Consommation de pétrole à travers le monde

Discussions et revue de presse sur des thèmes ne relevant ni de la politique ni de l'économie et des finances: technologies, emploi, écologie, transport, sport...
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moinsdewatt
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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#701 Message par moinsdewatt » 20 déc. 2018, 22:25

Suite au signalement dans un post de Pangloss il y a 3 jours, j' ai enfin trouvé le temps de le regarder en entier.

Coup de Poker sur l' essence, vidéo ARTE 58 minutes
le 4 déc. 2018


[Documentaire complet disponible jusqu'au 02 Février 2019]

Comment et pourquoi le cours du baril de brut s'est effondré entre 2014 et 2016, contre (presque) toute attente. Entre économie et géopolitique, une vertigineuse enquête dans le monde très fermé des rois du pétrole pour comprendre les fluctuations des cours de l'or noir.

En septembre 2012, un jeune analyste français des marchés pétroliers, Alexandre Andlauer, publie une étude choc, annonçant la chute prochaine des cours du pétrole. Une analyse à contre-courant alors qu'après le troisième choc pétrolier, en 2008, qui a vu le cours du baril flamber à près de 150 dollars, on agite plus que jamais la menace du "peak oil": l’épuisement des ressources, redoutée depuis les années 1970. Pourtant, dès la fin 2013, le monde regorge de pétrole, confirmant le scénario du franc-tireur. En deux ans, le baril de brut va perdre 70 % de sa valeur. Différents facteurs ont contribué à ce "contre-choc" pétrolier, mais Jean Crépu révèle ici le plus décisif : un bras de fer joué en sous-main, et perdu, par l'Arabie saoudite, suivie à contrecoeur par ses partenaires de l'Opep, contre leur rival américain et ses producteurs de pétrole de schiste. La flambée des cours après 2008 a en effet permis aux États-Unis d'exploiter leurs immenses réserves en la matière, la technologie très coûteuse d'extraction étant devenue accessible…

Un monde de brut
De la nouvelle ruée vers l'or du Texas, qui voit pousser les villas des oil workers du schiste, aux bureaux feutrés des grands marchands de la planète, entre Bourse de New York et les cercles très fermés du pouvoir russe ou saoudien, Jean Crépu retrace comme un thriller cette formidable partie de poker économique et géopolitique en nous ouvrant ses coulisses. La troisième manche a vu en 2018 la production américaine égaler pour la première fois celle de Riyad, tandis que la Russie, jusque-là observatrice, s'est rapprochée de l'Opep. Mais alors que le robinet du brut semble ainsi pouvoir couler longtemps encore, le revirement amorcé par la Norvège, qui a choisi d'utiliser sa manne pétrolière pour miser sur les énergies renouvelables, préfigure peut-être l'avenir. Car n'en déplaise à Donald Trump, le monde de l’énergie, sous la menace du changement climatique, a commencé lui aussi à évoluer, et la demande en pétrole pourrait diminuer plus vite que prévu.

Coup de poker sur l'essence | Documentaire de Jean Crépu (France, 2018, 59mn)
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https://www.youtube.com/watch?v=w3I5M0jVC6c

Pas mal d'info interessantes sur le développement du gaz de schiste aux USA. (la ville de MIDLAND en particulier, dont j' avais jamais encore entendu parler)

sur l' alliance entre l' Arabie Saoudite et Poutine
.......

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A voir !

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#702 Message par moinsdewatt » 21 déc. 2018, 21:29

Pétrole : la glissade des barils continue

Cercle Finance 21/12/2018

A mi-séance en Europe, le prochain contrat à terme sur le baril de Brent de mer du Nord cédait encore 2,4% à 53,1 dollars, le WTI américain lâchant 1% à 45,4 dollars.

Que les 86 dollars, dépassés au début du mois d'octobre, semblent loin pour le Brent ! En moins de trois mois, le cours du baril de pétrole de référence dans le monde entier a ainsi dérapé de près de 40%.

En cause : une offre finalement plus abondante que prévu, en raison de la mollesse relative de l'application des sanctions américaines contre l'Iran, du moins dans un premier temps. Et de la hausse récente des extractions des grands pays producteurs, dont les Etats-Unis, mais aussi deux membres éminents de l''Opep +', la Russie et l'Arabie saoudite.

Parallèlement, la croissance mondiale, dont on savait déjà qu'elle ralentissait, suscite de plus en plus de doutes à mesure qu'approche l'année 2019. Or la consommation d'or noir est étroitement dépendante du dynamisme de la conjoncture.
https://www.boursorama.com/bourse/actua ... 73bdb4ec9c

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pangloss
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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#703 Message par pangloss » 22 déc. 2018, 04:29




Progrès !

