Inscrit le: 06 Fév 2009, 14:42 Messages: 429 Localisation: Nice Ouest
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Une petite piqure de rappel pour ceux qui croient encore au frémissement, à partir des articles des archives du Monde et des échos qui sont en accès libre (idée piquée sur le forum Boursorama ICI mais j'ai refait la recherche et fait ma propre sélection) Il s'agit donc à la fois d'un phénomène saisonnier (période de mutation, période des bonus, période de reproduction des pigeons, ect.) et d'un bon moment pour la communication (hausse automatique des ventes après le creux de l'hiver, hausse du moral des ménages et surtout absence de statistiques des notaires sur le premier trimestre). Les professionnels de l'immobilier, possèdent donc 2/3 mois (avril à juin) pour faire le plus de bruit possible au niveau médiatique. Sachant le poids de la publicité immobilière dans les journaux, ce n’est pas très difficile pour eux de convaincre les journalistes de relayer le « frémissement » Il sera temps ensuite essayer de rattraper doucement le coup en mai puis juin pour ne pas passer pour des menteurs lors de la publication des chiffres des notaires en juillet. Voici ce qui s’est donc passé au niveau médiatique durant la crise de 1990, toute similitude avec la crise actuelle n’est donc pas fortuite.... Fin 1990 Après plusieurs années de folle hausse, le Lobby agite la peur de ne plus jamais pouvoir acheter pour tenter d'effrayer les derniers pigeons - 16 mai 1990 "Les prix des terrains et des appartements s'emballent sur la Côte. Va-t-on pouvoir se loger ?"Achete par un promoteur 650 francs en 1985, le mètre carré SHON de cette colline niçoise s'est vendu il y a quelques semaines 4 500 francs. Sept fois plus cher qu'il y a cinq ans. - 27 Octobre 1990 "Le boom immobilier"Pour des milliers de jeunes couples madrilènes, le symbole d'un interminable cauchemar. L'extraordinaire boom immobilier qu'a connu durant ces dernières années la capitale espagnole l'a en effet rendue véritablement inaccessible pour nombre de ceux qui rêvent d'y bâtir un foyer. Début 1991, le marché commence brutalement à se gripper, en commençant comme d'habitude par le neuf - 08 février 1991 "Les appartements parisiens se vendent mal"Alors que le logement social souffre de l'insuffisance et de l'inefficacité des aides publiques, le logement privé éprouve, lui, les difficultés d'un marché sur-offreur doublé d'une hausse des prix aux effets dissuasifs- 02 mai 1991 "Le printemps tarde à se manifester pour l'immobilier"Le logement neuf donne des signes de ralentissement sérieux que confirme aux « Echos » le président de la fédération des promoteurs.6 mois plus tard (fin 91/début 92) l'ancien est également touché touché par la baisse des transaction mais sans effondrement des prix dans un marché sain- 04 Décembre 1991 "Le nombre de transactions au plus bas depuis 10 ans à Paris"Paris a perdu tout son caractère spéculatif » et, donc, le marché immobilier est redevenu sain - 10 avril 1992 "Drôle de crise" Le Crédit foncier confirme une baisse des transactions. Le trait principal de la situation actuelle est le rétrécissement spectaculaire du marché, c'est-à-dire la baisse du nombre de transactions. Comparé à la brutalité des cycles anglo-saxons, les valeurs ne se sont pas effondrées.- 25 mars 1992 "Logements anciens: gel du marché parisien" Les prix n'ont pas baissé, mais il y a un resserrement de la fourchette, car les prix des petites surfaces, notamment des deux pièces, augmentent encore un peu, tandis que ceux des grands appartements très chers diminuent » Alors qu'en mars/avril les professionnels niaient encore la crise, en mai, presque brutalement, on admet enfin une baisse de 15% - 31 mai 1992 "La crise de l'immobilier parisien"La crise du marché immobilier francilien alimente la négociation entre acheteurs et vendeurs, qui baissent leurs prix de 15 % environ, selon la revue De particulier à particulier) - Septembre 1992 : "Logement: deux années de hausse annulées à Paris"Des prix des logements ont nettement décroché dans la capitale. Mais, pour l'instant, des baisses parfois nettement supérieures à 10 % n'ont pas suffi à ranimer le marché.En parallèle, les premiers frémissements du printemps arrivent et pendant près d'un an (Printemps 93- printemps 94) les professionnels entrevoient une fin de crise rapide - 25 mai 1993 "Regain d'intérêt pour l'immobilier"En cinq mois, les banques ont monté autant de dossiers de prêts immobiliers que sur l'ensemble de l'année 1992 "depuis deux semaines nous sommes assaillis de questions sur les possibles répercussions de la baisse des taux ", explique le guichetier d'une agence parisienne.- 16 septembre 1993 "Les signes d'un premier frémissement"Les notaires parisiens ont commencé d'entrevoir au premier semestre " les signes d'un premier frémissement " sur le marché immobilier de la capitale. Dans leur dernière analyse, publiée mardi 14 septembre, ils notent une " légère reprise du nombre de transactions » - 7 Décembre 1993 "Les agents immobiliers entrevoient la reprise"Certains professionnels considèrent même qu'il est en passe de se redresser et affichent une tendance à la hausse.- 20 mars 1994 Logement parisien: les transactions marquent un redémarrageSelon les notaires parisiens, le marché de l'ancien est resté globalement morose en 1993, avec un faible volume des transactions. Mais au deuxième semestre, le marché s'est éclairci, laissant présager une meilleure année 1994, ou tout du moins une stabilisation. Mais l'immobilier continue de chuter inexorablement - 21 juin 1994 : "Menaces sur la reprise" On comptait sur lui pour tirer l'économie. Hélas, après un début d'année prometteur, le secteur de l'immobilier montre des signes alarmants d'essoufflement. Notaires, promoteurs, constructeurs, tous signalent un tassement de l'activité en avril et en mai et s'interrogent sur la solidité de la reprise.- 10 Novembre 1994 : Transactions immobilières: baisse au 3e trimestre- 30 Novembre 1994 : Logement: point mort sur le marché de l'ancienL'embellie sur le marché immobilier ancien d'habitation, qui avait commencé au second semestre 1993 et s'était poursuivie au cours des six premiers mois de cette année, a pris fin- 10 décembre 1994 : "Un vent de pessimisme souffle sur l'immobilier" Les limites du plan de relance gouvernemental se font sentir, et la morosité règne à nouveau dans le logement L'EXTRÊME gravité de la crise de l'immobilier a été maintes fois soulignée. Les professionnels l'avaient un peu oubliée, au vu de l'embellie enregistrée depuis le début de l'année- 14 décembre 1994 "Les notaires notent une forte rechute de l'immobilier parisien"- 22 décembre 1994 "Michel Mouillart : « Le doute sur la reprise immobilière ne sera levé qu'à l'été 1995 »"Heureusement le second frémissement arrive au printemps 1995 et les professionnels croient à nouveau dans la reprise - 17 mars 1995 "Le marché immobilier parisien se normalise"Selon les nouveaux chiffres des notaires, les transactions s'animent et les prix se stabilisent, - 6 juillet 1995 "Les professionnels de l'immobilier croient en une reprise" - 7 septembre 1995 "Marché immobilier: un sursaut espéré pour l'automne" Mais le frémissement est encore une fois de courte durée et les notaires confirment la crise- 25 Octobre 1995 : La construction de logements chute sévèrement depuis juinLa morosité du marché immobilier se lit dans les dernières statistiques de la construction neuve diffusées par la direction des Affaires économiques et internationales du ministère de l'Equipement- 02 février 1996 Les notaires confirment la crise du marché parisiePour les notaires, 1995 aura constitué une année noire pour l'immobilier, effaçant totalement le sursaut de 1994. Heureusement le troisième frémissement arrive au printemps 1996, le marché de l'ancien démarre lentement et les professionnels voient le bout du tunnel- 23 mars 1996 "L'investissement