux de faux positifs, tant mieux. Mais les médecins ne se privent pas de lancer des traitements avec effets secondaires pas négligeables ou de longue durée, sur la seule base de facteurs de risques, donc des maladies même pas avérées. Il me semble que maintenant ils traitent des cancers au stade 0 dont pourtant la majorité n'auraient pas évolué vers une forme maligne de stade 3 ou 4. Un Cancer de stade 0 qui n'évolue pas, ce n'est pas un faux positif ?
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Re: Quelqu'un a des nouvelles du système de santé ?

#805 Message par Jeffrey » 08 déc. 2025, 22:54

wasabi a écrit :
08 déc. 2025, 21:47
Jeffrey a écrit :
08 déc. 2025, 20:43
Et on n’a pas attendu des stats bidonnées par wasabi pour déterminer la pertinence d’un traitement.
En quoi c'est bidonné ? Ce sont des chiffres inventés pour expliquer le concept dont je parle. Et j'ai mis un taux de faux négatifs nul pour simplifier le problème, et un taux de faux positif élevé pour faire ressortir le problème.
C’est ça, c’est inventé. Comme la dernière fois où j’ai demandé à chatgepete de me tracer un graphique montrant le rapport dividende/prix des actions. J’en ai parlé il n’y a pas longtemps sur le fil des retraites par capitalisation boursière. :mrgreen:
Vous croyez vraiment que les médecins s'occupent des stats ? Je me souviens d'un article de la recherche d'il y a 20ans environ qui disait que les médecins n'y comprenaient absolument rien
Ce que je sais, c’est qu’il y a encore trois ans, une amie qui passait son doctorat pour avoir la double qualification docteur en médecine et docteur des universités m’a demandé de vérifier ses courbes Roc relatives à ses travaux de recherche. Elle savait ce qu’elle faisait et c’était mathématiquement au point.
Peut être que vous ignorez que depuis une vingtaine d’années, il existe justement un double cursus qui donne le doctorat de médecine et le phD universitaire en sciences, justement pour permettre les recherches en médecine de manière plus compétente.
Cf https://medecine.univ-nantes.fr/medias/ ... 0chercheur.


. Et 30 avant encore https://www.bmj.com/content/349/bmj.g5619.full et j'ai une cousine qui est médecin depuis 5ans et qui fait des erreurs de règles de 3 en conversion d'unité (niveau primaire donc) je doute que ça ait évolué.
Ouais, super, c’est votre horizon de connaissance du sujet.
Si ils peuvent faire une biopsie pour contrôler, aka un deuxième examen avec faible taux de faux positifs, tant mieux. Mais les médecins ne se privent pas de lancer des traitements avec effets secondaires pas négligeables ou de longue durée, sur la seule base de facteurs de risques, donc des maladies même pas avérées. Il me semble que maintenant ils traitent des cancers au stade 0 dont pourtant la majorité n'auraient pas évolué vers une forme maligne de stade 3 ou 4. Un Cancer de stade 0 qui n'évolue pas, ce n'est pas un faux positif ?
Je n’en sais rien, mais en tout cas au moins autant que vous, sauf qu’une approche scientifique rationnelle ne me permet pas de construire des opinions à partir de ma cousine ou des « il me semble »
Sinon, quand on détecte un cancer, c’est un oncologue qu’il faut aller voir, et qui vous propose un traitement spécifique ou pas. Et un oncologue n’est pas un spécialiste des ongles ni des cousines.
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Re: Quelqu'un a des nouvelles du système de santé ?

