Consommation de pétrole à travers le monde

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Toine
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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#651 Message par Toine » 04 janv. 2018, 10:22

Gpzzzz a écrit :Le barril de Brent a dépassé les 68$ ce matin, il revient sur ces niveaux de début Décembre 2014 !!
Oui, et toutes les valeurs pétrolières sont bien remontés... Sauf Total Gabon :roll:

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#652 Message par Gpzzzz » 10 janv. 2018, 07:27

69.30$ ce matin.. les 70 vont etre touché dans qques heures !!

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#653 Message par moinsdewatt » 14 janv. 2018, 20:47

50 millions de $ de pétrole léger brûlé en 7 jours en mer :
Chine: le pétrolier iranien en flammes a coulé

Par Le Figaro.fr avec AFP le 14/01/2018

Le pétrolier iranien qui était en feu depuis sa collision il y a huit jours avec un navire chinois au large de la Chine a été totalement dévoré par les flammes aujourd'hui avant de sombrer, d'après les médias chinois. Un responsable iranien a déclaré qu'il n'y avait plus d'espoir de retrouver de survivants parmi les 32 membres d'équipage -- 30 Iraniens et deux Bangladais.Trois corps ont été retrouvés jusqu'à présent.

Le tanker Sanchi, qui transportait 136.000 tonnes d'hydrocarbures légers (condensats), avait pris feu suite à sa collision le 6 janvier avec un navire de fret chinois. Les autorités chinoises minimisaient cependant les risques de catastrophe environnementale majeure après cet accident qui s'est produit à environ 300 kilomètres à l'est de la ville chinoise de Shanghai.

A la mi-journée aujourd'hui, le navire "s'est subitement embrasé" et la totalité du bâtiment s'est retrouvé la proie des flammes, avec un panache de fumée s'élevant jusqu'à 1.000 mètres dans les airs, a expliqué le ministère chinois du Transport. Le ministère a publié des photographies dramatiques montrant le pétrolier entièrement masqué par des volutes d'épaisse fumée noire.

Le navire a ensuite fait naufrage. "D'après les dernières nouvelles de l'Administration publique océanique, le Sanchi a coulé entièrement", selon l'agence officielle Chine Nouvelle. Le porte-parole de l'équipe de secours mise en place par l'Iran a déclaré à la télévision d'Etat iranienne qu'il n'y avait plus d'espoir de retrouver des survivants.

Marée noire ou pas ?

"Les membres d'équipage du navire ont été tués au cours de la première heure après l'accident à cause de la puissance de l'explosion et des émanations de gaz", a dit Mohammad Rastad. "Malgré nos efforts pour éteindre le pétrolier et transférer les corps et la présence des équipes de secours, cela n'a pas été possible à cause des explosions répétées et les émanations de gaz", a-t-il poursuivi. "Il n'y a aucun espoir de retrouver des survivants".

Les secouristes chinois ont retrouvé samedi "la boîte noire" du pétrolier, qui se rendait en Corée du Sud. Un journaliste de la télévision chinoise d'Etat CCTV, présent à bord d'un avion de l'Administration publique océanique, a expliqué qu'il avait vu les débris du Sanchi et du pétrole en feu, ainsi que des hydrocarbures répandus sur une zone de 10 kilomètres carrés. "La marée noire est très grave", a déclaré le journaliste cité par CCTV.

"L'impact pour l'homme devrait être minime"

Mais la télévision a également cité un ingénieur de l'Administration océanique, Zhang Yong, qui minimise les craintes quant aux risques écologiques. "Il s'agit de brut léger, et ce type de marée noire a des conséquences bien moindres, comparé aux autres marées noires, car ce genre de pétrole est spécialement volatil. La majeure partie est partie dans l'atmosphère, alors il y a moins de conséquences pour l'océan", a déclaré M. Zhang. "Nous sommes en pleine mer, très loin d'endroits habités, alors l'impact pour l'homme devrait être minime".

Les efforts des secours s'étaient révélés particulièrement difficiles à cause des températures élevées (89 degrés Celsius) à bord du navire iranien, selon He Wanb, spécialiste de la société pétrolière chinoise Huade Petrochemical, cité par CCTV.
http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/ ... -coule.php

Le photos du ''bouquet final'' !

Image

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http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/ ... -coule.php

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#654 Message par moinsdewatt » 02 févr. 2018, 23:04

Les États-Unis produisent plus de 10 millions de barils par jour de pétrole brut

AFP le 01 févr. 2018

Les États-Unis ont pour la première fois depuis 1970 dépassé en novembre le cap symbolique des 10 millions de barils de pétrole extraits chaque jour, selon l'Agence américaine d'information sur l'Energie (EIA).

La production de brut a atteint en moyenne 10,038 millions de barils par jour (Mb/j) ce mois, 4% de plus qu'en octobre, d'après des chiffres publiés mercredi soir. C'est tout juste sous le pic de novembre 1970 (10,44 Mb/j), avant que la production américaine ne se replie progressivement pour descendre sous les 4 Mb/j en 2008.

Les États-Unis rivalisent désormais avec la Russie, qui selon l'EIA a produit 10,55 mbj en 2016, et l'Arabie saoudite qui la même année a extrait en moyenne 10,46 Mb/j. Depuis, ces deux pays se sont engagés à limiter leur production dans le but de restreindre l'offre sur le marché mondial et ainsi tenter de redresser les prix.