pierre revient sur le devant de la scène"Fait marquant: après plus de cinq années de disgrâce, l'immobilier d'habitation retrouve la faveur des gestionnaires de patrimoine. Pour eux, la baisse conjuguée des prix et des taux de crédit redonne à ce secteur un caractère attractif - 20 mars 1996 "Les notaires défendent l'investissement pierre" es notaires parisiens tentent de garder le moral, en cherchant à prouver que, sur quinze ans, l'investissement immobilier est resté un bon placement- 25 avril 1996 "Le marché de l'ancien démarre lentement"Mais encore une fois, le frémissement n'a aucun impact sur les prix - 26 mai 1996 "Bord de mer : les prix baissent toujours"Les prix continuent à plonger le long du littoral français. Durant les six dernières années, ils ont, en moyenne, abandonné de 15 à 20 %. Comme toujours, les situations sont extrêmement contrastées d'une zone côtière à l'autre.- 8 septembre 1996 "Les prix baissent encore"Quoi de neuf sur le front immobilier ? Bien qu'une majorité d'experts affirment, une fois de plus, que le plus dur de la crise est passé et qu'un raffermissement des prix est à envisager dès 1997, force est néanmoins de constater que plusieurs indicateurs publiés durant l'été inclinent à la prudence... - 9 février 1997 "La crise perdure" Les professionnels du secteur ont beau tenter de discerner, dans chaque frémissement, les signes avant-coureurs d'une reprise durable, le marché immobilier reste morose : la forte reprise du nombre de transactions enregistrées, à Paris, durant le dernier trimestre 1996 (+ 70 %) n’a pas permis de reprise des prix. (...) Les prix, qui avaient marqué une sorte de palier à la fin 1996, pourraient recommencer à piquer du nez. (...) La situation actuelle n'est pas sans rappeler celle qui s'était fait jour en 1994. Après une fin d'année en fanfare, la plupart des indicateurs de marché étaient repassés au vert, laissant augurer d'un retournement de tendance. Mais cette illusion avait été de courte durée, et le nombre de ventes s'était à nouveau tassé dès le début 1995, entraînant une forte chute des prix: après avoir abandonné près de 7 % durant les douze derniers mois, ceux-ci tutoient aujourd'hui le niveau qu'ils atteignaient (hors inflation) à la fin 1988. Heureusement arrive le quatrième frémissement du printemps 1997, cette fois les spécialistes font preuve d'un optimisme mesuré - 11 mai 1997 "Les professionnels de l'immobilier veulent croire à une stabilisation des prix" L'augmentation des transactions enregistrée à la fin 1996 était-elle un feu de paille ou l'annonce d'un raffermissement du marché du logement ? S'il est encore trop tôt pour trancher, certains indices poussent une nouvelle fois les spécialistes à un optimisme mesuré - 13 décembre 1997 "Les Français se tournent à nouveau vers la pierre" Le marché de l'immobilier commence sérieusement à frémir. Les ventes de logements neufs se sont vivement redressées au troisième trimestre. Après 3 vrai/faux frémissement, le dernier est confirmé début 1998 par les premiers chiffres des notaires- 5 février 1998 :" Les notaires observent une remontée des ventes dans l'immobilier à Paris" . Les ventes de logements neufs et anciens ont augmenté de 3,8 % au cours du troisième trimestre 1997 à Paris et en petite couronne, selon la chambre des notaires de Paris. Sur les neuf premiers mois de 1997, les appartements neufs ont connu « un réel engouement », avec une augmentation des ventes...- 3 mai 1998 "La sortie de crise se confirme". La chute des prix a été enrayée à la fin de l'année dernière à la fois dans la capitale et dans les départements de la petite couronne. L'embellie attendue paraît assurée, même si elle est moins importante que prévu
_________________ La supériorité de l'économie sur le poker est qu'il autorise les changements de règles durant la partie.
Dernière édition par creeper le 08 Juil 2009, 14:15, édité 67 fois au total.
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