[USA] économie (file unique)

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Re: [USA] économie (file unique)

#1451 Message par Lo2 » 21 mai 2018, 12:35

Les US nous a bassiné a ouvrir les marchés éco des pays européens pour un résultat largement à leur avantage (euphémisme).
Visiblement ils sont adeptes du "faites ce que je dis, pas ce que je fais".

C'était marrant de lire tout les cocus responsables de notre situation dire que ce sera la guerre commerciale entre la Chine et les US. A leurs yeux, faut tout le temps se coucher même si ça détruit des emplois et déglingue une économie.

Trump est entrain de leur donner une leçon de politique qui aura des bonnes conséquences sur l'économie US.
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Re: [USA] économie (file unique)

#1452 Message par moinsdewatt » 23 mai 2018, 20:18

L'uranium nouveau cheval de bataille de l'America First de Donald Trump?

Par Claire Fages RFI 23 mai 2018

Il s'appelle Coles Hill, c'est le plus gros gisement américain d'uranium non exploité à ce jour, du fait d'un moratoire de l'Etat de Virginie. Mais son sort est désormais entre les mains de la Cour suprême des Etats-Unis. Une première victoire pour les compagnies minières qui souhaitent relancer l'exploitation de l'uranium aux Etats-Unis, avec le soutien de l'administration Trump.

On ne sait pas encore si la Cour suprême américaine autorisera ou non l'exploitation de l'uranium de Coles Hill. L’affaire ne sera pas tranchée avant l’automne prochain. Mais que l'affaire passe au niveau fédéral est déjà une revanche pour le propriétaire du gisement Virginia Energy Resources. Il plaidait l'incompétence de l'Etat de Virginie à statuer sur les seuils de radioactivité des déchets de la mine.

« Intérêts nationaux américains »

Plus largement c'est une petite victoire pour tous les producteurs américains d'uranium. Ils se plaignent de voir leur activité décliner, à cause prétendent-ils des importations d'uranium de l'étranger. Un discours soutenu par l'administration Trump.

Après le charbon, l'acier, l'aluminium, l'uranium semble être devenu le nouveau cheval de bataille de l'«America First». En tout cas le lobby de l'uranium a lancé en janvier dernier une pétition pour limiter les importations étrangères d'uranium en vertu de la section 232 sur les intérêts nationaux américains qui a déjà justifié des tarifs contre l'acier et l'aluminium étrangers importés aux Etats-Unis.

94% d’importations et menaces russes

Il est vrai que les Etats-Unis importent 94% de leur uranium, contre 50% il y a trente ans. La pétition des groupes miniers demande qu'elles soient limitées à 75%.

Le Département américain au Commerce semble soutenir ce discours, il estimait le mois dernier qu' « une industrie américaine de l'uranium solide [était] indispensable, pour assurer les besoins futurs de la défense américaine et pour ne pas dépendre des fournisseurs d'uranium russes ou alliés des Russes ».

Des propos à remettre dans le contexte des menaces de Moscou de priver les Etats-Unis de combustible russe après les nouvelles sanctions de Washington, menaces qui ne se sont pas concrétisées.

Quelle rentabilité ?

Mais est-il rentable de relancer l'extraction de l'uranium aux Etats-Unis ? C'est loin d'être le cas pour le moment. Le combustible ne vaut plus que 22 dollars la livre sur le marché de gré à gré, on est presque revenu aux abîmes de 2016. Même le Kazakhstan qui a des coûts imbattables a réduit la voilure de sa production pour ne pas produire à perte.

Mais il est bon pour l'administration Trump à quelques mois des élections de mi-mandat aux Etats-Unis de faire miroiter de nouveaux emplois dans les mines américaines.
http://www.rfi.fr/emission/20180523-ura ... nald-trump

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Re: [USA] économie (file unique)

#1453 Message par moinsdewatt » 03 juin 2018, 12:06

A New York, les chauffeurs de VTC pestent contre l'envolée de l'essence

03 juin 2018

Au volant de son véhicule de marque japonaise, Fahd G., chauffeur Uber new-yorkais depuis trois ans, peste contre l'augmentation des prix à la pompe qui a selon lui nettement augmenté ses coûts professionnels. Un surcoût qu'il ne peut pas répercuter sur ses clients.

"Entre le début du mois et aujourd'hui, mon plein d'essence est passé de 39 dollars à 50 dollars", lance le chauffeur marocain, tout en faufilant son véhicule dans les artères bondées de Manhattan.

Conséquence directe de la hausse des cours du pétrole, l'envolée des prix de l'essence aux Etats-Unis affecte les chauffeurs des principaux services de VTC à New York, ceux-ci voyant gonfler l'un de leurs principaux postes de dépenses.

Le prix du gallon d'essence (environ 3,8 litres) a culminé cette semaine à 3,10 dollars dans l'Etat de New York contre 2,97 dollars sur l'ensemble du territoire américain. En début de mois, ceux-ci valaient encore respectivement 2,94 et 2,81 dollars, selon les données de la société publique AAA Gas Prices.

La hausse a été progressive durant des deux dernières années. En août 2016 le prix moyen national du gallon s'établissait encore à 2,16 dollars, soit 37% moins cher que cette semaine.

"A l'époque je partais faire mes pleins dans le New-Jersey où l'essence ne coûtait qu'1 dollar 50, vous vous rendez-compte, deux fois moins cher qu'aujourd'hui!", se rappelle, nostalgique, Fahd.

"Jusqu'à récemment, j'avais pris l'habitude tous les matins avant de prendre mon service de mettre 30 dollars d'essence", explique de son côté Amrit, qui travaille jusqu'à 12 heures par jour en tirant la majeure partie de sa clientèle de deux des applications les plus utilisées à New York, Lyft et Uber.

"Cela s'est transformé progressivement en 40 à 45 dollars", calcule ce chauffeur aux sept années d'expérience dans le réseau VTC.

- Hausse du pétrole -

Les prix à la pompe ont été mis sous pression ces dernières semaines par la hausse marquée des cours du pétrole sur le marché mondial. Aux Etats-Unis, où les taxes représentent une part moins importante du prix de l'essence qu'en Europe, cette hausse se répercute plus directement sur le carburant.

..............................
https://www.romandie.com/news/A-New-Yor ... 923899.rom

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Re: [USA] économie (file unique)

#1454 Message par moinsdewatt » 10 juin 2018, 12:00

La Fed s'apprête à relever les taux pour la deuxième fois cette année

10 juin 2018

La Banque centrale américaine (Fed) s'apprête à relever une nouvelle fois ses taux d'intérêt mercredi pour accompagner la hausse des prix aux Etats-Unis et anticiper une accélération de la croissance après la relance budgétaire massive de l'administration Donald Trump.

La probabilité d'un relèvement d'un quart de point de pourcentage (0,25%) des taux d'intérêt sur les fonds fédéraux s'élève à plus de 91%, selon les contrats à terme sur les marchés. Ce sera la deuxième hausse de l'année et la septième depuis fin 2015.

Le coût de l'argent au jour le jour que les banques se facturent entre elles devrait donc se hisser dans la fourchette de 1,75% à 2% renchérissant nettement les frais des crédits à la consommation pour les Américains. Dans la foulée, le taux de base préférentiel ("prime rate"), qui sert de base aux intérêts sur les cartes de crédit ou les hypothèques, grimpera à plus de 5%.