La question de l'intermittence des renouvelables est résolue.
Excellente video (téléchargeable) de Hans Rosling sur l'évolution démographique au XXIème siècle: https://vimeo.com/79878808
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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#704 Message par moinsdewatt » 22 déc. 2018, 10:55

pangloss a écrit :
22 déc. 2018, 04:29

???
Cette vidéo est nulle.
Quelle innovation technique ?
De quel type de batterie parles t'on ?

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#705 Message par saturne » 22 déc. 2018, 13:01

Celle-ci est plus claire (avec soustitres) mais plus ancienne, je pense. Celles de pangloss donnent les prototypes et les premieres installations. En tout cas, le bonhomme répète tjrs le meme speech.
Billets philophynanciers crédit-consuméristes : http://ppcc-fr.blogspot.fr/?view=mosaic

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#706 Message par moinsdewatt » 05 janv. 2019, 10:31

La réduction de l'offre de l'Opep commence à se concrétiser.
530 000 b/j retirés, dont 420 000 par l'Arabie Saoudite.

Encore 660 000 b/j à retirer si ils veulent respecter leurs accords.
OPEC output drastically reduced as Saudi cuts begin
By GRANT SMITH on 1/3/2019
LONDON (Bloomberg)

Before its agreement to cut oil supplies even started, OPEC’s production plunged by the most in almost two years last month.

In a sign of the urgency felt by the cartel amid tumbling crude prices, leading member Saudi Arabia throttled back production, according to a Bloomberg survey of officials, analysts and ship-tracking data. The group’s pact to curb output only formally started this week.

The kingdom’s deliberate cutbacks were compounded by unplanned losses in Iran, which is being targeted by U.S. sanctions, and in Libya, where protests halted the biggest oil field.

As a result, oil output from OPEC fell 530,000 bpd to 32.6 MMbpd last month. It’s the sharpest pullback since January 2017, when the group first embarked on its strategy to clear the glut created by rising supplies of U.S. shale oil.

A global coalition of oil producers known as OPEC+, which comprises both members of the group and other exporters including Russia, agreed on Dec. 7 to reduce output during the first six months of 2019. Crude prices failed to rally however, and instead slumped to the lowest in more than a year.

Brent crude futures climbed as much as 5.1% on Wednesday as shipping data showed Saudi Arabia was delivering its announced cutbacks. It traded at$55.74/bbl in London. That’s about 35% below the four-year peak reached in early October.

Investors remain concerned that OPEC+ isn’t cutting enough to make way for another surge of supply anticipated from shale oil drillers in America. They’re also increasingly worried that a slowing global economy, coupled with the U.S.-China trade dispute, will hit fuel demand and swell the pile-up of unwanted crude.

“Slowdown fears” are “putting more pressure on OPEC to stabilize the petroleum markets,” said Phil Flynn, a markets analyst at Price Futures Group “So let the cuts begin.”

The Saudis curtailed production by 420,000 bpd to 10.65 MMbpd last month, from a record of just above 11 MMbpd reached in November, the survey showed. Energy Minister Khalid Al-Falih has promised to cut even deeper this month, going beyond the reductions the kingdom signed up to.

Unintentional Cutbacks

As is often the case with OPEC, not all the supply restraint seen last month was deliberate. Libya’s production fell by 110,000 bpd to 1 MMbpd. Sharara, the country’s biggest oil field, has been offline since it was stormed in mid-December by an armed group and demonstrators demanding better government services.

The situation in the North African nation, plagued by clashes and unrest since the fall of former leader Moammar Qaddafi in 2011, worsened on Wednesday when bad weather at the Es Sider port forced a separate output reduction of 100,000 bpd.

Iran’s crude production fell by 120,000 bpd last month to 2.92 million a day, the survey showed. The country’s output has slumped 23% since U.S. President Trump announced in May, he would re-impose sanctions after abandoning a nuclear accord with the Islamic Republic.

The penalties resumed in November, though the U.S. surprised importers by awarding many of them temporary waivers, which could cause shipments to rebound this month.

Even with the pre-emptive Saudi cutbacks, OPEC has plenty of work still to do to fulfill its promises. The 11 members bound by the deal committed to an overall cut of 800,000 bpd, mostly from their October levels, while their non-OPEC partners pledged a decrease of 400,000 bpd.

Production from those 11 countries is now 140,000 bpd below their October level, so they would need to cut about another 660,000 bpd to implement the agreement.

Countries which last month rushed to maximize oil exports before the agreement took effect will now need to reverse those increases.