Cet objectif a été atteint: les cours des barils de pétrole cotés à New York et à Londres ont grimpé la semaine dernière à leur plus haut niveau depuis 2014. Les producteurs américains, qui depuis dix ans utilisent les nouvelles techniques de fracturation hydraulique et de forage horizontal pour exploiter de nouveaux bassins de schiste, en ont largement profité pour accélérer leur activité.

Le pétrole de schiste représente désormais 51% de la production américaine, contre seulement 7% en 2008.
https://www.connaissancedesenergies.org ... our-180201

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#655 Message par moinsdewatt » 09 févr. 2018, 23:18

La Chine lancera le 26 mars un contrat à terme sur le brut

PEKIN, 9 février (Reuters)
par Xiaochong Zhang et Tom Daly

La Chine compte lancer le 26 mars son contrat de futures sur le pétrole brut, ont déclaré vendredi deux sources au fait du dossier.

Information qui a été par la suite confirmée par l'autorité de tutelle boursière chinoise, la China Securities Regulatory Commission (CSRC).

Le contrat sera traité sur le Shanghai International Energy Exchange (INE), contrôlé par Shanghai Futures Exchange (ShFE).

L'Asie est devenue le premier consommateur mondial de pétrole et Pékin espère que ce nouvel instrument financier reflète mieux les conditions de marché locales.

La plupart des transactions prennent pour base les étalons que sont les contrats sur le West Texas Intermediate (WTI) et sur le Brent de Mer du Nord et se font essentiellement sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), propriété de CME Group et d'Intercontinental Exchange .

La création de ce contrat en yuan, ouvert aussi bien aux investisseurs étrangers que chinois, aurait dû prendre place il y a six ans de cela mais a elle pris du retard en raison de turbulences sur les marchés.

En outre, les investisseurs internationaux craignaient de ne pouvoir changer les yuans compte tenu des initiatives de Pékin pour freiner les sorties de capitaux et de la manière dont l'Etat chinois peut intervenir directement sur le marché des matières premières.
https://investir.lesechos.fr/actions/ac ... 740789.php

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#656 Message par moinsdewatt » 12 févr. 2018, 18:54

Le marché pétrolier ne sera équilibré que vers la fin 2018 selon l'Opep

Londres Reuters le 12/02/2018

L'Opep a relevé lundi sa prévision de croissance de la demande mondiale de pétrole en 2018 en raison de la bonne conjoncture économique à travers le monde, ce qui devrait favoriser les efforts de rééquilibrage du marché entrepris par le cartel via la réduction de son offre.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole s'attend toutefois à ce que le marché ne revienne à l'équilibre que vers la fin de l'année, le redressement des cours incitant d'autres producteurs, en particulier aux Etats-Unis, à augmenter leurs pompages.

Dans son rapport mensuel, l'Opep écrit que la demande mondiale de pétrole va augmenter de 1,59 million de barils par jour (bpj) cette année, soit 60.000 bpj de plus que sa précédente prévision.

"Récemment, le développement sain et constant de l'activité économique dans de grands centres de demande mondiale de pétrole a été le principal moteur de la solide croissance de la demande de pétrole", écrit l'Opep.

"Ce lien étroit entre croissance économique et demande de pétrole devrait se maintenir, au moins à court terme."

Les cours du pétrole ont peu réagi à la publication de ce rapport. Le Brent se traitait au-dessus de 63,50 dollars le baril vers 13h10 GMT. Il a dépassé les 70 dollars en janvier pour la première fois depuis fin 2014.

Cette accélération attendue de la croissance de la demande devrait être en partie contrebalancée par une augmentation de 1,4 million de bpj de l'offre des pays extérieurs à l'Opep cette année, pense le cartel. Cela représente 250.000 bpj de plus que la précédente estimation et c'est la troisième fois depuis novembre que l'Opep relève cette prévision, initialement de 870.000 bpj.

"Le redressement constant des cours du pétrole depuis l'été 2017 et l'intérêt renouvelé pour des opportunités de croissance ont conduit les grands groupes pétroliers à se remettre à niveau en termes d'activités d'exploration cette année, dans le pétrole de schiste comme dans l'offshore", indique l'Opep, faisant référence au secteur pétrolier américain.

"Le marché ne retrouvera sans doute l'équilibre que vers la fin de l'année", ajoute-t-elle.

L'Opep avançait déjà ce calendrier dans ses précédentes projections.

Avec d'autres producteurs, dont la Russie, les membres de l'Opep ont réduit leur production depuis début 2017 afin de ramener les stocks dans les économies développées au niveau de leur moyenne sur cinq ans. Ce pacte a été prolongé jusque fin 2018.

Signe que cet effort semble porter ses fruits, l'Opep écrit que ces stocks se sont contractés de 22,9 millions de barils en décembre, à 2,888 milliards de barils, ce qui reste supérieur de 109 millions à la moyenne sur cinq ans.

La production de l'Opep a diminué en janvier de 8.000 bpj à 32,302 millions de bpj, est-il écrit dans son rapport mensuel. Ses membres ont ainsi respecté à 137% leurs objectifs de production, a calculé Reuters, contre 129% en décembre.