#806 Message par wasabi » 10 déc. 2025, 10:29

Jeffrey a écrit :
08 déc. 2025, 22:54

Ce que je sais, c’est qu’il y a encore trois ans, une amie qui passait son doctorat pour avoir la double qualification docteur en médecine et docteur des universités m’a demandé de vérifier ses courbes Roc relatives à ses travaux de recherche. Elle savait ce qu’elle faisait et c’était mathématiquement au point.
Peut être que vous ignorez que depuis une vingtaine d’années, il existe justement un double cursus qui donne le doctorat de médecine et le phD universitaire en sciences, justement pour permettre les recherches en médecine de manière plus compétente.
Vous réalisez que c'est ce que je dis ? Il faut que les médecins passent des doctorats (par opposition au diplôme d'état de docteur en médecine) pour s'occuper de ça. Les médecins que l'on rencontre en consultation n'ont pas ce diplôme supplémentaire la plupart du temps, ils ne raisonnent pas en termes de statistiques mais en terme de critères administratifs de prise en charge définis par d'autres qu'eux. Ceux qui travaillent dans / pour les labos ne s'occupent pas de statistiques, ils ont des biostatisticiens pour ça, et ceux là sont aux ordres de leur employeur. Et les recommendations françaises de traitement sont les déclinaisons locales des recommendations de l'OMS (souvent issues des USA), et des européennes qui ont désormais les informations avant voir en ont le monopole (voir vaccins COVID où les autorités françaises se sont plaintes de ne pas avoir eu les documents avant). Il reste qui à la fin ? les profs de médecine et ceux de la sécu qui déterminent les critères de remboursement ? Sachant que les derniers sont influencés par les politiques et le lobbying des groupes pharma.
Le médecin prescripteur il comprend le fonctionnement de ce qu'il propose souvent autant qu'un vendeur automobile comprend comment fonctionne les voitures. Il y a une formation pour avoir un vernis et en savoir plus que l'acheteur lamba qui ne se sera pas renseigné.
Ce qui l'importe c'est son risque bénéfice, le risque est légal ou administratif, le bénéfice financier et temporel.
Je n’en sais rien, mais en tout cas au moins autant que vous, sauf qu’une approche scientifique rationnelle ne me permet pas de construire des opinions à partir de ma cousine ou des « il me semble »
bah si
Il y a 50ans c'était ainsi, il y a 20ans aussi, et si ça avait changé ma cousine ne ferait pas ce type d'erreurs de math niveau primaire, donc ça n'a pas changé. Et par "cousine" c'était juste pour exhiber un contre exemple, les erreurs de logique / raisonnement / calcul j'en expérimente souvent. L'autre jour je suis allé voir le généraliste, j'en ai eu un que j'avais pas eu depuis plusieurs années, il a peiné à me calculer l'IMC avec sa calculette d'ordinateur, apparament mieux vaut une fenêtre logicielle ou une feuille de tableur déjà faite pour pas faire d'erreur.

Je me souviens d'une stat, dans les 3/4 des gens qui ont suivi un enseignement de lycée ne savent pas 10ans après leur sortie donner la valeur de x si x vérifie l'équation 1+sqrt(2).x=x. Je pense que la majorité des médecins sont dans les 3/4. Encore plus maintenant d'ailleurs, car les 3/4 des médecins actuellement en formation, il y a 30ans auraient été formés pour être infirmière. On fait croire que ce sont des scientifiques car la médecine a acquis une respectabilité avec les sciences, mais ce sont à la base des littéraires, ils aiment les mots, donner des mots alternatifs pour les concepts pour faire de l'ésotérisme, les effets de manche, et ils parlent de leur métier comme un art et pas d'une science.

ça me rappelle quelqu'un, je ne sais plus trop qui, qui disait que son médecin voulait lui filer des médicaments contre la tension, alors qu'il avait de l'hypertension consécutive à une pratique sportive de haut niveau, que le médecin ne comprenait pas car ça ne s'insérait pas dans ses critères administatifs, et que le patient comprenait mieux que lui.
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Re: Quelqu'un a des nouvelles du système de santé ?

