Krach de 1991 : retour vers le futur

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Krach de 1991 : retour vers le futur

#1 Message par Invité » 23 nov. 2005, 11:06

Pour l'idée de départ, merci à phev viewtopic.php?t=4868 et à pcarpen1 du formum Bourso http://www.boursorama.com/forum/message ... =341167657

Ci-dessous des extraits des archives du Monde entre 1989 et 1990 relatives au boom immobilier de l'époque. En 2005, on doit en être à peu près au niveau des derniers articles cités pour 1990. Notez le changement de ton de la chambre des notaires entre le 16/12/1989 et le 13/11/1990.

Pour mémoire, le point haut du prix des logements à Paris a été atteint mi-1990 ( http://www.foncier.org/statistiques/graphactu.zip ).

Je crois que maintenant, tout le monde connaît la fin de l'histoire. Si ça vous a plu, je vous posterai la suite sous la même forme quand je trouverai le temps.

15/02/1989 : Le prix moyen des logements neufs et anciens à Paris a été multiplié par trois en dix ans
Au cours des dix dernières années, le prix moyen des logements neufs, tout comme celui des logements anciens, à Paris, a été multiplié par trois, tandis que la coût de construction du mètre carré progressait de 70 %. Sur une période de vingt-six ans (de 1962 à 1988) ce prix a été multiplié par 18, tandis que le coût de construction du mètre carré utile était multiplié par 5.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... _id=636418


25/05/1989 : Un nouveau paysage immobilier
Depuis deux ans, tous les indicateurs signalent une nette amélioration de la conjoncture. Dans le même temps, tous les observateurs constatent un profond bouleversement du paysage immobilier "J'AI été battu, parce que j'ai été un bâtisseur." Ce propos désabusé n'a pas pour auteur un "sorti" des dernières élections municipales, mais le général Billotte apprenant _ lors d'une précédente consultation _ que ses administrés ne le reconduisaient pas à la mairie de Créteil, une ville de l'Est parisien dont il avait contribué à remodeler le visage urbanistique
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... _id=647463


27/10/1989 : Un jugement sévère sur les critères d'attribution des HLM
Le dispositif qui devrait permettre d'assurer le logement des plus démunis est en train de se mettre en place. On sait que c'est une des priorités du gouvernement et du chef de l'Etat. Jeudi 26 octobre, le rapport demandé à M. François Geindre le 17 février dernier par le ministre de l'équipement et du logement de l'époque, M. Maurice Faure, sur l'attribution des logements sociaux est rendu public...
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... _id=663922


10/11/1989 : Le prix des logements selon les notaires parisiens : Paris brûle toujours
Le prix de vente moyen des logements anciens, libres, continue à grimper follement dans la capitale. La Chambre interdépartementale des notaires parisiens a raison, en présentant sa dernière note semestrielle de conjoncture sur "le marché immobilier du logement" : Paris brûle toujours. Le prix moyen, au premier semestre de cette année, s'établit à 17500 francs, en hausse sur un an de 24,5 %. "En francs courants, les prix ont doublé à Paris en moins de cinq ans", écrivent les notaires, qui ajoutent : "Aucun arrondissement n'a de prix moyen inférieur à 12000 francs, et quinze d'entre eux ont...
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... _id=665435


14/11/1989 : La demande de logements neufs restera forte jusqu'au milieu des années 90
D'ici à 1995, combien faut-il construire de logements par an pour satisfaire les besoins ? Selon une étude de Mme Claudie Louvot publiée dans le dernier numéro d'Economie et Statistique, la revue de l'INSEE, la demande, qui approche aujourd'hui les 350 000 logements, devrait se maintenir plusieurs années encore au niveau des mises en chantier actuelles, soit environ 330 000 logements par an (1). Elle redescendrait ensuite progressivement au-dessous de 300000 au milieu de la prochaine décennie. De quoi cependant soutenir encore un bon moment la construction neuve, repartie depuis 1987.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... _id=665816


16/12/1989 : Deux études de la Chambre des notaires de Paris sur le marché immobilier : Un ralentissement de la hausse des prix des logements anciens est peu probable
Pour le dixième anniversaire de ses études de conjoncture, la Chambre interdépartementale des notaires de Paris rend publiques deux études réalisées à sa demande par deux spécialistes reconnus, qui analysent en profondeur le marché des ventes d'appartements à Paris : la première, due à M. Michel Mouillart, professeur à Paris X-Nanterre, construit un modèle économétrique de la formation des prix...
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... _id=669793


28/12/1989 : Dans la capitale et la proche banlieue : L'envolée du prix des terrains rend presque impossible la construction des logements sociaux
L'envolée des prix des terrains dans la capitale et la petite couronne rend de plus en plus difficile la construction de logements sociaux et " intermédiaires ". Ainsi le groupe immobilier 3F _ puissante société anonyme d'HLM avec, pour l'Ile-de-France, un patrimoine de 70 000 logements et un rythme de construction annuel de 1 300 logements _ constate des doublements de prix en l'espace de deux ou trois ans.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... _id=671035


04/04/1990 : Loyers : le difficile combat pour la modération des prix
Le législateur s'est efforcé d'endiguer l'affolement des prix locatifs, en particulier dans l'agglomération parisienne. De loi en loi, propriétaires et locataires ont de la peine à suivre. L'ANNÉE 1989 a été riche en décisions législatives modifiant la loi Méhaignerie du 23 décembre 1986 et le régime des baux d'habitation. Trop riches, disent certains, à tel point que propriétaires et locataires s'y perdent parfois, plus qu'ils ne s'y retrouvent.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... _id=485141


04/04/1990 : Les "institutionnels" diversifient leur parc immobilier
Caisse des dépôts,Crédit foncier,compagnies d'assurance nationales,les grands établissements publics et parapublics jouent eux aussi le jeu du marché organismes financiers, compagnies d'assurances, tous ceux qu'il est coutume d'appeler les grands institutionnels, sont aussi de grands investisseurs en immobilier.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... _id=485094


16/05/1990 : Une étude de la Chambre des notaires : la hausse du prix moyen des logements à Paris se poursuit inexorablement
On pouvait raisonnablement espérer que le prix moyen des logements anciens, à Paris, allait s'arrêter de grimper follement, pour atteindre un palier inévitable après plusieurs années de forte hausse. Il n'en est rien. L'espoir de pouvoir se loger dans Paris s'évanouit, même pour des cadres au salaire confortable, d'autant plus que la flambée des prix de vente se traduit inévitablement par une flambée du montant des loyers.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... _id=489605


22/06/1990 : Par une proposition de loi sur le droit au logement, les socialistes veulent faire obstacle à la spéculation foncière
Les députés socialistes doivent déposer sur le bureau de l'Assemblée nationale, d'ici à la fin de la session parlementaire, une proposition de loi destinée à lutter contre la spéculation foncière et à favoriser la construction de logements sociaux. Les grandes orientations de ce texte ont été présentées, mercredi 20 juin, devant le groupe socialiste, par M. Guy Malandain (PS, Yvelines). Cette proposition pourrait être soumise à l'examen du Parlement dès la session d'automne.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... _id=493029


24/06/1990 : L'enquête annuelle de l'OLAP - La hausse moyenne des loyers à Paris a été de 7,4 % en 1989
Une hausse moyenne des loyers privés de 7,4 % en un an à Paris intra muros (de 7,1 % en proche banlieue), c'est un peu moins qu'en 1988 (respectivement 7,8 % et 8,4 %), mais c'est encore deux fois plus que l'inflation (3,6 %). De quoi inquiéter le ministre de l'économie et des finances, M. Bérégovoy, qui annonce déjà qu'un nouveau décret prolongera d'un an la limitation de hausse instaurée en août dernier.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... _id=478935


13/11/1990 : Selon la chambre des notaires de Paris, la hausse du prix des logements devrait se ralentir à la fin de l'année
Ce n'est pas encore la stabilisation du prix moyen du mètre carré d'appartement parisien : au premier semestre de cette année, le prix moyen a augmenté de 9,5 % par rapport à celui enregistré au cours des six mois précédents, dépassant pour la première fois les 20 000 F. C'est encore moins un vrai retournement de conjoncture comme en connaissent actuellement Londres, Tokyo et même New-York, où les prix baissent. Pourtant, les signes avant-coureurs d'un réel ralentissement existent.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... _id=507450


[EDIT] : correction de problèmes de formatages
Modifié en dernier par Invité le 25 janv. 2006, 13:43, modifié 4 fois.

immostat

Re: Krach de 1991 : retour vers le futur

#2 Message par immostat » 23 nov. 2005, 11:17

Bis.

excellent.
ce qui est navrant, c'est que le français imbus de lui même ne se serve pas du passé pour eclairer son avenir.

C'est pourtant avec les erreurs du passé que l'on construit le futur. L'histoire se repete indefiniment.

En tout cas bravos pour ce thread, c'est jouissif

j__f

#3 Message par j__f » 23 nov. 2005, 11:34

oui oui, la suite ! :D

Ce qui est drôle, c'est de lire les prévisions de ce bon professeur Mouillart à la veille du krach :lol:

j__f

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Mr Nounouche
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#4 Message par Mr Nounouche » 23 nov. 2005, 12:26

C'est affolant de voir les similitudes entre les faits à l'époque et ce qui se passe maintenant. Ce thread est une vraie mine d'or puisqu'il vient étayer la courbe de progression des prix de l'immobilier ces dernières décennies.

