Marie 94 a écrit :Ce que je lui reproche c'est de vendre sa vie comme un choix alors que c'est subi. Il a travaillé, s'est fait viré. Il a voulu créer sa boîte, ça a foiré et se retrouve aujourd'hui au RSA. Pas de quoi pavoiser.
Il n'est même pas capable de subvenir à ses besoins primaires (se loger, se nourrir) et dépend de l'argent issu du travail de ses parents. Comme quoi ça sert de travailler. Ce n'est pas le RSA qui contribue à son niveau de vie. Ce n'est qu'un gamin qui n'a pas grandi.
Comme il n'a jamais réussi à avoir une bonne situation, il maudit le mode de vie que les autres peuvent avoir. C'est classique dans les profils comme le sien. Ils se croient malin et veulent narguer les autres "hey regardez comment je m'éclate". Ils ne rendent pas compte qu'ils sont juste devenu un sujet de moquerie.
C'est bon il a eu son sujet à son nom sur Bulle Immo. Le graal ! Allez il peut aller reprendre son activité favori tout seul dans sa chambre.
Je ne partage pas l'agressivité de Marie à l"égard de Pimono, mais je la rejoins sur ce dernier post.
Pimono nous vante son bonheur de vivre au RSA. D'abord, il ne vit pas du RSA puisqu'il est logé et nourri par ses parents. Le RSA n'est que son argent de poche. Ca change la donne par rapport à quelqu'un qui vit réellement des aides sociales.
Ensuite, il exprime un mépris des travailleurs qui fait plus penser à du mal-être. Il nous vante son mode de vie, mais on ressent comme un appel à l'aide.
Comme je disais plus haut, le travail n'apporte pas que l'argent, mais c'est aussi une manière de réaliser quelque chose de sa vie. Ceux qui ne s'y plaisent pas en souffrent, oui, mais beaucoup de gens y trouvent des satisfactions.
On peut trouver bien d'autres sources de satisfactions (élever des enfants, militer pour une cause, planter un jardin, s'occuper d'animaux...) et c'est heureux, car certains emplois sont bien plus durs et moins gratifiants que d'autres. Mais ce qui ressort de ce que nous dit Pimono, c'est une vie sans horizon. Une vie dans laquelle il ne réalise rien. Et dont il ne tire pas de fierté ou de reconnaissance de ses pairs. D'ailleurs, il est aigri par son expérience d'aide avec son fourgon, il nous dit qu'il ne le fera plus car les aidées ne lui ont pas exprimé de reconnaissance ! Ceux là n'ont pas compris que c'est de cela dont il a besoin dans sa situation ! de l'estime, un regard positif des autres, de la reconnaissance !
A travers des petites remarques de ce type, Pimono hurle son besoin d'exister aux yeux des autres... Ces parents eux-même le ménagent, et ne lui font pas de reproches. Ils lui disent même le plaisir qu'ils ont à le savoir près d'eux... Vrai ou pas vrai ? ils le protègent, en tout cas... ils ont peut être tort, d'ailleurs, car ils lui permettent de s'enfermer dans un mode de vie destructeur pour l'estime de soi...
Je comprends bien qu'il n'arrive pas à trouver de travail, qu'il en souffre, qu'il a baissé les bras et fait comme si c'était un choix et qu'il essaie de se convaincre, et nous avec, que sa situation est enviable. Mais je doute de la réalité de tout cela...
Ce qui est le plus dur au chômage (que j'ai connu qq mois), c'est l'impression que l'on ne sert à rien, que la société n'a pas besoin de nous, alors qu'on a tous besoin de trouver notre place. Ce n'est pas le manque matériel, ou alors pour ce qu'il représente notre situation d'exclu (ne pas être bien habillé, etc..). Il est connu que les gens les plus modestes sont de bons clients de produits de consommation courante de marque: une façon de se sentir exister ! Le nanti n'a pas besoin de cela, il peut assumer l'achat du yaourt 1er prix. Mais le pauvre a recours à de modestes clichés pour compenser. Et ce n'est pas vis à vis des autres (qui ne sauront rien de son achat de yaourts), mais c'est seulement vis à vis de lui même. C'est peut être absurde, mais c'est ainsi.
Certains savent s'affranchir de ces aspects matériels et consuméristes, et refusent l'aliénation d'un travail d'employé mais alors ils le font par choix, poussé par une philosophie de vie. Ils s'installent alors à la campagne, et s'arrangent pour vivre en autarcie au maximum, par un potager, des échanges de services avec les voisins, voire la création d'une communauté - parce que tout cela est plus facile à plusieurs... Mais alors, ca devient un vrai projet. Et un vrai travail. Et ce n'est pas subi.
Bref, loin de moi l'idée de blesser Pimono, mon message ne s'adresse pas à lui, mais plutôt à ceux qui disent très bien le comprendre. Comme si c'était un choix.
« La moitié des hommes politiques sont des bons à rien. Les autres sont prêts à tout » Coluche