#807 Message par Jeffrey » 10 déc. 2025, 12:20

wasabi a écrit :
10 déc. 2025, 10:29
Jeffrey a écrit :
08 déc. 2025, 22:54

Ce que je sais, c’est qu’il y a encore trois ans, une amie qui passait son doctorat pour avoir la double qualification docteur en médecine et docteur des universités m’a demandé de vérifier ses courbes Roc relatives à ses travaux de recherche. Elle savait ce qu’elle faisait et c’était mathématiquement au point.
Peut être que vous ignorez que depuis une vingtaine d’années, il existe justement un double cursus qui donne le doctorat de médecine et le phD universitaire en sciences, justement pour permettre les recherches en médecine de manière plus compétente.
Vous réalisez que c'est ce que je dis ?
non, ce n'est pas ce que vous dites.
Il faut que les médecins passent des doctorats (par opposition au diplôme d'état de docteur en médecine) pour s'occuper de ça.
Avez vous déjà fait de la recherche ? Est-ce que vous avez la moindre idée de la manière dont les tâches et les fonctions se répartissent au sein d'un organisme de recherche ? Je parle de recherche sur des sujets techniques et pas strictement éthérés ou sociaux, pas de la "recherche en sciences humaines" ou à l'inverse de la recherche sur des théories mathématiques. Je parle de recherche dans le nucléaire, dans la physique des particules, dans l'optique, en fabrication de machines informatiques, et en médecine. Dans cette recherche, il y a des docteurs, des techniciens de haute volée, des ingénieurs de recherche, des personnels de très haute compétence qui participent au travail de recherche. IL n'y a pas d'un côté les chercheurs surdiplômés et de l'autre les besogneux qui lavent les éprouvettes. De même, quand vous êtes opéré dans un centre de chirurgie neurologique ou cardiaque, l'équipe est composée d'un ou de plusieurs docteurs en médecine, et d'un ingénieur, chargé de l'assistance technique opératoire, pour s'assurer que le matériel est opérationnel, que les résultats sont cohérents. De même que lorsqu'on prend un avion, le pilote ne sait pas nécessairement démonter, réparer, fabriquer tous les outils d'assistance de navigation, mais d'autres opérateurs ont participé à cette mission globale. Et si des tests sont menés pour voir l'efficacité d''un gyroscope ou d'un compas, le tout contribue au fonctionnement de l'appareil.
Les médecins que l'on rencontre en consultation n'ont pas ce diplôme supplémentaire la plupart du temps,
deux remarques :
- un vous balancez une affirmation statistique sans avoir la moindre idée de sa véracité, ce qui caractérise votre mode de jugement présent.
- deux, même si c'est vrai, je ne m'attends pas à ce que le technicien edf qui vient me poser un compter linky sache nécessairement comment le cosinus phi d'une installation individuelle ait une conséquence sur le fonctionnement de la centrale de raccordement. La recherche, c'est un truc de spécialistes, il n'est ni nécessaire ni souhaitable que chaque médecin généraliste fasse de la recherche. Déjà, l'objectif en général est qu'ils fréquentent des centres hospitaliers de manière suffisante pour élargir leur connaissance de cas moins fréquents que ceux de leur patientèle.
ils ne raisonnent pas en termes de statistiques mais en terme de critères administratifs de prise en charge définis par d'autres qu'eux.
vous affirmez bêtement que vous savez comment raisonnent tous les membres d' une corporation sans même en faire partie, sans même avoir autre chose comme base de jugement que votre opinion d'usager.
Ceux qui travaillent dans / pour les labos ne s'occupent pas de statistiques, ils ont des biostatisticiens pour ça, et ceux là sont aux ordres de leur employeur.
Un scoop pour vous : les labos emploient des biostatisticiens. Il n'y a pas d'un côté des biostatisticiens et d'un autre les "ceux" qui quand on remonte votre phrase seraient des chercheurs. Car voyez vous, dans les équipes de chercheurs en médecine, il y a justement des biostatisticiens et des chercheurs en statistiques. J'en suis sûr parce que j'en connais parmi des collègues :twisted:
Quant à savoir si on ne peut travailler pour un employeur et en même temps avoir des impératifs de fonctionnement autres que ceux du profit, il y a voyez vous, des principes simples opérationnels, des cadres juridiques, des contraintes de résultat de santé, qui ne sont pas en opposition comme vous semblez le voir à travers une sorte de pseudo prisme déformé du "tous pourri à tout moment vu qu'il y a du fric".
Et les recommendations françaises de traitement sont les déclinaisons locales des recommendations de l'OMS (souvent issues des USA), et des européennes qui ont désormais les informations avant voir en ont le monopole (voir vaccins COVID où les autorités françaises se sont plaintes de ne pas avoir eu les documents avant). Il reste qui à la fin ? les profs de médecine et ceux de la sécu qui déterminent les critères de remboursement ? Sachant que les derniers sont influencés par les politiques et le lobbying des groupes pharma.