Un vrai régal :P

immostat

#5 Message par immostat » 23 nov. 2005, 13:05

j__f a écrit :oui oui, la suite ! :D

Ce qui est drôle, c'est de lire les prévisions de ce bon professeur Mouillart à la veille du krach :lol:

j__f
Lol, et dire qu'il continue !! Dommage qu'un journaliste sur une chaine nationale ne lui remémore pas ses dires de l'époque.

réponse:
"oui, mais là c'est pas pareil"

Pascal

#6 Message par Pascal » 23 nov. 2005, 13:08

Pas de doute, il est bon ce Mouillart

raffarinou

#7 Message par raffarinou » 23 nov. 2005, 13:11

chezlui a écrit :
Lol, et dire qu'il continue !! Dommage qu'un journaliste sur une chaine nationale ne lui remémore pas ses dires de l'époque.

réponse:
"oui, mais là c'est pas pareil"
Oui, en gros il y avait un biais dans son modèle économétrique!!!

Je me demande ce qu'il a bien pu faire après le krach de 1991? A t'il changé d'identité? S'est il réfugié en Argentine, le temps qu'on l'oublie en France ... Peut-être a t il fait une nouvelle étude économique démontrant que système financier de ce pays était en pleine forme et que ce pays devait devenir une grande puissance économique à partir de 1998.

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Re: Krach de 1991 : retour vers le futur

#8 Message par Murps » 23 nov. 2005, 13:49

Un grand bravo pour cette remarquable retrospective, Deago !

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Osef
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#9 Message par Osef » 23 nov. 2005, 14:20

Maxime,

Je me régale de ce truculent sujet (merci deago), mais je ne comprends pas comment est gradué en X ton graphique. Il semble s'agir des années, or, on peut voir que la courbe continue de décroitre après 1997 (fin du krach immo si mes souvenir sont bons). La décroissante se poursuit même jusqu'à la dernière valeur de l'axe (2004)

Peux-tu expliquer STP ?

A+

Invité

1991 : le tournant

#10 Message par Invité » 23 nov. 2005, 14:40

Merci de vos encouragements à tous. Du coup, je vous livre la suite de la rétrospective pour l'année 1991 :


19/05/1990 : A Paris, près de la Madeleine Le mètre carré à 140 000 F
Nouveau record battu : le prix du mètre carré de bureau, à Paris, près de la Madeleine, nouveau triangle d'or après les Champs-Elysées t l'avenue Montaigne, approche aujourd'hui 140 000 francs : Paribas va vendre en effet aux AGF (Assurances Générales de France) un immeuble de bureaux de 11 000 m² pour plus de 1,5 milliard et demi de francs.
[...]
Tous les acteurs immobiliers ne cessent de comparer les prix parisiens aux prix de Londres, New-York ou Tokyo, ce qui pousse à la hausse ; enfin chaque acquéreur n'hésite pas, en période de forte spéculation, à " prendre son bénéfice ", dès que la hausse des prix rend l'arbitrage suffisamment attrayant.
http://www.lemonde.fr/web/recherche-bre ... 575,0.html


06/06/1990 : " les promoteurs n'ont pas intérêt à la spéculation foncière "
Construire, mais où ? Dans la zone centrale, Paris et les départements limitrophes, le terrain est rare. Et cher, de plus en plus cher. Jacques Mallard, PDG de Bréguet et président de la Commission aménagement de la FNPC (Fédération nationale des promoteurs-constructeurs), donne ici son point de vue. " La cherté et la rareté des logements à Paris sont un problème majeur pour l'Ile-de-France. Cette situation vous paraît-elle fatale ? - Les logements sont et seront toujours chers dans Paris intra-muros, en raison de la disproportion structurelle entre l'offre de logements, fatalement...
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=491331


27/09/1990 : Les pouvoirs publics face à la spéculation foncière des " secteurs stratégiques " sous haute surveillance
Construire, disent-ils, mais à quel prix ? A Paris, mairie et gouvernement s'épuisent à trouver les 10 hectares destinés à accueillir les 5 000 nouveaux logements sociaux prévus chaque année. Autour de la capitale, les terrains constructibles se font de plus en plus rares. Leurs prix s'envolent : 12 000 à 15 000 francs le mètre carré nu à Boulogne (Hauts-de-Seine). Pourtant, l'Etat met en place progressivement un dispositif propre à combattre la spéculation.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=502112


04/10/1990 : Les pouvoirs publics face à la spéculation foncière - les maires entre la carotte et le bâton
Comment limiter la flambée des coûts fonciers et trouver des sites d'accueil pour le logement social au centre de l'agglomération parisienne, c'est-à-dire dans la capitale et dans la première couronne ? Ici, impossible de faire des zones d'aménagement différé (ZAD), comme à Saclay ou à Montesson (le Monde du 27 septembre : " Secteurs stratégiques " sous haute surveillance ") : la procédure ne vaut que sur les terres agricoles. Depuis un an, l'Etat invente de nouveaux outils pour peser face aux communes.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=502855


24/10/1990 : Haute pression sur la Côte d'Azur L'offre a augmenté de 50 % en cinq ans. Le " virus du bureau " se répand de Nice à Cannes. Et les prix s'envolent
L'immobilier d'entreprise et particulièrement celui de bureaux (le secteur tertiaire occupe 50 % des surfaces construites et représente 75 % des emplois) connaît aujourd'hui une vitalité spectaculaire sur la Côte d'Azur. En moins de dix ans, sous l'effet d'une forte demande locale et exogène, la construction de bureaux est passée de 1 000 mètres carrés par an à plus de 130 000 mètres carrés, dont 65 000 pour la seule agglomération niçoise.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=505258


24/10/1990 : Nuages sur un marché euphorique La construction et la commercialisation des bureaux et des locaux d'activité se chiffrent en millions de mètres carrés. Mais la conjoncture tempère les optimismes
Le marché de l'immobilier d'entreprise enregistre depuis quelques années des performances fabuleuses. Mais deux nuages viennent assombrir l'horizon. Le premier a trait à la crise du Golfe. Le spectre d'une récession, d'un retour de l'inflation et d'une hausse du prix du crédit inquiète ; le second nuage est plus localisé : depuis la fin du premier semestre, les bureaux parisiens semblent se vendre moins bien et les prix s'orienter à la baisse.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=505271


19/01/1991 : La troisième partie du dispositif de lutte contre la ségrégation Le projet de loi pour la ville veut éviter la création de nouveaux ghettos
Après la loi sur le logement des plus démunis (dite " loi Besson ") et le projet de loi sur la solidarité financière (le Monde du 12 janvier), le projet de loi d'orientation pour la ville constitue la troisième partie d'un édifice législatif destiné à lutter contre la ségrégation. Les grandes lignes du projet, préparé par M. Michel Delebarre, ministre de la ville, sont soumises à la concertation avec les élus (groupe socialiste de l'Assemblée nationale, associations d'élus, professionnels du secteur du logement et de la construction) et le texte sera communiqué aux associations caritatives et...
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=514922


09/02/1991 : Une étude du groupe immobilier Auguste-Thouard Les appartements neufs se vendent plus difficilement en Ile-de-France
Selon une étude réalisée par le groupe Auguste-Thouard (agences immobilières) sur " le marché du logement en Ile-de-France ", " il est certain que le stock des appartements terminés invendus va réapparaître sur les programmes les moins compétitifs ", accru par une partie des opérations dont les permis de construire ont été obtenus. Les particuliers devenant plus exigeants et s'engageant moins rapidement, les prix ne peuvent que rester stables. Seule l'annonce de la fin de la guerre du Golfe serait susceptible de relancer les ventes.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=517392


19/03/1991 : Le logement locatif reste un investissement rentable à long terme
"Les logements de rapport apparaissent comme un placement dont les performances sur le long terme sont au moins aussi élevées que l'ensemble des autres placements." Telle est la conclusion de M. Jean-Jacques Malpot et Mme Véronique Paquel dans une étude publiée par le CERC (Centre d'étude des revenus et des coûts) sur le logement de rapport (1). Certes, au cours de la dernière décennie, " la performance a été plus faible, notamment, que celle des valeurs mobilières, mais sur trente ans elle a été beaucoup plus régulière.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=674541


22/03/1991 : Logements de luxe à Paris De 55 000 à 65 000 francs le mètre carré pour les appartements de la caserne Dupleix et de Passy
Les logements de luxe qui seront construits sur les emplacements de la caserne Dupleix et du ministère de l'équipement, à Passy, dans les 15 et 16 arrondissements de Paris, seront vendus à des prix allant de 55 000 à 65 000 francs le m², a déclaré, mercredi 20 mars, M. Jean-René Maillard, PDG de Meunier, filiale de promotion immobilière de la BNP.