Graduellement, comme l'a promis la Fed, la politique monétaire américaine commence donc à quitter son orientation "accommodante" pour s'approcher de la "neutralité", c'est-à-dire proche de l'inflation, sans vouloir doper ni restreindre l'activité économique. Un changement de vocabulaire qui pourrait s'immiscer dans le communiqué du Comité monétaire (FOMC) qui sera publié mercredi à 14H00 locales (18H00 GMT).

La réunion monétaire qui se tient sur deux jours à Washington se terminera par une conférence de presse mercredi du président de la Fed Jerome Powell, juste après la publication de nouvelles prévisions sur la croissance, l'inflation et le taux de chômage.

La Banque centrale américaine (Fed) s'apprête à relever une nouvelle fois ses taux d'intérêt mercredi pour accompagner la hausse des prix aux Etats-Unis et anticiper une accélération de la croissance après la relance budgétaire massive de l'administration Donald Trump.

La probabilité d'un relèvement d'un quart de point de pourcentage (0,25%) des taux d'intérêt sur les fonds fédéraux s'élève à plus de 91%, selon les contrats à terme sur les marchés. Ce sera la deuxième hausse de l'année et la septième depuis fin 2015.

Le coût de l'argent au jour le jour que les banques se facturent entre elles devrait donc se hisser dans la fourchette de 1,75% à 2% renchérissant nettement les frais des crédits à la consommation pour les Américains. Dans la foulée, le taux de base préférentiel ("prime rate"), qui sert de base aux intérêts sur les cartes de crédit ou les hypothèques, grimpera à plus de 5%.

Graduellement, comme l'a promis la Fed, la politique monétaire américaine commence donc à quitter son orientation "accommodante" pour s'approcher de la "neutralité", c'est-à-dire proche de l'inflation, sans vouloir doper ni restreindre l'activité économique. Un changement de vocabulaire qui pourrait s'immiscer dans le communiqué du Comité monétaire (FOMC) qui sera publié mercredi à 14H00 locales (18H00 GMT).

La réunion monétaire qui se tient sur deux jours à Washington se terminera par une conférence de presse mercredi du président de la Fed Jerome Powell, juste après la publication de nouvelles prévisions sur la croissance, l'inflation et le taux de chômage.
https://www.romandie.com/news/La-Fed-s- ... 926026.rom

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Re: [USA] économie (file unique)

#1455 Message par moinsdewatt » 11 juin 2018, 20:41

Les Etats-Unis battent la Chine avec un supercalculateur de 200 pétaflops, le plus puissant au monde

le 11/06/2018 Usine Nouvelle

Avec une puissance de calcul de 200 pétaflops, le supercalculteur Summit mis en service par les Etats-Unis s’impose comme le plus puissant au monde. Il détrône le supercalculateur chinois qui occupait la première marche du podium depuis deux ans.
............
https://www.usinenouvelle.com/article/l ... de.N704519

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Re: [USA] économie (file unique)

#1456 Message par moinsdewatt » 13 juin 2018, 20:37

La Fed relève ses taux, ses prévisions de croissance et d'inflation

Washington 13 juin 2018

La Banque centrale américaine (Fed) a relevé mercredi son taux directeur pour la seconde fois de l'année et prévoit des hausses de taux supplémentaires vu le rythme "solide" de l'économie des Etats-Unis.

Elle s'est par ailleurs montrée plus optimiste dans ses prévisions de croissance et d'inflation pour 2018.

Après cette hausse d'un quart de point de pourcentage (0,25%) qui était attendue par les marchés, les taux évoluent désormais dans la fourchette de 1,75% à 2%, indique un communiqué du Comité monétaire de la Fed (FOMC).

C'est la septième hausse depuis la sortie de la politique monétaire à taux zéro fin 2015 qui avait été adoptée pour soutenir la reprise après la crise financière.

Cette décision suggère que le coût des crédits auto, immobiliers et autres emprunts accordés par les banques aux consommateurs pourrait augmenter prochainement.

Le Comité prévoit aussi deux autres resserrements supplémentaires d'ici la fin de l'année, un de plus que ce qui était projeté jusqu'ici vu le rythme d'inflation légèrement plus rapide.

Par rapport à son dernier communiqué en mai, la Fed se montre encore plus optimiste sur la qualité de la croissance qui est passée de "modérée" à "solide". Elle note que la consommation des ménages, locomotive de la première économie mondiale, s'est accélérée et que les investissements des entreprises continuent de croître "fortement".

Dans un communiqué raccourci, qui ne fait pas mention du stimulus budgétaire massif de l'administration Trump dopant l'activité, ni des tensions commerciales avec les partenaires commerciaux des Etats-Unis, la Fed prévoit une "expansion soutenue".

Alors que l'inflation a touché depuis deux mois la cible de 2% que la Fed estime bénéfique pour l'économie, la banque centrale a répété qu'elle acceptait un objectif "symétrique" d'inflation, signifiant qu'elle tolérera que les prix augmentent un peu au-dessus de ce niveau, sans appuyer brusquement sur le frein monétaire.

La banque centrale continue de qualifier sa politique monétaire comme étant "accommodante".

La Réserve fédérale table désormais sur une croissance de 2,8% en 2018, soit 0,1 point de plus que prévu en mars mais elle anticipe toujours une croissance de 2,4% pour l'an prochain. S'agissant de l'inflation, la Fed prévoit une accélération à 2,1% cette année contre 1,9% estimé en mars. Et l'inflation devrait rester à ce niveau en 2019.

La banque centrale américaine se montre également plus optimiste sur le front de l'emploi avec un taux de chômage à 3,6% cette année (-0,2 point comparé à sa précédente prévision) et à 3,5% en 2019 (-0,1%).

"Les créations d'emplois ont été importantes, en moyenne, ces derniers mois, et le taux de chômage a décliné. Des données récentes suggèrent que la croissance des dépenses des ménages se sont accrues tandis que les investissements fixes des entreprises ont continué de croître fortement", a commenté la Fed.

Sur la base de données annuelles, l'inflation et l'inflation hors énergie et produits alimentaires ont évolué autour des 2%, constate également l'institution soulignant toutefois que les attentes à plus long terme ont peu changé.
https://www.romandie.com/news/La-Fed-re ... 927316.rom

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Re: [USA] économie (file unique)

#1457 Message par Gpzzzz » 14 juin 2018, 06:24

le ralentissement arrive en 2019 au USA et nous la BCE a pas encore arrêté son programme de rachat d actif....
elle a intérêt à se dépêcher sinon on est cuit à la prochaine période de contraction.

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Re: [USA] économie (file unique)

#1458 Message par xavophonic » 25 juin 2018, 11:02

Lien : La Chine se met à vendre de la dette américaine
Editeur : Les Echos
Auteur : Isabelle Couet
Date : 19/06/2018
La Chine (mainland et Hong Kong), qui détient plus de 1.100 milliards de dollars d'emprunts américains, soit 37% de ses réserves de change, a été vendeuse nette de titres américains en avril et mars. Les montants restent modestes - elle a cédé 5,7 milliards de dollars, après 4,4 milliards en mars - mais le signal n'est pas bon.
La dette va-t-elle désormais être utilisée comme une arme dans la guerre commerciale entre Washington et Pékin ? En janvier, des rumeurs en ce sens avaient affolé les marchés. Selon Bloomberg, des officiels chinois avaient parlé de réduire ou d'arrêter les achats d'emprunts américains. Mais la Chine, qui est assise sur une montagne de « treasuries » ne peut pas non plus se tirer une balle dans le pied en faisant chuter la valeur des actifs dans ses coffres et en faisant reculer le dollar contre le yuan.
Depuis un point haut, observé à la fin 2013, l'encours a fondu de 11,8% »

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Re: [USA] économie (file unique)

#1459 Message par Lo2 » 25 juin 2018, 11:24

Oui, on en a parlé ici.
Les Chinois ne sont et ne devraient pas être brutaux mais ils activent bien leur méthode de rétorsion calmement. Je les vois bien accentuer ces actions si les US persistent dans cette direction. Il faudra qu'ils dosent bien leur niveau:
- suffisamment pour que les US soient touchés
- pas trop pour ne pas que la Chine soit également touchée
- pas trop pour ne pas provoquer une escalade où ils auraient aussi à perdre.