mouais, ça vaut rien comme jugement d'ensemble. Qu'il y ait des dérives, qu'il y ait des erreurs, c'est incontestable. Qu'il y ait des scandales même, c'est certain. Qu'une épidémie comme le covid soit gérée par des politiques qui dans leur ensemble font que le ministre de la santé démissionne à une semaine d'un confinement, que le ministre de la communication montre sa bite sur instagram, que le chef d'équipe décide de nous confiner avec des autorisations de sortie autosignée, qu'on vaccine les mômes pour une maladie de vieux, cela montre effectivement qu'il peut y avoir des erreurs et des abus. Après, quand on jette le bébé avec l'eau du bain, ben c'est nul et sans intérêt.
La médecine progresse, et c'est une chance pour les gens qui ne sont pas assez stupides pour avoir des réactions de rejet d'ordre psychosociales affectées.
Le médecin prescripteur il comprend le fonctionnement de ce qu'il propose souvent autant qu'un vendeur automobile comprend comment fonctionne les voitures. Il y a une formation pour avoir un vernis et en savoir plus que l'acheteur lamba qui ne se sera pas renseigné.
qu'est ce que vous savez des compétences en mécanique de tous les vendeurs de bagnoles ? Tout le monde dans le même sac, hop, les gens sont tous des crétins mal formés.
Ce qui l'importe c'est son risque bénéfice, le risque est légal ou administratif, le bénéfice financier et temporel.
vous avez une pensée nécrosée, incapable d'imaginer qu'il y a des gens qui ne sont ni noirs ni blancs, mais tout simplement qui conjuguent des connaissances, des centres d'intérêts variés et des compétences parfois surprenantes.
Ca doit pas être drôle chez vous.
Je n’en sais rien, mais en tout cas au moins autant que vous, sauf qu’une approche scientifique rationnelle ne me permet pas de construire des opinions à partir de ma cousine ou des « il me semble »
bah si
Il y a 50ans c'était ainsi, il y a 20ans aussi, et si ça avait changé ma cousine ne ferait pas ce type d'erreurs de math niveau primaire, donc ça n'a pas changé.
vous devriez tenter une règle de trois, celle que vous vantez. Un médecin avec un doctorat en recherche universitaire, il est formé à l'âge de 30 ans. Quand vous parlez de ceux qui exerçaient il y a 50 ans - en moyenne je suppose, alors de nos jours il ont 80 ans. Quant à ceux d'il y a 20 ans, que vous avez associé dans votre envolée lyrique, sans aucune preuve, ils ont déjà a minima une cinquantaine d'années. Vous devriez un peu réfléchir à la mise en cohérence de tout ça par rapport à l'âge moyen des équipes de recherche universitaires en médecine. Et puis, si j'ai bien compris, votre cousine, de la recherche, elle n'en fait pas elle.
Et par "cousine" c'était juste pour exhiber un contre exemple, les erreurs de logique / raisonnement / calcul j'en expérimente souvent.
Vous expérimentez souvent des erreurs de raisonnement/logique/calcul des centres de recherche en médecine hospitalière ? C'est intéressant comme déclaration. :roll:
L'autre jour je suis allé voir le généraliste, j'en ai eu un que j'avais pas eu depuis plusieurs années, il a peiné à me calculer l'IMC avec sa calculette d'ordinateur, apparament mieux vaut une fenêtre logicielle ou une feuille de tableur déjà faite pour pas faire d'erreur.
comment on fait pour expérimenter souvent des erreurs d'une corporation professionnelle quand on n'a pas été voir son simple généraliste depuis des années ? :?
Je me souviens d'une stat, dans les 3/4 des gens qui ont suivi un enseignement de lycée ne savent pas 10ans après leur sortie donner la valeur de x si x vérifie l'équation 1+sqrt(2).x=x. Je pense que la majorité des médecins sont dans les 3/4. Encore plus maintenant d'ailleurs, car les 3/4 des médecins actuellement en formation, il y a 30ans auraient été formés pour être infirmière. On fait croire que ce sont des scientifiques car la médecine a acquis une respectabilité avec les sciences, mais ce sont à la base des littéraires, ils aiment les mots, donner des mots alternatifs pour les concepts pour faire de l'ésotérisme, les effets de manche, et ils parlent de leur métier comme un art et pas d'une science.
le mot clé est " je pense", il définit le périmètre de votre analyse. Non pas par sa prudence ou son humilité, mais la limite de son champ de validité.
ça me rappelle quelqu'un, je ne sais plus trop qui, qui disait que son médecin voulait lui filer des médicaments contre la tension, alors qu'il avait de l'hypertension consécutive à une pratique sportive de haut niveau, que le médecin ne comprenait pas car ça ne s'insérait pas dans ses critères administatifs, et que le patient comprenait mieux que lui.
bah, un propos de bistrot de plus. ca vaut ben qui parle du recrutement des ingés de demain ou Tristana qui nous explique que son proprio est un rat parce qu'il ne veut pas changer le chauffage alors que le chauffagiste a dit que l'appareil est vieux et que finalement son mec a pris un tournevis et un smartphone pour suivre un tuto sur Gemini et régler la question...
C'est pas terrible comme base de raisonnement.
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Re: Quelqu'un a des nouvelles du système de santé ?

