Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

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Madi94
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2601 Message par Madi94 » 18 mai 2022, 00:47

BTS tourisme Suite: ça fait plaisir de voir des profs engagés ! :x :wink:

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wasabi
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2602 Message par wasabi » 18 mai 2022, 10:48

quand les profs ont des miniatures d'influenceuses tu sais que c'est en tourisme, esthéticienne ou mannequinat que ça se passe.
Modifié en dernier par wasabi le 18 mai 2022, 14:15, modifié 1 fois.
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WolfgangK
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2603 Message par WolfgangK » 18 mai 2022, 11:46

Croisement avec la file sur le féminisme :
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Et les filles ont beaucoup plus de mémoire. Les tests sont mieux reussi par les filles que les hommes.Les filles , continuez ainsi. Vos bases sont bonnes. C'est vrai que les filles ont en fait de bien meilleur resultats en math. Le plafond de verre est celui imposé par la société
Si les mecs qui font la sélection "espèrent" 40% de filles au lieu de 20%, se serait de la paranoïa de s'inquiéter d'une possible discrimination ?
L'islamophobie n'est pas plus du racisme que l'antisionisme n'est de l'antisémitisme.
Que les racistes soient islamophobes n'implique pas que les islamophobes soient racistes.

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2604 Message par slash33 » 18 mai 2022, 11:49

"R2 est de l'ordre de 10%". Rien à voir donc.

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Sifar
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2605 Message par Sifar » 18 mai 2022, 13:07

Il y a même le bon nombre de fautes de français pour prouver qu'on a aussi su déconstruire les règles archaïques de la langue du passé.
Que font les diplômés de cette formation ? des ponts , des pièces pour l'aviation ? :twisted:
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Jeffrey
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2606 Message par Jeffrey » 18 mai 2022, 13:44

Suffit d'aller voir sur la page twitter du personnage. Litanie de discussions absurdes sur les anomalies climatiques, des commentaires genre "on parle du burkini à la télé alors qu'il y a une méga anomalie climatique, c'est dingue...", tout cela assaisonné d'un tas de fautes d'orthographes magistral et d'un auto plussoiement permanent avec ses copains sur le ton "on comprend les chiffres, on est des scientifiques".
Sinon, pas de bol, il parle du recrutement pour une formation en sciences des matériaux. Des trucs qu'on fabrique et qu'on monte dans des moteurs d'aéroplanes. :mrgreen:
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2607 Message par Sifar » 18 mai 2022, 13:48

Cette vieille idée que j'avais de construire un voilier pour voyager de façon autonome redevient soudain très attrayante.
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2608 Message par Jeffrey » 18 mai 2022, 13:49

Ceci dit, il souligne une chose à peu près claire en matière de recrutement sur parcoursup, les notes n'ont strictement aucune signification. C'est une pitoyable loterie. Sauf qu'il existe des gradations. S'il ne recrutait que sur des 18 de moyenne, il aurait un taux d'erreur faible, mais vu la formation dans laquelle il recrute, il n'a que ce qui vient à l'entretien.
Par contre, je me demande comment il organise cette histoire d'entretien, jamais entendu parler en première année.
Ensuite, je comprends qu'il préfère recruter des filles, vu qu'il explique qu'elles vont venir. Son problème, c'est de recruter, le niveau, il s'en fout, il ajustera la moyenne. Il n'est pas payé au résultat.
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2609 Message par Jeffrey » 18 mai 2022, 13:53

WolfgangK a écrit :
18 mai 2022, 11:46
Croisement avec la file sur le féminisme :

Si les mecs qui font la sélection "espèrent" 40% de filles au lieu de 20%, se serait de la paranoïa de s'inquiéter d'une possible discrimination ?
Une remarque quand même. Il ne sélectionne pas vraiment, il se contente de prendre ce qui vient. C'est de plus en plus le cas dans tout un tas de formations scientifiques de niveau -1.
Quis custodiet ipsos custodes?

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2610 Message par Boeuf1803 » 18 mai 2022, 14:13

Jeffrey a écrit :
18 mai 2022, 13:53
WolfgangK a écrit :
18 mai 2022, 11:46
Croisement avec la file sur le féminisme :

Si les mecs qui font la sélection "espèrent" 40% de filles au lieu de 20%, se serait de la paranoïa de s'inquiéter d'une possible discrimination ?
Une remarque quand même. Il ne sélectionne pas vraiment, il se contente de prendre ce qui vient. C'est de plus en plus le cas dans tout un tas de formations scientifiques de niveau -1.

C’est clair 170 convoqués 108 qui viennent dont apparemment 60% n’ont pas les bases je ne sais pas combien de places il y a mais la sélection n’est pas drastique. Ils doivent déjà être contents de boucler le recrutement…
Le niveau en sortie dépend quand même énormément de la qualité des candidats…j’dis ça j’dis rien.
Quant à la vocation scientifique des filles à mon époque on parlait déjà de plafond de verre. Honnêtement je pense que déjà à l’époque personne ne leur mettait de bâtons dans les roues pour les empêcher de faire des sciences. C’était même le contraire avec des prix dédiés et de la publicité.

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pangloss
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2611 Message par pangloss » 18 mai 2022, 17:29

wasabi a écrit :
17 mai 2022, 23:34
pangloss a écrit :
17 mai 2022, 20:13
Tout est là....
Tout n'est pas là, il résume la perte de niveau intellectuel à la diminution de la lecture, et l'augmentation contradictoire des niveaux d'études à une simplification de celles ci.

Or si au départ sur 1970-99 ça marche les gens lisaient de moins en moins et regardaient de plus en plus la TV, à partir de l'émergence d'internet, les gens ont commencé à lire plus. Que ce soit des blogs, des réseaux sociaux, des médias en ligne, voire même de la littérature d'ado ou de jeune adulte qui n'existaient pas avant en France. Twillight, Game of thrones, 50 shades of grey, divergente... voire harry Potter...ont été adapté en films parce que c'étaient des succès de librairie. Pourtant la chute du niveau a continué, ce n'est donc pas la bonne explication ou au minimum elle n'explique pas tout.

Ensuite il parle de progrès technique et de changement des médias d'interfaçage entre les hommes et leur environnement, mais il passe complètement à côté du côté pollution environnementale et impact sur le cerveau, ou bien du fait que les jeunes maintenant parlent considérablement mieux anglais qu'avant, mais en revanche il parle de ce que les jeunes arrivent à faire avec la technologie qui serait génial vu par les plus vieux, ce qui est complètement faux, dès qu'on dépasse les applications et usages standards, ils sont aussi perdus que leurs prédécesseurs devant les outils numériques, pire la perte de l'esprit scientifique et d'une approche rationnelle fait qu'ils peuvent être encore plus perdus et demanderont de l'aide de façon très passive au "geek" de leur entourage dont ils s'attendent qu'il résolve les problèmes d'un coup de baguette magique, ce "natif numérique" n'est qu'un vernis.
Effectivement, ma phrase était plutôt d"accroche, mais je suis heureux que tu aies lu le texte complet.
Todd se concentre sur l'absence de construction d'une 'intériorité' autrefois basée sur la lecture patiente et attentive (loin des articulets du web et autres tweets).

Sur la quasi destruction de la concentration, dernier clou dans le cercueil de ladite 'intériorité', lisons un autre spécialiste qui nous parle d'évolutions plus récentes (les 15 dernières années) :
EXTRAIT
La Fabrique du crétin digital
Les dangers des écrans pour nos enfants
Michel Desmurget

La consommation du numérique sous toutes ses formes – smartphones, tablettes, télévision, etc. – par les nouvelles générations est astronomique. Dès 2 ans, les enfants des pays occidentaux cumulent chaque jour presque 3 heures d’écran. Entre 8 et 12 ans, ils passent à près de 4 h 45. Entre 13 et 18 ans, ils frôlent les 6 h 45. En cumuls annuels, ces usages représentent autour de 1 000 heures pour un élève de maternelle (soit davantage que le volume horaire d’une année scolaire), 1 700 heures pour un écolier de cours moyen (2 années scolaires) et 2 400 heures pour un lycéen du secondaire (2,5 années scolaires).
Contrairement à certaines idées reçues, cette profusion d’écrans est loin d’améliorer les aptitudes de nos enfants. Bien au contraire, elle a de lourdes conséquences : sur la santé (obésité, développement cardio-vasculaire, espérance de vie réduite…), sur le comportement (agressivité, dépression, conduites à risques…) et sur les capacités intellectuelles (langage, concentration, mémorisation…). Autant d’atteintes qui affectent fortement la réussite scolaire des jeunes.
« Ce que nous faisons subir à nos enfants est inexcusable. Jamais sans doute, dans l’histoire de l’humanité, une telle expérience de décérébration n’avait été conduite à aussi grande échelle », estime Michel Desmurget. Ce livre, première synthèse des études scientifiques internationales sur les effets réels des écrans, est celui d'un homme en colère. La conclusion est sans appel : attention écrans, poisons lents !

