L'asymétrie de l'information

Autre fait marquant, aucun journaliste ne fait état d'un effondrement des marchés, alors que les spécialistes des grandes banques et les investisseurs institutionnels paniquent et vendent à tour de bras, pour se débarasser de biens invendables.

Pourtant, les dosssiers de presse contiennent une information essentielle : l'augmentation tendantielle de l'offre, qui progresse globalement de 30% dans l'immobilier ancien. Par ailleurs, il est de notoriété publique que l'offre de logements neufs atteint des sommets en 2004 et 2005. De tous temps, une telle progression de l'offre fait basculer les marchés.

On peut alors supposer qu'il existe une réelle asymétrie dans le traitement de l'information. Par exemple :

Dans sa note de synthèse trimestrielle de Janvier 2005, le Crédit Agricole indique qu'un "certain freinage des ventes et des prix devrait intervenir en 2005". Pour les investisseurs institutionnels, cet avertissement est compris comme le signal qu'il faut larguer les canaux de sauvetage à la mer. Depuis longtemps, les messages de la Banque de France ont provoqué des ventes massives, dites "ventes à la découpe".

Dans le même temps, les particuliers sont réconfortés et encouragés à l'achat. Par exemple, la première radio d'information continue diffuse régulièrement des messages rassurants, nominés aux Patates d'Or : La richesse patrimoniale des Français, Immobilier : toujours des prix fous et L'immobilier au beau fixe.

Pourquoi tant d'asymétrie dans le traitement de l'information ?

A la décharge des journalistes, on peut faire remarquer qu'ils disposent de peu de temps pour produire leur article. Pour sourire, notons que les journalistes n'ont pas le pouvoir magique de superman, capable de lire un livre en 20 secondes, simplement en le feuilletant. Plus sérieusement, nous pensons que les journalistes sont pressés par le temps et par l'opinion dominante, car :