Ben92 a écrit : ↑05 mai 2021, 09:29
Vincent92 a écrit : ↑05 mai 2021, 09:20
Si c'est pour sortir dans des bars, je dirais que la plupart des parisiens prennent de toute manière le métro pour sortir et rejoindre leurs amis. Faire 40 minutes plutôt que 25 minutes, si cela permet d'avoir un vrai appartement et de ne pas vivre dans des conditions de grande précarité...
Après, chacun voit midi à sa porte.
La plupart des gens n'ont aucune envie de se coltiner un transilien on un RER un samedi soir à minuit en rentrant du resto. Déjà côtoyer la faune francilienne dans une station de RER ou une gare à cette heure-ci est un repoussoir, sans parler du temps d'attente. Ni d'être dépendant de Uber. Si on veut un meilleur rapport qualité/prix qu'à Paris, il reste la zone métro de proche banlieue dans les villes du 92 comme Montrouge, Boulogne, Levallois. Ca permet d'habiter un bon quartier pour le prix d'un quartier bof de Paris. Mais on reste à ~ 10k€/m², il n'y a pas d'alternative miracle comme tu le laisses entendre.
Ce que tu dis est, je pense à la fois vrai et faux pour plusieurs raisons.
Vrai car :
- À choisir entre faire du transport en commun ou non, tout le monde préfère ne pas en faire
- Qu'un célibataire de 35 ans qui a envie de vivre comme quand il avait 25 ans jusqu'à sa mort et qui adore sortir presque tous les soirs dans des bars à tout intérêt d'être dans une ville très active. Ou proche de celle-ci. Donc soit, à Paris soit proche banlieue. Et pourquoi pas dans la banlieue du 92.
Et faux car :
- "La plupart des gens" ne passent pas son temps dans des bars. C'est surtout vrai pour les personnes entre 20 et 30 ans. Ils ne sont déjà plus majoritaires chez les 30-40. Donc, "la plupart des gens" n'attachent pas une importance démesurée à être proche du "centre-ville". Je dirais que c'est une partie et en particulier les jeunes adultes.
- "La plupart des gens" ne prennent pas régulièrement les transports en commun en IDF. 43% des déplacements se font en voiture contre 20% en transport en commun même si ~35% possèdent un pass navigo. C'est surtout le cas pour les personnes qui travaillent loin de leur lieu d'habitation
Ou qui habitent à Paris ou proche banlieue et qui décident donc d'adapter le transport en commun comme mode de transport (de toute façon, c'est compliqué de se déplacer en voiture dans ces endroits).
C'est d'ailleurs pour cette raison que "la faune" des transports en commun n'est pas tout à fait représentative de ceux qui habitent en banlieue (car les plus riches utilisent davantage leur voiture et les pauvres n'ont que les transports en commun comme possibilité)
- On voit bien avec ce qui se passe en ce moment que "la plupart des gens" ne décident pas d'habiter Paris ou la proche banlieue pour aller dans des musées, dans des bars ou des restaurants. Mais plutôt pour être proche de leur travail, pour ceux qui travaillent dans ces endroits.
Tout cela pour dire que tu ne parles pas de la "plupart des gens" mais plutôt de toi/des gens comme toi.
Et, encore une fois, chacun voit midi à sa porte. Il n'y a pas de bonne et de mauvaise façon de vivre. Ce sont avant tout des choix.
On observe en tout cas que les perspectives de télétravail partiel poussent certains franciliens à s'éloigner un peu plus pour avoir un logement plus confortable.
Preuve que l'argument du "tout le monde veut être à Paris essentiellement pour la vie culturel" est un argument un peu pipeau. Ou, en tout cas, seulement partiellement vrai.
Les prix élevés à Paris sont une combinaison de plein de choses et certainement en premier lieu parce que cela permet à certains d'être plus proche de leur travail. En deuxième lieu, il n'y a pas que les franciliens qui poussent les prix mais aussi l'activité touristique.
D'ailleurs, si on expliquait aux Français qu'il n'y a définitivement plus besoin de se déplacer pour travailler et qu'on interdisait les touristes à Paris, je suis presque sûr que cela entraînerait un crack sans précédent à Paris au profit d'autres villes.
Quand bien même on réouvrait les bars, les restaurants, etc...
Le scénario est évidemment complétement fictif.