Iraq, which bridled at the requirement to cut shipments last year, bolstered output by 130,000 bpd in December to 4.7 MMbpd, according to the survey. The United Arab Emirates, which has been expanding production capacity, also increased output.
https://www.worldoil.com/news/2019/1/3/ ... cuts-begin

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#707 Message par Pi-r2 » 05 janv. 2019, 21:34

c'est quand même chiant d'avoir trop de pétrole :lol:
Les bonnes idées triomphent toujours. D'ailleurs c'est à cela qu'on reconnait qu'elles étaient bonnes.
mon statut de modérateur ne m'interdit pas de participer aux discussions. Je ne modère pas les discussions auxquelles je participe.

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#708 Message par moinsdewatt » 09 janv. 2019, 23:14


L'Arabie saoudite va réduire en janvier ses exportations de pétrole de 10% par rapport à novembre afin de stabiliser les prix, a indiqué mercredi le ministre de l'Énergie de ce géant pétrolier.

AFP le 09 janv. 2019

Le royaume, premier exportateur mondial de pétrole, réduira ses exportations de 800 000 barils par jour à 7,2 millions de barils par jour (Mb/j) en janvier, contre 8 millions Mb/j en novembre, a précisé Khalid al-Falih. Une réduction supplémentaire de 100 000 b/j est prévue en février.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), dont fait partie Riyad, et ses alliés se sont engagés en décembre à réduire collectivement leur production de 1,2 million de Mb/j à partir du 1er janvier pour résorber l'excédent d'or noir sur le marché et soutenir les prix.

M. Falih a affirmé que la production de brut saoudien était descendue à 10,2 Mb/j, contre les 11 Mb/j extraits jusqu'en mai dernier, date à laquelle les producteurs de pétrole avaient décidé de mettre fin à un accord de limitation.

"Nous voulons sérieusement retrouver un équilibre des marchés", a dit M. Falih lors d'une conférence de presse à Ryad, durant laquelle il a aussi annoncé des estimations plus importantes des réserves saoudiennes de pétrole et de gaz. "Nous sommes inquiets quant à la volatilité des cours du pétrole. Nous avons observé des pics et des retombées des prix qui ne sont absolument pas justifiées" au regard des données fondamentales du secteur, a ajouté le ministre.

Les cours de l'or noir avaient dégringolé fin 2018 pour atteindre leur plus bas niveau en un an et demi, à 49,93 dollars pour le Brent, après avoir culminé début octobre à plus de 85 dollars. Cette chute des cours s'explique notamment par une surproduction et par la crainte d'une éventuelle guerre commerciale entre le plus grand importateur mondial, la Chine, et le premier producteur, les Etats-Unis.

Les cours ont toutefois repris à la hausse ces derniers jours notamment après l'entrée en vigueur en janvier de la limitation de la production décidée en décembre par les pays de l'OPEP. Cela est "plus que suffisant pour équilibrer les marchés", a dit M. Falih.
https://www.connaissancedesenergies.org ... ier-190109

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#709 Message par pangloss » 13 janv. 2019, 21:12

D'autres réponses à la question de l'intermittence des renouvelables...
Excellente video (téléchargeable) de Hans Rosling sur l'évolution démographique au XXIème siècle: https://vimeo.com/79878808
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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#710 Message par moinsdewatt » 11 févr. 2019, 09:09

L'Opep à son plus niveau depuis Mars 2015, suite aux décisions prises le 6 déc 2018.
Platts Survey: OPEC Production Drops To Lowest Since March 2015

By Tsvetana Paraskova - Feb 06, 2019

OPEC’s crude oil production plummeted by nearly 1 million bpd from December to 30.86 million bpd in January, marking the lowest production for the cartel since March 2015, as Saudi Arabia over-delivered and members exempted from the reduction pact saw their output further drop, according to the S&P Global Platts survey.

OPEC’s production fell by 970,000 bpd from December to January—the month in which the new production cuts took effect, with Libya, Venezuela, and Iran exempted. The monthly drop in the cartel’s crude output was the steepest since December 2016—the month just before the previous round of cuts began, the Platts survey of shipping data, industry officials, and analysts showed.

Saudi Arabia’s oil production in January stood at 10.21 million bpd, or 100,000 bpd below its pledged ceiling of 10.311 million bpd, and the lowest Saudi production since May 2018, according to the Platts survey.

The crude oil exports of OPEC’s largest producer and de facto leader fell by 500,000 bpd to 7.20 million bpd in January, Platts trade flow data showed.