La seule inconnue à cette équation est Trump. Si son intention est, comme annoncée, d'aller brutalement jusqu'au rééquilibrage des balances commerciales, ça va faire très mal. Trump ne comprennant que la force, les Chinois seront p'tre contraint d'appuyer, à un moment, assez fort sur la pédale.
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Re: [USA] économie (file unique)

#1460 Message par pangloss » 25 juin 2018, 15:37

Gpzzzz a écrit :le ralentissement arrive en 2019 au USA et nous la BCE a pas encore arrêté son programme de rachat d actif....
elle a intérêt à se dépêcher sinon on est cuit à la prochaine période de contraction.
Se dépêcher d'attendre, tu veux dire ?...
Excellente video (téléchargeable) de Hans Rosling sur l'évolution démographique au XXIème siècle: https://vimeo.com/79878808
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Re: [USA] économie (file unique)

#1461 Message par moinsdewatt » 28 juil. 2018, 10:04

La croissance américaine bondit à 4,1% au deuxième trimestre
Le 27 juillet 2018

La consommation des Américains est repartie à la hausse, tandis que les exportations ont grimpé de 9,3%.

La croissance des États-Unis a fait un bond au deuxième trimestre, franchissant la barre des 4% pour la première fois en quatre ans, selon la première estimation du département du Commerce publiée vendredi.

D'avril à juin, l'expansion du Produit intérieur Brut (PIB) a atteint 4,1% en rythme annuel, cadence la plus forte depuis le dernier trimestre de 2014. Le ministère a par ailleurs révisé en hausse la croissance du premier trimestre à 2,2%, au lieu de 2%.

Les coupes d'impôts dopent les dépenses des ménages. L'expansion de la première économie mondiale a été tirée par une vive consommation (+4%), son meilleur chiffre depuis fin 2014 également. Les coupes d'impôts, adoptées par les républicains fin 2017, semblent avoir enfin dopé les dépenses des ménages.

Les coupes d'impôts dopent les dépenses des ménages. L'expansion de la première économie mondiale a été tirée par une vive consommation (+4%), son meilleur chiffre depuis fin 2014 également. Les coupes d'impôts, adoptées par les républicains fin 2017, semblent avoir enfin dopé les dépenses des ménages.

Les Américains ont surtout acheté davantage de biens durables (+9,3%), et particulièrement des voitures. Les dépenses de consommation ont contribué à 2,7 points dans la croissance, ce qui n'avait pas été vu depuis quatre ans. Autre point fort des chiffres du trimestre : les exportations ont grimpé de 9,3%, un plus haut en cinq ans.

Les exportations à la hausse, un effet des tensions commerciales. Cette forte hausse apparaît comme un effet secondaire des tensions commerciales, initiées par l'administration Trump au début du printemps avec l'imposition de taxes sur l'acier et l'aluminium importés, notamment de Chine. Avant que les Chinois ne répliquent et n'imposent des taxes en juillet sur le soja américain, les acheteurs étrangers paraissent avoir anticipé et fait le plein des silos. Le rapport du ministère du Commerce note ainsi "une accélération des exportations de produits alimentaires, de boissons, de nourriture pour bétail et surtout de soja". Les exportations ont ainsi contribué pour 1,12 point dans la croissance, un sommet depuis cinq ans.
http://www.europe1.fr/international/la- ... re-3720887

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Re: [USA] économie (file unique)

#1462 Message par Lo2 » 28 juil. 2018, 12:34

On a des commentaires des anti-protectionnistes sur ce phénomène étrange ?
Je n'arrive pas à me décider si je dois rire ou me désoler qu'un porc raciste avide d'argent va leur donner une leçon d'économie.

Allais se définissait comme un libéral protectionniste à vocation socialiste. Celui qui y voit une contradiction est pris dans une propagande.
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Re: [USA] économie (file unique)

#1463 Message par muddyfox » 29 juil. 2018, 09:32

On a des commentaires des anti-protectionnistes sur ce phénomène étrange ?
ben l'article en question. Dans la mesure où il attribue une partie de cette croissance à la baisse des impôts de 2017 et l'autre à de fortes commandes de l'étranger par anticipation du relèvement des tarifs douaniers, il semble difficile d'en tirer des conclusions favorables à la politique protectionniste de Trump.
pimono a écrit :en réalité tout était feu de paille pour noyer le poisson !

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Re: [USA] économie (file unique)

#1464 Message par Lo2 » 29 juil. 2018, 10:55

Je parlais ceux de type Alain Minc, Attali, européistes etc.
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Re: [USA] économie (file unique)

#1465 Message par moinsdewatt » 29 juil. 2018, 12:04

Lo2 a écrit :On a des commentaires des anti-protectionnistes sur ce phénomène étrange ?
Je n'arrive pas à me décider si je dois rire ou me désoler qu'un porc raciste avide d'argent va leur donner une leçon d'économie.

Allais se définissait comme un libéral protectionniste à vocation socialiste. Celui qui y voit une contradiction est pris dans une propagande.
Mais ça ne va pas durer :
Coca et Post-it plus chers: la guerre commerciale touche le quotidien des Américains

29 juillet 2018

Des canettes de Coca-Cola et de Fanta plus chères, des prix d'automobiles à la hausse, des colis et des post-it plus onéreux: les entreprises américaines ont commencé à répercuter sur les consommateurs les coûts de la guerre commerciale déclenchée par Donald Trump.

Un grand nombre de fleurons américains ont préparé les esprits à une hausse des prix à l'occasion de la publication des résultats du deuxième trimestre. Ils entendent protéger leurs marges face à l'envolée des cours de l'acier et de l'aluminium qui renchérit les coûts de fabrication.

"Clairement, c'est perturbant pour nous. C'est perturbant pour nos clients", mais c'est "nécessaire", explique James Quincey, patron de Coca-Cola, qui a augmenté ses prix début juillet après l'entrée en vigueur des nouvelles taxes de 25% et 10% sur les importations d'acier et d'aluminium imposées par le président Trump.

Ces taxes "sont l'une des raisons qui nous ont poussés en plein milieu de l'année à annoncer une hausse des prix", se défend le dirigeant.

Ces droits de douane, qui ont été suivis de représailles de la part de la Chine, de l'Union européenne, du Canada et du Mexique, touchent l'activité d'embouteillage (plastique, résine et transport).

"A court terme, il va y avoir un certain impact pour les consommateurs", avertit pour sa part Deborah Thomas, directrice financière d'Hasbro.

Le spécialiste des jeux de société (Scrabble, Trivial Pursuit) est en discussions avec ses fournisseurs et ses distributeurs. Il est question d'une augmentation des prix, qui pourrait intervenir lors de la cruciale période des fêtes de Noël.

Le secrétaire au Commerce Wilbur Ross avait pourtant assuré en mars que les consommateurs n'allaient pas s'apercevoir de l'entrée en vigueur de nouvelles taxes sur l'aluminium.

