L'aide fortuite d'un magazine télévisé

Puis, comme il faut avoir de la chance, j'ai été spectateur du magazine Capital, intitulé "Spécial immobilier", diffusé sur une chaîne de télévision française. Cet événement relève du pur hasard, car je regarde la télévision une fois par an.

Sans l'aide cruciale d'une magazine télévisé, on peut dire que ce site n'aurait jamais vu le jour.

De mémoire, le magazine télévisé présentait l'histoire d'un agent immobilier parisien, qui va réaliser l'affaire de sa vie parce qu'un marchant de biens lui confie une exclusivité de deux semaines sur un immeuble entier, au pied de la butte Montmartre, à Paris.

Capital annonçait pourtant fièrement que l'agent immobilier, qui emploie plusieurs vendeurs, avait des milliers de client potentiels dans sa base de données, prêts à se ruer sur une telle occasion. L'émission se termine en queue de poisson, l'agent immobilier n'ayant rien vendu. En deux heures d'émission, on n'aura pas vu un seul client signer devant les caméras, pour ce bien à Montmartre ou pour tout autre bien.

Après avoir regardé l'émission avec attention, je me suis versé un jus de pomme et j'ai eu une intuition : si l'agent immobilier, disposant de milliers de prospects, ne vend pas ... c'est qu'il existe au moins une deuxième source attestant de biens invendus. Le sujet mérite donc une étude approfondie.

Fort de cette intuition, j'ai redémarré mon travail à zéro, mais sous un nouvel angle d'approche. Pour moi, il ne s'agissait plus d'acheter à tout prix un bien immobilier, mais de comprendre les raisons de cette folie : qu'est ce que la bulle immobilière ? Comment se développe-t-elle ? Comment prend-elle fin ?

Pour les besoins de l'étude, régulièrement, depuis plusieurs mois, je visite de nombreux bien immobiliers invendus.

Pour compléter cette approche, je lis des études économiques disponibles sur Internet. Dans ce travail, je suis aidé par une petite communauté de bénévoles, généralement des investisseurs (ayant quelques biens en location) ou des passionnés d'immobilier (souvent des primo-accédants).

Après plusieurs mois de travail, je vous livre le fruit d'un travail minutieux.

Comme je viens d'économiser plusieurs milliers d'euros en évitant un achat inutile, je ne pense pas que la rédaction de cet ouvrage soit du temps perdu. Les sommes économisées compensent largement le temps investi.