Michel Desmurget est docteur en neurosciences et directeur de recherche à l’Inserm. Il est l’auteur de TV Lobotomie (Max Milo, 2011) et de L’Antirégime (Belin, 2015), qui ont tous deux remporté un large succès public.
Le Moyen-Orient a le pétrole, nous avons les Terres Rares Deng Xiaoping (1992)

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2612 Message par pangloss » 18 mai 2022, 17:35

Boeuf1803 a écrit :
18 mai 2022, 14:13
Jeffrey a écrit :
18 mai 2022, 13:53
WolfgangK a écrit :
18 mai 2022, 11:46
Croisement avec la file sur le féminisme :

Si les mecs qui font la sélection "espèrent" 40% de filles au lieu de 20%, se serait de la paranoïa de s'inquiéter d'une possible discrimination ?
Une remarque quand même. Il ne sélectionne pas vraiment, il se contente de prendre ce qui vient. C'est de plus en plus le cas dans tout un tas de formations scientifiques de niveau -1.

C’est clair 170 convoqués 108 qui viennent dont apparemment 60% n’ont pas les bases je ne sais pas combien de places il y a mais la sélection n’est pas drastique. Ils doivent déjà être contents de boucler le recrutement…
Le niveau en sortie dépend quand même énormément de la qualité des candidats…j’dis ça j’dis rien.
Quant à la vocation scientifique des filles à mon époque on parlait déjà de plafond de verre. Honnêtement je pense que déjà à l’époque personne ne leur mettait de bâtons dans les roues pour les empêcher de faire des sciences. C’était même le contraire avec des prix dédiés et de la publicité.
Bien sûr, lire Todd sur la révolution anthropologique qui a déjà eu lieu.
Où en sont-elles ?, d'Emmanuel Todd. Extrait du chapitre 9, pages 191 à 200

L'émancipation: 1950-2020

La place dans l'histoire des femmes occidentales étant établie, en descendantes directes de leurs ancêtres cueilleuses, le moment est venu du grand saut: essayer de comprendre ce qui se passe aujourd'hui. Je distinguerai trois courtes phases. D'abord, l'après-guerre (1950-1965), époque de conformisme apparent. Je passerai ensuite à la mutation anthropologique des années 1965-2000. Nous verrons alors à quel point le dépassement éducatif des hommes par les femmes est déjà ancien et ce que cela signifie pour notre présent. Enfin, viendront les années 2000-2020, notre monde immédiat. Recourant alors au concept d'intersectionnalité généralisée, j'étudierai l'interaction entre division des sexes et rapports de classes. Comprendre la pluralité des dominations plutôt que la pluralité des discriminations sera notre objectif.

Ce chapitre, comme les deux suivants, sera centré sur la France. Mais nous nous appuierons aussi sur le cas des États-Unis, qui ont eu jusqu'à une génération et demie d'avance sur nous dans la révolution féministe et constituent un indispensable point de comparaison. La Suède nous sera également nécessaire. Elle est devenue le porte-drapeau autoproclamé du féminisme mondial et son cas nous permet d'identifier certaines des limites de la révolution anthropologique que nous vivons.

1950-1965: l'apogée du conformisme petit-bourgeois

Entre 1950 et 1965, en Occident, il est impossible de parler d'un statut bas de la femme. La situation en Europe occidentale et aux Etats-Unis est alors très loin de ce qui existe au Maghreb, en Chine ou même au Japon et en Allemagne. Dans les mentalités occidentales autour de l'Atlantique, de la mer du Nord et de la Baltique, règne, du point de vue de l'anthropologie historique, une égalité basique et naturelle entre hommes et femmes qui n'empêche pas une prédominance politique, au sens large, du sexe masculin. Mais-et c'est ce qui induit notre perception souvent erronée-les sociétés occidentales sont très spécialisées dans leurs fonctions masculines et féminines.

Dans ce monde d'après-guerre, diversifié sur les plans économique et social, il faut pour ce qui concerne le statut des femmes distinguer les classes moyennes du populaire. Contrairement à ce que suggèrent les stéréotypes élitistes et antipopulaires actuels, le monde ouvrier, certes très différencié en termes de rôles masculins et féminins, était, dans bien des dimensions, plutôt matricentré, ainsi que l'ont montré les études déjà citées de Michael Young et Peter Willmott sur l'Angleterre (1) ou d'Olivier Schwarz (2) sur le nord de la France. Le rôle des femmes y était important, situation toujours normale lorsque l'objectif existentiel est la survie plutôt que l'épanouissement du moi. Bien sûr, les Trente Glorieuses ont vu les ouvriers commencer de se rêver petits-bourgeois et adopter par la même certains comportements moins favorables aux femmes. Mais, même si l'homme gagne les revenus du ménage et si sa femme reste à la maison, il lui remet sa paie et elle contrôle l'usage qui en est fait.

L'épicentre de ce qu'on appelle aujourd'hui l'oppression des femmes (le « patriarcat » soft de l'Occident) se trouve au sein de la bourgeoisie, grande et petite. Les questions de survie s'y posent moins et la prédominance de l'homme dans l'obtention des revenus y est plus forte que dans le monde ouvrier. C'est là que l'on observe, comme c'était déjà le cas au xix siècle ou au xviii siècle, les velléités patrilinéaires et le plus fort puritanisme, terme moralisant qu'on peut traduire, pour rester technique, par « contrôle de la sexualité des femmes ». Le monde ouvrier est plus décontracté dans ses mœurs. Un article de Guy Desplanques et Michel de Saboulin nous apprend qu'en 1952-1954, les conceptions prénuptiales (signe que les couples ont fait l'amour avant le mariage) comptaient pour 11,6% des naissances chez les cadres supérieurs et 22 %, près du double, chez les ouvriers (3).

[1. Michael Young et Peter Willmond, Family and Kinship in East London, op cit
2. Olivier Schwartz, Le Monde privé des ouvriers, op.cit.
3. Guy Desplanques et Michel de Saboulin,«Première naissance et mariage de 1950 à nos jours» , Espace Population Sociétés. 2, 1986, p. 47-56]

Dans son Histoire de l'homosexualité en Europe, Florence Tamagne relève que le monde quvrier était aussi plus tolérant à l'homosexualité (1).
Le libéralisme sexuel du monde ouvrier ne doit pas être idéalisé. Ne soyons pas à notre tour des bourgeois du XIX siècle fantasmant, en positif désormais, sur la liberté des classes inférieures. Clellan S. Ford et Frank A. Beach signalent que dans la société américaine des années 1950, la seule pour laquelle nous ayons des indications à cette époque, la sophistication érotique des hommes qui avaient eu une éducation universitaire était un peu supérieure: ils négligeaient moins la stimulation orale des seins et des parties génitales feminines que les simples éduqués secondaires. L'Amérique fut pionnière dans l'étude des comportements sexuels, elle dispose donc de données rétrospectives inégalées et nous ne saurons jamais si on pouvait en dire autant des cadres supérieurs français de la même époque. La sociologie américaine nous vient d'un monde où les jeunes, avant même l'invention de la pilule, avaient le droit de s'envoyer en l'air sur les banquettes arrière des voitures. Ils ne le faisaient cependant qu'en vitesse et avec un appel immodéré à la fellation. Sans être tout à fait puceaux, ils arrivaient pour l'essentiel vierges au mariage.

Même en Amérique donc, le sexe était avant la pilule un risque autant qu'un plaisir. Faire l'amour, c'était prendre le risque, pour une femme de tomber enceinte, pour un homme de mettre une fille enceinte. Le contrôle des naissances était évidemment pratiqué, mais avec des moyens incertains: un mélange de préservatif, de méthode des températures, de coït interrompu et, surtout, d'abstinence, la technique la plus sûre pour éviter les accidents. Les filles n'étaient pas, contrairement au lieu commun actuel, surveillées par sexisme, mais pour leur propre protection, parce que devenir, comme on disait, « fille mère » était la voie royale vers une existence difficile. Il est un peu facile de dénoncer aujourd'hui le double standard sexuel d'autrefois qui privait les filles d'une liberté sexuelle laissée aux garçons.

[
Florence Tamagne, Histoire de l'homosexualité en Europe, Berlin, Londres Paris. 1919-1939, Paris, Seuil 2000
Clellan S Ford et Frans A Beach, Patterns of social behavior, New York, Harper, 1951, p. 41-Le Comportement sexuel chez l'homme et animal, Paris Robert Laffont, , 1970
]

L'interdit sur l'avortement, qui résultait du populationnisme français de la loi de 1920, ou plus souvent d'une prescription religieuse chrétienne, aggravait l'insécurité sexuelle et les risques d'accidents mortels resultant d'interventions clandestines. Le cadrage religieux de la vie sexuelle avait ici ramené la liberté des chrétiens au-dessous de celle des chasseurs-cueilleuses.

