tibere a écrit:
Ces feuilles de chou vivent des annonceurs.
Le numero immobilier sert à collecter des publicités de professionnels du secteur, et on les meuble avec des articles décoratifs.
jattendspouracheter a écrit:
C'est la logique de plus en plus dominante de l'économie des médias: les entreprises de presse ne vendent pas des contenus à un public, elles vendent un public à des annonceurs, ou plutôt elles attirent et elles immobilisent un public pour le mettre à la disposition des annonceurs. Elles jouent ni plus ni moins qu'un rôle de "rabatteur" en faveur des annonceurs. Le public n'est alors qu'une sorte de produit d'appel destiné à engranger des recettes publicitaires.
Il y a quelques années, une économiste des médias, Valérie Patrin-Leclère, a écrit là-dessus un excellent article, exemples à l'appui. Elle y propose le concept de "rôle d'emballage publicitaire" pour analyser les contenus véhiculés par les médias. Elle citait notamment les suppléments spéciaux (fête des mères, fête des pères, Noël, saint Valentin, voyages, salon de l'auto, collections de haute couture, etc.), mais son analyse fait furieusement penser aux dossiers spéciaux sur l'immo...
Leo7875 a écrit:
Je partage vos avis, notamment vu le quota de publicités pour les agences immobilières dans ce numéro (environ une page sur deux), ils sont là pour vendre du papier et des emplacements publicitaires
Vu ma signature, ce n'est pas moi qui vais dire le contraire.
À leur insu, les journalistes "grand public" contribuent finalement au
Modèle de propagande tel que décrit par Herman et Chomsky en 1988.
Quand on pense que tout le monde a tiré à boulet rouge sur Patrick Le Lay en 2004 alors qu'il décrivait honnêtement son business plan :
Patrick Le Lay in Les Dirigeants français et le changement a écrit:
dans une perspective 'business', soyons réaliste : à la base, le métier de TF1, c'est d'aider Coca-Cola, par exemple, à vendre son produit. (...) Or pour qu'un message publicitaire soit perçu, il faut que le cerveau du téléspectateur soit disponible. Nos émissions ont pour vocation de le rendre disponible : c'est-à-dire de le divertir, de le détendre pour le préparer entre deux messages. Ce que nous vendons à Coca-Cola, c'est du temps de cerveau humain disponible. (...) Rien n'est plus difficile que d'obtenir cette disponibilité. C'est là que se trouve le changement permanent. Il faut chercher en permanence les programmes qui marchent, suivre les modes, surfer sur les tendances, dans un contexte où l'information s'accélère, se multiplie et se banalise ... (...) La télévision, c'est une activité sans mémoire.