Le prix de ces logements s'explique, selon M. Maillard, par la charge foncière de ces terrains, qui appartenaient auparavant à l'Etat, et par l'obligation pour les promoteurs de construire dans ces programmes des logements sociaux (pour les personnels de l'armée) et de remettre gratuitement des équipements collectifs à la mairie de Paris.
http://www.lemonde.fr/web/recherche-bre ... 902,0.html


10/04/1991 : Le marché du logement sur le fil du rasoir
Les ventes ont baissé en 1990 et les professionnels s'inquiètent des perspectives pour 1991 . Une chute qui met en évidence la fragilité du secteur après les années d'euphorie APRÈS les années fastes, voici venu le temps de l'incertitude. Les professionnels de l'immobilier, inquiets, se plongent dans les chiffres, épluchent les statistiques, s'épient les uns les autres. Chacun est à l'affût, guettant les hirondelles annonciatrices de la reprise, ou se demandant dans quelles mains vont exploser les dernières grenades dégoupillées : les immeubles achetés au prix fort voici quelques mois.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=674259


28/03/1991 : D'après la mission parlementaire d'évaluation de la législation sur le logement Propriétaires et locataires sont satisfaits du système des loyers de référence
Mise en place le 27 juin 1990, la mission parlementaire d'évaluation de la législation sur le logement et l'urbanisme s'est réunie mercredi 27 mars pour se prononcer sur les premières conclusions de son rapporteur, M. Jacques Guyard, député (PS) de l'Essonne et maire d'Evry. Une enquête menée à cette occasion indique que les bailleurs et locataires sont plutôt satisfait du système des loyers de référence mis en place par la loi " Malandain-Mermaz " de 1989.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=522530


29/05/1991 : M. Delebarre défend son projet de loi " anti-ghettos "
Il est déjà trop tard pour parler " d'urgence " pour ce texte. L'actualité de ces derniers mois, et celle, dramatique, du week-end dernier à Mantes-la-Jolie, ont largement montré que, dans le débat sur les ghettos urbains, la réalité avait dépassé toutes les craintes. C'est donc dans un contexte difficile que devait s'ouvrir, mardi 28 mai, l'examen du projet de loi de M. Michel Delebarre sur la ville. Depuis le dépôt, au printemps dernier, de la proposition de loi de M.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=675484


12/06/1991 : Les promoteurs redoutent une nouvelle crise du logement André Antolini, président de la Fédération nationale des promoteurs-constructeurs, demande des mesures d'urgence, en matière fiscale par exemple
" En mars dernier, vous vous demandiez lors d'un point-presse si le ressort du marché immobilier, notamment celui du logement, avait été cassé par les événements du Golfe, ou seulement détendu. Quelle est votre analyse aujourd'hui ? - Le redémarrage n'a pas été aussi rapide qu'on l'imaginait, mais le marché n'est pas bloqué. En fait, il y a des situations très contrastées géographiquement, avec des marchés qui résistent très bien : Lyon, par exemple, ou encore l'Alsace.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=675899


12/06/1991 : Refroidissement sur les bureaux Le marché est descendu d'un cran et les entreprises se font sélectives. Les professionnels doivent négocier la transition
Une nuit de gel sur le vignoble bordelais et c'est toute une récolte qui est compromise. En serait-il de même dans l'immobilier d'entreprise en Ile-de-France ? Autrement dit, après les alertes successives qui ont marqué les douze derniers mois - mauvais chiffres américains, événements du Golfe, ralentissement de la croissance... - le marché retrouvera-t-il son dynamisme d'antan ? 1989, rappelons-le, était l'année des records et de l'euphorie. Par comparaison, 1990 est présentée comme celle du retour à la sélectivité, du réajustement, bref de la prudence.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=675886


20/06/1991 : Un rapport sur le financement du logement demandé par M. Rocard La commission Lebègue suggère à l'Etat d'établir un contrat de confiance avec les professions immobilières
La commission présidée par M. Daniel Lebègue, directeur général de la BNP, vient de remettre au premier ministre, Mme Edith Cresson, le rapport dont l'avait chargée M. Michel Rocard, le 20 février, sur le financement du logement. Il s'agit d'un rapport d'étape, qui devait être discuté en réunion interministérielle le 19 juin. Un rapport définitif sera remis à la mi-juillet au gouvernement, à temps pour être pris en compte dans les arbitrages du budget de 1992 en préparation.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=676100


20/06/1991 : A hue et à dia
Le gouvernement, s'il suit les recommandations de la commission mise en place par M. Michel Rocard au début de l'année, accomplira un incontestable virage à droite, jetant le logement, objet privilégié de la spéculation, dans l'économie de marché, lançant une opération de charme en direction des propriétaires bailleurs et se bornant à redéployer les dépenses faites en faveur de l'habitat locatif social.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=531613


11/09/1991 : Gonflement des stocks, allongement des délais de vente, baisse des prix - La crise de l'immobilier parisien semble s'aggraver
Succédant à l'euphorie de ces dernières années, un brusque vent de pessimisme souffle sur l'immobilier parisien : le nombre des transactions diminue alors que les délais de vente s'allongent, les stocks gonflent... Pour la première fois depuis longtemps, les notaires font état de prix " étales " au premier semestre de cette année. " Vous cherchez un logement ? composez le ... ", 3615 code XXXX..., " A vendre, beau 3 pièces standing ", le " réflexe logement " ... Jamais les murs de la capitale n'ont autant parlé d'immobilier qu'en ces jours de rentrée.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=539443


25/09/1991 : Les AGF mettent en vente pour 4 milliards de francs d'immeubles
Les Assurances générales de France (AGF), deuxième groupe d'assurances nationalisé, mettent en vente une série d'immeubles situés à Paris, pour un montant de 4 milliards de francs. Ces immeubles, souvent de style haussmannien, à usage d'habitation ou mixte, sont jugés par l'assureur d'une rentabilité insuffisante (1 % en moyenne). Le produit de la vente sera destiné à payer les récentes acquisitions des AGF, notamment en Espagne.
Le groupe d'assurances a remis ses offres de vente à une trentaine de marchands de biens à des prix, dit-il, supérieurs aux évaluations actuelles, cela pour répondre au reproche de " casser le marché immobilier " qui pourrait lui être adressé. De fait, l'annonce de cette mise en vente a fâcheusement impressionné les intermédiaires, qui estiment qu'elle ne pouvait tomber plus mal.
http://www.lemonde.fr/web/recherche-bre ... 071,0.html

16/10/1991 : Un triangle d'or dépoli
Quartier-phare de la capitale à l'étranger, le " triangle d'or " n'est plus ce qu'il était. Après une flambée fabuleuse, il va devoir faire face à la concurrence de Berlin. Ala fin du mois de juillet, Immopar, un promoteur immobilier, a revendu aux prix de 100 000 francs le mètre carré deux blocs d'immeubles situés sur les Champs-Elysées, à deux pas du Fouquet's. Malgré ce prix relativement modique par rapport aux sommets atteints ces dernières années dans le " triangle d'or " (jusqu'à 200 000 francs pour l'un des " hôtels des maréchaux " qui ceinturent la place de l'Etoile), les...
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=543490


16/10/1991 : Les banques au coeur de la crise
Derrière une sérénité de façade, les banquiers font leurs comptes... et provisionnent. Dans l'attente d'un (improbable) retournement de conjoncture, ils soutiennent le marché. A regret. "CALME et discrétion ". Telle est aujourd'hui - mais pour combien de temps ? - l'attitude affichée par les banques vis-à-vis de l'effondrement du marché immobilier en général, et de l'immobilier de bureaux en particulier.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=543494


10/12/1991 : Le brouillage des pourcentages
Les arbres ne montent pas jusqu'au ciel, mais ils ne peuvent pas non plus se recroqueviller pour se transformer en bonsaïs. Il en va de même des bulles spéculatives, contrairement à ce que laissent entendre certains commentaires fondés sur un maniement sans précaution des pourcentages. La Bourse et le marché de l'immobilier auraient bien du mal à se remettre du traitement de choc suggéré par ces mêmes calculs qui, appliqués il y a quelques années aux taux de change, vouaient à la disparition les plus grandes monnaies de la planète.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=549504


18/12/1991 : En Ile-de-France, la crise sévit aussi dans le logement neuf
La crise de l'immobilier n'épargne pas, loin s'en faut, les logements neufs en Ile-de-France : au cours des trois premiers trimestres de 1991, les ventes ont reculé de 35 % par rapport aux neuf premiers mois de 1990, selon l'AILAP (Association pour l'information sur le logement en agglomération parisienne). La chute, commencée au deuxième trimestre 1990, a touché plus les appartements (- 38 %) que les maisons (- 32 %).
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=550490

[EDIT] : correction de problèmes de formatages
Modifié en dernier par Invité le 25 janv. 2006, 13:44, modifié 3 fois.

j__f

#11 Message par j__f » 23 nov. 2005, 16:00

raffarinou a écrit :

Je me demande ce qu'il a bien pu faire après le krach de 1991? A t'il changé d'identité? S'est il réfugié en Argentine, le temps qu'on l'oublie en France ... Peut-être a t il fait une nouvelle étude économique démontrant que système financier de ce pays était en pleine forme et que ce pays devait devenir une grande puissance économique à partir de 1998.
J'ai regardé sur http://archquo.nouvelobs.com/ : pas de trace de Mouillart de 1993 à 1998. Il réapparait en mars 1999 pour annoncer la hausse, et depuis, il participe à 2/3 articles par an dans le nouvel obs.

Oui, bizarre cette absence. Quelque chose me dit qu'il risque de disparaitre à nouveau... 8)

j__f

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#12 Message par Osef » 23 nov. 2005, 16:10

Maxime a écrit : C'est un graph qui a été fait par JMP
Il reprend ce qui s'est passé au Japon sur les prix de l'immo et les commentaires qui ont été faits à ce moment là au Japon..

Il reprend en conclusion qu'en Juin 2004, nous sommes là !!

Comprendo ??
Oui, comme ça je comprends. Il me manquait effectivement la précision "ça se passe au Japon". Il ne serait pas inutile de l'ajouter sur le graphique je pense ;)

_MARIE_

#13 Message par _MARIE_ » 23 nov. 2005, 17:52

Mettez ce fabuleux file en post-it, l'histoire est un éternellement recommencement, et pourtant... les moutons remplacent leur mémoire par les slogans de TF1, "houlà, ça monte, vite, vite achetons !"

Jean Dupont

#14 Message par Jean Dupont » 23 nov. 2005, 17:57

Mise en post-it, ce jour.

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epluchure
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#15 Message par epluchure » 23 nov. 2005, 18:23

Dans les articles pré-krack cités plus haut, on dirait que les chiffres et les infos étaient présentés de maniere assez objective. Y avait il a cette epoque des experts ou journalistes qui pratiquaient la desinformation et prétendaient que la flambée des prix seraient inexorables et que l'immo ne pourrait jamais baisser ?