Ce contexte conduisait souvent, hors ou dans le mariage, à des rapports brefs et peu intéressants. On pourrait sans doute appliquer à la relation sexuelle idéale-typique des armées pré-pilule la formule de Thomas Hobbes sur la vie humaine: solitary, poor, nasty, brutish, and short, solitaire, pauvre, méchante, brutale et courte

La révolution éducative et sexuelle: 1965-2000

Pour comprendre le mouvement social et culturel des soixante-dix dernières années, allons directement au subconscient éducatif de la société, cet axe facile à tracer de l'histoire humaine, et voyons comment a évolué, à ce niveau, l'équilibre, ou le déséquilibre, entre hommes et femmes

En France, dès 1900, lire et écrire était un acquis universel pour les deux sexes dans les jeunes générations. C'est le taux d'obtention du baccalauréat qui importe tout au long du xx siècle. En 1896, selon la statistique nationale, on compte 7 241 bacheliers mais aucune bachelière.. En 1897 (année de la publication du Suicide, de Durkheim) pour la première fois, 2 filles bachelières sont enregistrées, pour 7 549 bacheliers. Le nombre de bachelières monte ensuite lentement à 400 en 1914, pour 7139 garçons. Lorsque s'ouvre la Seconde Guerre mondiale, en 1940, on atteint 9 292 filles bachelières pour 18 485 garçons. Deux tiers pour les garçons et un tiers pour les filles. En 1950, on est à 14 106 filles pour 19 039 garçons. Deux cinquièmes, trois cinquièmes. La régularité du rattrapage est frappante.

En 1960, la parité est presque atteinte: 29 864 filles pour 31 635 garçons, au cœur même pourtant de l'apogée conformiste et petite bourgeoise précédemment décrite. Le tournant définitif a lieu en 1968 (mon bac !) Ce fut un baccalauréat spécial pour bien des raisons.
[
Jean-Claude Chesnais, « La population des bacheliers en France. Estimation et projection jusqu'en 1995 ». Population, vol 30, no3, 1975, p. 527-550
]
On a souvent oublié qu'il a marqué l'écrasement des garçons par les filles (81492 bacheliers seulement contre 87 930 bachelières).
J'aimerais que le lecteur partage mon étonnement devant ces chiffres. En commençant les recherches pour ce livre, je pensais étudier une mutation en train de se produire du rapport de force entre les sexes, appelé à s'épanouir dans le futur. Sur le plan éducatif, le basculement a eu lieu il y a plus d'un demi-siècle !

L'évolution des mœurs a accompagné l'émancipation éducative des femmes et avant même que soient autorisés et disponibles les moyens de contraception modernes. La fécondité commence à baisser fortement en France entre 1965 et 1970. Dès 1965-1969, on observe une hausse des conceptions prénuptiales. De 11,6% en 1952-1954, chez les cadres. on l'a vu, elles passent à 18% on 1965-1969, avant de retomber, en 1970-1974, 16.6%. Chez les ouvriers, les conceptions prénuptiales passent de 22% en 1952-1954 à 27,3 % en 1965-1969, et, sans retomber atteignent 30% en 1970-1974. L'une des grandes illusions de l'époque actuelle est de croire que les catégories supérieures de la société ont impulsé le mouvement de libération sexuelle. La détente sur les mœurs a été plus forte et plus rapide chez les ouvriers que chez les bourgeois. Parce que cette évolution intervient dans un monde populaire qui n'était pas alors concerné par le baccalauréat, elle est une indication que l'évolution des mentalités doit être perçue comme un phénomène global, multidimensionnel. Nous devons supposer une émancipation des femmes qui traverse toutes les catégories sociales.

La pilule est autorisée par la loi Neuwirth en 1967 et l'interruption volontaire de grossesse par la loi Veil en 1975. En 1971, alors que le déclin de la fécondité est déjà bien engagé, seules 6% des femmes sont sous pilule ou stérilet (1). Le grand bond en avant de la contraception moderne se déroule entre 1970 et 1975, date à laquelle 25 % des femmes y ont recours.

Si la contraception moderne rend la vie sexuelle des hommes autant que celle des femmes plus plaisante, elle fait de la procréation une décision féminine. La perte de pouvoir masculin est ici totale, mais ce phénomène a été masqué par la complexité des rapports amoureux :
[
Voir Guy Desplanques et Michel de Saboulin, Première naissance et mariage de 1950 à nos jours.
]
On pense à des hommes qui ne veulent pas s'engager, à des femmes qui n'aiment pas assez leurs partenaires « pour leur faire un enfant », etc. La confusion des sentiments cache une réalité simple: en dernière instance, c'est désormais la femme qui décide d'avoir un enfant ou non. La position de faiblesse change de sexe: l'homme au sperme dédaigné remplace la fille mère.

Les femmes, les services et l'industrie

J'ai dit dans l'introduction que je ne séparerai pas les variables éducatives, anthropologiques et économiques, refusant entre elles toute hiérarchie. Passons donc maintenant à l'économie, sans considérer le métier comme a priori moins important que l'éducation, le mariage ou la vie sexuelle, même si l'arrivée massive des femmes sur le marché du travail est plutôt postérieure à 1975 et a progressé au rythme de l'éducation secondaire et supérieure. Cet accès à l'emploi brise une dépendance, elle abolit la nécessité économique de l'homme, en tout cas au niveau microéconomique des individus. On pourrait se contenter de dire qu'elle autorise les femmes à divorcer. Mais, très au-delà, elle supprime la nécessité du couple humain. Cela est une différence capitale avec les chasseurs-cueilleurs. Mais la notion d'inutilité du couple ne s'applique ici, je le répète, qu'au niveau des individus. La question de la viabilité macroéconomique et macrodémographique d'une société qui dépasse le couple humain reste posée.

Le taux d'activité des hommes était de 73,8% en 1975 et de 75,3% en 2019 (+ 1,4 %). Pendant la même période, celui des femmes est passé de 43,4% à 68,2 % (+24,8 %). La stabilité du taux masculin masque une assez large reconversion, du groupe et non des individus, de l'agriculture et de l'industrie vers les services. Dans le cas des femmes, même si on doit évoquer une rétraction de leur emploi dans l'agriculture et l'industrie, on doit surtout penser à une entrée directe dans les services. Notons que l'arrivée des femmes sur le marché du travail ne constitue pas un « ajout » à un monde industriel stable. Cette période est aussi celle d'une chute des effectifs industriels, qui commence entre 1975 et 1982.

De 1958 à 1964, la proportion de la population active employée dans l'industrie avait continué d'augmenter pour atteindre un plafond de 40 %, qui s'est maintenu pendant un peu plus d'une décennie (1). En 2014, cette proportion était tombée à 13.9%. En 1968, année où les filles dépassent définitivement les garçons pour l'obtention du baccalauréat, les hommes occupent 53 % des emplois dans les services, 67% des emplois agricoles, 71 % des emplois dans l'industrie de transformation, 91% dans la pêche, 95 % dans le bâtiment, 97 % dans les industries extractives. La division sexuelle du travail n'a pas tellement changé depuis l'époque des chasseurs-cueilleurs ou de l'agriculture intensive. Je renvoie le lecteur aux cartes du chapitre 7 et aux monopoles masculins sur la chasse, la pêche, la fabrication des bateaux et des maisons en dur, sur le partage des tâches agricoles, plus variable, et à ma catégorisation de l'élevage des enfants et des soins aux personnes âgées comme activités tertiaires plus féminines. Nul doute qu'en ôtant les activités textiles, plus féminines que les autres, de l'industrie de transformation, nous rapprocherions encore un peu plus la division sexuelle vers 1968 de ce qu'elle avait été durant les 100 000 années précédentes.
[
Alfred Nizard. La population active selon les recensements depuis 1946 Population 1971, vol.26, n 1. p.9-61.
]

En 1946, 42 % des femmes déjà étaient employées dans le secteur tertiaire et cette proportion a atteint 59% dès 1968. Si l'on essaie de penser simultanément l'économie et les rapports entre les sexes, on doit conclure que l'industrie fut masculine et que le développement du tertiaire a permis une croissance accélérée de l'emploi féminin. Mesurer la chute de l'emploi industriel, c'est faire la chronique du déclin de métiers masculins.

Ne nous contentons pas ici d'une vision mécanique du développement de l'économie, d'une réalisation du modèle développé par Colin Clark (1905-1989) puis Jean Fourastié (1907-1990), qui décrit un glissement de l'activité humaine du primaire vers le secondaire puis du secondaire vers le tertiaire, au rythme du développement différentiel de la productivité physique des secteurs agricole, industriel et des services. Nous verrons dans le dernier chapitre de ce livre que le mouvement vers le tertiaire ne s'est pas produit au même rythme dans tous les pays avancés et que les nations de tradition patrilinéaire ont été beaucoup moins rapidement et pleinement tertiarisées que l'Occident étroit. En Allemagne, par exemple, l'éducation supérieure des femmes a progressé moins vite et l'industrie a mieux résisté. Dans ce pays, les femmes n'ont pas été «libérées» au même degré qu'en France, en Suède, en Angleterre ou aux Etats-Unis. Nous devons admettre la possibilité que l'émancipation des femmes, si visible dans l'éducation, a été l'un des moteurs du développement du tertiaire.

