Le conseil de surveillance a deux missions :

Veiller au respect des règles de droit (par exemple lutte contre les propos racistes). C'est bien à proprement parler une surveillance. Par exemple, les modérateurs du forum sont sous la responsabilité du conseil de surveillance.

Assurer que l'association ne se détourne pas de ses objectifs originaux (notamment l'indépendance face aux partis politique et face aux entreprises).
Le droit de sauvegarde s'exerce uniquement dans le cadre de ces deux missions.
Le conseil de surveillance s'étoffe par l'adjonction des anciens présidents.
Par exemple, dans cinq ans, le conseil de surveillance comptera 8 membres.
Notre objectif n'était pas de forger une association molle, mais plutôt de mettre en place un outil qui pourrait contrôler un site internet ayant potentiellement de la valeur (le site internet de petites annonces) et donc de se mettre à l'abri de toute prise de contrôle. Dans l'immobilier, tous les sites sont privés ou publiés par des prestataires. Nous sommes la seule association se lançant sur les créneaux des petites annonces gratuites.
Secrètement, je rêve de mettre fin à la main mise des AI sur les marchés de l'immobilier. J'imagine que cela ne sera pas sans opposition, aussi ce sont des statuts de "combat".
Toute décision allant à l'encontre des deux précédents objectifs est susceptible de provoquer une exclusion. Par exemple, si un président propose un jour un accord de partenariat avec la société privée Yoogle (fusion de Google et Yahoo) dans les domaines de l'immobilier, il encourt l'exclusion. Mais seulement dans ce cas.
La direction exécutive de l'entreprise est confiée à 3 à 5 membres, qui prennent des décisions à la majorité simple. Les élections ont lieu chaque année, ce qui revitalise la direction. Les projets de développement internet sont menés par le conseil d'administration. Le Président, issu du conseil d'Admistration, représente l'association, notamment dans les médias.
Ces statuts sont modelés sur le directoire avec conseil de surveillance et adaptés au domaine associatif. Il est tout à fait permis de mettre en place un conseil de surveillance, dès lors que ce conseil juge selon certains critères (les deux indiqués plus haut) et se renouvelle (par adjonction des anciens président). Le conseil de surveillance ne détient pas de pouvoir exécutif, ne peut pas aller en justice (autrement que pour défendre ses droits statutaires) au nom de l'association et ne peut pas mener les actions courantes (par exemple régler une facture).
Il n'y a pas lieu de s'alarmer si nous souhaitons conserver à l'association ses règles et ses objectifs initiaux. Dans un monde régi par l'argent, vous devirez plutôt applaudir à deux mains.