Ce rapport fournit des données contradictoires au sujet du Venezuela, dont la production chute en raison de la crise économique dans ce pays.

Le Venezuela a déclaré à l'Opep que sa production était remontée en janvier à 1,769 million de bpj mais des données utilisées par le cartel, provenant de sources indirectes, font état d'un nouveau recul à 1,60 million de bpj.
http://www.boursorama.com/actualites/le ... f88bd2a552

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#657 Message par moinsdewatt » 14 févr. 2018, 20:48

Le pétrole américain s'exporte jusqu'en Chine

Par Claire Fages 14 février 2018

Après l'OPEP, c'est au tout de l'Agence internationale de l'Energie de revoir à la hausse la production de pétrole des Etats-Unis. Une production de brut américain qui concurrence aujourd'hui le pétrole de l'OPEP dans son bastion, la Chine.

Du pétrole de schiste américain exporté vers la Chine ! Ce qui n'était qu'une fiction il y a à peine trois ans est en train de se réaliser. Au mois de janvier observe Reuters, les États-Unis ont expédié vers les côtes chinoises 400 000 barils par jour. Valeur : 1 milliard de dollars, de quoi atténuer le déséquilibre de la balance commerciale avec la Chine !

Certes cela ne représente qu'une part marginale, 4% des importations chinoises de pétrole. L'Empire du Milieu se fournit encore majoritairement auprès des pays de l'OPEP et de la Russie. Mais ces derniers ont tout de même des soucis à se faire.

Réactivité du pétrole de schiste américain

Le bond de la production américaine est en effet spectaculaire : +1,3 million de barils par jour en un an, selon l'AIE. L'Agence prédit que les États-Unis vont très rapidement doubler l'Arabie saoudite et en fin d'année la Russie, le premier producteur mondial - même si l’on exclut de leur production les condensats (LGN). Les forages ont repris depuis la remontée des cours mondiaux, que le sacrifice des pays concurrents de l'OPEP a permis.

La force de la production de pétrole de schiste américaine, par rapport aux gisements conventionnels, c'est la réactivité de la fracturation hydraulique : les compagnies indépendantes américaines peuvent très rapidement remettre en production des puits de pétrole incomplètement forés. Il y a en aurait 7500 de ce type aux États-Unis. Depuis le précédent boum du pétrole de schiste, les coûts de production ont en outre fortement diminué.

Décote du WTI sur le marché mondial

Le prix du pétrole américain est de ce fait imbattable. La lourdeur des stocks aux États-Unis maintient le prix du brut léger américain, le « West Texas Intermediate » coté à New York, 3 à 4 dollars sous le prix de référence mondial, celui du pétrole de la mer du Nord, le « Brent » coté à Londres. Le brut léger américain est même moins cher que le « Dubaï », le pétrole lourd du Moyen-Orient. Les cargaisons américaines se vendent comme des petits pains, au comptant, et non pas comme leurs concurrentes du Moyen-Orient sur des contrats à long terme.

Destination la Chine donc, mais surtout le Japon et la Corée du Sud. Même les Emirats Arabes Unis ont importé des condensats des États-Unis, une révolution ! Ce qui limite aujourd'hui les volumes américains, ce sont les capacités portuaires insuffisantes, mais en Louisiane l'opérateur LOOP se prépare à pouvoir charger des supertankers.
http://www.rfi.fr/emission/20180214-le- ... usqu-chine

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#658 Message par moinsdewatt » 17 févr. 2018, 12:39

La Chine, premier importateur mondial de pétrole brut en 2017

parue le 16 février 2018

En 2017, les États-Unis ont pour la première fois (en moyenne annuelle) importé moins de pétrole brut que la Chine, dont les importations ont plus que doublé au cours de la dernière décennie.

Près de 8,4 millions de barils par jour de pétrole brut importé

En 2017, les États-Unis ont importé près de 7,9 millions de barils de pétrole brut par jour (Mb/j), contre 8,4 Mb/j pour la Chine, qui devient ainsi le premier importateur mondial de brut pour la première fois en moyenne annuelle (les importations mensuelles chinoises avaient auparavant déjà dépassé celles des États-Unis à plusieurs reprises).

Les importations chinoises ont entre autres fortement augmenté pour satisfaire les besoins des raffineurs de l'empire du Milieu dont les quotas d’importation ont été révisés à la hausse, alors que la production domestique de pétrole brut a décliné dans le même temps, indique l’EIA américaine.

La Russie et l’Arabie saoudite ont été les principaux fournisseurs de pétrole brut de la Chine en 2017, lui procurant respectivement 1,2 Mb/j et 1 Mb/j. Précisons que les pays de l’OPEP ont compté pour 56% des importations chinoises l’an dernier selon l'EIA.

Image
En 2017, les importations américaines de pétrole brut étaient inférieures de près de 6% à celles de la Chine. (©Connaissance des Énergies, d’après EIA)

Des importations encore amenées à augmenter dans les deux prochaines années

Si elle a dépassé les importations américaines de pétrole brut en 2017, la Chine a été, dès 2013, présentée comme le principal importateur net de « pétrole » dans de nombreux articles. Le terme « pétrole » désignait alors un ensemble plus global, à savoir « les produits pétroliers et autres hydrocarbures liquides », rappelle l’EIA.