Invité

1992 était une mauvaise année

#16 Message par Invité » 23 nov. 2005, 18:38

Merci pour la mise en post-it. La suite de l'histoire : 92, l'année de la loose


10/03/1992 : DOSSIER : IMMOBILIER SANS FRONTIERES - Le repli avant la reprise
Les marchés immobiliers n'affichent pas une éclatante santé, même si l'Allemagne réunifiée fait exception. Les grands investisseurs internationaux sont devenus prudents MANQUE de liquidités, absence de visibilité : de Tokyo à New-York et de Londres à Paris, les marchés immobiliers internationaux souffrent, grosso modo, des mêmes maux. Hormis l'Allemagne et Hongkong, tirés par des facteurs locaux de croissance (mais pour combien de temps ?), nul ne semble à l'abri. C'est peut-être la première fois qu'une même vague frappe ainsi toutes les métropoles en même temps.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=399778


10/03/1992 : DOSSIER : IMMOBILIER SANS FRONTIERES - Le marché allemand reste prometteur
Les investisseurs sont devenus plus circonspects après le boom de la réunification. L'heure est à l'optimisme prudent. Après le boom conjoncturel sans précédent de la réunification, l'Allemagne serait-elle aujourd'hui menacée de récession ? "Les investisseurs sont devenus hésitants, et comme toujours dans ces cas-là, la peur de la récession risque de nourrir la récession", affirme Robert Orr, directeur pour l'Allemagne du cabinet international Jones Lang Wootton à Francfort, l'un des leaders mondiaux pour l'immobilier commercial.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=399782


10/03/1992 : DOSSIER : IMMOBILIER SANS FRONTIERES - Les Japonais à l'affût
Après avoir placé massivement leurs capitaux à l'étranger, les grands investisseurs japonais de l'immobilier déchantent. La hausse des taux d'intérêt, la crise boursière et le resserrement du contrôle des prêts bancaires à l'immobilier décidé par le ministère des finances nippon ont considérablement renchéri le coût des opérations existantes et dissuadé de nombreux investisseurs de se lancer dans de nouveaux projets.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=399783


10/04/1992 :"Drôle de crise" dans l'immobilier - Le Crédit foncier confirme une baisse des transactions
"Le trait principal de la situation actuelle est le rétrécissement spectaculaire du marché, c'est-à-dire la baisse du nombre de transactions. Les valeurs ne se sont pas effondrées. Comparé à la brutalité des cycles anglo-saxons, on assiste à une drôle de crise" en France : ceux qui avaient mis en doute la véracité des chiffres des notaires sur l'évolution de l'immobilier parisien (une chute des transactions sans vrai recul des prix) en seront pour leurs frais : les experts du Crédit foncier de France (CFF) arrivent aux mêmes conclusions et constatent que la crise fait tâche d'huile.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=403459


23/04/1992 : SUPPLEMENT : HABITAT 92 - Paris : le gel des transactions Le marché est bloqué. Les ventes sont en chute libre, mais les prix ne baissent pas vraiment
"PARIS ne s'est pas effondré." Les professionnels de l'immobilier ne l'avouent pas, mais ils poussent un "ouf" de soulagement : la récession du logement parisien est sans commune mesure avec la crise qui sévit dans les pays anglo-saxons ou au Japon. Certes, les temps sont durs mais les prix n'ont pas chuté de façon vertigineuse. Tant pis pour les ménages qui espéraient dénicher dans la capitale l'appartement de leur rêve pour une bouchée de pain ! L'élément caractéristique de cette "crise molle" (la formule est des experts du Crédit foncier de France) : le gel des transactions.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=405098

23/04/1992 : SUPPLEMENT : HABITAT 92 - La crise aux trois visages
Le logement est en passe de devenir l'un des dossiers noirs de la France. Personne ne détient les clés des trois crises qui le secouent : le gel du marché, la pénurie et l'exclusion des plus démunis. Le logement doit faire l'objet d'un nouveau contrat social, car sa situation est préoccupante. Dans une société sans idéologie, le quotidien constitue un enjeu politique. Faute de le prendre en compte, les pouvoirs publics risquent d'aboutir à des situations inquiétantes.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=405099

23/04/1992 : SUPPLEMENT : HABITAT 92 - Province : la crise autrement
Dans les grandes villes, la crise est bien là ; mais pas avec la même intensité qu'en région parisienne POUR une fois l'affaire est claire : les marchés immobiliers de la province souffrent en phase avec l'agglomération parisienne. Dans les grandes métropoles, en tout cas celles qui ont connu au cours des dernières années les mêmes évolutions que la capitale - dynamisme démographique et économique, forte activité immobilière, pression sur le centre-ville, différenciation du marché en segments de prix et de produits, - les faits sont là.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=405115


23/04/1992 : SUPPLEMENT : HABITAT 92 - Les banques malades de l'immobilier
Face à l'atonie du marché où elles s'étaient fortement engagées, les banques souffrent et tentent de se défausser d'encombrantes créances. En attendant la reprise, que personne ne voit venir LA banque, c'est le risque, celui de la défaillance du client emprunteur et de la perte qui en résulte soit sur les intérêts non versés, soit sur le montant du prêt mal remboursé ou pas remboursé du tout, soit sur les deux.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=405119

23/04/1992 : SUPPLEMENT : HABITAT 92 - Expertise : l'angoisse du juste prix
L'estimation d'un logement nécessite de la méthode et de l'expérience. Les pratiques varient selon les professionnels AVEC son imperméable à toute épreuve, sa lourde sacoche et ses petites lunettes cerclées de métal, Georges Hantat, inspecteur du Crédit foncier, parle de l'expertise immobilière comme un artiste de sa dernière toile. C'est que, au-delà des connaissances de base et de l'expérience, il y a tout un art pour approcher les lieux. "Ne jamais se précipiter, explique l'expert. Mais s'imprégner d'abord du quartier.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=405465


23/04/1992 : SUPPLEMENT : HABITAT 92 - Les vérités des fichiers
En temps de crise, les professionnels ont soif de certitudes. Pour eux, les fédérations et le ministère de l'équipement affûtent leurs outils statistiques. Apparition de "golden boys" dans la pierre, importance croissante du facteur confiance, succession de phases d'euphorie et de déprime : les observateurs ont souvent comparé les marchés immobiliers à la Bourse, ces derniers mois. Il y a toutefois une grande différence entre les deux marchés : dans l'immobilier, pas de lieu unique où l'offre rencontre la demande, point de CAC 40.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=405117


31/05/1992 : La crise de l'immobilier parisien - La cote des décotes entre particuliers
La crise du marché immobilier francilien alimente la négociation entre acheteurs et vendeurs, qui baissent leurs prix de 15 % environ, selon la revue De particulier à particulier. Elle donne un instantané de l'immobilier parisien, une ville de riches qui perd ses enfants. Les Français sont, dit-on, de plus en plus joueurs. Après avoir découvert les charmes de la Bourse, ils se sont laissé séduire par ceux de l'immobilier, se passant autant que faire se peut (dans 53 % des cas) des services des professionnels.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=409159


28/04/1992 : MODE D'EMPLOI IMMOBILIER - L'or des chambres de bonne
Le moindre recoin de quelques mètres carrés sous les toits de Paris se loue à un prix exorbitant, une aubaine pour les investisseurs et un cauchemar pour les étudiants en quête de logement
"Recherche chambre désespérément..."
Les étudiants, baby-sitters, et autres apprentis en quête d'un logement bon marché (entendez "petit") à Paris s'arrachent les cheveux. Rares, chers, assortis de garanties ou cautions, souvent à la limite de la légalité...
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=405572


12/06/1992 : ILE-DE-FRANCE IMMOBILIER - Sombres perspectives pour la maison individuelle - Faute de terrains, les professionnels de l'immobilier redoutent une crise du pavillon de banlieue
Une résidence principale sur quatre en Ile-de-France est une maison ou un pavillon et relève donc de l'habitat individuel, par opposition aux immeubles ou grands ensembles collectifs. Cette proportion, stable depuis le milieu des années 80 mais deux fois moins élevée que la moyenne nationale, se rétrécit au fur et à mesure que l'on approche du centre de l'agglomération parisienne, pour s'accroître quand on s'en éloigne. A Paris, il faut avoir des ressources exceptionnelles pour s'offrir une maison individuelle, tant l'offre est rare.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=410609


13/06/1992 : Les notaires confirment la baisse des prix du mètre carré à Paris
L'immobilier parisien est bien en crise : les notaires, qui publient désormais des statistiques tous les trois mois, font état d'une baisse des prix de 2,85 % au premier trimestre, qui faisait retomber à 21 369 francs le prix moyen du mètre carré dans la capitale le 31 mars dernier. Sur un an, l'indice Notaires-INSEE "traduit un rythme annuel de baisse supérieur à 11 % en francs courants". Compte tenu du léger retard qu'ont toujours les statistiques des notaires, ces chiffres confirment les tendances dégagées récemment par une étude de Particulier à particulier, qui faisait état d'un recul comparable (le Monde daté 31 mai-1 juin) .
Les notaires montrent aussi un déplacement vers le bas du marché : le poids relatif des petits appartements et des arrondissements les moins chers s'est accentué. La chute du volume des ventes se poursuit : - 16,3 % au premier trimestre par rapport aux trois premiers mois de 1990.