Tout comme la deuxième phase du néolithique, agricole intensive, avait coïncidé avec le développement du principe patrilinéaire et l'abaissement du statut des femmes, la révolution postindustrielle a coïncidé avec l'émancipation des femmes et une élévation de leur statut.

La matridominance éducative: 2000-2020

En l'espace d'une génération, entre 1965 et 2000, la société a donc muté. Mais, sur le plan éducatif, le rapport hommes-femmes a basculé au-delà de ce qu'on imagine généralement. Le bac n'a été qu'une étape. Parce qu'il autorise l'accession à l'enseignement supérieur, une prépondérance féminine a fini par s'établir dans la partie la plus éduquée de la population française.

Les enquêtes «Emplois » de l'Insee nous permettent de connaitre le diplôme le plus élevé obtenu selon l'âge et le sexe dans la population active. Vers 2018, pour trouver une tranche d'âge dans laquelle plus d'hommes que de femmes avaient fait des études supérieures longues. il faut remonter aux 55-64 ans, avec 14,5% d'hommes et 12,1% de femmes. Dès que l'on passe aux 45-54 ans, l'équilibre s'inverse, avec 18,3% de femmes et seulement 17,9% d'hommes Quand on parle d'un dépassement des hommes par les femmes, on n'évoque donc pas aujourd'hui des gamins ou de jeunes gens, mais des personnes déjà mûres. La tendance s'accentue dans les générations plus récentes. Chez les 35-44 ans, 28,6 % des femmes mais seulement 24,7 % des hommes ont fait des études supérieures. Chez les 25-34 ans, 36,1% des femmes et 29,6 % des hommes, soit un sex-ratio de 122. Les jeunes générations sont passées en matridominance éducative. L'expression «les étudiants » est désormais trompeuse puisqu'elle est appliquée à une population majoritairement féminine. Il serait difficile de rejeter un changement grammatical qui exigerait que l'on dise, pour décrire des actions collectives, « les étudiantes »plutôt que « les étudiants » en précisant lorsque nécessaire « une étudiante de sexe masculin ». L'existence d'un genre grammatical neutre évite à l'anglais ce problème douloureux.

L'évolution a été rapide, elle est connue. Le problème de perception rétrospective, comme pour le baccalauréat, concerne la date : tout cela est déjà ancien. Les gens qui ont aujourd'hui 50 ans, et dont la génération a vécu l'inversion du sex-ratio dans l'éducation supérieure avaient 20 ans en 1990.

De l'hypergamie à l'hypogamie

Pour un anthropologue, la conséquence la plus importante de cette inversion du sex-ratio aura été le passage de l'hypergamie à l'hypogamie. La tradition était que les femmes, statistiquement, se marient avec des hommes plus âgés, plus riches ou /et plus éduqués. On parlait alors d'hypergamie d'âge, de richesse ou d'éducation. Les hommes du bas ou de la périphérie de la structure sociale-agriculteurs, ouvriers agricoles et manœuvres- avaient donc plus de difficulté à trouver une épouse et leur taux de célibat était plus élevé que la moyenne. En haut et au centre de la structure sociale, les femmes très éduquées, éventuellement cadres supérieures, ne trouvaient pas au-dessus d'elles les hommes nécessaires et présentaient un taux de célibat élevé.

J'emploie ici le terme « mariage » comme on le fait en anthropologie pour désigner une union de fait présentant un minimum de stabilité, qui peut être consensuelle sans être légitimée par un enregistrement civil ou religieux. L'hypergamie exprimait, à un niveau variable, la prédominance masculine de toutes les sociétés humaines jusqu'à la nôtre, mais elle était d'intensité très inégale selon la culture. L'obligation de se marier avec un homme de condition plus élevée, avec une dot, était tellement forte dans les castes rajputs du nord de l'Inde qu'elle y conduisait, dans les familles qui avaient trop de filles, à un infanticide massif des bébés de sexe féminin. Nous étions en France loin de cette hypergamie explicite plutôt que statistique. Encore une différence que masquerait la notion de patriarcat.

Notre monde modérément hypergame n'est plus. On se doute que dans une société où les femmes font plus d'études que les hommes, la perpétuation d'un modèle selon lequel les femmes épousent majoritairement des hommes plus diplômés qu'elles devient impossible. Dans un article de 2015 sur « l'inversion de l'hypergamie féminine au fil des cohortes (c'est-à-dire des générations) en France », Milan Boucher Valat a mesuré une diminution, puis une disparition de l'hypergamie, et finalement une inversion en hypogamie (1). Ce sont désormais les hommes qui, statistiquement, se marient au-dessus de leur condition éducative. Son étude ne concerne pas les seuls éduqués supérieurs mais tous les niveaux - primaire, secondaire et supérieur, avec comme groupes entre lesquels les mouvements sont saisis, les « aucun diplôme » les « certificat d'études primaires », les « CAP, BEP et BEPC » regroupés, les « baccalauréats généraux, technologiques et professionnels », les « diplômes du supérieur inférieurs à la licence », et enfin les « diplômes du supérieur à partir de la licence ». Ce qui est frappant, à nouveau, c'est que le basculement est intervenu bien plus tôt qu'on ne l'imaginerair: au plus tard pour la génération née en 1955 et qui a donc atteint l'âge de se marier vers 1980. Lorsque l'on inclut les échelons éducatifs intermédiaires, et pas seulement entre le supérieur et le reste, le basculement apparaît donc encore plus précoce.

Milan Bouchet-Valat, qui m'a beaucoup aidé pour l'accès et la compréhension de ces données (sans être aucunement responsable de mes éventuelles erreurs), m'a confié sa propre surprise en découvrant la précocité du passage à l'hypogamie. Si l'on prend en compte non plus telle ou telle génération, mais l'ensemble de la population, l'hypogamie devient plus fréquente que l'hypergamie aux alentours de l'an 2000.

Bouchet-Valat se pose la question de savoir si le passage à l'hypogamie a été freiné par des normes. Pour cela, il confronte la distribution aléatoire des unions qu'auraient créées les proportions respectives d'hommes et de femmes ayant atteint tel et tel niveau d'études à ce qui s'est passé réellement. Sa conclusion est fascinante: aucune norme culturelle ne semble s'être opposée à la formation de couples hypogames. Peut-être même y a-t-il eu, à l'inverse, un effet d'accentuation de l'hypogamie par rapport à celle qui aurait dû exister. Dans tous les cas, l'hypothèse d'une résistance de la société favorisant un principe de domination masculine ne tient pas, du moins tant qu'on considère la société globalement.

[
Milan Bouchet-Valat, Plus diplômées, moins célibataires. L'inversion de l'hypergamie féminine au fil des cohortes en France, Population, vol. 70, 4, 2015, p. 705-73
]
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2613 Message par lisa » 18 mai 2022, 17:36

Si certains sont tentés :mrgreen: :
Du 30 mai au 3 juin, l’académie de Versailles organise, avec Pôle Emploi et l’APEC, des journées de recrutement de personnels contractuels.
L’académie de Versailles recrute des personnels contractuels à partir du 1er septembre 2022 répartis comme suit :

700 professeur(e)s des écoles

600 professeur(e)s en collèges et lycées

600 accompagnant(e)s d’élèves en situation de handicap (AESH)

35 infirmier(e)s scolaires

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2614 Message par Boeuf1803 » 18 mai 2022, 17:53

lisa a écrit :
18 mai 2022, 17:36
Si certains sont tentés :mrgreen: :
Du 30 mai au 3 juin, l’académie de Versailles organise, avec Pôle Emploi et l’APEC, des journées de recrutement de personnels contractuels.
L’académie de Versailles recrute des personnels contractuels à partir du 1er septembre 2022 répartis comme suit :

700 professeur(e)s des écoles

600 professeur(e)s en collèges et lycées

600 accompagnant(e)s d’élèves en situation de handicap (AESH)

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#2615 Message par pangloss » 18 mai 2022, 19:05

Ce que l'on voit actuellement, c'est que les filles ne vont "même plus" vers l'Education Nationale (en tout cas, beaucoup moins).
Le coup du "salaire d'appoint" dans le couple a fait son temps : les générations récentes ne se laissent plus prendre.
Va falloir payer... :mrgreen:
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2616 Message par Boeuf1803 » 18 mai 2022, 19:14

pangloss a écrit :
18 mai 2022, 19:05
Ce que l'on voit actuellement, c'est que les filles ne vont "même plus" vers l'Education Nationale (en tout cas, beaucoup moins).
Le coup du "salaire d'appoint" dans le couple a fait son temps : les générations récentes ne se laissent plus prendre.
Va falloir payer... :mrgreen:
Attends ils sont capables de payer plus cher les contractuels à bac+3 que les titulaires à bac+5. Parce que bon il va bien falloir mettre quelqu’un devant les gamins. N’importe qui on en est là, (j’ai regardé la com’ de l’académie c’est « venez comme vous êtes ») mais quelqu’un quand même.
Je ne sais pas quand mais il va falloir revoir la rémunération des enseignants. On est en train de sacrifier nos enfants, et ça n’émeut personne. C’est l’indifférence générale.