Selon les estimations de l’EIA, la production chinoise d’hydrocarbures liquides, qui s’est élevée à 4,8 Mb/j en 2017, devrait encore baisser en 2018 et 2019, renforçant ainsi la dépendance de l’empire du Milieu aux importations.
https://www.connaissancedesenergies.org ... 017-180216

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#659 Message par moinsdewatt » 27 mars 2018, 21:48

La Chine lance son premier contrat à terme sur le pétrole à Shanghai

Par Claire Fages RFI 27 mars 2018

La Chine est devenue le premier importateur de pétrole au monde l’an dernier, devant les États-Unis. Alors elle s’offre un contrat à terme sur les prix du brut à la Bourse du Shanghai. C’est la première cotation du pétrole en yuan, la monnaie chinoise. Pas évident que ce marché financier prenne de l’ampleur, mais le lancement est plutôt réussi

Pour son premier jour de cotation à Shanghai le pétrole a connu une activité très dynamique. Pas moins de 20 millions de barils « papiers » échangés, c’est ainsi qu’on appelle les contrats financiers qui permettent de spéculer sur les prix du brut, mais avant tout de compenser les risques liés au commerce des « vrais » barils.

Aux petites heures asiatiques, le volume d’échange à Shanghai a dépassé celui de Londres, la Bourse de référence mondiale pour le pétrole.

Glencore, Trafigura, Shell : des risques limités

Les plus gros opérateurs pétroliers occidentaux ont répondu présents à Shanghai. Glencore, Trafigura et Mercuria, les plus grands traders de pétrole, ont joué le jeu, en effectuant des transactions sur ce marché de matières premières chinois, le premier ouvert aux entreprises étrangères n’ayant pas forcément de base en Chine. Du côté des majors, Shell, la compagnie néerlandaise, a selon Reuters conclu un accord avec son client chinois Sinopec, en acceptant d’être payée en barils « papiers ».

« Pour ces grandes sociétés occidentales, le risque est assez limité, estime Philippe Sébille-Lopez, du cabinet Geopolia. Elles fournissent déjà abondamment la Chine en brut. En intervenant sur le nouveau marché financier de Shanghai, elles jouent sur les deux tableaux, le commerce physique avec la Chine, et la spéculation - même si c’est en yuan ». Elles peuvent s’arbitrer en parallèle sur d’autres places en dollars, Londres, New York, Singapour ou Dubaï.

La Chine a en outre bien encadré son contrat pour tordre le cou à la réputation d’instabilité de ses Bourses locales de matières premières. La limite des fluctuations quotidiennes sera de 4 % maximum.

La Chine économise ses dollars


Le succès de ce nouveau marché de Shanghai se mesurera néanmoins à long terme. Il faudra des mois pour savoir s’il draine vraiment les investisseurs, mais même s’il reste modeste il pourrait apporter un peu de transparence au marché pétrolier chinois.

Il permettra surtout à la Chine d’économiser des dollars sur ses dépenses de pétrole. Sept millions de barils importés par jour, payables en billets verts, on approche quotidiennement du demi-milliard de dollars. Des contrats pétroliers en yuan sont donc les bienvenus pour la Chine !
http://www.rfi.fr/emission/20180327-chi ... e-shanghai

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#660 Message par moinsdewatt » 13 avr. 2018, 21:10

La géopolitique domine les marchés pétroliers

Par Claire Fages RFI 13 avril 2018


Les prix du pétrole évoluent au gré des tensions géopolitiques au Moyen-Orient depuis quelques jours. En milieu de semaine, le cours du baril a dépassé 73 dollars à Londres, un niveau qu'il n'avait pas atteint depuis quatre ans.

La fièvre est légèrement retombée jeudi. Mais ce sont bien les risques géopolitiques qui mènent désormais les marchés pétroliers. Après l’interception d’un missile houthi par l’Arabie saoudite, les menaces américaines de bombarder le régime syrien ont fait bondir les prix du brut.

À Londres, on a dépassé les 73 dollars mercredi, alors que le jour même on annonçait des stocks américains en hausse. C’est une surprise qui ordinairement aurait dû faire plonger les cours.

Tension accrue au Moyen-Orient, risques de sanctions contre l’Iran

L’offre de pétrole sera-t-elle perturbée ? C’est ce qui préoccupe le plus les marchés actuellement. Le Moyen-Orient est la première région mondiale de production. Syrie, conflit entre le Yémen et l’Arabie saoudite, risquent de nouvelles sanctions américaines contre l’Iran le 12 mai prochain…

Toutes ces craintes prennent d’autant mieux le dessus qu’on assiste à un vrai recul de l’offre pétrolière de l’OPEP. D’une part l’autodiscipline à restreindre la production fonctionne depuis un peu plus d’un an, de concert avec la Russie. D’autre part, à l’intérieur du cartel, le Nigeria, la Libye, le Venezuela et même l’Angola sont à la peine pour atteindre leur quota.

Stocks mondiaux réduits de 90 % en un peu plus d’un an

Pendant ce temps la demande de pétrole continue à progresser inlassablement. D’où la résorption des stocks de brut, ils auraient fondu de 90 % au niveau mondial depuis le début de l’année dernière.

De l’Agence internationale de l’énergie à l’Institut français du pétrole et aux analystes financiers, on s’accorde là-dessus : le marché pétrolier est quasiment à l’équilibre. À part aux États-Unis, il n’y a plus beaucoup de réserves dans les pays consommateurs.