http://www.lemonde.fr/web/recherche-bre ... 753,0.html


09/07/1992 : La crise de l'immobilier de bureaux - Cinq marchands de biens sauvés de la faillite
Une vingtaine de banques sont parvenues dans la nuit du mardi 7 au mercredi 8 juillet à un accord à l'amiable, élaboré sous l'égide du tribunal de commerce de Paris, avec cinq marchands de biens qui évitent ainsi un dépôt de bilan. Le patrimoine immobilier en jeu s'élève à 5 milliards de francs. On ne connaissait pas mercredi matin les détails de l'accord à l'amiable, qui devrait rester théoriquement confidentiel, ni l'ampleur du sacrifice - sans doute important - consenti par les banques créancières des cinq marchands de biens en question.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=413710


01/08/1992 : Le blocage des loyers sera reconduit
Le blocage des loyers du secteur privé en Ile-de-France, fixé par décret l'an dernier, sera reconduit pour un an à partir du 31 août, malgré l'avis défavorable, rendu jeudi 30 juillet, par la commission nationale de concertation (qui représente propriétaires et locataires). Ce nouveau décret, examiné dans les prochains jours par le Conseil d'Etat avant sa publication officielle, limite les hausses de loyer à l'augmentation de l'indice du coût de la construction pour les renouvellements de baux des locataires en place.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=415894

01/09/1992 : MODE D'EMPLOI LOGEMENT - 3615 code ruine
La dépression du marché immobilier aidant, les serveurs Minitel spécialisés dans les petites annonces de logement se sont multipliés. Des services somme toute assez décevants et coûteux... "Vous cherchez à louer ou à acheter l'appartement de vos rêves, tapez 3615 code XXXX" : Les murs de la capitale, les wagons du métro et les pages de journaux se sont couverts, ces derniers mois, de petites affiches pour encourager le chaland à consulter tel ou tel serveur Minitel dans ses recherches immobilières. Mais l'exercice peut, si l'on n'y prend garde, s'avérer onéreux et peu probant.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=418445

15/09/1992 : Perspectives Prix: La guerre sans merci - Logement parisien : la douche écossaise
Le retour de bâton n'a pas été aussi fort à Paris qu'à Londres ou Tokyo. Néanmoins, la baisse de l'immobilier, annoncée depuis un an par les Cassandres, est bel et bien là : dans la capitale, le recul des prix des appartements est de 7,7 % en moyenne depuis le début de l'année, ce qui met le mètre carré à 20 308 francs. La baisse s'est accélérée au deuxième trimestre : - 4,8 % contre - 3 % pour le premier. L'analyse par quartiers est des plus intéressantes. D'abord, l'écart entre les quartiers les plus chers et ceux meilleur marché se réduit.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=420003


06/10/1992 : OPINIONS CHRONIQUE - Les milieux financiers et l'immobilier
C'EST l'ensemble du système monétaro- financier qui est, directement ou indirectement, touché par la déflation qui frappe de plein fouet l'immobilier. Redoutant un effondrement du marché, les banques s'efforcent par tous les moyens de le soutenir. Ce faisant, elles risquent, au détriment de l'économie tout entière, de pousser à son paroxysme une crise qui est largement la conséquence de leur action passée. Sans les crédits qu'elles ont, sans compter, octroyés aux promoteurs et acheteurs de 1986 à 1990 (comme naguère aux emprunteurs latino-américains...
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=422607


13/10/1992 : Actualité Immobilier: le grand frisson - Les banquiers et les promoteurs serrent les rangs
Marchands de biens, banquiers, agences immobilières, notaires et entreprises du bâtiment, tous les professionnels sont passés en quelques années de l'euphorie au cauchemar. Encore le pire a-t-il été jusqu'ici évité. Les banques ont préféré tenir à bout de bras les promoteurs plutôt que d'engager une opération vérité de type anglo-saxon dont les conséquences auraient été catastrophiques pour tout le secteur.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=423274


15/10/1992 : IMMOBILIER D'AFFAIRES - Le dilemme des banques : étaler les pertes ou solder - Avec 150 milliards de francs de crédits à risques, les établissements financiers s'efforcent d'amortir la dévalorisation de leurs actifs
"C'est la pire crise immobilière que la France ait connue depuis les années 30", soupire un banquier, ajoutant : "Elle est beaucoup plus grave qu'on ne le dit car, aujourd'hui, les possibilités de relance de l'économie sont beaucoup plus réduites que lors des crises précédentes, en 1962, en 1968-1969, en 1974-1976 et entre 1981 et 1986." Pour des vendeurs de "pierre", l'environnement, il faut le dire, est sinistré.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=423582



15/10/1992 : IMMOBILIER D'AFFAIRES - Le spectre de l'"effet domino" - Au milieu de la crise générale de l'immobilier, ce sont les bureaux qui souffrent le plus. Tout le monde porte sa part du fardeau : les promoteurs, les marchands de biens et les banques
Après avoir cédé pendant des années à l'euphorie, le monde de l'immobilier est plongé aujourd'hui dans le pessimisme le plus noir. Les rumeurs alarmistes courent sur l'état de santé des grands promoteurs, "au bord de la rupture", assure-t-on. Chacun bat sa coulpe, confessant ses erreurs... et celles de son voisin. On s'interroge sur les banques, clé de voûte de l'édifice, qui dévoilent une à une l'ampleur de leurs engagements. Dans ce milieu, où foisonnent les forts en gueule, on spécule sur le nom du prochain promoteur qu'on dégradera publiquement pour lui faire payer ses pertes abyssales.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=423581


15/10/1992 : IMMOBILIER D'AFFAIRES - Les années glorieuses - Un cycle s'achève dans la construction de bureaux. Commencé en 1983, il a connu de 1987 à 1989 trois années exceptionnelles
En 1992, les professionnels de l'immobilier gèrent, ou digèrent, la crise. C'est l'année des bilans, des ajustements, des sauvetages. En attendant des jours meilleurs... Ainsi s'achève un cycle immobilier. On peut estimer qu'il a commencé en 1983. Entre-temps, le secteur a connu une formidable montée en puissance, et quelques années glorieuses. Un dynamisme dû à la conjonction de multiples facteurs : une bonne conjoncture générale, accentuée par une libéralisation du crédit et par la tertiarisation de l'économie, l'internationalisation des investissements immobiliers, l'assouplissement de la...
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=423617


17/11/1992 : C'est le moment d'acheter... pas de vendre
Avouons-le : nous sommes tous peu ou prou spéculateurs. Non pas qu'on en ait vraiment les moyens, mais je ne connais pas un "accédant à la propriété" - comme on appelle ceux qui se sont endettés pour vingt ans pour avoir un toit à eux sur leur tête - qui, au-delà de la nécessité de se loger, n'ait pas songé, ne serait-ce qu'un peu, à la "bonne affaire" qu'il était en train de réaliser à terme. Et une "bonne affaire", c'est quoi ? C'est acheter aussi peu cher que possible un bien que le temps valorisera, vite quand les prix flambent, plus lentement quand le marché traîne les pieds.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=427243


20/11/1992 : La crise de l'immobilier - La baisse des prix des logements a subi un coup d'arrêt à Paris
La baisse des prix du mètre carré dans l'ancien à Paris a marqué un coup d'arrêt au premier semestre 1992 : selon l'étude semestrielle faite par De particulier à particulier, ils ont même très légèrement augmenté, de 1,45 % par rapport aux six derniers mois de 1991. L'appartement type (53 mètres carrés) s'est vendu dans la capitale à 20 600 F le mètre carré contre 20 304 F au dernier semestre de 1991. Néanmoins, les prix de vente n'ont pas rattrapé le niveau qu'ils atteignaient un an auparavant (21 356 F), leur restant inférieurs de 3,5 %.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=427659



01/12/1992 : Pour répondre aux besoins des familles à bas revenus Mme Lienemann présente un "plan logement" pour l'Ile-de-France
L'Ile-de-France est sans doute la région dans laquelle la crise du logement est la plus aigüe, sous l'effet combiné de l'évolution démographique, de la spéculation immobilière et de la saturation du parc HLM. Elle pénalise particulièrement les ménages à bas revenus : on estime à 80 000 le nombre de mal-logés à Paris et à plus de 200 000 pour l'ensemble de la région. Mme Marie-Noëlle Lienemann, ministre délégué au logement, a donc présenté jeudi 26 novembre des mesures pour tenter de répondre à une partie de ces problèmes.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=428819

Suite et fin (peut-être) demain.

[EDIT] : correction de problèmes de formatages
Modifié en dernier par Invité le 25 janv. 2006, 13:45, modifié 4 fois.

Invité

#17 Message par Invité » 23 nov. 2005, 18:46

epluchure a écrit :Dans les articles pré-krack cités plus haut, on dirait que les chiffres et les infos étaient présentés de maniere assez objective. Y avait il a cette epoque des experts ou journalistes qui pratiquaient la desinformation et prétendaient que la flambée des prix seraient inexorables et que l'immo ne pourrait jamais baisser ?
Il faut nuancer : la chambre des notaires n'a admis que fin 1990 un ralentissement de la hausse des prix à Paris, alors que nous savons aujourd'hui que les prix baissaient depuis six mois.

cgaudeul

#18 Message par cgaudeul » 23 nov. 2005, 19:35

MERCI pour tous ces liens

C'est Excellent :D :D
Hallucinant !!!
:shock: :shock:

Tu aurais pu truquer les dates et remplacer les francs par des euros, et on aurait pu croire que ces articles avaient été écris ces dernières semaines !!!
c'est incroyable comme l'histoire semble se répeter, avec les même errements, les même tromperies qui marchent toujours autant :evil:

Invité

Suite de l'aventure

#19 Message par Invité » 24 nov. 2005, 00:09

1993 : l'année joussive.