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2617 Message par Dida » 18 mai 2022, 19:35

Boeuf1803 a écrit :
18 mai 2022, 17:53
lisa a écrit :
18 mai 2022, 17:36
Si certains sont tentés :mrgreen: :
Du 30 mai au 3 juin, l’académie de Versailles organise, avec Pôle Emploi et l’APEC, des journées de recrutement de personnels contractuels.
L’académie de Versailles recrute des personnels contractuels à partir du 1er septembre 2022 répartis comme suit :

700 professeur(e)s des écoles

600 professeur(e)s en collèges et lycées

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2618 Message par ab86 » 18 mai 2022, 19:53

Boeuf1803 a écrit :
18 mai 2022, 19:14
pangloss a écrit :
18 mai 2022, 19:05
Ce que l'on voit actuellement, c'est que les filles ne vont "même plus" vers l'Education Nationale (en tout cas, beaucoup moins).
Le coup du "salaire d'appoint" dans le couple a fait son temps : les générations récentes ne se laissent plus prendre.
Va falloir payer... :mrgreen:
Attends ils sont capables de payer plus cher les contractuels à bac+3 que les titulaires à bac+5. Parce que bon il va bien falloir mettre quelqu’un devant les gamins. N’importe qui on en est là, (j’ai regardé la com’ de l’académie c’est « venez comme vous êtes ») mais quelqu’un quand même.
Je ne sais pas quand mais il va falloir revoir la rémunération des enseignants. On est en train de sacrifier nos enfants, et ça n’émeut personne. C’est l’indifférence générale.
Euh, payer plus cher un enseignant faut pas réver ! Il y a quelques années l'académie nous avait contacté pour recrutér des vacataires pour donner des cours de maths, salaire proposé 11€ de l'heure.. 8h par semaine, dans des collèges différents (voiture obligatoires)... Ces andouilles d'administratifs au rectorat ne réalisaient même pas qu'un technicien de surface était mieux payé, pour moins de problèmes ?

Par curiosité, je me suis inscrit pour être candidat au beau métier d'enseignant dans l'académie de Versailles.
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2619 Message par Ben92 » 18 mai 2022, 19:53

Boeuf1803 a écrit :
18 mai 2022, 19:14
pangloss a écrit :
18 mai 2022, 19:05
Ce que l'on voit actuellement, c'est que les filles ne vont "même plus" vers l'Education Nationale (en tout cas, beaucoup moins).
Le coup du "salaire d'appoint" dans le couple a fait son temps : les générations récentes ne se laissent plus prendre.
Va falloir payer... :mrgreen:
Attends ils sont capables de payer plus cher les contractuels à bac+3 que les titulaires à bac+5. Parce que bon il va bien falloir mettre quelqu’un devant les gamins.
Non les contractuels sont payés au SMIC, les profs titulaires débutants sont au moins à 1.1 SMIC. Pas besoin de payer plus, car comme tu le dis, il suffit de mettre "quelqu'un devant les élèves". Personne n'a jamais dit qu'il fallait mettre quelqu'un de compétent !

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2620 Message par Dida » 18 mai 2022, 19:58

Ben92 a écrit :
18 mai 2022, 19:53
Boeuf1803 a écrit :
18 mai 2022, 19:14
pangloss a écrit :
18 mai 2022, 19:05
Ce que l'on voit actuellement, c'est que les filles ne vont "même plus" vers l'Education Nationale (en tout cas, beaucoup moins).
Le coup du "salaire d'appoint" dans le couple a fait son temps : les générations récentes ne se laissent plus prendre.
Va falloir payer... :mrgreen:
Attends ils sont capables de payer plus cher les contractuels à bac+3 que les titulaires à bac+5. Parce que bon il va bien falloir mettre quelqu’un devant les gamins.
Non les contractuels sont payés au SMIC, les profs titulaires débutants sont au moins à 1.1 SMIC. Pas besoin de payer plus, car comme tu le dis, il suffit de mettre "quelqu'un devant les élèves". Personne n'a jamais dit qu'il fallait mettre quelqu'un de compétent !
c'est ça , même combat que pour l'hôpital. c'est juste que tu ne vas pas trop râler si le personnel qui éduque ton enfant a été recruté sans concours après un entretien de 15min, du moment qu'il y a quelqu'un qui fait la garderie. Alors que si le process de recrutement est le même pour celui qui doit te soigner aux urgences, là tu seras moins tolérant. bref casse du service public généralisée...

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2621 Message par Boeuf1803 » 18 mai 2022, 20:02

Ben92 a écrit :
18 mai 2022, 19:53
Non les contractuels sont payés au SMIC, les profs titulaires débutants sont au moins à 1.1 SMIC. Pas besoin de payer plus, car comme tu le dis, il suffit de mettre "quelqu'un devant les élèves". Personne n'a jamais dit qu'il fallait mettre quelqu'un de compétent !
Non il ne suffit pas. Je dis que c’est ce qu’ils font et que ça m’effraie. Mais ce n’est pas ce qu’il faut faire. Il faut commencer par rouvrir les écoles normales et recommencer à FORMER des ENSEIGNANTS au lieu de ramasser les clodos qui zonent dans le coin.
Hélas oui 1,1 smic c’est proche des 1432€ net d’un PE débutant En lisant ça tu ne penses pas qu’il y a un problème ?
Non tu n’en as rien à foutre car dans ton monde il y a 2 catégories de personnes : toi et les autres.
Je te souhaite une longue et heureuse vie.

Edit : Pardon en me relisant je me dit que c’est un peu abrupt. Nulle offense.
Modifié en dernier par Boeuf1803 le 18 mai 2022, 20:09, modifié 1 fois.

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2622 Message par Boeuf1803 » 18 mai 2022, 20:04

Dida a écrit :
18 mai 2022, 19:58
Ben92 a écrit :
18 mai 2022, 19:53
Boeuf1803 a écrit :
18 mai 2022, 19:14
pangloss a écrit :
18 mai 2022, 19:05
Ce que l'on voit actuellement, c'est que les filles ne vont "même plus" vers l'Education Nationale (en tout cas, beaucoup moins).
Le coup du "salaire d'appoint" dans le couple a fait son temps : les générations récentes ne se laissent plus prendre.
Va falloir payer... :mrgreen:
Attends ils sont capables de payer plus cher les contractuels à bac+3 que les titulaires à bac+5. Parce que bon il va bien falloir mettre quelqu’un devant les gamins.
Non les contractuels sont payés au SMIC, les profs titulaires débutants sont au moins à 1.1 SMIC. Pas besoin de payer plus, car comme tu le dis, il suffit de mettre "quelqu'un devant les élèves". Personne n'a jamais dit qu'il fallait mettre quelqu'un de compétent !
c'est ça , même combat que pour l'hôpital. c'est juste que tu ne vas pas trop râler si le personnel qui éduque ton enfant a été recruté sans concours après un entretien de 15min, du moment qu'il y a quelqu'un qui fait la garderie. Alors que si le process de recrutement est le même pour celui qui doit te soigner aux urgences, là tu seras moins tolérant. bref casse du service public généralisée...
+1 merci. Il y a tant à faire dans le service public !
Ce qui sauve l’hôpital c’est les boomers.

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2623 Message par Boeuf1803 » 18 mai 2022, 20:11

Dida a écrit :
18 mai 2022, 19:35
Boeuf1803 a écrit :
18 mai 2022, 17:53
lisa a écrit :
18 mai 2022, 17:36
Si certains sont tentés :mrgreen: :
Du 30 mai au 3 juin, l’académie de Versailles organise, avec Pôle Emploi et l’APEC, des journées de recrutement de personnels contractuels.
L’académie de Versailles recrute des personnels contractuels à partir du 1er septembre 2022 répartis comme suit :

700 professeur(e)s des écoles

600 professeur(e)s en collèges et lycées

600 accompagnant(e)s d’élèves en situation de handicap (AESH)

35 infirmier(e)s scolaires

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C’est un truc de malade 700 PE 1300 prof en tout en contractuels on en est là. J’hallucine un peu plus chaque jour.
Salaire tout naze pour un niveau bac+5.