#808 Message par wasabi » 10 déc. 2025, 15:27

Bonjour,

On va dire que votre compréhension du français, et la mienne, diffèrent dans l'usage des quantificateurs

En moyenne dans un groupe, il existe au moins un élément du groupe, tous les éléments du groupe...


Quand je dis les A n'ont pas idée de ce qu'est B, ça signifie que les critères constitutifs sur lesquels le groupe A est formé (ou a été formé il y a X années) n'incluent pas la connaissance de ce B, absolument pas qu'aucun des éléments de A n'a idée de B. Si on a un groupe A et que A1 et A2 constituent une partition de A, et que les éléments qui sont amenés à rencontrer du public sont les éléments de A1, mais que les éléments ayant suivi une formation complémentaire B sont les éléments de A, je ne vois pas le problème à dire que les A1 ne savent pas B (avec la même remarque que la phrase précédente) même si éventuellement certains membre de A2 (donc ayant eu la formation B) auront migré dans A1 à un moment, ça ne fait pas partie du socle commun de A1. Avec cette manière de faire, la notion de contre exemple s'applique sans problème, il suffit de trouver un élément d'un ensemble A ne disposant pas d'un critère B, pour dire que B ne fait pas partie des critères constitutifs de A.

Bref on n'est pas sur un problème de fond ici, mais de métalanguage.

Ca me semble bien plus cohérent comme manière de faire que le
-les kiné ne connaissent pas la physique quantique
-faux, j'en connais un qui a fait un doctorat dedans et s'est réorienté.

qui fait qu'on ne peut pas raisonner, n'importe quel groupe pro pouvant être constitué de n'importe quoi. Les deux seuls méthodes un peu productives sont pour moi de parler du socle minimal constitutif du groupe, ou de la moyenne (ou médiane, du mode principal... enfin bref le "milieu") du groupe en excluant ceux qui sont loin des deux côtés de la distribution. Mais pas de parler du premier décile ou centile.
Le cadre (légal, organisationnel, financier..) autour d'un groupe, est conçu par rapport au commun dénominateur, ou bien par rapport à ce "milieu" pas par rapport à l'exception.

Sinon après m'avoir parlé de problème de logique en me disant que tout groupe peut être constitué de moutons à 5 pattes, et que même ils peuvent être majoritaires :
L'autre jour je suis allé voir le généraliste, j'en ai eu un que j'avais pas eu depuis plusieurs années, il a peiné à me calculer l'IMC avec sa calculette d'ordinateur, apparament mieux vaut une fenêtre logicielle ou une feuille de tableur déjà faite pour pas faire d'erreur.
comment on fait pour expérimenter souvent des erreurs d'une corporation professionnelle quand on n'a pas été voir son simple généraliste depuis des années ?
vous réalisez que vous faites l'erreur que vous me reprochez de faire quand je parle de groupe en termes de critères constitutifs sans prendre les éléments et que vous n'exhibez des éléments du groupe spécifiques ? Dans ce cas là j'ai parlé de "celui là" ( "un que j'avais pas eu" c'est donc un précis), pas "d'un", donc d'un spécifique et pas de "corporation pro" ou de groupe.