Avec l’aggravation des tensions géopolitiques, on a les conditions parfaites pour une tempête des prix, résume S&P Global Platts. Depuis le début de l’année, les cours du brut ont déjà grimpé de 7 % à Londres, de 10 % à New York.
http://www.rfi.fr/emission/20180413-geo ... petroliers

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#661 Message par Toine » 26 avr. 2018, 10:23

https://www.boursier.com/actions/actual ... 63585.html
(Boursier.com) — Total dévoile des résultats trimestriels en progression dans le sillage des cours du brut et de la hausse de la production. Sur les trois premiers mois de l'année, la major voit son résultat opérationnel net ajusté des secteurs augmenter de 22% à 3,385 milliards de dollars pour un chiffre d'affaires de 49,6 Mds$ . Le résultat net ajusté part du Groupe progresse de 13% à 2,884 Mds$ contre 2,86 Mds$ de consensus. La production d'hydrocarbures a été de 2,703 millions de barils équivalent pétrole par jour (kbep/j) au premier trimestre 2018, en hausse de plus de 5% sur un an.

Le cash-flow après investissements organiques a atteint 2,8 Mds$, en hausse de plus de 50% sur un an, grâce aux bonnes performances opérationnelles et au maintien de la discipline sur les dépenses. La rentabilité des capitaux propres est de 10%.

L'objectif de production 2018 rehaussé

L'objectif de coût de production est maintenu à 5,5 $/bep en 2018. Le programme d'économie se poursuit, visant plus de 4 milliards de dollars en 2018. Le point mort organique du Groupe continue à diminuer, avec pour cible 25 $/b cette année. Le Groupe continue à investir dans des projets rentables et tire ainsi parti d'un environnement favorable de coûts. Il confirme que les investissements (organiques et acquisitions nettes de cessions) s'établiront entre 15 et 17 Mds$ en 2018. La croissance de la production devrait en revanche dépasser l'objectif de 6% en 2018, grâce au démarrage et à la montée en puissance des nouveaux projets, ainsi qu'à l'intégration des actifs récemment acquis, confortant l'objectif de croissance de 5% par an en moyenne entre 2016 et 2022.

Les actionnaires choyés

Conformément aux annonces sur la politique de retour aux actionnaires, le Groupe rachètera les actions nouvellement émises pour paiement du dividende afin d'éliminer toute dilution. De plus, il continuera de racheter des actions pour un montant allant jusqu'à 5 milliards de dollars sur la période 2018-2020, afin de faire bénéficier les actionnaires des cash flows excédentaires. Le dividende sera augmenté de 10% sur les trois prochaines années, visant 2,72 euros par action pour l'exercice 2020. A ce titre, le premier acompte sur dividende au titre de l'exercice 2018 est fixé à 0,64 euro par action. Cet acompte est en hausse de 3,2% par rapport aux trois acomptes et au solde proposés au titre de l'exercice 2017. Il sera détaché le 25 septembre 2018.
AMF : Actionnaire de la société

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#662 Message par moinsdewatt » 14 mai 2018, 18:13

Le marché pétrolier peut s'adapter aux nouvelles sanctions contre Téhéran

Par Claire Fages RFI 14 mai 2018

Les nouvelles sanctions américaines contre Téhéran ne vont pas bouleverser le marché pétrolier, il est aujourd'hui en mesure de s'adapter, estiment les experts. Un signe, les cours du brut étaient en repli vendredi.

Les cours du pétrole ont parlé : après avoir frôlé les 80 dollars jeudi dernier, suite à l'annonce des sanctions américaines contre Téhéran, le prix du baril de Brent s'est replié vendredi à un peu plus de 77 dollars. Une accalmie en phase avec l'appréciation des experts selon lesquels les sanctions contre l'Iran ne devraient pas perturber outre mesure le marché pétrolier mondial.

Impact limité sur le marché pétrolier mondial

L'Iran est pourtant redevenu un exportateur majeur de pétrole. Le numéro trois de l'OPEP a doublé ses ventes à l'étranger depuis la levée des précédentes sanctions, il y a près de deux ans et demi. L'Iran exporte un million de barils supplémentaires par jour (à 2,5 millions de barils par jour).

L’Europe n’est pas actrice des sanctions

Pourtant les nouvelles sanctions américaines devraient davantage ébranler le régime de Téhéran que ses exportations pétrolières. Tout d'abord l'Europe n'est pas associée aux sanctions. A moins qu'elle le décide plus tard, pour pousser l'Iran à réviser son programme balistique et sa politique au Moyen-Orient, l'Union européenne, 20% des importations de pétrole iranien, peut continuer à en acheter si elle le fait en euro, et en passant par des intermédiaires qui n'ont pas d'intérêts majeurs aux Etats-Unis.

L’Asie entre exemptions et stratégies de contournement

Les clients asiatiques, plus de 70% des débouchés, devraient de leur côté pouvoir négocier de larges exemptions de Washington, s'ils montrent leur bonne volonté en diminuant un peu les achats à l'Iran, ce qu'ils ont déjà commencé à faire. Les Américains n'ont aucun intérêt à tourmenter le Japon et la Corée du Sud, leurs grands alliés, ni à titiller l'allié instable qu'est la Turquie. Ils ne pourront rien imposer à la Chine, estime Philippe Sébille-Lopez de Geopolia. Pékin se fera un plaisir d'éviter le dollar et d'utiliser le yuan, monnaie de son nouveau contrat à terme de Shanghai. Quant à l'Inde, rappelle Pierre Terzian de Pétrostratégie, elle a rodé lors des précédentes sanctions un système de troc et de paiement en roupies, sa monnaie locale, avec l'Iran.