Manque de respect de la fonction : cette semaine un parent d'élève cherchait partout un collègue pour lui casser la gueule.
Niveau bac+3 pour les contractuels. Bac+5 c’est pour les titulaires. Bientôt pour trouver des gens il descendront au niveau bac 😁

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2624 Message par itrane2000 » 18 mai 2022, 20:17

Sifar a écrit :
17 mai 2022, 16:16
Boeuf1803 a écrit :
17 mai 2022, 15:12
on a rajouté plein d’enseignements à la *** en filière S (SVT, LV2, etc) au détriment des heures de maths.
On a voulu augmenter la part de filles qui font des sciences, c'est le seul moyen qu'on ait trouvé.
( cf. la répartition par sexe dans les spécialités du bac S: Spé maths, physique, SVT. )
Le système du nouveau bac avec sa filière maths expertes a inversé cette tendance, ce dont certains tirent argument pour le critiquer.
( Alors que la seule critique valable est qu'on ne met pas un toit trop lourd sur des murs trop fragiles. )
le problème ce ne sont pas les maths (ma fille est au lycée et elle est en math experte). Le problème ce sont les enseignements scientifiques dont la physique. La matière a été totalement épurée des maths. Les Devoirs de physique c'est une description des expériences, des applications et un apprentissage par chœur de formule sans démonstration. Ma fille qui adore les maths (elle ressemble à son papa) est dégouté de la physique.
Je lui ai donné à titre d'exemple, des exercices que je faisais à son époque (exemple: tir d'un canon avec résistance de l'air), elle a beaucoup aimé mais l'éducation nationale a réussi à la dégouter d'une matière qui a priori aurait du convenir à son "cerveau de matheuse".
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2625 Message par Madi94 » 18 mai 2022, 20:19

wasabi a écrit :
18 mai 2022, 10:48
quand les profs ont des miniatures d'influenceuses tu sais que c'est en tourisme, esthéticienne ou mannequinat que ça se passe.
Qd même ! :roll: la ce sont les miniatures des élèves qui postent les messages des profs.

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2626 Message par wasabi » 18 mai 2022, 20:31

Madi94 a écrit :
18 mai 2022, 20:19
wasabi a écrit :
18 mai 2022, 10:48
quand les profs ont des miniatures d'influenceuses tu sais que c'est en tourisme, esthéticienne ou mannequinat que ça se passe.
Qd même ! :roll: la ce sont les miniatures des élèves qui postent les messages des profs.
j'ai fait erreur alors :arrow:
"Le marché peut rester irrationnel plus longtemps que vous ne pouvez rester solvable" - J.M. Keynes, 1936

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2627 Message par Ben92 » 18 mai 2022, 20:52

Boeuf1803 a écrit :
18 mai 2022, 20:02
Non il ne suffit pas. Je dis que c’est ce qu’ils font et que ça m’effraie. Mais ce n’est pas ce qu’il faut faire. Il faut commencer par rouvrir les écoles normales et recommencer à FORMER des ENSEIGNANTS au lieu de ramasser les clodos qui zonent dans le coin.
Hélas oui 1,1 smic c’est proche des 1432€ net d’un PE débutant En lisant ça tu ne penses pas qu’il y a un problème ?
Je trouve surtout que c'est débile de recruter tous les profs à BAC+5.
Selon moi il faudrait trois catégories de profs rémunérés différemment.
- des profs agrégés à BAC+5 qu'on attribuerait aux lycées d'excellence
- des profs normaux à BAC+3 pour les collèges et les lycées moyens
- des enseignants-éducateurs, recrutés à BAC+1 ou 2, avec une formation moitié enseignement moitié éducateur spécialisé, dont la mission serait d'enseigner les savoirs de base (lire écrie compter) et surtout la discipline, les valeurs morales de base aux élèves des collèges poubelles. (ça en fait un paquet).
L'avantage de ma solution c'est qu'on ne gaspillerait pas une ressource rare (les "vrais" profs, ceux des deux premières catégories) pour enseigner à des teubés dont on ne peut ne rien tirer, et qui vont finir de toute façon délinquants ou chômeurs.
Et pour augmenter le nombre de profs disponibles, apprentissage dès 14 ans pour les teubés.

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2628 Message par itrane2000 » 18 mai 2022, 21:16

Ben92 a écrit :
18 mai 2022, 20:52
L'avantage de ma solution c'est qu'on ne gaspillerait pas une ressource rare (les "vrais" profs, ceux des deux premières catégories) pour enseigner à des teubés dont on ne peut ne rien tirer, et qui vont finir de toute façon délinquants ou chômeurs.
tu as une drole de vision de notre société.
Je pense tout comme toi que tous les profs ne se valent pas et qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des Bac+5, mais pour des raisons tout autre.
Je pense qu'il faudrait déja commencer par séparer les filles des garcons à l'école. Les deux sexes n'ont pas les mêmes besoin en terme d'éducation et de discipline.
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2629 Message par Fluctuat » 18 mai 2022, 21:33

Ben92 a écrit :
18 mai 2022, 20:52
Boeuf1803 a écrit :
18 mai 2022, 20:02
Non il ne suffit pas. Je dis que c’est ce qu’ils font et que ça m’effraie. Mais ce n’est pas ce qu’il faut faire. Il faut commencer par rouvrir les écoles normales et recommencer à FORMER des ENSEIGNANTS au lieu de ramasser les clodos qui zonent dans le coin.
Hélas oui 1,1 smic c’est proche des 1432€ net d’un PE débutant En lisant ça tu ne penses pas qu’il y a un problème ?
Je trouve surtout que c'est débile de recruter tous les profs à BAC+5.
Selon moi il faudrait trois catégories de profs rémunérés différemment.
- des profs agrégés à BAC+5 qu'on attribuerait aux lycées d'excellence
- des profs normaux à BAC+3 pour les collèges et les lycées moyens
- des enseignants-éducateurs, recrutés à BAC+1 ou 2, avec une formation moitié enseignement moitié éducateur spécialisé, dont la mission serait d'enseigner les savoirs de base (lire écrie compter) et surtout la discipline, les valeurs morales de base aux élèves des collèges poubelles. (ça en fait un paquet).
L'avantage de ma solution c'est qu'on ne gaspillerait pas une ressource rare (les "vrais" profs, ceux des deux premières catégories) pour enseigner à des teubés dont on ne peut ne rien tirer, et qui vont finir de toute façon délinquants ou chômeurs.
Et pour augmenter le nombre de profs disponibles, apprentissage dès 14 ans pour les teubés.
En apprentissage, il faut être capable de comprendre une consigne et d'obéir. Et accessoirement de trouver un patron qui veuille bien vous prendre: même gratuit, un "teubé" peut coûter cher s'il a un accident du travail. Et étant donné le niveau actuel du bac et le niveau en français et en mathématiques des bacheliers y compris généraux, on est obligé d'aller les recruter plus tard, en particulier pour enseigner des fondamentaux qui ne sont plus maîtrisés.
Il y a 30 ans, le CAPES se passait avec une licence en Poche. Jusqu'en 1978 on recrutait les instit' avec le bac, sauf qu'à l'époque seul 1 français sur 4 l'a et surtout, ensuite, les futurs instituteurs avaient 3 ans de formation, alors même que leur niveau était sans commune mesure avec celui des bacheliers d'aujourd'hui.
De toute façons pour attirer ce que vous appeler des "vrais" profs, il faudrait augmenter les salaires: à bac + 3 ou +5 il y a des métiers autrement plus rémunérateurs et où on ne risque pas la décapitation.

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2630 Message par Madi94 » 18 mai 2022, 23:10

itrane2000 a écrit :
18 mai 2022, 21:16
Ben92 a écrit :
18 mai 2022, 20:52
L'avantage de ma solution c'est qu'on ne gaspillerait pas une ressource rare (les "vrais" profs, ceux des deux premières catégories) pour enseigner à des teubés dont on ne peut ne rien tirer, et qui vont finir de toute façon délinquants ou chômeurs.
tu as une drole de vision de notre société.
Je pense tout comme toi que tous les profs ne se valent pas et qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des Bac+5, mais pour des raisons tout autre.
Je pense qu'il faudrait déja commencer par séparer les filles des garcons à l'école. Les deux sexes n'ont pas les mêmes besoin en terme d'éducation et de discipline.
Tu as une drôle de vision de notre société.
Et à quel moment va t on les autoriser à bosser ensemble, vu que les filles auront fait cuisine et les mecs menuiserie?
Comment apprendront ils à gérer une relation avec l'autre sexe si ils se découvrent après ... 18ans? 23 ans ?
La mixité à l'école contribue au vivre ensemble.

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2631 Message par Ben92 » 18 mai 2022, 23:48

Madi94 a écrit :
18 mai 2022, 23:10
Comment apprendront ils à gérer une relation avec l'autre sexe si ils se découvrent après ... 18ans?
On peut apprendre ça à 18 ans, je ne vois pas le problème.
Les amourettes d'ado sont néfastes pour la scolarité.

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2632 Message par Goldorak2 » 19 mai 2022, 07:33

itrane2000 a écrit :
18 mai 2022, 21:16
Ben92 a écrit :
18 mai 2022, 20:52
L'avantage de ma solution c'est qu'on ne gaspillerait pas une ressource rare (les "vrais" profs, ceux des deux premières catégories) pour enseigner à des teubés dont on ne peut ne rien tirer, et qui vont finir de toute façon délinquants ou chômeurs.
tu as une drole de vision de notre société.
Je pense tout comme toi que tous les profs ne se valent pas et qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des Bac+5, mais pour des raisons tout autre.
Je pense qu'il faudrait déja commencer par séparer les filles des garcons à l'école. Les deux sexes n'ont pas les mêmes besoin en terme d'éducation et de discipline.
N'importe quoi. Les deux sexes ont besoin de se connaitre. La mixité scolaire est un acquis français.