- Manque à gagner -

Les nouvelles taxes affectent les entreprises de deux manières. D'une part, elles augmentent les coûts des matières premières et des matériaux importés. D'autre part, elles renchérissent les coûts pour leurs clients sur les marchés à l'exportation.

Les droits de douane interviennent en outre au moment où les sociétés américaines sont confrontées au dollar fort qui handicape leurs exportations et à la chute de devises de pays émergents (real brésilien, peso argentin...) rognant les bénéfices réalisés dans ces régions.

Les "Big Three" de Detroit (General Motors, Ford, Fiat Chrysler) ont revu à la baisse mardi leurs ambitions pour 2018, invoquant les nouvelles taxes, ce qui a entraîné la plus mauvaise séance boursière des actions depuis la banqueroute de GM et de Fiat Chrysler en 2009.

GM évalue la facture de la hausse des prix de l'aluminium et de l'acier --qui comptent pour plus de la moitié des composants d'une voiture-- à plus d'un milliard de dollars en 2018.

"Nous allons recouvrer ce manque à gagner en augmentant les prix", a prévenu Chuck Stevens, directeur financier, en expliquant que c'était un des rares moyens pour le constructeur automobile de rester "compétitif".

A partir du mois d'août, les consommateurs voulant acheter une Chevrolet Silverado ou un pickup GMC Sierra devront revoir leur budget à la hausse car les prix de ces voitures vont monter.

Les mesures protectionnistes américaines et les représailles de certains pays épargnent très peu de secteurs et causent des dégâts jusque dans l'Amérique rurale.

Consciente des dangers alors qu'approchent les élections de mi-mandat en novembre, l'administration Trump vient d'annoncer un plan d'urgence de 12 milliards de dollars pour aider les agriculteurs pénalisés par les mesures de rétorsion chinoises.

Les producteurs de whiskey, de bourbon, des motos Harley-Davidson, produits frappés de taxes punitives de l'UE, ont déjà également fait part de leurs difficultés.

La guerre commerciale pourrait réduire de 15% les bénéfices des 500 plus grosses entreprises américaines, selon une étude de Goldman Sachs.

Des risques importants menacent notamment la chaîne d'approvisionnement des industries trop dépendantes des importations comme l'énergie, le charbon, l'électronique, l'informatique et les transports.

"Nous nous préparons à changer nos sources d'approvisionnement", avance Nicholas Gangestad, directeur financier du conglomérat industriel 3M, qui fabrique des post-it, des scotchs et des rubans adhésifs, entre autres, dans plus d'une soixantaine de pays à travers le monde.

La société, qui a récemment augmenté ses prix, n'exclut pas des hausses supplémentaires.
https://www.romandie.com/news/Coca-et-P ... 940821.rom

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Re: [USA] économie (file unique)

#1466 Message par henda » 29 juil. 2018, 12:15

[...] des post-it plus onéreux [...]
Un coup dur pour le Lean Management.

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Re: [USA] économie (file unique)

#1467 Message par Hippopotameuuu » 29 juil. 2018, 12:28

Il est bien ce Trump, c'est le plus grand décroissant depuis le Mahatma Gandhi. Bien sur il ne le sait pas, et ne le fait pas exprès. Mais qu'importe, seul le résultat compte. En plus avec sa politique de guerre commerciale il fait ce qu'aucun gouvernement us n'aurait oser, il instaure un impôt à la source sur la consommation. Les Amerloques vont raquer pour leur vice consumériste et c'est très bien.

Pour le bien de l'humanité il doit impérativement faire un second mandat.
Mélenchon a écrit :«Vous allez cracher du sang avec Fillon, Macron ou Le Pen !! »

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Re: [USA] économie (file unique)

#1468 Message par Lo2 » 29 juil. 2018, 13:56

La retour du dynamisme éco en US (avec plus de jobs) va permettre d'absorber le choc. Sans parler de leur futur développement pour réduire les coûts quand tout sera remis en route.

Pour l'instant seuls la Chine et la Russie rendent grosso modo coup pour coup. Les autres pays restent soumis surtout l'UE.
Il est vrai que si tous les pays réorientaient leur éco vers leur marché intérieur en virant les US, ça leur ferait très mal. Car les US ont pénétré toutes les économies du Monde de manière outrageuse après 45. Mais je ne suis pas très inquiet pour eux. Les réponses aux mesures de Trump ne seront pas adaptées. Pire, je suis sûr que le TTIP restera sur la table et on se félicitera que Trump ne soit pas protectionniste avec l'UE. On dira p'tre que l'UE agira au max de ses capacités pour éviter que le Monde bascule dans le protectionnisme (=diable, repli sur soi etc.).

La vraie menace vient de leur dollar. Sa faiblesse peut engendrer une crise de confiance et leur faire perdre leur privilège de pouvoir faire payer à tout les détenteurs (=le Monde) le coût de leur dette monstrueuse et leurs investissements. Si cela venait a enfin être supprimé, les US devront avoir une économie béton.
La prochaine crise nous en dira plus. Si elle ne vient pas des marchés, elle viendra de la rue avec une crise politique. Pour l'instant on a des rebellions pantins dans l'UE mais il suffit qu'un pays ayant l'euro décide d'activer l'article 50 pour que tout saute.
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Re: [USA] économie (file unique)

#1469 Message par alpha2 » 30 juil. 2018, 18:52

Depuis quand prend-on au sérieux les études de Goldman Sachs ici ? :lol:

Ce qui me semble intéressant dans l'article ci-dessus, ce n'est pas que le consommateur US va payer un centime de plus pour ses post-it, ni que l'entreprise 3M va temporairement faire un peu mois de bénéfices ; c'est plutôt que l'entreprise 3M va se bouger les fesses pour changer ses sources d'approvisionnement.
Donc au final, cela veut dire que des Américains vont retrouver un job grâce à cette relocalisation, qu'une entreprise de papier ou de colle va prospérer et rapporter davantage aux finances publiques, et peut-être qu'à terme l'Américain retrouvera son centime, soit dans un salaire, une augmentation, ou une baisse d'impôt.

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Re: [USA] économie (file unique)

#1470 Message par moinsdewatt » 01 août 2018, 16:56

USA: le secteur privé embauche fortement en juillet (ADP)

01/08/2018 Washington (awp/afp)

Le secteur privé aux Etats-Unis a de nouveau montré son dynamisme en juillet en créant de nombreux emplois, indique l'enquête mensuelle d'ADP publiée mercredi alors que la Réserve fédérale (Fed) conclut une réunion de politique monétaire.

Quelque 219.000 nouvelles embauches sont intervenues dans le seul secteur privé, un sommet en six mois, alors que les analystes misaient sur 175.000 nouveaux postes. L'enquête de la firme de fiches de paie ADP a en outre révisé en hausse le chiffre de juin qui montre 181.000 créations d'emplois.

.................
https://www.zonebourse.com/actualite-bo ... -27036306/

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Re: [USA] économie (file unique)

#1471 Message par moinsdewatt » 01 août 2018, 23:36


La Fed laisse les taux inchangés mais suggère une hausse prochaine


AFP le 01/08/2018

La banque centrale américaine (Fed) a laissé les taux d'intérêt inchangés mercredi mais insisté sur la "forte" croissance de l'activité de l'économie américaine, signalant la probabilité d'une prochaine hausse du coût du crédit.