Among the members exempted from the cuts, Libya’s production plunged by 120,000 bpd to 850,000 bpd as its largest oil field Sharara has been shut in since early December due to security risks and concerns. Iran, under U.S. sanctions, saw its production drop by another 80,000 bpd to 2.72 million bpd, while Venezuela’s output fell 10,000 bpd to 1.16 million bpd. Sources at PDVSA have told Platts that as of this month Venezuela’s production is expected to plunge because under the new U.S. sanctions, Venezuela will not be able to import U.S. naphtha to dilute its heavy crude grades.

The Platts survey showed a steeper decline in OPEC’s production than the Reuters survey from last week.

OPEC’s crude oil production in January dropped by a massive 890,000 bpd compared to December—the largest monthly decline in the cartel’s production since January 2017 when the initial production cut deal began, according to the monthly Reuters survey.

According to the survey tracking supply to the market and based on shipping data and information provided by sources at oil companies, OPEC’s crude oil production in January was 30.98 million bpd, down by 890,000 bpd from December 2018.

OPEC’s Monthly Oil Market Report (MOMR) with production data for January is scheduled to be released next Tuesday, February 12.

By Tsvetana Paraskova for Oilprice.com
https://oilprice.com/Energy/Crude-Oil/P ... -2015.html

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#711 Message par moinsdewatt » 14 févr. 2019, 08:56

Le pétrole dopé par la baisse de la production de l'Opep

AFP le 13 févr. 2019

Le pétrole a fini en nette hausse mercredi, alors que l'Agence internationale de l'Energie (AIE) a confirmé que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) respectait ses promesses de baisse de production, reléguant au second plan la hausse des stocks aux Etats-Unis.

Le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril s'est apprécié de 1,19 dollar ou 1,9% pour terminer à 63,61 dollars à Londres.

A New York, le baril américain (WTI) pour le contrat de mars a gagné 80 cents ou 1,5% pour clôturer à 53,90 dollars.

"L'Opep a bien abaissé sa production en janvier, et l'Arabie saoudite a fait du zèle par rapport à ses promesses, donc ceux qui parient sur une offre peu abondante sont contents", a résumé Jasper Lawler, analyste de London Capital Group.

Au lendemain de la publication du rapport mensuel de l'Opep, l'AIE a publié mercredi ses propres données pour le mois de janvier.

Et selon l'organisme, l'offre mondiale a chuté de 1,4 million de barils par jour (mbj) en janvier à 99,7 mbj.

Cette baisse est notamment due à la mise en oeuvre de l'accord de Vienne entre les pays de l'Opep et leurs partenaires, dont la Russie, qui ont décidé début décembre de se fixer des objectifs de production plus bas qu'auparavant.

- Importations au plus bas depuis 1997 -

L'AIE souligne que si l'Arabie saoudite fait du zèle, la Russie ne respecte pas pour l'instant son objectif.

Le ministre russe de l'Energie, Alexandre Novak, a d'ailleurs affirmé aux agences russes que son pays allait encore limiter sa production en février.

"Ajoutez les sanctions américaines contre le Venezuela et tout à coup, l'offre mondiale a moins de marge", a ajouté M. Lawler.

Les analystes de Goldman Sachs préviennent cependant que l'abondante production américaine pourrait faire rebasculer le marché au second semestre.

Certains producteurs de schiste, dont la production peine actuellement à se vendre en raison d'un manque d'infrastructures de transport, vont profiter de l'ouverture de nouveaux oléoducs, ont-ils estimé.

Les cours du brut ont toutefois un peu limité leur progression après la diffusion du rapport hebdomadaire de l'Agence américaine d'informations sur l'Energie (EIA) montrant une hausse des stocks de brut à leur plus haut niveau depuis novembre 2017, d'essence et de produits distillés (fioul et gaz de chauffage).

Alors que la production est restée au niveau record de 11,9 millions de barils par jour, la cadence des raffineries s'est par ailleurs fortement ralentie en raison des travaux de maintenance, en fonctionnant en moyenne à 85,9% de leurs capacités, contre 90,7% la semaine précédente.

Autre élément marquant du rapport: les importations américaines de brut ont chuté à leur plus bas niveau depuis 1997. A un brouillard persistant sur les côtes du Golfe du Mexique freinant l'activité des bateaux, se sont ajoutés divers éléments entravant les importations comme les sanctions contre le Venezuela et la volonté de l'Arabie saoudite de limiter ses exportations.
https://www.connaissancedesenergies.org ... pep-190213

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#712 Message par moinsdewatt » 05 mars 2019, 22:48

Pétrole : la barre des 100 millions de barils consommés par jour a été franchie

par Yohan Demeure, rédacteur scientifique

15 février 2019,

Présent dans de très nombreux domaines, le pétrole est consommé en masse. La tendance n’est d’ailleurs pas à la baisse, puisque la barre des 100 millions de barils de pétrole par jour a été franchie en fin d’année 2018. Ceci laisse perplexe concernant la sortie du pétrole, souvent évoquée et qui s’annonce comme une entreprise très compliquée.