Il faudrait rétablir le redoublement pour que les élèves aient la pression et travaillent avant d'être largués et exclure les pire teubés qui ne veulent ou ne peuvent pas apprendre.
Et expulser, avec leurs familles, les élèves étrangers posant des problèmes grave de discipline (décision de CPE).

L'école ou le pays c'est comme la route avec le permis à point. Il faut exclure les chauffards et les ivrognes invétérés pour rouler en sécurité.
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2633 Message par itrane2000 » 19 mai 2022, 08:46

Madi94 a écrit :
18 mai 2022, 23:10
Tu as une drôle de vision de notre société.
Et à quel moment va t on les autoriser à bosser ensemble, vu que les filles auront fait cuisine et les mecs menuiserie?
Comment apprendront ils à gérer une relation avec l'autre sexe si ils se découvrent après ... 18ans? 23 ans ?
La mixité à l'école contribue au vivre ensemble.
1. séparer les filles et les garçons à l'école ne signifie pas que l'enseignement ne soit pas identique, dans les mêmes établissements et avec les mêmes profs.
le vivre ensemble peut se faire à la récréation, à la cantine, à la médiathèque, etc...
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2634 Message par itrane2000 » 19 mai 2022, 08:48

Ben92 a écrit :
18 mai 2022, 23:48
Madi94 a écrit :
18 mai 2022, 23:10
Comment apprendront ils à gérer une relation avec l'autre sexe si ils se découvrent après ... 18ans?
On peut apprendre ça à 18 ans, je ne vois pas le problème.
Les amourettes d'ado sont néfastes pour la scolarité.
ce ne sont pas les amourettes le problème. Le problème c'est que les garcons ont besoin de discipline et pertubent la classe.
avec les filles c'est plus simple.
Une partie des perturbations des garcons est pour des raisons hormonales, ils ont besoin de faire les interessant pour impressionner les filles. On ne changera pas la biologie humaine.
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2635 Message par itrane2000 » 19 mai 2022, 08:49

Goldorak2 a écrit :
19 mai 2022, 07:33
N'importe quoi. Les deux sexes ont besoin de se connaitre. La mixité scolaire est un acquis français.
La mixité est un acquis de 1968 et ce fut le déclin de la France.
stulta lex, sed lex

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2636 Message par Sifar » 19 mai 2022, 09:06

itrane2000 a écrit :
19 mai 2022, 08:48

ce ne sont pas les amourettes le problème. Le problème c'est que les garcons ont besoin de discipline et pertubent la classe.
avec les filles c'est plus simple.
Une partie des perturbations des garcons est pour des raisons hormonales, ils ont besoin de faire les interessant pour impressionner les filles. On ne changera pas la biologie humaine.
Je confirme le diagnostic, pas le traitement.
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2637 Message par Jumpingothello » 19 mai 2022, 09:27

Goldorak2 a écrit :
19 mai 2022, 07:33
itrane2000 a écrit :
18 mai 2022, 21:16
Ben92 a écrit :
18 mai 2022, 20:52
L'avantage de ma solution c'est qu'on ne gaspillerait pas une ressource rare (les "vrais" profs, ceux des deux premières catégories) pour enseigner à des teubés dont on ne peut ne rien tirer, et qui vont finir de toute façon délinquants ou chômeurs.
tu as une drole de vision de notre société.
Je pense tout comme toi que tous les profs ne se valent pas et qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des Bac+5, mais pour des raisons tout autre.
Je pense qu'il faudrait déja commencer par séparer les filles des garcons à l'école. Les deux sexes n'ont pas les mêmes besoin en terme d'éducation et de discipline.
N'importe quoi. Les deux sexes ont besoin de se connaitre. La mixité scolaire est un acquis français.

Il faudrait rétablir le redoublement pour que les élèves aient la pression et travaillent avant d'être largués et exclure les pire teubés qui ne veulent ou ne peuvent pas apprendre.
Et expulser, avec leurs familles, les élèves étrangers posant des problèmes grave de discipline (décision de CPE).

L'école ou le pays c'est comme la route avec le permis à point. Il faut exclure les chauffards et les ivrognes invétérés pour rouler en sécurité.
Je ne serai pas aussi catégorique sur l'importance de la mixité, en revanche l'absence de redoublement me semble être une des clés de compréhension pour appréhender la situation actuelle à l'école. Vu qu'on nivelle par le bas et que les boulets (pas forcement de leur faute) restent, cela ne fait que limiter la progression de ceux qui comprennent.

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2638 Message par achillemo » 19 mai 2022, 09:28

Madi94 a écrit :
18 mai 2022, 23:10
itrane2000 a écrit :
18 mai 2022, 21:16
Ben92 a écrit :
18 mai 2022, 20:52
L'avantage de ma solution c'est qu'on ne gaspillerait pas une ressource rare (les "vrais" profs, ceux des deux premières catégories) pour enseigner à des teubés dont on ne peut ne rien tirer, et qui vont finir de toute façon délinquants ou chômeurs.
tu as une drole de vision de notre société.
Je pense tout comme toi que tous les profs ne se valent pas et qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des Bac+5, mais pour des raisons tout autre.
Je pense qu'il faudrait déja commencer par séparer les filles des garcons à l'école. Les deux sexes n'ont pas les mêmes besoin en terme d'éducation et de discipline.
Tu as une drôle de vision de notre société.
Et à quel moment va t on les autoriser à bosser ensemble, vu que les filles auront fait cuisine et les mecs menuiserie?
Comment apprendront ils à gérer une relation avec l'autre sexe si ils se découvrent après ... 18ans? 23 ans ?
La mixité à l'école contribue au vivre ensemble.
Comment ça marchait avant la mixité dans les années 60?
Pazuzu: "On s'en fiche un peu du nombre d'habitants, on va pouvoir coller une base à moins de 100km de St Petersbourg, la ville de Poutine."

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2639 Message par pangloss » 19 mai 2022, 09:36

achillemo a écrit :
19 mai 2022, 09:28
Madi94 a écrit :
18 mai 2022, 23:10
itrane2000 a écrit :
18 mai 2022, 21:16
Ben92 a écrit :
18 mai 2022, 20:52
L'avantage de ma solution c'est qu'on ne gaspillerait pas une ressource rare (les "vrais" profs, ceux des deux premières catégories) pour enseigner à des teubés dont on ne peut ne rien tirer, et qui vont finir de toute façon délinquants ou chômeurs.
tu as une drole de vision de notre société.
Je pense tout comme toi que tous les profs ne se valent pas et qu'il n'est pas nécessaire d'avoir des Bac+5, mais pour des raisons tout autre.
Je pense qu'il faudrait déja commencer par séparer les filles des garcons à l'école. Les deux sexes n'ont pas les mêmes besoin en terme d'éducation et de discipline.
Tu as une drôle de vision de notre société.
Et à quel moment va t on les autoriser à bosser ensemble, vu que les filles auront fait cuisine et les mecs menuiserie?
Comment apprendront ils à gérer une relation avec l'autre sexe si ils se découvrent après ... 18ans? 23 ans ?
La mixité à l'école contribue au vivre ensemble.
Comment ça marchait avant la mixité dans les années 60?
Avant les années 60, une révolution anthropologique était déjà en cours. Elle est aujourd'hui quasi terminée (en "occident"...). On ne reviendra pas dessus.

Et puis, soyons francs, j'ai un problème avec l'"origine patriarcale" de ceux à qui vient en premier à l'esprit ce type de solution "réactionnaire".
Vous êtes en France maintenant, les gars, et pas dans celle du Genéral de Gaulle, dans celle d'Elisabeth Borne...


Image "histoire de la construction du patriarcat"

Modifié en dernier par pangloss le 19 mai 2022, 14:35, modifié 1 fois.
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2640 Message par clairette2 » 19 mai 2022, 11:17

Le redoublement est peu utilisé car plutôt inefficace. Le problème est que l'EN n'a pas mis en face des moyens adaptés aux enfants faibles. Ils passent les niveaux et advienne que pourra.... Dans notre école, pas de rased, le réseau de maîtres destiné à aider les élèves en difficulté. Et quand on en a un, c'est un maître qui n'en peut/ veut plus et qu'on a mis là car l'EN ne peut lui confier une classe :shock: . C'est nul, donc, le plus souvent...

Il faudrait organiser plus de filières pour ces élèves, à différents âges, pour qu'ils trouvent leur place dès que possible. Tout le monde y gagnerait.

https://www.cairn.info/revue-regards-cr ... age-98.htm
« La moitié des hommes politiques sont des bons à rien. Les autres sont prêts à tout » Coluche

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2641 Message par WolfgangK » 19 mai 2022, 11:46

clairette2 a écrit :
19 mai 2022, 11:17
Le redoublement est peu utilisé car plutôt inefficace. Le problème est que l'EN n'a pas mis en face des moyens adaptés aux enfants faibles. Ils passent les niveaux et advienne que pourra.... Dans notre école, pas de rased, le réseau de maîtres destiné à aider les élèves en difficulté. Et quand on en a un, c'est un maître qui n'en peut/ veut plus et qu'on a mis là car l'EN ne peut lui confier une classe :shock: . C'est nul, donc, le plus souvent...