Les taux d'intérêt au jour le jour ont été maintenus dans la fourchette de 1,75 % à 2 %, comme s'y attendaient les analystes.

Dans son communiqué, le Comité monétaire (FOMC) juge toutefois que l'activité économique "a progressé à un rythme fort". La Réserve fédérale note aussi que les dépenses de consommation, locomotive de la croissance, ont "augmenté fortement".

Ces deux changements sémantiques par rapport à son communiqué du mois de juin, qui dressait déjà un tableau optimiste de la conjoncture de la première économie mondiale, devraient être interprétés par les marchés comme le signal probable d'un relèvement des taux lors de la prochaine réunion monétaire du 26 septembre.

Les acteurs financiers s'attendent en effet déjà à 90 % à un relèvement des taux d'intérêt en septembre pour éviter la surchauffe, si l'on en croit les instruments financiers à termes mesurés par CME-Group.

Depuis le mois de juin, la banque centrale a averti qu'elle entendait procéder à deux hausses supplémentaires d'un quart de point de pourcentage d'ici la fin de l'année. Cela porterait le taux au jour le jour de l'argent que les banques se prêtent entre elles à près de 2,5 % d'ici fin 2018.

Mercredi la Fed a répété qu'elle s'attend à ce que "de futures hausses progressives" des taux "iront de pair avec une expansion soutenue de l'activité économique".
.......
https://www.google.fr/amp/s/amp.lepoint.fr/2240541

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Re: [USA] économie (file unique)

#1472 Message par moinsdewatt » 05 août 2018, 11:38

Detroit, la ville qui aiguise l’appétit des investisseurs immobiliers

Par Jean-Bernard Litzler Le Figaro le 05/08/18

Elle a connu la faillite et la décrépitude, mais la capitale de l’automobile américaine est en plein redressement. Et attire désormais les investisseurs, petits et gros, alléchés par des prix très bas. Un pari gagnant ?

Elle a été la ville des pionniers de l’automobile, celle où Henry Ford a lancé et industrialisé sa célèbre Ford T mais depuis des années Detroit est surtout connue pour ses déboires. Une descente aux enfers bien antérieure aux soubresauts que connaît l’industrie automobile. Passée de 1,8 million d’habitants dans les années 50 à 680.000, la ville a surtout été victime de problèmes de ségrégation et d’une hémorragie de sa population vers les banlieues. Selon les statistiques officielles, la population de la ville est aujourd’hui à 82% noire et 8% hispanique.

ymbole de la ville fantôme avec ses infrastructures délabrées et ses milliers de maisons à l’abandon, la ville était tombé au plus bas en 2013, avec la faillite retentissante de la municipalité affichant un passif de 18 milliards de dollars. Mais depuis, le vent a tourné. Notamment avec l’arrivée d’un nouveau maire, Mike Duggan, qui s’est relevé les manches pour permettre à sa ville de faire le maximum avec le minimum de moyens. Au programme: réfections de route, retour de l’éclairage public et, surtout, un titanesque programme de démolition de 40.000 bâtiments dont 14.000 ont déjà été réalisées.

La famille aux 100 immeubles


La ville s’est dotée d’un véritable service d’urbanisme dirigé par un professionnel respecté, Maurice Cox, et rapidement passé de 6 à 36 personnes (architectes, paysagistes, historiens) pour redessiner les contours de la ville. Une dynamique nouvelle s’accompagnant d’une diminution de la criminalité, qui était devenue l’une des plus forte du pays, et d’un retour de la population blanche qui s’intéresse à nouveau à la ville et s’y installe.

De leur côté, de gros investisseurs privés n’ont pas tardé à flairer les bonnes affaires. C’est ainsi que deux familles se partagent aujourd’hui l’essentiel des immeubles des deux quartiers centraux de la ville. L’homme d’affaires Dan Gilbert, possède ainsi 70% du Downtown (une centaine d’immeubles) et y a investi plus de 2 milliards de dollars et prévoit d’injecter encore la même somme. De son côté, la famille Ilitch qui a fait fortune dans la pizza a jeté son dévolu sur le quartier de Midtown où elle possède immeubles, clubs et infrastructures sportives (hockey, base-ball). Et Ford vient d’annoncer le rachat de la monumentale gare de la ville pour y faire travailler jusqu’à 5000 personnes après quatre ans de travaux.

Mais Detroit n’attire pas que les milliardaires. Au-delà du centre où les prix se sont déjà envolés, il y a énormément à faire dans cette cité 3,5 fois plus grande que Paris pour mieux loger la classe moyenne. Raison pour laquelle un marché actif se développe pour construire mais surtout remettre en état et louer des maisons rachetées à petits prix. «Tout le but de notre politique est d’attirer de nouveaux habitants sans perdre les actuels», souligne le maire Mike Duggan. Et puisque la ville dispose de peu de moyens, elle se concentre sur les infrastructures, laissant l’immobilier aux promoteurs et investisseurs.

Des maisons à 50.000 dollars

Des perspectives alléchantes de rendements élevés et de plus-values rondelettes qui séduisent jusqu’en France. C’est ainsi qu’a été lancé Detroit Immo, une société créée par deux Français Antoine Demoussaud et Rudy Noulé. Ensemble, en s’appuyant sur des relais locaux, ils ont déjà acheté et rénové 300 maisons revendues à des investisseurs français à des tarifs moyens de 50.000 dollars et mises en location par un agent immobilier francophone. «C’est le bon moment pour faire le pari du redressement de Detroit», estime Antoine Demoussaud. Des achats réalisés parfois à l’unité mais aussi parfois par lots de 3 ou 4 maisons voire plusieurs dizaines. «Pour les multi-acheteurs qui ne connaissent pas la ville, nous leur conseillons vraiment de venir la découvrir sur place», souligne Antoine Demoussaud.

Même si la transaction s’accompagne d’un service juridique, d’une gestion locative et met en avant des rendements nets pouvant dépasser les 10%, il reste de nombreux points à surveiller. À chacun de s’assurer de la qualité du bien qu’il achète, de son environnement et la dynamique de la ville. «La réglementation vis-à-vis des locataires peut être très différente d’un État à un autre, prévient François Gagnon, président Era Europe et Era France qui se partage entre la France et les États-Unis. Le Michigan (l’État de Detroit) est un État de travailleurs où l’expulsion d’un locataire mauvais payeur est plus difficile que dans certains autres État. Et il faut s’assurer que les impôts locaux ne vont pas monter en flèche ni les nouvelles réglementations sur le logement, ce qui alourdirait nettement la facture.» Avec tous ces éléments en tête, des bonnes affaires restent possibles en profitant de cette période où les prix restent inférieurs à ceux d’un marché «normal».
https://immobilier.lefigaro.fr/article/ ... da54889c6/

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Re: [USA] économie (file unique)

#1473 Message par moinsdewatt » 21 août 2018, 06:45

DES INDUSTRIELS AMÉRICAINS S'OPPOSENT AUX TAXES CONTRE LA CHINE

Le 20/08/2018

"Les prix vont s'envoler !", "nos ventes vont s'effondrer", "c'est la fin de notre industrie !": des manufacturiers américains étaient vent debout lundi contre le projet du gouvernement Trump de taxer à nouveau des milliers de produits chinois.

Quelque 350 industriels, représentants de PME, de grands groupes et de fédérations professionnelles ont entamé devant l'administration américaine six jours de consultations publiques sur la stratégie d'escalade tarifaire de Donald Trump.