Sinon, j'aimerais bien que sur cet échange
Jeffrey a écrit :
10 déc. 2025, 12:20
wasabi a écrit :
10 déc. 2025, 10:29
Ceux qui travaillent dans / pour les labos ne s'occupent pas de statistiques, ils ont des biostatisticiens pour ça, et ceux là sont aux ordres de leur employeur.
Un scoop pour vous : les labos emploient des biostatisticiens.
D'autres que Jeffrey ou moi me disent ce qu'ils en pensent, par MP si ils veulent pas le dire directement. Merci
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Re: Quelqu'un a des nouvelles du système de santé ?

#809 Message par Jeffrey » 11 déc. 2025, 00:18

wasabi a écrit :
10 déc. 2025, 15:27
Bonjour,

On va dire que votre compréhension du français, et la mienne, diffèrent dans l'usage des quantificateurs

En moyenne dans un groupe, il existe au moins un élément du groupe, tous les éléments du groupe...
[...]
je pense que ce n'est pas un problème de compréhension des quantificateurs.
vous expliquez ceci :
Vous réalisez que c'est ce que je dis ? Il faut que les médecins passent des doctorats (par opposition au diplôme d'état de docteur en médecine) pour s'occuper de ça. Les médecins que l'on rencontre en consultation n'ont pas ce diplôme supplémentaire la plupart du temps, ils ne raisonnent pas en termes de statistiques mais en terme de critères administratifs de prise en charge définis par d'autres qu'eux. Ceux qui travaillent dans / pour les labos ne s'occupent pas de statistiques, ils ont des biostatisticiens pour ça, et ceux là sont aux ordres de leur employeur. Et les recommendations françaises de traitement sont les déclinaisons locales des recommendations de l'OMS (souvent issues des USA), et des européennes qui ont désormais les informations avant voir en ont le monopole (voir vaccins COVID où les autorités françaises se sont plaintes de ne pas avoir eu les documents avant). Il reste qui à la fin ? les profs de médecine et ceux de la sécu qui déterminent les critères de remboursement ? Sachant que les derniers sont influencés par les politiques et le lobbying des groupes pharma.
Le médecin prescripteur il comprend le fonctionnement de ce qu'il propose souvent autant qu'un vendeur automobile comprend comment fonctionne les voitures. Il y a une formation pour avoir un vernis et en savoir plus que l'acheteur lamba qui ne se sera pas renseigné.
je vous réponds que la force des statistiques est qu'il n'est pas besoin que tous les individus suivant une prescription issue d'une analyse statistique aient besoin de comprendre la raison de la règle formulée.
Je pourrais vous dire qu'on a étudié statistiquement le bénéfice du port de la ceinture de sécurité en voiture, et qu'on a tranché - les gens ayant cette compétence de calcul pour prescrire un port systématique, et qu'en conséquence, tout moniteur d'auto-école va enseigner à ses élèves qu'il faut la porter. C'est tout.
Après que tous les flics au bord de la route, que tous les poivrots au volant ou que tous les moniteurs d'auto-école ne sachent pas ce qu'est une régression logistique - c'est ce qui a conduit à l'énoncé de cette règle, n'a pas d'importance. De même, le fait qu'il puisse exister des circonstances exceptionnelles qui font que le port de la ceinture a une conséquence négative, c'est pareil, c'est la magie des statistiques et de l'analyse par des gens ayant une certaine compétence.

Ensuite, à supposer que vous compreniez le sens de ce propos, je vous ai répondu qu'il n'y avait pas d'un côté les médecins et de l'autre les statisticiens, mais que justement, la population des médecins est constituée d'un socle commun de compétences, et contient un sous ensemble de personnes ayant ces compétences plus d'autres compétences de nature à évaluer le bénéfice statistique d'un traitement. Et que ces gens sont rassemblés dans des organismes de recherche qui rassemblent justement ces compétences multiples.