Il faudrait organiser plus de filières pour ces élèves, à différents âges, pour qu'ils trouvent leur place dès que possible. Tout le monde y gagnerait.

https://www.cairn.info/revue-regards-cr ... age-98.htm
Je ne sais pas ce qu'on entant par "le redoublement est peu efficace". Si c'est pour dire que faire redoubler un élève qui n'a pas le niveau augmente peu ses chances d'entrer à l'ENS, on est d'accord.
Mais c'est pas le but.
Pour moi, le redoublement a deux effets :
- la perspective de redoublement peut INCITER les élèves à faire des efforts pour rester dans la classe de leurs amis
- le fait de faire redoubler les élèves qui n'ont pas le niveau permet automatiquement aux profs de la classe supérieure d'avoir en face de lui des élèves qui ont le niveau, donc d'avancer dans le programme au lieu de faire du sur-place.

Mais oui, il faut AUSSI des filières différentes et des classes de niveau.
L'islamophobie n'est pas plus du racisme que l'antisionisme n'est de l'antisémitisme.
Que les racistes soient islamophobes n'implique pas que les islamophobes soient racistes.

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2642 Message par clairette2 » 19 mai 2022, 11:57

WolfgangK a écrit :
19 mai 2022, 11:46
- le fait de faire redoubler les élèves qui n'ont pas le niveau permet automatiquement aux profs de la classe supérieure d'avoir en face de lui des élèves qui ont le niveau, donc d'avancer dans le programme au lieu de faire du sur-place.
On peut constater un léger mieux après un redoublement, mais la fragilité de l'élève persiste et il replonge plus tard.
On fait redoubler sans difficulté des élèves qui ont eu une rupture de leur parcours scolaire ( maladie, drame, arrivée en cours d'année de l'étranger...). Mais si le problème est que l'enfant est " limité" , le faire redoubler n'y change pas grand chose... L'article que j'ai joint plus haut l'explique.
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2643 Message par WolfgangK » 19 mai 2022, 12:01

clairette2 a écrit :
19 mai 2022, 11:57
WolfgangK a écrit :
19 mai 2022, 11:46
- le fait de faire redoubler les élèves qui n'ont pas le niveau permet automatiquement aux profs de la classe supérieure d'avoir en face de lui des élèves qui ont le niveau, donc d'avancer dans le programme au lieu de faire du sur-place.
On peut constater un léger mieux après un redoublement, mais la fragilité de l'élève persiste et il replonge plus tard.
On fait redoubler sans difficulté des élèves qui ont eu une rupture de leur parcours scolaire ( maladie, drame, arrivée en cours d'année de l'étranger...). Mais si le problème est que l'enfant est " limité" , le faire redoubler n'y change pas grand chose... L'article que j'ai joint plus haut l'explique.
C'est exactement ce que je dis plus haut en disant que BIEN SÛR, redoublement de fera pas augmenter les capacités cognitives d'un élève. Mais c'est pour les autres que ça change quelque chose : ils peuvent se retrouver en classe supérieure en progressant sur le programme au lieu de faire du sur place.
L'islamophobie n'est pas plus du racisme que l'antisionisme n'est de l'antisémitisme.
Que les racistes soient islamophobes n'implique pas que les islamophobes soient racistes.

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2644 Message par clairette2 » 19 mai 2022, 12:04

Faire redoubler a un coût. Mieux vaudrait avoir une vraie politique d'accompagnement des élèves faibles, aides, groupes de niveaux, passerelles etc... Mais je ne vois pas grand chose de la part de l'EN.... :cry:

Idem pour les élèves handicapés...
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2645 Message par WolfgangK » 19 mai 2022, 12:19

L'islamophobie n'est pas plus du racisme que l'antisionisme n'est de l'antisémitisme.
Que les racistes soient islamophobes n'implique pas que les islamophobes soient racistes.

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2646 Message par ab86 » 19 mai 2022, 14:21

reseve
Modifié en dernier par ab86 le 19 mai 2022, 14:25, modifié 1 fois.
14.11.17.32.44. vivement une grange

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2647 Message par Boeuf1803 » 19 mai 2022, 14:43

WolfgangK a écrit :
19 mai 2022, 11:46
clairette2 a écrit :
19 mai 2022, 11:17
Le redoublement est peu utilisé car plutôt inefficace. Le problème est que l'EN n'a pas mis en face des moyens adaptés aux enfants faibles. Ils passent les niveaux et advienne que pourra.... Dans notre école, pas de rased, le réseau de maîtres destiné à aider les élèves en difficulté. Et quand on en a un, c'est un maître qui n'en peut/ veut plus et qu'on a mis là car l'EN ne peut lui confier une classe :shock: . C'est nul, donc, le plus souvent...

Il faudrait organiser plus de filières pour ces élèves, à différents âges, pour qu'ils trouvent leur place dès que possible. Tout le monde y gagnerait.

https://www.cairn.info/revue-regards-cr ... age-98.htm
Je ne sais pas ce qu'on entant par "le redoublement est peu efficace". Si c'est pour dire que faire redoubler un élève qui n'a pas le niveau augmente peu ses chances d'entrer à l'ENS, on est d'accord.
Mais c'est pas le but.
Pour moi, le redoublement a deux effets :
- la perspective de redoublement peut INCITER les élèves à faire des efforts pour rester dans la classe de leurs amis
- le fait de faire redoubler les élèves qui n'ont pas le niveau permet automatiquement aux profs de la classe supérieure d'avoir en face de lui des élèves qui ont le niveau, donc d'avancer dans le programme au lieu de faire du sur-place.

Mais oui, il faut AUSSI des filières différentes et des classes de niveau.
Ben moi j’ai redoublé (terminale S) et ça a sauvé ma scolarité. Parfois c’est nécessaire, en tout cas pour moi ça l’a été.

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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2648 Message par itrane2000 » 19 mai 2022, 16:08

pangloss a écrit :
19 mai 2022, 09:36

Avant les années 60, une révolution anthropologique était déjà en cours. Elle est aujourd'hui quasi terminée (en "occident"...). On ne reviendra pas dessus.

Et puis, soyons francs, j'ai un problème avec l'"origine patriarcale" de ceux à qui vient en premier à l'esprit ce type de solution "réactionnaire".
Vous êtes en France maintenant, les gars, et pas dans celle du Genéral de Gaulle, dans celle d'Elisabeth Borne...
cette révolution anthropologique va faire pschit !
Les 68-Tards sont sur le déclin et emporteront avec eux leur révolution des moeurs.
Ils auront réussi à dégrader sensiblement la France pour les 100 prochaines années: immigration (dont islam), retraites, immobilier, centralisme parisien, etc...
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2649 Message par itrane2000 » 19 mai 2022, 16:10

Boeuf1803 a écrit :
19 mai 2022, 14:43
Ben moi j’ai redoublé (terminale S) et ça a sauvé ma scolarité. Parfois c’est nécessaire, en tout cas pour moi ça l’a été.
et puis la scolarité ne signifie rien du tout !
on peut être un très bon élève à l'école, réussir des concours et avoir une carrière de *Mot2Cambronne* (c'est mon cas).
et a coté de cela, on peut etre un très mauvais élève à l'école, avoir une petite école d'ingénieur ou un M2 et gravir tous les échelons en entreprise.
c'est ce que je me tue à expliquer à ma fille au lycée, l'école c'est bien, mais c'est loin d'etre une condition suffisante (sauf si on devient chirurgien).
stulta lex, sed lex

itrane2000
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Re: Quelqu'un a des nouvelles de l'Éducation Nationale ?

#2650 Message par itrane2000 » 19 mai 2022, 16:12

Marie 94 a écrit :
19 mai 2022, 14:24
Vous prenez le cas extrême (lycée professionnel public en IDF) où la proportion d'élèves issus de l'immigration est la plus élevée (85%?). C'est un joli concentré de ce qui se fait de pire en France. S'ensuit des phénomènes de ghetoïsation et d'islamisation.

Vous me direz l'enseignement général prend la même direction comme en témoigne les difficultés de recrutement. Bientôt on va demander à Pimono de faire 20h de cours dans les écoles :mrgreen:

Il manque les donnés de recrutement des profs au concours dans l'enseignement privé pour se faire une idée. Je n'ai pas le sentiment qu'ils aient des difficultés de recrutement de ce côté là. Je n'ai jamais vu de contractuels parmi les profs de mes enfants. Ni évidemment de haineux parmi les élèves. Jusqu'ici tout va bien...
le plus simple pour résoudre ce problème, serait d'autoriser les lycées et collèges musulmans. La grande majorité des musulmans sont contraints d'aller à l'école publique, de cotoyer les cassos de leur communauté et de subir la propagande gauchiste et LGBT.
stulta lex, sed lex