Remontée des taux, chute des prix, secteur économique en crise, aides de l'Etat... Que du bonheur pour les candidats à l'achat.

03/01/1993 : MARCHÉ MONÉTAIRE ET OBLIGATAIRE - Inquiétante tension
Sur le marché de Paris, l'année 1992 s'est achevée dans une atmosphère fort peu rassurante, du moins en ce qui concerne le loyer de l'argent à court terme, qui a poursuivi son ascension. Jeudi 31 décembre, le " jour le jour " valait environ 11 % contre 10 % huit jours auparavant, et les échéances à un mois, trois mois et six mois valaient un peu plus de 12 %. Certes, la Banque de France a alimenté assez libéralement avec ses pensions à très court terme à 10 %, mais on observe un assèchement des liquidités tout à fait inquiétant, puisqu'il indique vraisemblablement une recrudescence d'emprunts...

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=432534


19/01/1993 : MODE D'EMPLOI LOGEMENT
La loi de 1948 en voie d'extinction Le nombre des logements soumis à cette loi réglementant les loyers fond d'année en année. Honnie des propriétaires, elle a constitué un habitat social " de fait " pour beaucoup de défavorisés

Que reste-t-il de la loi de 1948, ce texte réglementant strictement les loyers, voté au lendemain de la guerre, initialement pour rétablir la rentabilité du parc locatif privé et qui, au fil des ans, a permis le maintien dans leur logement de locataires défavorisés - souvent âgés - acquittant de tout petits loyers... au grand dam de leurs propriétaires ? Nul n'est vraiment capable de répondre précisément à cette question. Le chiffre couramment avancé dans les milieux professionnels est de 400 000 logements environ dans toute la France. Mais il date déjà de 1991.

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=434354


07/02/1993 : ILE-DE-FRANCE - LES BUREAUX S'INSTALLENT A L'EST - La crise de l'immobilier perdure mais certaines communes conservent des atouts
EST-IL bien raisonnable de construire encore des bureaux dans la région parisienne ? Alors que promoteurs et banquiers sont englués dans la crise avec des milliers de mètres carrés qu'ils ne parviennent plus ni à louer ni à vendre, certains poursuivent cette aventure immobilière. C'est le cas de la mairie de Montreuil (Seine-Saint-Denis), qui vient de créer cinq zones d'aménagement concerté (ZAC) sur 55 hectares de terrain. La surface prévue pour les bureaux est d'environ 370 000 mètres carrés.

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=436751


04/03/1993 : En 1992 Le prix moyen des logements anciens a baissé de 11 % à Paris
Le prix du mètre carré a baissé de 11,1 % en 1992 dans le logement ancien à Paris pour retomber, en moyenne, sous la barre des 20 000 francs, selon les dernières statistiques des notaires. Le volume des transactions a régressé dans les mêmes proportions, pour ne s'établir qu'aux deux tiers d'une année " normale ". Si le prix des studios et des deux pièces a reculé moins que la moyenne, les cinq pièces et plus ont perdu un quart de leur valeur.

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=439618


19/03/1993 : 1988 - 1993 / REGARDS SUR LA LEGISLATURE BANQUES ET IMMOBILIER Pour le meilleur et pour le pire
"Les banques ont suivi, voire alimenté l'irrésistible ascension de l'immobilier au cours des " années folles ". Sa déconfiture les fragilise une à une : au fur et à mesure que les provisions augmentent, leur rentabilité chute. Le choc est au moins comparable à celui des dettes impayées des pays en voie de développement au début des années 80. Contrairement à ce que les milieux financiers imaginaient au lendemain du krach boursier d'octobre 1987, la crise n'a pas stoppé la flambée de l'immobilier en France, et plus particulièrement dans la capitale et ses environs.

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=444270


10/04/1993 : Alors que le marché stagne Le Crédit foncier juge incertaine la reprise de l'immobilier
Les experts du Crédit foncier ont établi, jeudi 8 avril, un tableau extrêmement sombre de l'immobilier français en 1992 et se sont montrés sceptiques sur les chances d'une reprise en 1993. "En 1990, la crise est apparue. En 1991, elle s'est généralisée. En 1992, elle s'est aggravée " : le diagnostic annuel des experts du Crédit foncier sur le marché immobilier français est particulièrement mauvais.

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=444270


11/04/1993 : Une solution à la crise de l'immobilier à Paris ? La revanche du baron Haussmann ou la transformation de bureaux en logements
La crise de l'immobilier incite le gouvernement et les professionnels à étudier une solution nouvelle à la situation de pénurie et de surabondance qui caractérise ce marché : la transformation en logements de certains bureaux du centre de Paris, qui datent du baron Haussmann. Une réunion destinée à en débattre a eu lieu à la préfecture de Paris, vendredi 9 avril. A l'ordre du jour : l'examen de dispositions susceptibles de compenser le manque à gagner qui résulterait de telles opérations. Pour l'instant, les professionnels sont plutôt sceptiques.

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=444357


13/04/1993 : MODE D'EMPLOI LOGEMENT Achat : le poids des taux
Par rapport à leurs parents, les acheteurs de logement d'aujourd'hui peuvent s'offrir des surfaces moins importantes et pour des mensualités qui restent lourdes plus longtemps. Démonstration par les chiffres "VOUS venez d'acheter un appartement. Vous avez emprunté à des taux d'intérêt réels atteignant des niveaux jamais observés depuis la deuxième guerre mondiale. Avec les prix de l'immobilier, même légèrement réduits, et une telle cherté du crédit, votre appartement est minuscule...

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=444622


20/06/1993 : HEURES LOCALES - IMMOBILIER - LES PROPRIÉTAIRES DE PARIS - La capitale appartient d'abord à ses habitants. L'Etat, les banques et l'Eglise arrivent derrière
Consternation chez les promoteurs, notaires et marchands de biens. La crise de l'immobilier a provoqué un ralentissement des transactions comme on n'en n'avait pas vu depuis quarante ans. En deux ans, la chute du nombre des affaires est de 70 % pour les bureaux et de 30 % pour les appartements. Bien que les prix n'aient pas subi une érosion comparable, on estime que, par rapport à la flambée du milieu de l'année 1990, ils ont diminué de 15 % à 30 % pour les logements et de 50 % pour les bureaux. Les propriétaires conjurent le ciel de ne pas les mettre dans l'obligation de vendre.

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=452415


06/07/1993 : Le rebond du capitalisme japonais
Alors que s'ouvre la campagne électorale, la reprise nippone paraît encore incertaine Malgré tout, l'archipel devrait démontrer une fois encore sa capacité d'adaptation Rhume bénin ou cancer grave ? De quel maladie souffre, depuis deux ans, l'économie japonaise ? Le diagnostic - et donc la thérapie - oppose à Tokyo deux écoles. La première, menée par le " MOF " et la " BOJ " (le ministère des finances et la Banque du Japon), voit dans la récession actuelle un simple refroidissement résultant du passage de vents mauvais.

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=454221


06/07/1993 : MODE D'EMPLOI LOGEMENT - "Coup de froid" sur les locations à Paris
Dans l'agglomération parisienne, les candidats pour louer un appartement se font moins nombreux, plus exigeants. Mais les prix ne baissent pas LA crise de l'immobilier, qui s'était jusqu'ici limitée aux opérations d'achat et de vente, ferait-elle tache d'huile ? Plusieurs signes concourent à montrer que le secteur locatif commence à être touché à son tour dans la capitale et ses abords immédiats. Cependant, les chiffres publiés par l'Observatoire des loyers de l'agglomération parisienne (OLAP) montrent que l'on n'assiste pas encore à une baisse des loyers.

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=454277


27/08/1993 : Billet Bâtiment : les sept piliers de la relance
Préoccupé par le marasme de l'immobilier, qui dure depuis trois ans maintenant, le gouvernement vient de prendre une nouvelle mesure fiscale pour tenter de réorienter vers le secteur les centaines de milliards de francs qui " dorment " dans les Sicav monétaires et obligataires. Elle s'ajoute à la panoplie mise au point au printemps dernier pour relancer le bâtiment. Ce plan de plus de 6 milliards visait, entre autres, à relancer l'investissement locatif privé et l'accession à la propriété.

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=459005


04/09/1993 : Manifestation de soutien aux mal-logés Un logement parisien sur six est vide une partie de l'année
A l'appel du mouvement Droit au logement et de la Ligue des droits de l'homme, auxquels se sont joints des partis politiques (PC, PS, Verts) et des syndicats (CGT, UNEF et SNES), une manifestation ayant pour thème " la crise du logement en Ile-de-France " était organisée vendredi 3 septembre à Paris. Partant de l'avenue René-Coty, où campent depuis une semaine des familles évacuées de la Maison maternelle (le Monde des 28 et 30 août), les manifestants avaient pour objectif les abords de l'Hôtel de Ville afin de réclamer des mesures de la mairie.

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=459721


02/11/1993 : Immobilier : vider les stocks
La reprise du marché immobilier tant de fois annoncée est loin d'être confirmée. Certes, les mises en chantier progressent grâce au plan de relance gouvernemental. Mais les professionnels ont beau répéter que " c'est le moment d'acheter ", que les taux ne baisseront plus, les acquéreurs ne se précipitent pas, même si les promoteurs agitent le spectre d'une pénurie à venir. On constate pourtant un certain dégonflement des stocks de logements invendus et les prix semblent se stabiliser. En revanche, le marasme persiste dans l'immobilier de bureaux, et pour longtemps : un million de mètres carrés (plus de 7 % des surfaces) restent inoccupés à Paris. Deux crises qui se conjuguent, fragilisant entrepreneurs, promoteurs, banquiers...

http://www.lemonde.fr/web/recherche-bre ... 584,0.html


23/11/1993 : ILE DE FRANCE - La crise de l'immobilier - Les prix des appartements parisiens se stabilisent
La baisse des prix de vente des appartements parisiens s'est stabilisée au premier semestre : la dernière étude menée par l'hebdomadaire spécialisé De particulier à particulier estime en effet leur érosion à 2,8 % en six mois. Les appartements achetés sont un peu plus petits et les vendeurs ont diminué leurs prétentions. Le ralentissement de la baisse des prix des appartements parisiens se confirme : selon la dernière étude du magazine spécialisé De particulier à particulier, portant sur 7 382 offres de ventes dans Paris intra-muros, ils n'ont régressé que de 2,8 % au cours des six premiers...