500 000 barils par jour de pétrole fourni par Riyad ?

L'impact concret des sanctions américaines sur le marché pétrolier mondial pourrait donc être mineur. Une diminution des exportations iraniennes de 500 000 barils par jour, peut-être, estime Vera Deladoucette, une analyste d'IHS Markit, soit 0,5% des besoins mondiaux. Or l'Arabie Saoudite s'est déjà dite prête à fournir les barils manquants. C'est finalement la grande gagnante des nouvelles sanctions américaines contre l'Iran !
http://www.rfi.fr/emission/20180514-le- ... re-teheran

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#663 Message par Gpzzzz » 17 mai 2018, 12:55

Ca y est les 80$ sur le Brent sont touchés ce midi !!
Et surtout avec un Euro qui continue de chuter également, on est passé sous les 1.18€ pour 1$ !
Ca va faire mal a la pompe :roll:

DIGOU
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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#664 Message par DIGOU » 17 mai 2018, 20:18

1.42 le gasoil tout à l'heure.
J'ai fais mon plein....100 Euros....Seuil psychologique atteint.

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m.enfin
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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#665 Message par m.enfin » 17 mai 2018, 20:38

Roule en smart, le plein pour environs 30 euros :arrow:
St Ex, Le petit prince a écrit :Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis.

DIGOU
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#666 Message par DIGOU » 17 mai 2018, 20:55

Bon ceci dit, je fais 1400 Km avec le plein.

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Toine
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#667 Message par Toine » 17 mai 2018, 21:16

Titre : Le PDG de Total ne serait pas surpris de voir un baril de pétrole à 100 dollars « dans les prochains mois »
https://www.connaissancedesenergies.org ... ois-180517
Date : 17 mai 2018 à 16h13
Le PDG de Total, Patrick Pouyanné, ne serait pas surpris de voir un baril de pétrole à 100 dollars "dans les prochains" mois, a-t-il indiqué lors d'un entretien organisé à Washington par le CSIS (Centre pour les études stratégiques et internationales).

Il a fait ces déclarations alors que le baril de pétrole Brent a dépassé jeudi vers 09H50 GMT le seuil des 80 dollars, une première depuis fin novembre 2014, dans un marché tendu du fait des incertitudes autour de la production de l'Iran et du Venezuela.

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#668 Message par moinsdewatt » 05 juin 2018, 19:30

2018: nouveau choc pétrolier?

Par Claire Fages RFI 05 juin 2018

En Jordanie, le Premier ministre vient de démissionner ce lundi, après cinq jours de manifestations contre l'inflation et particulièrement l'augmentation des prix des carburants. Pour la même raison, les routiers du Brésil ont fait grève pendant dix jours. L'envolée des cours du pétrole commence à faire mal aux économies.



Si ce n'est pas un nouveau choc pétrolier, cela y ressemble. A moins de 80 dollars, le prix du baril n'est pourtant pas comparable à celui de 2008. Mais sa progression est fulgurante : +60% en un an. Et cela déstabilise des économies nationales et des industries entières.

Jordanie : cinquième hausse des prix

Symptômes les plus récents et les plus spectaculaires : la chute du Premier ministre jordanien Hani Mulki, avec parmi les raisons de la colère des manifestants, la hausse des prix du carburant, la cinquième en un an.

Même motif de mécontentement pour les routiers au Brésil, ils ont stoppé net l'économie du pays, ses exportations de soja, de café et de viande. Les pertes se monteraient à près de 20 milliards de dollars.

-0.2% de croissance en Inde

Mais ces deux pays ne sont pas seuls à souffrir de la hausse des prix du brut. En Inde, la société civile exige le plafonnement des prix de l'essence, au plus haut niveau depuis 4 ans, alors même que le gouvernement de New Delhi doit déjà payer des subventions record, elles atteindront peut-être 8 milliards de dollars d'ici mars 2019. La hausse des cours du pétrole pourrait, selon Moody's, amputer de 0,2% la croissance du géant asiatique.

L'Egypte, elle, hésite à tailler de nouveau dans les subventions comme demandé par le FMI mais elles lui coûtent de plus en plus cher, 6 milliards de dollars.