Dès les premières audiences lundi devant un panel de représentants de l'administration, ces industriels, qui pour beaucoup fabriquent en Chine, n'ont pas mâché leurs mots face à la perspective d'une nouvelle tranche massive de taxes douanières qui pourrait frapper dès septembre 200 milliards de dollars de produits chinois.

Cela porterait à 250 milliards de dollars le total des marchandises chinoises taxées par Washington, sans compter les droits sur l'aluminium et l'acier.

"Avec des tarifs supplémentaires, nous atteindrions le niveau absurde de 42,6% de taxes douanières ! C'est injustifiable. On joue à la politique avec ma compagnie", s'étrangle Ross Bishop qui fabrique en Chine des bagages haut de gamme pour pilotes d'avions et personnel de cabine.

Et de répéter ce qui devient comme un refrain parmi les autres industriels: il n'y a pas d'autre alternative que de fabriquer en Chine. "Nous avons fait trois tentatives pour fabriquer aux Etats-Unis mais le coût est triple et le détail de la production n'est pas d'aussi bonne qualité", affirme ce patron de la ligne de bagages professionnels BrightLine Bags qui loue le travail des ouvriers chinois, "des artistes".

Même son de cloche chez Mon Cheri Bridals où le patron Stephen Lang qui préside aussi l'association des fabricants de robes de mariées et de robes de bal, évoque les broderies et perles qui ornent ses tenues: "Plus personne ne veut faire ce travail ici. On ne peut pas fabriquer une robe de mariée aux Etats-Unis. On n'a même pas le matériel !", lance-t-il.

- "La main d'oeuvre est leur pétrole" -

"La Chine est devenue l'unique endroit au monde" où faire fabriquer quelque chose, assure M. Lang. "Leur main d'oeuvre est le pétrole du reste du monde", assène ce patron qui emploie une centaine de personnes aux Etats-Unis.

Si les robes ne sont pas encore sur la liste des produits visés par les futures taxes, cet entrepreneur craint le pire: "J'ai peur qu'on y soit bientôt et je ne suis pas optimiste".

L'industrie de l'accessoire est aussi alarmée, alors que boucles, zips, martingales et oeillets, qui entrent dans la fabrication d'habillements et de sacs, viennent de Chine.

"Notre industrie va être frappée de façon disproportionnée par ces taxes", assure Karen Giberson, de l'Accessories Council.

"Ce sont des taux de tarifs douaniers qui ressemblent à ceux de pays qui n'ont pas d'échanges commerciaux normaux comme Cuba ou la Corée du Nord", déplore-t-elle.

Ces consultations se font l'écho d'enquêtes d'opinion où les milieux économiques s'inquiètent de l'impact des tarifs douaniers sur les prix et la consommation américaines.

Selon la National Association for Business Economics (NABE), "plus de 90%" de 250 économistes du secteur privé "considèrent que les tarifs actuels et les menaces de nouveaux tarifs ont un impact défavorable pour l'économie américaine".

Une éclaircie pourrait intervenir cette semaine alors que Washington devrait enfin reprendre langue avec une délégation chinoise de haut niveau.

Le vice-ministre du Commerce Wang Shouwen rencontrera le sous-secrétaire américain au Trésor en charge des affaires internationales, David Malpass, à l'invitation des Etats-Unis, a précisé le ministère du commerce chinois dans un communiqué.


Ces discussions, qui doivent se tenir mercredi et jeudi, seraient officiellement les premières depuis le voyage du secrétaire américain au Commerce Wilbur Ross en juin à Pékin.

Cette mission n'avait pas permis de faire baisser les tensions alors que le président Trump accuse la Chine de concurrence déloyale et de piller la technologie de son pays et dénonce le déséquilibre des échanges entre les deux puissances.

Dans le même temps, dès mercredi à minuit, l'administration américaine va infliger des droits de douanes de 25% sur 16 milliards de dollars de produits chinois, portant à 50 milliards la première tranche de produits ainsi surtaxés.
https://www.google.fr/amp/s/www.capital ... 3590%3famp

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Re: [USA] économie (file unique)

#1474 Message par pangloss » 21 août 2018, 10:02

Pas de problème, c'est le 'very stable genius' qui l'a dit...
Excellente video (téléchargeable) de Hans Rosling sur l'évolution démographique au XXIème siècle: https://vimeo.com/79878808
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Re: [USA] économie (file unique)

#1475 Message par moinsdewatt » 25 août 2018, 09:37

USA : Profits records des banques à $60,2 mds au T2-FDIC

REUTERS | LE 23/08

Le secteur bancaire américain a dégagé des profits records de 60,2 milliards de dollars (52,04 milliards d'euros) au deuxième trimestre, en hausse de 25,1% par rapport à la même période de 2017, en grande partie grâce aux baisses d'impôts, montrent des données publiées jeudi par la Federal Deposit Insurance Corporation (FDIC).


L'organisme en charge de l'assurance des dépôts bancaires aux Etats-Unis a précisé qu'un peu plus de la moitié de la hausse des profits s'expliquait par une baisse du taux d'imposition effectif et l'autre moitié par une hausse de la marge nette d'intérêt. Seules 3,8% des banques ont fait état de pertes sur la période.

Les banques américaines avaient déjà enregistré des profits records au premier trimestre à 56 milliards de dollars à la faveur des baisses d'impôts votées par le Congrès fin 2017.
https://m.investir.lesechos.fr/actualit ... 87501.html

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Re: [USA] économie (file unique)

#1476 Message par alpha2 » 29 août 2018, 14:18

USA: LA CROISSANCE DU DEUXIÈME TRIMESTRE RELEVÉE À 4,2%, PLUS QUE PRÉVU
La croissance de l'économie américaine au deuxième trimestre a été relevée à 4,2% en rythme annualisé, au plus haut depuis près de quatre ans, contre 4,1% en première estimation, selon une deuxième estimation publiée mercredi par le département du Commerce.

Cette révision, supérieure aux attentes des économistes interrogés par Reuters qui étaient en moyenne d'une croissance de 4,0%, s'explique principalement par une hausse des investissements des entreprises en logiciels plus importante qu'initialement annoncée et par un recul des importations.
https://www.capital.fr/entreprises-marc ... vu-1304732

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Re: [USA] économie (file unique)

#1477 Message par moinsdewatt » 05 sept. 2018, 19:09

suite de ce post du 18 mars 2018 : viewtopic.php?p=2261396#p2261396
Après le scandale, Theranos arrête officiellement ses activités

Par Lucie Ronfaut le 05/09/2018

Ancienne star de la Silicon Valley, cette entreprise spécialisée dans les tests sanguins a été accusée d'arnaque. Sa fondatrice Elizabeth Holmes a été inculpée pour fraude.

La lente agonie de Theranos prend fin. L'entreprise américaine, star déchue de la Silicon Valley et engluée dans des accusations de fraude, va bientôt fermer ses portes, d'après le Wall Street Journal. Le média américain cite notamment un mail, envoyé par l'un des dirigeants de Theranos à un investisseur, témoignant de son échec à vendre son entreprise. «Aucune piste n'a finalement permis une transaction. Nous n'avons plus de temps», a écrit David Taylor, actuel PDG de Theranos. La société va désormais rembourser une partie de ses créances avec le reste de ses liquidités.