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=469252


23/11/1993 : OPINIONS - COURRIER DES LECTEURS - Le placement immobilier redevient rentable
Faut-il s'intéresser à nouveau à l'immobilier d'habitation parisien ? L'information qui circule sur le sujet semble empreinte de beaucoup de volontarisme. (...) Le marché immobilier est un marché d'investisseur. Sous l'effet de la crise, celui-ci est devenu, comme le consommateur, très raisonnable et économe. Petits ou grands, sans avoir le même objectif, ils se portent sur cet investissement après mise en concurrence avec d'autres placements. Le prix est un critère de transaction, rien d'autre.

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=469375


03/12/1993 - EPARGNE-PLACEMENTS - Investir pour louer les yeux ouverts Un placement qui redevient possible
"C'EST le moment d'acheter " un logement, martèlent agents immobiliers, promoteurs, ministres... arguant pour étayer leur jugement de la baisse des prix et des taux d'intérêt ainsi que des mesures de relance prises en faveur de l'immobilier ces derniers mois. Sont concernés les Français désirant acquérir un logement pour leur usage personnel, mais aussi ceux qui souhaitent acheter pour louer. En effet, la baisse des prix d'achat dans les zones d'habitation tendues (région parisienne et métropoles) augmente mathématiquement la rentabilité de l'investissement locatif...

http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=471426


07/12/1993 : ILE DE FRANCE - Les prix de l'immobilier - Torpeur parisienne
Le marché immobilier parisien est resté marqué par la torpeur au troisième trimestre 1993, selon l'enquête de la chambre des notaires de Paris. Si les prix des logements anciens n'ont baissé que de 0,5 %, le volume des transactions a rechuté (- 12 % par rapport au troisième trimestre de 1992).

En fait, juillet a été particulièrement mauvais, avec une baisse de l'activité de 40 % par rapport au même mois de l'année précédente, une légère reprise étant observée en août (+ 4,8 %) et confirmée en septembre (0,5 %). La chute des prix des grandes surfaces, plus accentuée que sur les logements de petite dimension, a permis une reprise des ventes de grands appartements. Certains quartiers continuent de baisser (le neuvième, le sixième et le douzième) alors que d'autres sont repartis à la hausse (le cinquième et le dixième).

http://www.lemonde.fr/web/recherche-bre ... 116,0.html

[EDIT : insertion signature]
Modifié en dernier par Invité le 25 janv. 2006, 13:46, modifié 1 fois.

Invité

1994 : la curée

#20 Message par Invité » 24 nov. 2005, 00:20

Suite et fin de l'histoire vue dans Le Monde.

Le marché est en chute libre depuis plus de trois ans, le moindre frémissement est vu comme un signe de reprise. On connaît la suite : les prix à Paris ont continué à baisser jusque vers 1998.

J'attire votre attention sur l'avant-dernier article : en pleine crise, à un moment où l'immobilier avait déjà perdu 20 %, et où tous les petits malins commençaient à compter leurs sous pour faire l'affaire du siècle, la journaliste conseille (enfin) à chacun de faire sérieusement son calcul pour voir s'il est intéressant d'acheter. Et sa réponse est... non.

Un étalage aussi manifeste de bêtise constitue, à mon humble avis, une excellente incitation à essayer de penser par soi-même.

Cordialement à tous,

Deago



04/01/1994 : LES MARCHES FINANCIERS 1993 - LA PLACE DE PARIS - IMMOBILIER - Frémissements
Ce secteur, qui avait connu quasiment la plus forte baisse de tous en 1992, avec un recul de 9 %, termine l'année sur une progression honorable avec un gain de 34,7 %. Les mesures gouvernementales ne sont pas étrangères à ce regain d'intérêt. Les boursiers anticipent, c'est bien connu. Après la grave crise qui a duré jusqu'à la fin de l'année dernière, ils croient, eux aussi, sentir des frémissements.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=308311


02/03/1994 : ILE-DE-FRANCE AU DERNIER TRIMESTRE 1993 - Le marché immobilier parisien a connu un regain d'activité
Le nombre de transactions immobilières à Paris a progressé de 7,2 % et les prix sont restés quasiment stables durant le dernier trimestre de 1993, selon les dernières statistiques des notaires parisiens. Cette reprise a cependant permis de limiter les difficultés d'un marché malmené sur l'ensemble de l'année 1993. L'année 1993 restera, globalement, un cru extrêmement médiocre dans l'histoire de l'immobilier parisien, sans pour autant être aussi cataclysmique que les deux années précédentes.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=315579


09/04/1994 : Selon le Crédit foncier La reprise de l'immobilier s'effectue " à petits pas
L'amélioration constatée dans le secteur du logement provient essentiellement du neuf et du bas de gamme. En revanche, l'immobilier d'entreprise n'est pas encore sorti de la crise. "Le plus dur de la crise est derrière nous. " D'ordinaire, les experts du Crédit Foncier pèsent leurs mots. Ils ne se sont pas départis de leur légendaire prudence en donnant leur analyse, jeudi 7 avril, du marché immobilier français en 1993. Le bilan est contrasté. Néanmoins, ils articulent pour la première fois le mot " reprise ", tout en précisant qu'elle se déroule " à petits pas ".
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=320648


24/05/1994 : MODE D'EMPLOI LOGEMENT - Le neuf se vend mieux à Paris
Les ventes de logements neufs ont augmenté en 1993 après un creux de trois ans Les prix ont baissé et leur éventail se resserre LES ventes de logements neufs à Paris, qui s'étaient effondrées en 1990 et 1991 avant de se stabiliser l'année suivante à 1 075 unités, ont repris en 1993 pour atteindre 1 400 logements. Ce niveau, supérieur à celui de 1986 et 1987, reste pourtant sans comparaison avec les sommets atteints pendant les très riches heures de l'immobilier (3 000 logements en 1989).
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=326380


21/06/1994 : PERSPECTIVES APRÈS TROIS ANS DE CRISE - Immobilier: menaces sur la reprise
La reprise de l'immobilier est-elle fragile? Les professionnels, tout juste sortis de la déprime, ont le moral qui fléchit au vu du tassement perçu en avril et mai QUELLE est la solidité réelle de la reprise de l'immobilier? Plusieurs observateurs signalent quelques signes d'essoufflement après la nette amélioration du début de l'année. Même si, traditionnellement, le printemps est une saison propice au lobbysme prébudgétaire, même si les périodes préélectorales sont peu favorables à l'investissement immobilier, quelques clignotants conduisent à s'interroger sur la vigueur de la demande.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=329808


21/06/1994 : PERSPECTIVES - Après trois ans de crise, que sont les promoteurs devenus?
Après le raz-de-marée qui a emporté l'immobilier,que reste-t-il des promoteurs? Essai de typologie MILLE neuf cent quatre-vingt-onze, la crise de l'immobilier démarre, plongeant dans la tourmente les promoteurs et les banques qui les soutenaient. La promotion immobilière, qui avait connu de très riches heures pendant la décennie 80, sort décimée de ces trois années difficiles (1), au cours desquelles on a vu les opérations de conciliation se multiplier devant les tribunaux de commerce, quelques grands noms déposer leur bilan, des groupes célèbres afficher des pertes abyssales...
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=329810


21.06.94 : PERSPECTIVES Après trois ans de crise Immobilier : menaces sur la reprise - La chute du prix du mètre carré stoppée à Paris
Le prix du mètre carré dans les logements anciens parisiens a stoppé sa chute: au cours des trois premiers mois, il s'inscrit en hausse de 0,1 % à 18 471 francs en moyenne, dans un contexte de reprise du nombre de transactions (+ 22 %). Seuls trois arrondissements parisiens dépassent les 25 000 francs, le plus cher étant le VIIe avec 27 145 francs. A l'autre bout de la fourchette, quatre arrondissements restent inférieurs à 15 000 francs.

http://www.lemonde.fr/web/recherche-bre ... 811,0.html


10/12/1994 : EPARGNE PLACEMENT - Faut-il acheter ou louer ?
Acquérir son logement est-il encore le bon choix ? Oui, mais instables s'abstenir... Faut-il acheter ou louer sa résidence principale ? Il y a quelques années encore la question ne se posait pas, tant la réponse était évidente. Aujourd'hui, en ces temps d'inflation basse, de taux d'intérêt réels durablement élevés, d'incertitudes économiques, le calcul économique vaut d'être refait. D'autant qu'une récente étude de l'INSEE montrait un début de remise en question par les ménages de la nécessité de devenir propriétaires.
http://www.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ac ... -id=349671


15/12/1994 : LOGEMENT - Nouveau fléchissement du marché immobilier parisien
Le prix du mètre carré des appartements parisiens s'est établi à 18 239 francs au troisième trimestre 1994, soit une hausse de 1,92 % en trois mois. Cette reprise ne permet pas de gommer les reculs des autres trimestres : en un an, la baisse est de 1,4 %. En présentant ces résultats, mardi 13 décembre, les notaires parisiens ont manifesté leur préoccupation face à l'évolution des transactions ces dernières semaines : " Depuis l'été en proche couronne et depuis la rentrée à Paris, on assiste à une détérioration sensible de la situation du marché ", ont-ils expliqué. " A Paris, la chute des transactions du quatrième trimestre sur le trimestre précédent pourrait dépasser 10 % en données corrigées des variations saisonnières ", mouvement qui ramènerait à 10 % la croissance du rythme des transactions à Paris en 1994, en chiffres CVS.
http://www.lemonde.fr/web/recherche-bre ... 222,0.html

[EDIT : insertion signature]
Modifié en dernier par Invité le 25 janv. 2006, 13:46, modifié 1 fois.

j__f

Re: 1994 : la curée

#21 Message par j__f » 24 nov. 2005, 11:47

deago a écrit : Le marché est en chute libre depuis plus de trois ans, le moindre frémissement est vu comme un signe de reprise. On connaît la suite : les prix à Paris ont continué à baisser jusque vers 1998.
Merci beaucoup, deago, pour ce travail !