Les Etats-Unis affectés eux aussi

Même les Etats-Unis, producteurs de pétrole, souffrent de cette hausse des cours, parce qu'ils doivent toujours importer le pétrole lourd qu'ils n'ont pas. Et si les compagnies pétrolières américaines se frottent les mains, ce n'est pas le cas du consommateur américain dont le gallon d'essence augmente. Ni de l'industrie pétrochimique ni de l'industrie automobile américaine dont les gros SUV ne vont plus se vendre…

Vers une hausse des billets d’avion

Au niveau mondial, le secteur aérien tire déjà la sonnette d'alarme. Les profits des compagnies plafonnent, avertit IATA. Même si certaines couvrent leurs achats de kérosène à long terme, il faut bien qu'elles intègrent in fine les hausses. Diminution des capacités, changement de modèles d'avions et gonflement des tarifs passagers sont au programme.
http://www.rfi.fr/emission/20180605-201 ... -petrolier

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#669 Message par stchong » 06 juin 2018, 22:54

Toine a écrit :Titre : Le PDG de Total ne serait pas surpris de voir un baril de pétrole à 100 dollars « dans les prochains mois »
https://www.connaissancedesenergies.org ... ois-180517
Date : 17 mai 2018 à 16h13
Le PDG de Total, Patrick Pouyanné, ne serait pas surpris de voir un baril de pétrole à 100 dollars "dans les prochains" mois, a-t-il indiqué lors d'un entretien organisé à Washington par le CSIS (Centre pour les études stratégiques et internationales).

Il a fait ces déclarations alors que le baril de pétrole Brent a dépassé jeudi vers 09H50 GMT le seuil des 80 dollars, une première depuis fin novembre 2014, dans un marché tendu du fait des incertitudes autour de la production de l'Iran et du Venezuela.
Y'a quelques années des journalistes nous prédisez que le baril ne descendrait pas au dessous de 100 dollars.
On a vu le résultat.
De haut le monarque Macron vous nargue. La rue s'anime. (04/05/20107)

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#670 Message par moinsdewatt » 09 juin 2018, 16:11

La Chine à importé un volume record de 9.6 millions de barils de pétrole en Avril 2018. Retombé à 9.2 millions de barils en Mai
China’s Crude Oil Imports In May Ease From All-Time High

By Tsvetana Paraskova - Jun 08, 2018,

China’s crude oil imports dropped in May from the record-high in April, as some major refineries started planned maintenance and as China ordered some independent refiners to reduce operating rates this month ahead of a regional summit in the port city Qingdao in the eastern Shandong province.

China’s crude oil imports averaged 9.2 million bpd in May, according to Reuters calculations on data released by China’s General Administration of Customs on Friday.

The import volume last month was off the all-time high of 9.6 million bpd set in April, when independent refiners—the so-called teapots—shipped backlogged cargoes and bought more oil on the back of steady refining margins.

The Chinese imports in May 2018 grew by nearly 5 percent from the same month last year, when China had imported 8.76 million bpd.

But exports were off the record highs in April, because the refineries Sinopec Shanghai Petrochemical, Sinopec Yangzi, and PetroChina’s Dalian and Jilin were slated to undergo regular major maintenance between April and May.

Another reason for the lower Chinese imports in May was Beijing’s orders to several independent refiners in the Shandong province to process crude oil at reduced rates in June. Shandong’s port city Qingdao is hosting this month a summit of the Shanghai Cooperation Organisation (SCO).
...........
https://oilprice.com/Latest-Energy-News ... -High.html

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#671 Message par moinsdewatt » 10 juin 2018, 12:09

L'Irak lance son premier tanker pétrolier depuis près de 30 ans

Bagdad 10 juin 2018

Le premier tanker battant pavillon irakien a quitté pour la première fois en près de trois décennies le terminal de Bassora, dans le sud du pays, avec un chargement de 2 millions de barils de brut, a annoncé samedi le ministère du Pétrole.

"Le Baghdad a quitté Bassora vendredi soir en direction des États-Unis. C'est la première fois depuis 1991 que l'Irak fait circuler ses propres tankers", a affirmé le porte-parole du ministère Assem Jihad.

Dans un premier temps, l'Irak vient d'acquérir en leasing quatre tankers et devrait par la suite en acquérir trois autres.

L'Irak, second producteur de l'Opep après l'Arabie saoudite, possédait dans les années 1980, 24 tankers, mais un grand nombre a été détruit ou rendu hors d'usage par une succession de conflits dont la guerre avec l'Iran (1980-1988) et l'invasion du Koweït par Saddam Hussein en 1990.

L'Irak a exporté en mai 3,49 millions de baril/jour, selon le ministère.
https://www.romandie.com/news/L-Irak-la ... 926059.rom

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#672 Message par m.enfin » 12 juin 2018, 14:28

Anatomie du pic pétrolier en deux tableaux
Selon Colin J. Campbell, l’un des géologues pétroliers qui a popularisé le concept de pic pétrolier, la production mondiale de pétrole et de gaz naturel devrait plafonner vers 2020, puis diminuer d’environ 45 % d’ici 2050. De plus, la production conventionnelle devrait continuer à dominer en ce qui concerne l’énergie nette livrée par l’industrie, parce que le bilan du pétrole extralourd, polaire off-shore est miné par le faible taux de retour de son exploitation. Deux tableaux synthétiques décrivent ces tendances.
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St Ex, Le petit prince a écrit :Les hommes n'ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands. Mais comme il n'existe point de marchands d'amis, les hommes n'ont plus d'amis.

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#673 Message par moinsdewatt » 23 juin 2018, 11:43

Le compromis de l'Opep, trop "vague" pour faire reculer les prix

L'accord de hausse mondiale de production que l'Opep doit valider samedi avec ses partenaires est jugé trop "vague" et trop timide pour peser significativement sur les cours, malgré les injonctions de Donald Trump de faire baisser les prix pétroliers pour l'été.