Une consommation en hausse

Le pétrole est plus que jamais consommé en très grande quantité. Preuve en est le franchissement fin 2018 de la barre des 100 millions de barils par jour. Cela équivaut à 15,9 milliards de litres ou 6 400 piscines olympiques. Des statistiques publiées par Total – qui a gagné 13,8 milliards de dollars en 2018 – donnent les chiffres de la consommation par pays en 2016 et 2017. En 2016, la consommation mondiale était de 96,488 millions de barils par jour, et en 2017 celle-ci est passée à 98,186 (évolution de 1,8%). Pourtant en 2008, la consommation mondiale ne représentait que 87 millions de barils par jour, selon Novethic.

Consommation mondiale de pétrole (en milliers de barils/jour) :

Image
Consommation mondiale de pétrole (en milliers de barils/jour)
Crédits : Planète Énergies

...................
suite : https://sciencepost.fr/2019/02/petrole- ... -franchie/

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Re: Consommation de pétrole à travers le monde

#713 Message par moinsdewatt » 28 mars 2019, 20:18

Pétrole: Ryad peine à fidéliser Moscou sur la réduction de l'offre

Publié le 28/03/2019 DUBAI/LONDRES/MOSCOU (Reuters)
par Rania El Gamal, Dmitry Zhdannikov et Olesya Astakhova

L'Arabie saoudite a bien du mal à convaincre la Russie de prolonger l'accord d'encadrement de la production de pétrole à l'oeuvre depuis le début de l'année et il se pourrait que cette dernière n'accepte qu'une extension de trois mois, selon trois sources proches du dossier.

Le ministre de l'Energie russe Alexandre Novak a dit à son homologue saoudien Khalid al-Falih, lors d'une rencontre à Bakou ce mois-ci, qu'il ne pouvait garantir une prolongation jusqu'à la fin de l'année, ont dit les sources.


L'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et ses alliés, regroupés sous l'appellation Opep+, ont convenu en décembre de réduire leur production commune de 1,2 million de barils par jour (bpj) pour soutenir les cours. Ce pacte est en vigueur depuis le 1er janvier et jusqu'à la fin du premier semestre.

"Nous pourrons prolonger de trois mois lorsque nous nous verrons en juin et nous verrons aussi s'il y a lieu de prolonger encore", a dit une source de l'Opep. "Pour l'instant nous ne savons pas si les Russes resteront, et ça risque d'être comme ça jusqu'au tout dernier moment avant notre rencontre de juin".

Depuis la création de l'alliance Opep+, en 2017, les cours du brut ont plus que doublé, dépassant les 60 dollars le baril, grâce surtout à une série de coupes dans la production.

On ne sait pas si Moscou adopte là une posture de négociation ou si la menace russe est sérieuse dans la mesure où les pétroliers russes ne veulent plus de ces freins à leur production, ont dit les sources.

Igor Setchine, patron du géant russe Rosneft et proche du président Vladimir Poutine, a dit à ce dernier que l'accord passé avec l'Opep était une menace stratégique qui profitait aux Etats-Unis, avait rapporté Reuters en février.

Quant au président américain Donald Trump, il a une nouvelle fois exhorté l'Opep à augmenter la production pour faire baisser les prix.

Il n'est pas certain que Poutine acquiesce aux opinions de Setchine dans la mesure où il considère le pacte avec l'Opep comme un moyen de dialoguer avec l'Arabie saoudite, leader de facto de l'organisation, sur d'autres sujets de géopolitique.

La Russie sait aussi que l'Arabie saoudite veut un baril à 70 dollars au minimum pour gérer au mieux ses finances publiques, alors que 55 dollars sont suffisants pour Moscou, ont encore dit les sources.

"La Russie et l'Arabie saoudite jouent au chat et à la souris, comme en décembre", a déclaré une source industrielle russe. "Novak menace de mettre un terme à l'accord mais il demandera plus tard à Poutine l'autorisation de le prolonger".

L'Opep et ses alliés ont décidé ce mois-ci d'annuler une réunion prévue en avril et se prononceront sur la prolongation du pacte en juin, une fois évaluées les répercussions des nouvelles sanctions américaines qui doivent frapper l'Iran en mai.
https://www.usinenouvelle.com/article/p ... re.N823940

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