Cette fermeture intervient quelques mois après l'inculpation d'Elizabeth Holmes, fondatrice de Theranos, et de Ramesh Balwani, président de l'entreprise, pour fraude envers leurs investisseurs et les patients ayant eu recours à leurs solutions. Ils risquent 20 ans de prison et une amende maximum de 2,75 millions de dollars chacun

Une valorisation supérieure à 9 milliards de dollars

Fondée en 2003, la société promettait de dépister de nombreuses maladies, comme le diabète ou les cancers, par des analyses de sang rapides et bon marché. Seule une toute petite quantité de sang, recueillie à l'aide d'un boîtier, était en théorie nécessaire à mener un grand nombre de recherches. Theranos a convaincu de nombreux investisseurs de renom de la Silicon Valley, ainsi que des professionnels de la santé, comme la chaîne de pharmacie Wallgreens, et même le Pentagone. Sa technologie, supposément révolutionnaire, lui a permis de lever plus d'1,4 milliard de dollars, atteignant à son apogée une valorisation supérieure à 9 milliards de dollars.

Sauf que tout était faux. En 2015, une longue enquête du Wall Street Journal a remis en question l'efficacité de la technologie de Theranos. Elle révélait notamment que l'entreprise avait recours à des machines classiques de tests sanguins, car ses propres outils produisaient des tests erronés. C'est le début de la descente aux enfers pour l'entreprise, poursuivie par plusieurs entités du gouvernement américain, dont le département de Justice, la Food and drug administration (FDA, en charge de réguler l'industrie alimentaire et pharmaceutique) et la Securities and Exchange Commission (SEC, le gendarme américain de la Bourse).

Theranos doit encore de l'argent à de nombreux créanciers, notamment au groupe Fortress Investment, un important fonds d'investissement new-yorkais. Néanmoins, d'après le mail consulté par le Wall Street Journal, l'entreprise est dans l'incapacité de rembourser son investisseur. Elle serait en négociation afin de lui céder plusieurs de ses brevets scientifiques. Au total, Theranos disposerait de seulement 5 millions de dollars pour rembourser ses créanciers. Ses actionnaires ne seront pas rémunérés.
http://www.lefigaro.fr/secteur/high-tec ... ivites.php

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Re: [USA] économie (file unique)

#1478 Message par moinsdewatt » 06 sept. 2018, 21:38

Etats-Unis: déficit commercial record en juillet

Par RFI Publié le 05-09-2018

Le déficit commercial des Etats-Unis continue de s'aggraver. Selon les chiffres publiés par le département au commerce, il s'est creusé de 9,5% en juillet, une hausse inédite depuis mars 2015. Le bras de fer commercial engagé par le président Donald Trump avec ses partenaires commerciaux s’avère jusqu’à maintenant inefficace.

Le déficit commercial américain s’établit à un peu plus de 50 milliards dollars en juillet sous l’effet d’importations record surtout en provenance de Chine et de l'Union européenne. Deux partenaires avec lesquels l’administration de Donald Trump est engagée dans un conflit commercial pour obtenir la réduction du déficit américain.

La Maison Blanche a imposé depuis mars des taxes douanières supplémentaires sur l'acier et sur l'aluminium chinois, européen, canadien et mexicain. Le président américain a également imposé cet été des taxes de 25% sur 50 milliards de dollars de marchandises chinoises.

En représailles, la Chine et l’Union européenne ont imposé des droits de douane sur des produits américains notamment dans le secteur alimentaire et agricole.

Avec ces nouveaux chiffres du déficit américain, le conflit commercial pourrait s’intensifier. Le président américain a déjà menacé de taxer jusqu’à 200 milliards de dollars d’importations chinoises si la situation ne change pas.

Et la reprise des négociations entre Washington et Ottawa sur la réforme de l'Alena risque d’être sous haute tension, le déficit américain avec son voisin du nord s'est creusé de plus de 24% en juillet.
http://www.rfi.fr/economie/20180905-eta ... rd-juillet

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Re: [USA] économie (file unique)

#1479 Message par moinsdewatt » 11 sept. 2018, 06:56

Taux à 10 ans sur la dette américaine vers 2.9 %.
......... 7 sept 2018

En réaction, le marché obligataire se tendait nettement: le taux à dix ans sur la dette américaine montait à 2,937%, contre 2,873% à la clôture jeudi, et celui à 30 ans à 3,101%, contre 3,053%.
http://www.liberation.fr/futurs/2018/09 ... se_1677228

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Re: [USA] économie (file unique)

#1480 Message par moinsdewatt » 11 sept. 2018, 16:11

Trump et Obama s'attribuent chacun les lauriers de l'embellie économique américaine

AFP 11/09/2018

A l'approche des élections de mi-mandat, Donald Trump et Barack Obama se disputent la paternité du boom économique des Etats-Unis, l'ancien président américain assurant que le rebond actuel résulte avant tout des politiques mises en place sous son ère.

La croissance de la première puissance économique mondiale a fait un bond au deuxième trimestre, franchissant la barre des 4% pour la première fois en quatre ans.

Pour l'année entière, le Fonds monétaire international (FMI) table sur une projection de croissance de 2,9% et de 2,7% en 2019, ce qui marquera "la plus longue période d'expansion" de l'histoire des Etats-Unis.

Pas un jour, quasiment, sans que le président républicain ne se glorifie du dynamisme économique du pays, s'attribuant entièrement les lauriers de cette performance.

"L'économie se porte super bien, peut-être la meilleure de l'histoire de notre pays", a-t-il ainsi affirmé lundi dans une série de tweets frénétiques. "Si les Démocrates avaient gagné les élections en 2016, (la croissance du) PIB, qui était d'environ 1% et en train de se ralentir, aurait été de moins 4% au lieu de jusqu'à plus 4,2%", a-t-il estimé.

Mettant en avant deux mesures phare de sa politique économique: "la réforme fiscale et la dérégulation", le locataire de la Maison Blanche a également affirmé que "le taux de croissance (4,2%) est plus élevé que le taux de chômage (3,9%) pour la première fois en plus de 100 ans!".

L'affirmation est fausse selon un fact-checking (*) réalisé par l'AFP, qui montre de très nombreuses instances où cela fut le cas.

A l'approche des élections du 6 novembre, l'économie constitue la carte majeure de Donald Trump fragilisé par les enquêtes judiciaires visant plusieurs de ses anciens proches collaborateurs.

Lui-même est en proie à de violentes critiques sur sa personnalité et sa façon de présider.

- Déficit et ralentissement à l'horizon -

La semaine dernière, des extraits du livre du journaliste d'investigation Bob Woodward consacré au 45e président des Etats-Unis ont dressé le portrait d'un président inculte, colérique et paranoïaque que ses collaborateurs s'efforcent de contrôler pour éviter les pires dérapages.

A moins de deux mois du scrutin, les sondages prédisent une "vague bleue" (démocrate) et les républicains, aujourd'hui aux commandes du Congrès, redoutent de perdre la Chambre des représentants.

Face à cette menace, Donald Trump ne cesse de louer son bilan économique, ce qui a fait réagir Barack Obama.

Relativement discret depuis son départ de la Maison Blanche le 20 janvier 2017, le 44e président des Etats-Unis est sorti de sa réserve vendredi depuis l'Illinois, pour mettre les points sur les I.

Barack Obama a d'abord rappelé le contexte: lorsqu'il avait pris ses fonctions en 2009, l'économie américaine perdait 800.000 emplois chaque mois. C'était la crise mondiale avec des effets inédits depuis la Seconde guerre mondiale. Donald Trump est, lui, arrivé dans une économie assainie.

"Quand j'ai quitté mes fonctions, le revenu des ménages était proche d'un record (...) et les salaires augmentaient", a fait valoir Barack Obama.