Souhaité par l'Arabie saoudite et la Russie, qui se réunira avec le cartel à la mi-journée à Vienne, l'accord conclu vendredi a été marqué par les concessions faites à l'Iran, hostile à une augmentation trop marquée de la production alors que Téhéran est frappé par les sanctions américaines.

Signe du scepticisme des investisseurs, le pétrole a clôturé en hausse vendredi soir, le Brent européen bondissant de 2,50 dollars à 75,55 dollars à Londres tandis que le WTI américain grimpait de 3,04 dollars à 68,58 dollars à New York.

"Si l'objectif était de faire baisser les prix du brut, ce n'est pas une réussite", remarque Joe McMonigle, analyste chez Hedgeye.

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https://www.romandie.com/news/Le-compro ... 930194.rom

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#674 Message par moinsdewatt » 30 juin 2018, 12:12

Europe: Chute libre prévisible des achats de brut iranien

le 29/06/2018 LONDRES (Reuters)

Les raffineurs européens réduisent leurs achats de pétrole brut iranien plus vite que prévu, laissant penser que les sanctions que les Etats-Unis veulent imposer à nouveau à l'Iran risquent d'avoir un impact bien plus marqué que celles de 2012, même si l'Union européenne (UE) cette fois-ci ne participe pas.

Washington a fait savoir que les compagnies pétrolières devaient progressivement cesser leurs activités avec l'Iran d'ici au 4 novembre au risque d'être exclues du système financier américain.

L'Europe avait imposé son propre embargo sur le pétrole iranien après les sanctions américaines imposées par Barack Obama en 2012. Cette fois-ci, les lignes de crédit sont coupées et même si les Européens s'en tiennent à l'accord sur le programme nucléaire iranien de juillet 2015, qui a entraîné la levée des sanctions contre Téhéran, les achats européens sont près de cesser purement et simplement.

"Ces sanctions seront pires que celles d'Obama. Avec lui, on savait où on allait, comment faire avec les sanctions (...) Mais avec Trump, on ne peut jurer de rien; tout le monde a peur", a dit une source de l'industrie pétrolière.

La Banque de Commerce et de Placements (BCP) suisse a dit à ses clients qu'elle arrêterait de financer les cargaisons de brut iranien au 30 juin, selon deux sources au fait du dossier.

BCP avait dit fin mai qu'elle suspendrait toute nouvelle transaction avec l'Iran et cesserait peu à peu cette activité. Un porte-parole s'est refusé à tout commentaire sur la date-butoir du 30 juin.

BCP a notamment comme clients Hellenic Petroleum, Total et Litasco, société de négoce genevoise du russe Lukoil, selon plusieurs sources au fait de la question.

Certains cherchent d'autres solutions bancaires mais la prime attachée aux tarifs du fret iranien, des prix de vente officiels élevés et l'imprévisibilité du président américain Donald Trump sont décourageants et ces raffineurs ne vont sans doute pas charger du brut iranien, ont ajouté les sources.

L'INDE DEVRAIT AUSSI RÉDUIRE SES IMPORTATIONS

Litasco a un accord de préfinancement à l'exportation de 300 millions d'euros avec l'Iran mais ne fait plus de crédit renouvelable depuis que les nouvelles sanctions ont été annoncées, a observé une source ayant une connaissance directe des faits.

Les raffineurs espagnols Cepsa et Repsol passaient par la banque madrilène Ares mais Cepsa n'importera plus à compter du début juillet, selon des sources, car les cargaisons les plus tardives n'ont pu être agréées avant l'annonce des sanctions. Cepsa avait dit auparavant qu'il chargerait du brut iranien jusqu'en novembre, espérant une exemption.

L'Europe représente 20% environ des 2,5 millions de barils par jour (bpj) que l'Iran exporte.

A l'origine, Washington voulait purement et simplement un embargo total sur les exportations pétrolières iraniennes puis la Maison Blanche a dit qu'elle examinerait chaque pays au cas par cas afin qu'un maximum d'entre eux n'importent plus la moindre goutte de brut iranien d'ici le 4 novembre.

La Turquie, gros importateur de pétrole iranien, a fait savoir qu'elle ne romprait pas ses liens commerciaux avec Téhéran.

La Turquie a acheté quelque 170.000 barils par jour de brut iranien en mai, selon des données portuaires et maritimes, ce qui est conforme à la moyenne de la période janvier-avril, selon des statistiques officielles.

L'Inde, premier importateur de pétrole iranien après la Chine, avait continué d'en acheter à l'époque des premières sanctions mais le risque de ne plus avoir accès au système financier américain pèse cette fois-ci dans la balance et le ministère du Pétrole a prévenu les raffineurs de se préparer à une "réduction radicale", voire à des importations nulles.

Le russe Rosneft se prépare lui aussi à se passer du pétrole iranien à partir de novembre à la suite d'une communication du Kremlin. Le pétrolier a déjà réduit ses importations depuis ce mois-ci.

En 2012, les acheteurs asiatiques que sont la Chine, la Corée du Sud et le Japon continuaient d'acheter autour d'un million de bpj de pétrole iranien, la moitié à peu près des flux iraniens normaux.

Des responsables gouvernementaux américains se sont rendus en Europe cette semaine et se déplaceront ensuite au Proche-Orient et en Asie afin de faire pression sur les différents pays concernés.
https://www.usinenouvelle.com/article/e ... en.N713979,

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