C'est riche d'enseignement pour le futur : il ne faudra pas croire à la reprise sous pretexte qu'on a observé un trimestre de hausse des prix.

Seule la hausse des transaction indiquera que la hausse des prix s'annonce dans un futur proche, mais tant que le nombre des transaction baisse, le stock s'accumule et les prix ne peuvent que baisser.

Il ne faudra pas non plus se dire "ça a baissé de 50% de 91 à 98, là ça a baissé de 50% donc ça ne peut plus baisser", car de 91 à 98 les taux on baissés, rendant l'achat moins cher. Ce ne sera pas le cas en 2006 ni apres, donc là aussi, il faudra réfléchir par soi même.

j__f

phev

#22 Message par phev » 25 nov. 2005, 13:24

Manque un post sur la faillitte de la banque Pallas Stern du à la crise immobilière et le tour est joué, qui peut dénicher cette perle !

Invité

#23 Message par Invité » 25 nov. 2005, 13:56

phev a écrit :Manque un post sur la faillitte de la banque Pallas Stern du à la crise immobilière et le tour est joué, qui peut dénicher cette perle !
Facile, merci Le Monde 8)

http://www.lemonde.fr/web/recherche_res ... annee=1999

Et un résumé fait par une partie civile du procès (donc partisan) :
http://www.sos-action-sante.com/editoria/pallas.htm
La banque Pallas Stern était spécialisée dans les placements à hauts-risques, dans ce que l'on appelle la bulle spéculative de l'immobilier parisien.
En 1993, la banque a présenté de très sérieuses difficultés financières : 736.000.000 F de déficit.
Les comptes de l'exercice de 1994 n'ont jamais été approuvés.
[...]
Le 23 juin 1995, la banque a été reconnue en cessation de paiement.
Le 30 juin 1995, le passif connu était alors de 13,5 milliards de F pour un actif global de 5,7 milliards de Francs

Invité

#24 Message par Invité » 14 déc. 2005, 23:32

J'ai repris la rétrospective et j'en ai fait un fichier pdf. Pas grand chose de neuf sur le contenu, mais le format est plus agréable.

Le fichier est téléchargeable à l'adresse suivante (330 ko) (cliquer sur le bouton orange "download", puis "Download the file now" sur la page suivante) :
http://www.savefile.com/files/2205941

Merci de me signaler les éventuels problèmes, et bonne lecture.

[EDIT 21/01/2006 : le texte est disponible sur deago.free.fr ]
Modifié en dernier par Invité le 25 janv. 2006, 13:47, modifié 2 fois.

amaral

#25 Message par amaral » 14 déc. 2005, 23:46

merci Deago

joli travail

ca merite une file en post-it. non?

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#26 Message par Invité » 16 déc. 2005, 08:36

amaral a écrit :merci Deago

joli travail

ca merite une file en post-it. non?
Merci, Amaral. Je prépare déjà la rétrospective d la crise de 2006 (2007 ?), pour sortir dans 15 ans.

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cyrille
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A classer en revue de presse

#27 Message par cyrille » 10 févr. 2007, 18:41

Bonjour

Je pense que cette file mériterait un classement en post-it et en revue de presse.
"Je ne crois aux statistiques que lorsque je les ai falsifiées moi-même !" (W. Churchill)
Ma situation personnelle (je gagne à attendre) : http://www.bulle-immobiliere.org/forum/ ... highlight=

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#28 Message par GOLD » 10 févr. 2007, 18:57

Invité=Deago, why ?

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#29 Message par slash33 » 10 févr. 2007, 18:59

GOLD a écrit :Invité=Deago, why ?
A sa demande.

Envoyé dans BestOf.

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#30 Message par gnapi (immo-bile) » 31 mai 2007, 09:08

Excellent !!
Cependant point haut = mi 1990.
Baisse déclarée auprès du grand public : 12 mois plus tard
Baisse "intéressante" (-15% et +) indiquée 18 mois plus tard.

Le point haut étant sept. 2006 cette fois (ou pas loin), +18 mois cela fait encore mars 2008.

La différence est peut être sur le décalage résidentiel / bureau ?? et plus surement sur les niveaux d'endettement des ménages. Un crédit sur 20 ans est évoqué en 1992, maintenant on parle plutot de 30 ans. Il y a les prêts relais ...

J'ai l'impression que le résidentiel est plus exposé actuellement et que l'immo bureaux commence à l'être sérieusement, avec un décalage de 6 mois. Les panneaux pour location d'immo bureaux fleurissent dans le 78 / 92 ou d'autres coins que j'ai pu traverser. Cela semble être général.

Merci encore pour cette rétrospective.
Comme si l'argent du banquier avait moins de valeur que le leur

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#31 Message par slash33 » 02 juin 2007, 10:18

immofurax a écrit :Cela a un côté cimetière sous la lune: Deago aurait un site, mais qui semble inacessible, et vit toujours mais sur bourso...Le modo Amaral, perdu dans la mer d'Aral?

Le doc est donc inaccessible, quelqu'un l'ayant archivé peut-il le rendre accessible depuis cette page?
Voir sur cotation-immo.fr

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Re: Krach de 1991 : retour vers le futur

#32 Message par pangloss » 23 avr. 2008, 11:23

On est en 92...
La récession en France commence cette année. Peut-être est-ce déjà commencé. Les grandes ristournes partout vont bientôt fleurir comme en 1993.
Quand à l'immobilier, on admettra plus tard que le point d'inflexion se trouvait il y a un an ou deux déjà.

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Re: Krach de 1991 : retour vers le futur

#33 Message par Zolhander » 08 août 2008, 21:41

pangloss a écrit :On est en 92...
La récession en France commence cette année. Peut-être est-ce déjà commencé. Les grandes ristournes partout vont bientôt fleurir comme en 1993.
Quand à l'immobilier, on admettra plus tard que le point d'inflexion se trouvait il y a un an ou deux déjà.
En regardant les graphes de Friggit, on s'aperçoit que la chute des transactions a débuté au milieu des années 1990. Tout comme elle a débuté mi-2007.

Donc 2008 = 1991.

Et voici ce qui nous attend à la rentrée :
11/09/1991 : Gonflement des stocks, allongement des délais de vente, baisse des prix - La crise de l'immobilier parisien semble s'aggraver.

2009 sera comme 1992 : l'année de la loose.
Et 2010 sera comme 1993 : l'année jouissive : remontée des taux, chute des prix, secteur économique en crise, aides de l'Etat... Que du bonheur pour les candidats à l'achat.

Et l'immobilier continuera son interminable chute, malgré les aides de l'état, pendant encore de nombreuses années après 2010 ...

Décidément, l'histoire se répète.

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Re: Krach de 1991 : retour vers le futur

#34 Message par Renégat » 21 oct. 2009, 14:18

Maintenant, où se situe-t-on?
Tout se déroule-t-il quasiment à l'identique ou bien certaines particularités freinent ou accélèrent le processus?
Modifié en dernier par Renégat le 21 oct. 2009, 14:24, modifié 1 fois.

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Re: Krach de 1991 : retour vers le futur

#35 Message par YoppY » 21 oct. 2009, 14:23

92, l'année de la loose. :)
La remontée des taux est vraisemblablement pour l'année prochaine, donc 2010 sera bien 1993.

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Re: Krach de 1991 : retour vers le futur

#36 Message par fabeestuntriste » 25 oct. 2009, 00:25


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Re: Krach de 1991 : retour vers le futur

#37 Message par cyrille » 22 nov. 2009, 23:48

Je ne sais pas s'il est sur la bulle... Qu'il se présente si c'est le cas ! Son travail est remarquable, c'est pourquoi je me propose de vous en faire profiter :
http://promariage.free.fr/

J'essaierai de dactylographier les reportages ultérieurement. Si quelqu'un veut commencer, qu'il n'hésite pas...

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Renégat
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Re: Krach de 1991 : retour vers le futur

#38 Message par Renégat » 26 mai 2010, 17:34

toujours la même question qui date de quelques mois...alors selon vous...
Maintenant, où se situe-t-on?
Tout se déroule-t-il quasiment à l'identique ou bien certaines particularités freinent ou accélèrent le processus?

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Riq66
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Re: Krach de 1991 : retour vers le futur

#39 Message par Riq66 » 19 janv. 2012, 14:36

Eh bien on a la réponse maintenant.
On a pris deux ans de retard. Ceci dit, on ne peut pas dire que les prix aient monté depuis 2009 dans le coin (Roussillon). C'est même très clairement l'inverse, mais la baisse s'est à ce jour montrée bien faible (elle a même été sûrement négative mi-2011).

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