"Quand j'entends combien l'économie se porte bien, je dis rappelons nous quand la reprise a commencé", a-t-il insisté. "Je suis heureux que cela se poursuive mais quand on entend parler de miracle économique (...) Je dois leur rappeler que les chiffres relatifs à l'emploi sont assez proches de ce qu'ils étaient en 2015 et 2016.

De fait, les créations d'emplois ont été en moyenne mensuelle de 183.000 en 2017 et de 211.000 cette année, contre 195.000 en 2016 et 226.000 en 2015.

"Il n'y a aucun doute que le crédit est à mettre au compte d'un mélange" des deux présidences, estime Douglas Holtz-Eakin, ancien directeur du Bureau du budget du Congrès.

Les économistes s'accordent à dire que la refonte fiscale --la plus importante depuis trente ans-- stimule largement l'économie américaine puisque celle-ci a réduit certains impôts sur le revenu et surtout abaissé nettement l'impôt sur les sociétés (de 35% à 21%).

"Les chiffres montrent clairement que l'expansion a démarré sous le président Obama (...) et Trump surfe sur les tendances dont il a hérité", a, de son côté, avancé Jared Bernstein, l'ancien conseiller économique du vice-président d'Obama, Joseph Biden.

Les économistes soulignent aussi à l'unisson que les effets du stimulus fiscal et budgétaire vont s'estomper, avec un creusement du déficit américain. Le FMI projette ainsi un ralentissement à 1,9% en 2020 et 1,7% en 2021.
https://www.boursorama.com/actualite-ec ... c46a4bb3dc

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Re: [USA] économie (file unique)

#1481 Message par Gpzzzz » 11 sept. 2018, 16:28

Les prévisions de croissance du FMI sont je pense les plus mauvaises de l'ensemble des observateurs économiques... C'est pour ca qu'il les revise tous les 3 mois.. Encore des gens payés pour rien :roll:

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Re: [USA] économie (file unique)

#1482 Message par moinsdewatt » 13 sept. 2018, 06:12


Malgré le plein emploi, la pauvreté ronge toujours les Etats-Unis

AFP le 13/09/2018

Malgré la solide croissance et le plein emploi aux Etats-Unis, le taux de pauvreté n'a que très peu baissé sous Donald Trump en 2017, selon le bureau américain des statistiques, le rapporteur de l'ONU pour l'extrême pauvreté jugeant cette situation "honteuse".

Le revenu médian des foyers américain --(une moitié des familles gagnent plus, l'autre moins)-- a toutefois augmenté de 1,8 % entre 2016 et 2017, pour atteindre 61.372 dollars.

"Il s'agit de la troisième hausse annuelle consécutive" pour cet indicateur, souligne le bureau des statistiques.

Le républicain Donald Trump s'est réjoui cette semaine de la bonne santé de l'économie américaine, avec une croissance à plus de 4 % et un taux de chômage parmi les plus bas historiques, à 3,9 %.

Mais le taux de pauvreté n'a que très peu reculé dans la première puissance mondiale en 2017 (-0,4 %). Il frappe 12,3 % de la population, soit 39,7 millions d'Américains.

"L'administration américaine devrait avoir honte", a réagi Philip Alston, le rapporteur de l'ONU pour l'extrême pauvreté. "Si c'est ça le mieux que l'un des pays les plus riches du monde parvient à faire à une époque de grande prospérité, c'est honteux", a-t-il martelé.

"C'est une tragédie", a déploré le révérend William Barber, co-président de l'organisation Poor People's Campaign, qui dénonce la pauvreté à travers manifestations et débats ouverts à tous. Ce nom rend hommage à une campagne menée il y a cinquante ans par Martin Luther King.

Epinglant une "violence politique contre les pauvres" lors d'une conférence téléphonique, il a appelé à voter lors des élections parlementaires du 6 novembre. "Nous devons changer cela".

En parallèle, le pourcentage d'Américains ne disposant d'aucune assurance maladie est resté le même en 2017, à 8,8 %, soit 28,5 millions de personnes, selon le bureau des statistiques. Avant la réforme du système de santé lancée par Barack Obama en 2010, on dénombrait quelque 45 millions d'Américain non-assurés.

Contrairement à sa promesse de campagne, Donald Trump n'est pas parvenu, en 2017, à abroger cette loi dite "Obamacare". Mais les républicains du Congrès tentent depuis, ouvertement, de la torpiller. Ils ont également commencé à couper ou promis d'entraver plusieurs programmes sociaux, comme la distribution de coupons alimentaires.

"Ces coupes vont avoir un impact très significatif, que nous ne verrons que l'an prochain" reflété dans les chiffres sur la pauvreté, a averti Philip Alston, lors de la conférence téléphonique.
https://www.google.fr/amp/s/amp.lepoint.fr/2250836

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Re: [USA] économie (file unique)

#1483 Message par moinsdewatt » 15 sept. 2018, 07:45

Dix ans après Lehman Brothers, la dette des ménages américains explose

Par Hayat Gazzane Publié le 15/09/2018

L'endettement des ménages outre-Atlantique dépasse les 13.000 milliards de dollars et ne cesse d'enfler, porté par une économie vigoureuse. Mais une décennie après la crise des subprimes, certains observateurs s'en inquiètent.


Il y a dix ans éclatait la bulle des crédits immobiliers «subprime», avec pour point culminant la faillite de la banque new-yorkaise Lehman Brothers, précipitant l'économie mondiale dans l'une des pires crises financières de son histoire. Depuis, l'appétit des ménages américains pour le crédit n'a pas diminué, bien au contraire. D'après un récent rapport de la Fed de New York, la dette totale des ménages outre-Atlantique a augmenté de 82 milliards de dollars au deuxième trimestre pour atteindre 13.290 milliards. Un niveau qui se situe au-dessus du précédent sommet de 12.680 milliards de dollars enregistré…au troisième trimestre 2008. Cette situation, qui semble logique au regard du mode de consommation américain et de la vigueur de l'économie outre-Atlantique, inquiète toutefois certains observateurs qui voient se former des bulles susceptibles d'exploser. Explications.
........
http://www.lefigaro.fr/conjoncture/2018 ... xplose.php



Dette immobilière : 9000 milliards de dollars.

Dette prêts automobiles 1240 milliards de dollars.

Dette prêt étudiants 1410 milliards de dollars.

Dette carte de crédit 829 milliards de dollars.

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Re: [USA] économie (file unique)

#1484 Message par clairette2 » 15 sept. 2018, 09:51

Y vont pas nous refaire le coup de la crise avec impact mondial.... :shock: :(
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Re: [USA] économie (file unique)

#1485 Message par Pi-r2 » 15 sept. 2018, 17:23

ben la bourse est quand même très haute aux états unis et depuis longtemps. Je sens bien un vrai krach encore une fois
Et forcément on prendra plus cher qu'eux.
Les bonnes idées triomphent toujours. D'ailleurs c'est à cela qu'on reconnait qu'elles étaient bonnes.
mon statut de modérateur ne m'interdit pas de participer aux discussions. Je ne modère pas les discussions auxquelles je participe.

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Re: [USA] économie (file unique)

#1486 Message par slash33 » 16 sept. 2018, 09:59

Dette des ménages -> 39755$ / américain
Dette immobilière -> 27 523$ / américain
Dette prêts automobiles -> 3792$ / américain
Dette prêt étudiants -> 4312$ / américain
Dette carte de crédit -> 2535$ / américain
Total: 74 125$/américain

A comparer à notre cas, à parité égale.

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