Que vous ne compreniez pas cela au nom d'une moyenne de compétence sur le premier ensemble global, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Vous ne savez pas de qui vous parlez, ni de quoi exactement.
De même, que vous estimiez depuis votre position que les logiques défendues par les praticiens de terrain soient de répondre à des prescriptions d'ordre juridique ou purement réglementaire justement parce que la raison de ces prescriptions générales est hors de leur champ de compétence, c'est votre problème et pas celui du système.

quant à votre disjonction exclusive précédente, entre les médecins, les statisticiens, les chercheurs, les lobbies, et comme vous n'avez pas l'air de bien savoir de quoi vous parlez, je ne peux que vous envoyer "par exemple" sur ces liens :
https://recherche-hopitauxnord-u-parisc ... louis-urc/
Les activités de l’URC HUSLS se sont en effet développées sur deux sites hospitaliers principaux : les hôpitaux Lariboisière-Fernand Widal et l’hôpital Saint-Louis, dans le but de mettre au service et à proximité des chercheurs-cliniciens les connaissances indispensables à la qualité et au succès des recherches, sur les plans méthodologique et biostatistique. Une double localisation qui a aussi permis une utilisation optimale des compétences et des ressources existantes antérieurement sur les deux sites, aboutissant à une orientation spécifique à chacun d’entre eux.

L’antenne Saint-Louis est composée d’une équipe de plus de cinquante personnes formées à la recherche clinique : le Pr Matthieu Resche-Rigon (responsable site Saint-Louis), un praticien hospitalier, chefs de projets, coordinateurs d’études cliniques, attachés de recherche clinique, technicien d’études cliniques, biostatisticiens, data-managers, ingénieur hospitalier.
oh, le mélange, quel horreur.
et si on pousse la découverte :
Sur le plan méthodologique et biostatistique, le site Saint-Louis travaille en étroite collaboration avec le service de Biostatistique et d’information médicale de l’hôpital Saint-Louis (responsable Pr Sylvie Chevret) qui désigne et analyse les études.

Elle présente particulièrement une expertise dans la planification et le suivi des recherches en Hémato-cancérologie en adéquation avec l’orientation médicale majeure du site de Saint-Louis. Elle bénéficie également de la labellisation « Centre de traitement de données » (CTD) de l’INCa pour la constitution de bases de données en Hémato-cancérologie.

Sur le plan statistique, les thématiques du site Saint-Louis sont également en rapport avec les thématiques cliniques du GH : analyse de survie, modèles prédictifs, design de protocole thérapeutique d’essais de phase précoce et d’essais adaptatifs, analyses bayésiennes, analyses de données observationnelles, inférence causale.
vous avez lu ? il n'y a pas écrit bande velpeau, ni seringue, ni sirop pour la toux. Mais du vocabulaire de mathématiques. Et vous savez quoi, je connais XXX personnes qui travaillent dans ces domaines et dans ces centres de manière très pointue et personnelle.
Si vous ne voulez surtout pas changer d'opinion, n'allez surtout pas voir sur ces liens:
https://recherche-hopitauxnord-u-parisc ... -medicaux/
https://recherche-hopitauxnord-u-parisc ... recherche/
https://recherche-hopitauxnord-u-parisc ... recherche/
etc...

Sinon, j'aimerais bien que sur cet échange
Jeffrey a écrit :
10 déc. 2025, 12:20
wasabi a écrit :
10 déc. 2025, 10:29
Ceux qui travaillent dans / pour les labos ne s'occupent pas de statistiques, ils ont des biostatisticiens pour ça, et ceux là sont aux ordres de leur employeur.
Un scoop pour vous : les labos emploient des biostatisticiens.
D'autres que Jeffrey ou moi me disent ce qu'ils en pensent, par MP si ils veulent pas le dire directement. Merci
pourquoi par Mp ? C'est un échange anonyme. Vous voulez des supporters ? Je ne comprends pas la démarche.
Quis custodiet ipsos custodes?